Bonjour,
Je viens de finir "l'Anneau du Pêcheur" de Raspail, sur fond de "Grand Schisme d'Occident" et je m'interroge: Pedro de Luna n'était-il pas le seul légitime? Et ce Concile au cours duquel tous les (anti)papes ont été déposés pour satisfaire aux arrangements des rois, n'était-ce pas une supercherie politique?
Pour un catholique de l'époque il ne devait pas être facile de choisir le "bon pape".
"L'anneau du pêcheur"
- Soleil de Minuit
- Ædilis

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- Inscription : mar. 02 juin 2009, 19:02
"L'anneau du pêcheur"
Vers le Minuit. Là-bas doivent se trouver une montagne du Rassemblement et une couronne...
Re: "L'anneau du pécheur"
Attention, l'"Anneau du Pêcheur" est un magnifique bouquin, superbement écrit, mais ce n'est pas forcément le document historique le plus objectif qui soit.
notamment à cause de son franc parti pris pour Benoît XIII.
Quand on relit sérieusement l'histoire du Schisme, on se rend compte que les 2 bords avaient des arguments, et qu'après tout ce sont exactement les mêmes cardinaux (dont Pedro de Luna) qui ont élu le premier pape (Urbain V ou VI je crois) et qui, après l'avoir accepté un certain temps, ont annoncé que l'élection était invalide et ont élu un concurrent.
Benoît XIII, quant à lui, s'était, à ma connaissance, engagé au moment de son élection à tout faire pour résoudre le schisme, et à se désister pour un pape unique. Le moment venu, il ne l'a pas fait, et ça lui ôte la légitimité qu'il aurait pu avoir jusque-là. Certes, il a eu un grand Saint à ses côtés, pendant longtemps (St Vincent Ferrier), mais même lui a justement fini par le quitter.
Ce que je conclus de cet épisode de l'Histoire de la Chrétienté, c'est que le Pape est le facteur d'unité de la Chrétienté, et donc que quand il y a 2 ou 3 papes qui se disputent, sans qu'on sache lequel a raison, il n'y a pas réellement de Pape du tout. Et la Chrétienté en subit les conséquences, c'est d'ailleurs à cette époque de désagrégation que la Réforme a commencé à voir le jour, le gallicanisme également... (sans compter tous les malheurs de cette époque "riche" en guerres et en épidémies).
Quand on relit sérieusement l'histoire du Schisme, on se rend compte que les 2 bords avaient des arguments, et qu'après tout ce sont exactement les mêmes cardinaux (dont Pedro de Luna) qui ont élu le premier pape (Urbain V ou VI je crois) et qui, après l'avoir accepté un certain temps, ont annoncé que l'élection était invalide et ont élu un concurrent.
Benoît XIII, quant à lui, s'était, à ma connaissance, engagé au moment de son élection à tout faire pour résoudre le schisme, et à se désister pour un pape unique. Le moment venu, il ne l'a pas fait, et ça lui ôte la légitimité qu'il aurait pu avoir jusque-là. Certes, il a eu un grand Saint à ses côtés, pendant longtemps (St Vincent Ferrier), mais même lui a justement fini par le quitter.
Ce que je conclus de cet épisode de l'Histoire de la Chrétienté, c'est que le Pape est le facteur d'unité de la Chrétienté, et donc que quand il y a 2 ou 3 papes qui se disputent, sans qu'on sache lequel a raison, il n'y a pas réellement de Pape du tout. Et la Chrétienté en subit les conséquences, c'est d'ailleurs à cette époque de désagrégation que la Réforme a commencé à voir le jour, le gallicanisme également... (sans compter tous les malheurs de cette époque "riche" en guerres et en épidémies).
Nous qui dans ce mystère, représentons les chérubins,
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.
Pour recevoir le Roi de toutes choses, Invisiblement escorté des choeurs angéliques.
Alléluia, alléluia, alléluia.
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