Est-il normal de craindre la mort ?
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Forum d'échange entre chrétiens sur la façon de vivre l'Évangile au quotidien, dans chacun des domaines de l'existence
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etienne lorant
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Est-il normal de craindre la mort ?
Depuis ma prostatite en février, j'ai remarqué que se développe chez moi une angoisse de mort prochaine. Il s'agit peut-être d'un moment de dépression, car au vu de mon taux de PSA, les probabilités de cancer ne sont que de 2/1O, et j'ai eu la confirmation qu'une hausse de taux résulte souvent d'une prostatite. Cela ne serait pas inquiétant si je ne passais beaucoup plus de temps sur les sites médicaux... rien de tel pour attraper des frissons ! voici pour le négatif.
Ce qui m'a beaucoup frappé cependant, c'est qu'en essayant de dresser un bilan de vie (de vie chrétienne, je veux dire), j'en suis arrivé à constater que ce qui m'a donné le plus de souffrance dans l'existence, c'est le manque d'amour véritable.
L'amour véritable, durable, avec une femme dont je me serais senti compris, a été ma principale quête depuis l'âge de trente ans jusqu'à la trentaine, et chaque rupture a été l'occasion de peines qui ont duré des années, et pour la dernière fois, je n'ai plus pu communiquer avec mes proches durant trois mois. C'est à partir de cette "absurdité du manque d'amour" que j'ai un jour cessé le travail en disant: "Maintenant, c'est terminé. Je ne ferai plus rien tant que je ne saurais la raison de l'impossible bonheur de l'homme" Or, rentré chez moi, en triant mes affaires, je suis tombé sur un opuscule intitulé "Satan l'adversaire". Trois jours plus tard, réalisant qu'un énorme mensonge plane sur la nature réelle de l'humain, j'eus cette illumination de quelques minutes et je me suis converti - je fus un "recommençant" comme disent certains convertis, pour indiquer qu'ils étaient bel et bien catholiques, mais avaient mis leur foi de côté. Et là j'ai demandé de "mourir" tout de suite, tant ma joie était intense.
Mes amitiés, elles ont souvent été décevantes également. Comme elle est rare l'amitié qui dure - mais dans mon coeur, je me souviens toujours des prénoms des ami(e)s perdus. Beaucoup d'amitiés perdues en raison même que je n'ai plus caché ma foi "Oui, oui, je suis grenouille de bénitier, et alors ?" (Et alors, il ne faudrait jamais en parler - et j'en souffre aussi: comment ne pas avoir envie de partager ma joie, je l'ai donc fait, je n'ai plus été invité).
Mes sœurs ont pris des distances, elles aussi. L'une en suivant très régulièrement des stages de d"ynamisation psycholique" (après dix ans sous lithium, anti-dépresseur "lourd"). Elle aussi grands malheurs en amour - son premier amour est tombé d'un immeuble (l'enquête n'a pas permis de préciser s'il s'agissait d'un suicide ou s'il était sous l'influence de Marijuana). Ensuite, beaucoup de relations insatisfaisantes, jusqu'à une agression sexuelle dont elle s'est sortie "indemne" - du point de vue du corps, s'entend. Elle n'a jamais pu recréer un lien amoureux. Sa défiance à l'égard des hommes s'est retournée contre moi aussi - souffrances de part et d'autre.
L'autre de mes sœurs est la seule à avoir "réussi" en amour. Mais son mari est décédé dans la cinquantaine de la maladie de Pick. Elle et lui ont pratiquement abjuré leur foi, lui était franc-maçon, elle se déclare "bouddhiste". Aux funérailles de mon père, comme il me fut pénible de la voir NE FAIRE AUCUN signe de croix, ni prier avec nous...
Avec l'âge, la solitude devient de plus en plus écrasante, on commence à remarquer combien les hommes et les femmes pensent et agissent un peu comme des automates de la consommation car tous préfèrent remplir un supermarché aux mêmes heures dans la cohue, plutôt qu'aux heures creuses durant lesquelles la circulation dans les allées est aisée et permet parfois de communiquer.
Bref, l'existence est malheureuse car elle se présente à mes yeux comme un vide d'amour que je m'efforce de combattre et que j'ai combattu, les dix dernières années en servant mes parents âgés jusqu'au bout.
Par contre, la vie éternelle, c'est ma foi, sera littéralement tissée d'amour et de quel amour ! Mais alors pourquoi commencer à craindre la mort ? A y songer souvent ?
Un jour de ma maladie, comme j'avais une forte fièvre, j'ai fixé mon crucifix, j'ai pensé aux douleurs de Jésus, et très brièvement, j'ai entrevu que c'était une grâce d'amour de souffrir un peu "en communion" avec Lui. Cela m'a aidé, j'ai vraiment senti que j'aimais mieux Jésus, si je puis m'exprimer ainsi. Pour l'instant, j'en suis là de mes pensées, mais j'ai envie de savoir ce que vous en direz. Merci d'avance pour vos interventions !
Ce qui m'a beaucoup frappé cependant, c'est qu'en essayant de dresser un bilan de vie (de vie chrétienne, je veux dire), j'en suis arrivé à constater que ce qui m'a donné le plus de souffrance dans l'existence, c'est le manque d'amour véritable.
L'amour véritable, durable, avec une femme dont je me serais senti compris, a été ma principale quête depuis l'âge de trente ans jusqu'à la trentaine, et chaque rupture a été l'occasion de peines qui ont duré des années, et pour la dernière fois, je n'ai plus pu communiquer avec mes proches durant trois mois. C'est à partir de cette "absurdité du manque d'amour" que j'ai un jour cessé le travail en disant: "Maintenant, c'est terminé. Je ne ferai plus rien tant que je ne saurais la raison de l'impossible bonheur de l'homme" Or, rentré chez moi, en triant mes affaires, je suis tombé sur un opuscule intitulé "Satan l'adversaire". Trois jours plus tard, réalisant qu'un énorme mensonge plane sur la nature réelle de l'humain, j'eus cette illumination de quelques minutes et je me suis converti - je fus un "recommençant" comme disent certains convertis, pour indiquer qu'ils étaient bel et bien catholiques, mais avaient mis leur foi de côté. Et là j'ai demandé de "mourir" tout de suite, tant ma joie était intense.
Mes amitiés, elles ont souvent été décevantes également. Comme elle est rare l'amitié qui dure - mais dans mon coeur, je me souviens toujours des prénoms des ami(e)s perdus. Beaucoup d'amitiés perdues en raison même que je n'ai plus caché ma foi "Oui, oui, je suis grenouille de bénitier, et alors ?" (Et alors, il ne faudrait jamais en parler - et j'en souffre aussi: comment ne pas avoir envie de partager ma joie, je l'ai donc fait, je n'ai plus été invité).
Mes sœurs ont pris des distances, elles aussi. L'une en suivant très régulièrement des stages de d"ynamisation psycholique" (après dix ans sous lithium, anti-dépresseur "lourd"). Elle aussi grands malheurs en amour - son premier amour est tombé d'un immeuble (l'enquête n'a pas permis de préciser s'il s'agissait d'un suicide ou s'il était sous l'influence de Marijuana). Ensuite, beaucoup de relations insatisfaisantes, jusqu'à une agression sexuelle dont elle s'est sortie "indemne" - du point de vue du corps, s'entend. Elle n'a jamais pu recréer un lien amoureux. Sa défiance à l'égard des hommes s'est retournée contre moi aussi - souffrances de part et d'autre.
L'autre de mes sœurs est la seule à avoir "réussi" en amour. Mais son mari est décédé dans la cinquantaine de la maladie de Pick. Elle et lui ont pratiquement abjuré leur foi, lui était franc-maçon, elle se déclare "bouddhiste". Aux funérailles de mon père, comme il me fut pénible de la voir NE FAIRE AUCUN signe de croix, ni prier avec nous...
Avec l'âge, la solitude devient de plus en plus écrasante, on commence à remarquer combien les hommes et les femmes pensent et agissent un peu comme des automates de la consommation car tous préfèrent remplir un supermarché aux mêmes heures dans la cohue, plutôt qu'aux heures creuses durant lesquelles la circulation dans les allées est aisée et permet parfois de communiquer.
Bref, l'existence est malheureuse car elle se présente à mes yeux comme un vide d'amour que je m'efforce de combattre et que j'ai combattu, les dix dernières années en servant mes parents âgés jusqu'au bout.
Par contre, la vie éternelle, c'est ma foi, sera littéralement tissée d'amour et de quel amour ! Mais alors pourquoi commencer à craindre la mort ? A y songer souvent ?
Un jour de ma maladie, comme j'avais une forte fièvre, j'ai fixé mon crucifix, j'ai pensé aux douleurs de Jésus, et très brièvement, j'ai entrevu que c'était une grâce d'amour de souffrir un peu "en communion" avec Lui. Cela m'a aidé, j'ai vraiment senti que j'aimais mieux Jésus, si je puis m'exprimer ainsi. Pour l'instant, j'en suis là de mes pensées, mais j'ai envie de savoir ce que vous en direz. Merci d'avance pour vos interventions !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Serge BS
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Re: Est-il normal de craindre la mort ?
Oui ! Jésus Lui-même sur Sa Croix a lancé un cri de doute rappelant Son humanité ! Alors, nous... Nous espérons en Dieu, mais nous ne sommes pas certains de notre Salut ! Nous connaissons ce monde, mais nous ne pouvons qu'espérer contempler Dieu ! Alors, Oui, c'est normal !
J'ai beaucoup apprécié la première phrase de votre dernier paragraphe : Un jour de ma maladie, comme j'avais une forte fièvre, j'ai fixé mon crucifix, j'ai pensé aux douleurs de Jésus, et très brièvement, j'ai entrevu que c'était une grâce d'amour de souffrir un peu "en communion" avec Lui. Très beau ! Ce n'est pas facile de souffrir... Mais quand on pense à "Lui" sur Sa Croix !
J'ai beaucoup apprécié la première phrase de votre dernier paragraphe : Un jour de ma maladie, comme j'avais une forte fièvre, j'ai fixé mon crucifix, j'ai pensé aux douleurs de Jésus, et très brièvement, j'ai entrevu que c'était une grâce d'amour de souffrir un peu "en communion" avec Lui. Très beau ! Ce n'est pas facile de souffrir... Mais quand on pense à "Lui" sur Sa Croix !
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Mac
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Re: Est-il normal de craindre la mort ?
Je crois qu'il ne faut pas que la mort soit au centre de notre vie. D'ailleurs, pour moi la mort n'existe pas pour celui qui croit dans le Seigneur :" celui qui croit en moi ne mourra pas"; Ceci est une vérité.
Bien sûr tout le monde y pense, et nous devons être comme des veilleurs, mais il ne s'agit pas que cela devienne obsessionnelle.
Au centre de nos vie, nous devons placer l'Amour de Dieu, et si l'amour des autres, d'une femme, de ses proches... nous permettent de nous faire une idée de l'Amour de Dieu, l'Amour de Dieu est bien plus grand que tout ce que nous pouvons connaître en ce monde. C'est un Amour sincère, véridique, unique, beaucoup de Saints ( Saint Padre Pio) parlent d'un feu dévorant. Nous ne pouvons qu'avoir une idée bien imparfaite de l'Amour de Dieu, puisque souvent nous nous référons à l'amour des hommes, mais cet amour calcule, pèse, conditionne, trahi....mais çà fait parti de la nature humaine, elle est imparfaite, et quand on aime, il faut s'attendre à des déceptions, il faudrait aller à contre courant et aimer plus dans ces situations même si ce n'est pas toujours si facile, cependant, il faut essayer, il me semble que c'est une voie de la perfection de l'âme. Par ailleurs lorsqu'on s'attache au Seigneur, il faut s'attendre à être rejeté, cela est dit dans l'évangile, et je constate que c'est une réalité.
Je crois qu'il faut s'investir, dans des œuvres caritatives, se mêler au groupes de prières, s'investir dans son église, et ne pas s'isoler, même si dans une certaine solitude, dans certaines souffrances on rencontre de façon plus intime le Seigneur. Le Seigneur dit qu'il est avec nous chaque jour, cela prend du temps cette prise de conscience de Sa présence, mais Il est bien présent, et si nous sommes éprouvés dans nos vies, c'est pour que s'accomplisse Ses paroles; Ayant eut part à la coupe amer, nous aurons part à la gloire.
Bien sûr tout le monde y pense, et nous devons être comme des veilleurs, mais il ne s'agit pas que cela devienne obsessionnelle.
Au centre de nos vie, nous devons placer l'Amour de Dieu, et si l'amour des autres, d'une femme, de ses proches... nous permettent de nous faire une idée de l'Amour de Dieu, l'Amour de Dieu est bien plus grand que tout ce que nous pouvons connaître en ce monde. C'est un Amour sincère, véridique, unique, beaucoup de Saints ( Saint Padre Pio) parlent d'un feu dévorant. Nous ne pouvons qu'avoir une idée bien imparfaite de l'Amour de Dieu, puisque souvent nous nous référons à l'amour des hommes, mais cet amour calcule, pèse, conditionne, trahi....mais çà fait parti de la nature humaine, elle est imparfaite, et quand on aime, il faut s'attendre à des déceptions, il faudrait aller à contre courant et aimer plus dans ces situations même si ce n'est pas toujours si facile, cependant, il faut essayer, il me semble que c'est une voie de la perfection de l'âme. Par ailleurs lorsqu'on s'attache au Seigneur, il faut s'attendre à être rejeté, cela est dit dans l'évangile, et je constate que c'est une réalité.
Je crois qu'il faut s'investir, dans des œuvres caritatives, se mêler au groupes de prières, s'investir dans son église, et ne pas s'isoler, même si dans une certaine solitude, dans certaines souffrances on rencontre de façon plus intime le Seigneur. Le Seigneur dit qu'il est avec nous chaque jour, cela prend du temps cette prise de conscience de Sa présence, mais Il est bien présent, et si nous sommes éprouvés dans nos vies, c'est pour que s'accomplisse Ses paroles; Ayant eut part à la coupe amer, nous aurons part à la gloire.
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gerardh
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Re: Est-il normal de craindre la mort ?
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Bonjour,
L'Apôtre Paul avait écrit : "pour moi, vivre c'est christ et mourir un gain" et encore : "déloger (mourrir) et être avec Christ c'est de beaucoup meilleur".
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Bonjour,
L'Apôtre Paul avait écrit : "pour moi, vivre c'est christ et mourir un gain" et encore : "déloger (mourrir) et être avec Christ c'est de beaucoup meilleur".
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- coeurderoy
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Re: Est-il normal de craindre la mort ?
Bonsoir Etienne,
et merci pour ce partage, Dieu merci nous n'avons pas à être des héros mais des saints...et ce n'est pas à vous que je pourrais faire un sermon là-dessus. Oui, l'amour véritable (famille, amis...) semble rare ou fugace, avec l'âge j'en prends mon parti d'ailleurs, essayant de ne pas attendre d'autrui plus qu'il ne peut donner.
Mes deux fils se détourneront peut-être un jour de moi, comme je l'ai fait pas mal d'années avec mon propre père...
L'union au Christ, cette amitié totale, véritable, je l'ai, pour ma part, rencontrée chez des malades "en phase finale", admirables, sereins, abandonnés. D'autres, beaucoup d'autres, suintaient l'angoisse, la peur, mais je sais aussi que Jésus a vécu les affres de ces instants où le Ciel semble fermé et sombre...
Habitant la ville où elles vécurent, je songe souvent à ces carmélites de Compiègne, ces temps terribles où le témoignage du sang était réclamé des croyants, je mets en balance mes faiblesses, craintes humaines, terreurs aussi (car j'ai un tempérament émotif et impressionnable et l'adversaire le sait) et, comme vous, dans les moments les plus rudes, je ne sais que baiser le crucifix, et dire "Amen ! Seigneur, en Toi j'ai confiance, que Ta volonté soit faite !".
Oui, nos soucis de santé sont aussi une pierre de touche : qu'il est normal après tout, malgré notre désir du Ciel, d'aimer la beauté de ce monde, la douceur de l'amitié, le bien-être qui, à certaines heures, nous envahit en considérant l'harmonie divine dans laquelle baigne la Création ( c'est rare en "milieu urbain" je vous l'accorde...).
L'existence est malheureuse, dites-vous, oui, on se sent bien seul très souvent,et pourtant....et merci pour ce partage, Dieu merci nous n'avons pas à être des héros mais des saints...et ce n'est pas à vous que je pourrais faire un sermon là-dessus. Oui, l'amour véritable (famille, amis...) semble rare ou fugace, avec l'âge j'en prends mon parti d'ailleurs, essayant de ne pas attendre d'autrui plus qu'il ne peut donner.
Mes deux fils se détourneront peut-être un jour de moi, comme je l'ai fait pas mal d'années avec mon propre père...
L'union au Christ, cette amitié totale, véritable, je l'ai, pour ma part, rencontrée chez des malades "en phase finale", admirables, sereins, abandonnés. D'autres, beaucoup d'autres, suintaient l'angoisse, la peur, mais je sais aussi que Jésus a vécu les affres de ces instants où le Ciel semble fermé et sombre...
Habitant la ville où elles vécurent, je songe souvent à ces carmélites de Compiègne, ces temps terribles où le témoignage du sang était réclamé des croyants, je mets en balance mes faiblesses, craintes humaines, terreurs aussi (car j'ai un tempérament émotif et impressionnable et l'adversaire le sait) et, comme vous, dans les moments les plus rudes, je ne sais que baiser le crucifix, et dire "Amen ! Seigneur, en Toi j'ai confiance, que Ta volonté soit faite !".
Oui, nos soucis de santé sont aussi une pierre de touche : qu'il est normal après tout, malgré notre désir du Ciel, d'aimer la beauté de ce monde, la douceur de l'amitié, le bien-être qui, à certaines heures, nous envahit en considérant l'harmonie divine dans laquelle baigne la Création ( c'est rare en "milieu urbain" je vous l'accorde...).
pourtant la communion des saints est là Etienne (beaucoup tiennent à vous sur ce forum !)
pourtant nous avons rencontré l'Unique Ami, vous et moi !
pourtant les saints et saintes qui, par leurs mérites nous valent tant de grâces, veillent et prient pour nous !
pourtant Jésus est présent dans le sacrement de son Amour, rendez-vous qui vous réjouit et fortifie !
Oui, notre sensibilité est là, notre vie affective déchirante ou frustrée, et pourtant, nous avons...choisi la meilleure part !
Fraternellement dans le Christ !
Dernière modification par coeurderoy le sam. 07 mars 2009, 23:14, modifié 6 fois.
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"
Saint Bernard de Clairvaux
Saint Bernard de Clairvaux
Re: Est-il normal de craindre la mort ?
Oh non... Je crois pas que Jésus ait douté. Il est Dieu, il peut pas douter. Il récite un psaume. C'est pas de moi (ça c'est pour la crédibilité), c'est sur ce forum qu'on m'avait dit ça l'année dernière.Serge BS a écrit :Oui ! Jésus Lui-même sur Sa Croix a lancé un cri de doute rappelant Son humanité ! Alors, nous... Nous espérons en Dieu, mais nous ne sommes pas certains de notre Salut ! Nous connaissons ce monde, mais nous ne pouvons qu'espérer contempler Dieu ! Alors, Oui, c'est normal !
J'ai beaucoup apprécié la première phrase de votre dernier paragraphe : Un jour de ma maladie, comme j'avais une forte fièvre, j'ai fixé mon crucifix, j'ai pensé aux douleurs de Jésus, et très brièvement, j'ai entrevu que c'était une grâce d'amour de souffrir un peu "en communion" avec Lui. Très beau ! Ce n'est pas facile de souffrir... Mais quand on pense à "Lui" sur Sa Croix !
Alice
Re: Est-il normal de craindre la mort ?
Bonjour Mac, je crois que de penser la mort comme la fin de toute chose n'a rien de chrétien. Par contre, il me semble que de se souvenir régulièrement de ce que nous ne sommes pas éternelle et que la vie nous est prêtée et non pas donnée et que nous aurons à en rendre compte le jour du jugement peut être un feu purificateur assez intense. Et dans la souffrance, une occasion de se souvenir qu'en dehors des promesses de résurrection obtenue dans le christ, nous sommes perdus... Il est seulement dommage que souvent, il faille la maladie et l'humiliation pour s'en souvenir, parce que les bien portants ont facilement tendance à ne pas se soucier outre mesure de ce qui ne leur semble pas imminent.Mac a écrit :Je crois qu'il ne faut pas que la mort soit au centre de notre vie. D'ailleurs, pour moi la mort n'existe pas pour celui qui croit dans le Seigneur :" celui qui croit en moi ne mourra pas"; Ceci est une vérité.
David
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
Re: Est-il normal de craindre la mort ?
Bonjour Alice, en effet, j'avais aussi remarqué... Le christ récite bel et bien le début d'un psaume, un psaume qui débouche sur la louange de Dieu qui rend justice... Le christ ne faisait que rappeler les promesses des Écritures. Et comment, il aurait douté pour lui sur la croix et aurait annoncé le paradis au bon Larron? Jésus n'a pas douté.alice2 a écrit :Oh non... Je crois pas que Jésus ait douté. Il est Dieu, il peut pas douter. Il récite un psaume. C'est pas de moi (ça c'est pour la crédibilité), c'est sur ce forum qu'on m'avait dit ça l'année dernière.Serge BS a écrit :Oui ! Jésus Lui-même sur Sa Croix a lancé un cri de doute rappelant Son humanité ! Alors, nous... Nous espérons en Dieu, mais nous ne sommes pas certains de notre Salut ! Nous connaissons ce monde, mais nous ne pouvons qu'espérer contempler Dieu ! Alors, Oui, c'est normal !
J'ai beaucoup apprécié la première phrase de votre dernier paragraphe : Un jour de ma maladie, comme j'avais une forte fièvre, j'ai fixé mon crucifix, j'ai pensé aux douleurs de Jésus, et très brièvement, j'ai entrevu que c'était une grâce d'amour de souffrir un peu "en communion" avec Lui. Très beau ! Ce n'est pas facile de souffrir... Mais quand on pense à "Lui" sur Sa Croix !
Alice
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
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Mac
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Re: Est-il normal de craindre la mort ?
Tout à fait david. Nous ne pouvons faire comme les incroyants et se dire profitons au maximun du temps qui passe, parce qu'après il n'y a rien. Nous connaissons le prix que le Seigneur a payé pour que nous ne périssions pas et ressuscitions. Nous devons être dans l'espérance même dans la souffrance.DavidB a écrit : je crois que de penser la mort comme la fin de toute chose n'a rien de chrétien.
Je pense exactement la même chose. Il est vrai que pour un chrétien cette vie ne lui appartient pas véritablement, elle appartient au Seigneur, pour certains un peu plus, pour d'autres un peu moins, et le Seigneur, je le crois, utilise nos vie pour le salut de tous. Je pense cela puisque le Seigneur dit qu'il y aura plus de joie au ciel, pour un seul qui se converti que pour 99 autres justes, il faut croire que ce converti va participer dès lors au salut d'un certains nombres.Par contre, il me semble que de se souvenir régulièrement de ce que nous ne sommes pas éternelle et que la vie nous est prêtée et non pas donnée et que nous aurons à en rendre compte le jour du jugement peut être un feu purificateur assez intense. Et dans la souffrance, une occasion de se souvenir qu'en dehors des promesses de résurrection obtenue dans le christ, nous sommes perdus...
Dans la souffrance, on se rappelle bien plus facilement le Seigneur. Quand on a la santé, l'argent, le pouvoir..., on a tendance à se préoccuper moins du Seigneur, bon, il y a des exceptions, heureusement.
Exact. Dommage qu'il faille la maladie et l'humiliation, mais si c'est nécessaire, pour ne pas s'égarer et être sauvé, je dirais tant mieux dans une certaine mesure. Le Seigneur aime les cœurs brisés, broyés, c'est étrange mais je me rend compte à quel point c'est vrai. Ceux qui souffrent ont bien souvent, une plus grande sensibilité, plus de respect, de retenu, d'amour envers leurs prochains. Dans la souffrance, on voit et comprend mieux le crucifie, il faut croire. Cela me rappelle une histoire du père Tardif, prêtre charismatique. Il racontait l'histoire d'un homme qui toute sa vie avait voulu faire fortune ne se souciant pas de Dieu, bien sûr puisque trop préoccuper par cet objectif. Il y était arrivé, sauf qu'à un moment sa santé s'est dégradée et le temps était venu pour lui de passer de l'autre côté. Il fait venir sa femme et lui dit qu'il veut qu'elle mette la moitié de ce qu'il avait comme argent dans son cercueil. Le jour de son enterrement sa femme parle de ce vœux de son mari à son fils. Et le fils lui a fait un chèque et la glissé dans le cercueil du père décédé afin de respecter le voeux du défunt. L'affaire était réglée!Il est seulement dommage que souvent, il faille la maladie et l'humiliation pour s'en souvenir, parce que les bien portants ont facilement tendance à ne pas se soucier outre mesure de ce qui ne leur semble pas imminent.
Dans la souffrance on discerne mieux manifestement que cousu d'or.
Mac
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Serge BS
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Re: Est-il normal de craindre la mort ?
Alice,
Je sais qu'il s'agit du Psaume 21 (Mt 27, 46)... Néanmoins, je vous rappelle que Jésus est Dieu, vrai Dieu, mais qu'Il est aussi vrai homme ! C'est de Foi ! Et puis je pensais surtout, faisant le lien quasi "automatiquement" dans ma pensée, à Gethsémani, tant ces deux épisodes de la Passion sont à relier...
Comme il est écrit en margé de la Bible pastorale (qui bénéficie je le rappelle du Nihil obstat, de l'Imprimi potest et de l'Imprimatur, et qui est traduite, rédigée et mise en notes par les Moines de Maredsous et d'Hautecombe), cette prière, si elle exprime le fond de la détresse, n'est pas désespoir mais appel à l'aide et confiance en l'avenir. C'est l'expression de la vraie humanité de Jésus Christ !
Comme l'écrit Saint Thomas d'Aquin dans son Commentaire du Psaume 21, cette demande (celle d'éloigner le calice) ne semble pas avoir été exaucée, parce qu'elle venait de la partie charnelle (...) D'abord, en ce sens que le Christ les a proférées comme s'il avait tenu la place des membres faibles de l'Eglise (...) D'une autre manière en ce sens qu'il proféra cette demande au nom de la faiblesse charnelle dans le Chirst, laquelle, tout naturellement, craint et fuit la mort (Commentaire sur les Pasaumes, Cerf, 1996, pp. 258-259). D'ailleurs, Saint Augustin évoquait lui-même à ce propos les deux saluts : l'humain et corporel, propre à l'homme, le spirituel et éternel, propre à Dieu; il pose ces paroles, comme le dit Thomas d'Aquin commentant Saint Augustin, comme loin de mon salut, spirituel, parce qu'elles visent le salut corporel (cf. Saint Augustin, De Gratia Novi Testamenti, III). Or, comme il y a de Foi les deux natures dans le Christ...
D'ailleurs, et c'est aussi à cela que je pensais, comme je le laisse entendre plus haut, Jésus n'a-t-il pas connu le fond de la détresse humaine à un autre moment, à Gethsémani (Mt 26, 30-46) ?
Je m'étais certainement mal exprimé... Toutes mes excuses dans ce cas...
Fraternellement en Jésus-Christ.
Je sais qu'il s'agit du Psaume 21 (Mt 27, 46)... Néanmoins, je vous rappelle que Jésus est Dieu, vrai Dieu, mais qu'Il est aussi vrai homme ! C'est de Foi ! Et puis je pensais surtout, faisant le lien quasi "automatiquement" dans ma pensée, à Gethsémani, tant ces deux épisodes de la Passion sont à relier...
Comme il est écrit en margé de la Bible pastorale (qui bénéficie je le rappelle du Nihil obstat, de l'Imprimi potest et de l'Imprimatur, et qui est traduite, rédigée et mise en notes par les Moines de Maredsous et d'Hautecombe), cette prière, si elle exprime le fond de la détresse, n'est pas désespoir mais appel à l'aide et confiance en l'avenir. C'est l'expression de la vraie humanité de Jésus Christ !
Comme l'écrit Saint Thomas d'Aquin dans son Commentaire du Psaume 21, cette demande (celle d'éloigner le calice) ne semble pas avoir été exaucée, parce qu'elle venait de la partie charnelle (...) D'abord, en ce sens que le Christ les a proférées comme s'il avait tenu la place des membres faibles de l'Eglise (...) D'une autre manière en ce sens qu'il proféra cette demande au nom de la faiblesse charnelle dans le Chirst, laquelle, tout naturellement, craint et fuit la mort (Commentaire sur les Pasaumes, Cerf, 1996, pp. 258-259). D'ailleurs, Saint Augustin évoquait lui-même à ce propos les deux saluts : l'humain et corporel, propre à l'homme, le spirituel et éternel, propre à Dieu; il pose ces paroles, comme le dit Thomas d'Aquin commentant Saint Augustin, comme loin de mon salut, spirituel, parce qu'elles visent le salut corporel (cf. Saint Augustin, De Gratia Novi Testamenti, III). Or, comme il y a de Foi les deux natures dans le Christ...
D'ailleurs, et c'est aussi à cela que je pensais, comme je le laisse entendre plus haut, Jésus n'a-t-il pas connu le fond de la détresse humaine à un autre moment, à Gethsémani (Mt 26, 30-46) ?
Je m'étais certainement mal exprimé... Toutes mes excuses dans ce cas...
Fraternellement en Jésus-Christ.
- coeurderoy
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Re: Est-il normal de craindre la mort ?
Oui cette réponse de SBS, je la partage pleinement, la nature humaine de Jésus ayant pleinement assumé toutes nos peurs, faiblesses, tristesses et angoisses, particulièrement celles de l'heure dernière. Comme la petite Thérèse et le bon larron, il ne nous reste qu'à nous jeter en confiance dans Sa miséricorde, qui, l'heure venue, nous accordera la grâce d'avoir la mort qu' Il nous réserve et non celle que notre imagination nous suggère !
Bon dimanche à vous !
Bon dimanche à vous !
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Est-il normal de craindre la mort ?
Merci pour toutes ces réponses. Aujourd'hui nous avons fêté (encore ?) la Transfiguration et je vais aller voir si je parviens à dire autre chose que la dernière fois. Généralement, c'est à ce moment-là que se produit un "déclic" qui ne vient pas de moi et j'ai une idée sans avoir cherché. La communion de ce matin, à laquelle j'ai failli ne pas pouvoir me rendre (toujours la digestion), mais j'ai prié comme sainte Faustine : "Jésus, j'ai confiance en Toi !" et je suis passé au travers des symptômes.
A midi, dans un resto self service, j'ai croisé Vincent P., dont le père était collègue du mien dans le même collège. Il ne m'a pas reconnu, mais moi il y a des années que je le croisais à la sortie de la maison de repos où sa mère, atteinte d'Alzheimer, achevait son parcours. Son époux, Gérard (lui aussi décédé, trois mois après mon père) était très croyant et passait des journées auprès de sa femme. A un moment, elle ne comprenait plus rien, mais lorsqu'il lui remettait son chapelet entre les mains, tout lui revenait et ils priaient ensemble. Finalement, ce couple catholique nous a quittés la même année. Il y a quelque chose de sombre et de lumineux en même temps dans cette histoire. Mais pour en revenir à Vincent, il s'est assis à une table et moi à une autre mais j'ai prié pour lui. Dans la solitude, le moment du repas est essentiel, tant au moral qu'au physique. Bref, il se passe beaucoup de choses là où l'on pense parfois qu'il ne se passe rien...
Je vous en voie un coin du ciel bleu (ouf enfin) de ce dimanche.
Etienne
A midi, dans un resto self service, j'ai croisé Vincent P., dont le père était collègue du mien dans le même collège. Il ne m'a pas reconnu, mais moi il y a des années que je le croisais à la sortie de la maison de repos où sa mère, atteinte d'Alzheimer, achevait son parcours. Son époux, Gérard (lui aussi décédé, trois mois après mon père) était très croyant et passait des journées auprès de sa femme. A un moment, elle ne comprenait plus rien, mais lorsqu'il lui remettait son chapelet entre les mains, tout lui revenait et ils priaient ensemble. Finalement, ce couple catholique nous a quittés la même année. Il y a quelque chose de sombre et de lumineux en même temps dans cette histoire. Mais pour en revenir à Vincent, il s'est assis à une table et moi à une autre mais j'ai prié pour lui. Dans la solitude, le moment du repas est essentiel, tant au moral qu'au physique. Bref, il se passe beaucoup de choses là où l'on pense parfois qu'il ne se passe rien...
Je vous en voie un coin du ciel bleu (ouf enfin) de ce dimanche.
Etienne
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Serge BS
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Re: Est-il normal de craindre la mort ?
"Il se passe beaucoup de choses là où l'on pense parfois qu'il ne se passe rien..." Et vous hésitez encore à devenir catéchiste ? Alors que vous pouvez transmettre de si belles choses, rejoindre si bien l'émerveillement du Pauvre d'Assise ou de la Petite Sainte de Lisieux ?
On sent aussi avec cette phrase combien vous aimez Julien Green, car c'est presqu'un résumé de toute son oeuvre, du moins l'exposé le plus clair que j'ai jamais lu de la clé sans laquelle son oeuvre pourrait paraître vaine, alors qu'elle est justement riche de ces petites choses qui se passent justement là où il semble qu'il ne se passe rien, même au milieu d'une illusion de bouillonnement, de la clé de sa conversion !
On sent aussi avec cette phrase combien vous aimez Julien Green, car c'est presqu'un résumé de toute son oeuvre, du moins l'exposé le plus clair que j'ai jamais lu de la clé sans laquelle son oeuvre pourrait paraître vaine, alors qu'elle est justement riche de ces petites choses qui se passent justement là où il semble qu'il ne se passe rien, même au milieu d'une illusion de bouillonnement, de la clé de sa conversion !
Re: Est-il normal de craindre la mort ?
La vie n'est pas toujours ce que l'on choisie car souvent on est créateur de notre propre monde , on as le contrôle sur nous-même , mais jamais le contrôle sur les autres , jamais le contrôle sur la vie des autres , puis sur leurs pensées et comment ils devraient agir , ou voir la vie! Souvent ayant connue l'éveil spirituel en Jésus de par l'esprit Saint l'on voit la vie avec d'autres yeux , ceux du cœur , mais les gens ne comprennent pas notre réalité , notre façon de voir les choses , ah moins d'être un prêtre les gens ne nous écoutent pas toujours annoncé les paroles de Dieu . Il sont plus obnubilées par la sexualité malsaine , les beuveries , le travail excessif , les films de violences , l'actualité et la guerre , la politique , l'argent , avoir plus d'argent ...Regarder combien de gens passent beaucoup de temps avec leurs familles ? Regarder des enfants et bébé de plus en plus jeunes qui finissent à la crèche ou a la garderie en bas d'un an? La vie s'en va de plus en plus loin de ce que Jésus avait annoncé! Mais nous nous devons continuer de briller au travers ce monde ténébreux! La flamme est encore la en nous et même si nous avons peur , même si nous avons tendance a perdre fois il font continuer de veiller ! Veiller à garder la flamme envers Jésus-Christ allumée!Veiller à nos actes , à nos paroles , à notre façon de penser , agir , aimer! Nous ne pouvons jamais forcer les autres à devenir ce que nous sommes , mais nous pouvons par notre exemple influencer les autres ! Je vous ramène encore à la parabole du semeur qui est ma favorite . En mes mots je vous l'explique comme suit: Vous croyez en Jésus et vous en parler en étant fier de votre Foi , mais dans vos discussion vous avez parler de Bonté avec un handicapé , une personne alcoolique , une femme voulant se faire avortée et votre frère , puis peut-être qu'une seule de ces personnes aura apprise quelques chose de ce que vous dites , mais l'important ces que vous ayez réussit a touché le cœur de quelqu'un! Parfois lorsque ces la fête de quelqu'un vous lui faites un beau cadeau , mettons un panier remplie de fruit , de tisane , d'herbes, de fleurs avec 2 ou 3 bouquins et au travers vous glissez un évangile , ça ce peut quelle traine dans le garde-robe des gens des années , mais peut-être qu'un jours de ténèbres la personne ressentiras le besoin de le lire!Écrivez au militaire dans les autres pays , il y a des sites internet pour ça, puis parler lui de beau mot , de belle chose , mettez de l'amour dans ses ténèbres , vous ne pouvez pas l'empêcher de combattre ou le convaincre de cesse la guerre mais peut-être que vos belles paroles l'amèneront a penser a sa femme a ses enfants et lui donneront le gout de partir?
Faire la visite des enfants dans les hôpitaux , les enfants atteints de cancers , les visiter et leurs apporter de la joie , de la bonté , des jolies cartes !
Ce sont de petits gestes qui n'obligent personne à rien , mais qui sème tant d'amour de façon subtile et qui travaille dans le cœurs des hommes!
Sur ce Bonne journée
Nancy xxx
Faire la visite des enfants dans les hôpitaux , les enfants atteints de cancers , les visiter et leurs apporter de la joie , de la bonté , des jolies cartes !
Ce sont de petits gestes qui n'obligent personne à rien , mais qui sème tant d'amour de façon subtile et qui travaille dans le cœurs des hommes!
Sur ce Bonne journée
Nancy xxx
- Petit Matthieu
- Pater civitatis

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Re: Est-il normal de craindre la mort ?
L'abbé Pierre disait qu'il y avait deux choses à ne surtout par rater dans sa vie : aimer et mourir. Lui, il attendait la mort depuis sa jeunesse :
"J'ai passé toute ma vie avec le désir, avec une prière demandant de mourir jeune...........je dois reconnaitre que c'est raté" ou "J'ai l'impatience de la mort" pour le citer.
Le Seigneur nous a confié une mission, Etienne Lorant, réjouissez vous ! Soyez heureux ! Car si vous souffrez, vous avez des raisons de vivre. Combien d'hommes souffrent car ils n'ont pas de raisons de vivre !
Qu'un sourire se grave sur votre visage.
"J'ai passé toute ma vie avec le désir, avec une prière demandant de mourir jeune...........je dois reconnaitre que c'est raté" ou "J'ai l'impatience de la mort" pour le citer.
Le Seigneur nous a confié une mission, Etienne Lorant, réjouissez vous ! Soyez heureux ! Car si vous souffrez, vous avez des raisons de vivre. Combien d'hommes souffrent car ils n'ont pas de raisons de vivre !
Qu'un sourire se grave sur votre visage.
"Ce n’est que pour ton amour, pour ton amour seul, que les pauvres te pardonneront le pain que tu leur donnes."
Phrase finale de saint Vincent de Paul dans le film "Monsieur Vincent".
Phrase finale de saint Vincent de Paul dans le film "Monsieur Vincent".
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