Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 6, 51-58)
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51i Après avoir nourri la foule avec cinq pains et deux poissons, Jésus disait : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. »
52 Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
53 Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous.
54 Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
55 En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
56 Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui.
57 De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi.
58 Tel est le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
Jésus, qui parle souvent du présent mais en désignant également l'avenir, s'adresse ici aux croyants des siècles qui suivront : Il parle de l'Eucharistie, c'est évident. Mais comment ses interlocuteurs, qui entendent ces paroles pour la première fois, pourraient-ils réagir autrement que de le prendre pour un adepte du cannibalisme ? Mais cela ne dérange pas le Seigneur, qui n'entre pas dans les détails - qu'Il réserve pour ses disciples à la dernière cène.
Ce passage me rassure dans le sens où il me dit: "Tu dois parfois accepter des événements que tu ne comprends pas sur le moment. Accepte ces choses, parfois désagréables et même pénibles, à cause de la confiance et de l'amour que tu me portes." C'est d'ailleurs ce que répondront les disciples, un peu plus loin dans le texte, lorsque Jésus leur demande: voulez-vous me quitter vous aussi ? Ils diront : "Où irions-nous ? (Ce qui veut dire: "C'est vrai nous ne comprenons pas, mais nous ne saurions te quitter.) ?"
A propos de cette année 2008, il y a vraiment beaucoup de choses que je ne comprends pas ! Le décès de mon père et le départ de ma père, j'avais pu les prévoir et m'y préparer: tout a bien tourné de ce point de vue, je me suis adapté très vite (par grâce - il ne faut jamais oublier de le dire) et je suis retombé rapidement sur mes pieds. Mais je n'avais vraiment pas songé au départ des Clarisses de leur monastère. Au total des changements, c'est en fait toute une page de ma vie qui s'est tournée au cours des derniers mois. Ce matin, il y avait une messe (en fait deux à la suite l'une de l'autre) dans la chapelle du village natal de mon père... et c'est la première fois depuis ma toute première messe (ma première communion) que nous n'étions que deux fidèles pour y assister: ma tante Bernadette et moi. Je suis interpellé depuis septembre par ce changement-là plus que tous les autres, car mon Eucharistie, tout pouvait s'écrouler autour de moi, mais je m'étais dit: l'Eucharistie, elle, est hors du temps: j'y trouverai toujours tout ce dont j'ai besoin. Or, cette messe quotidienne, s'il advenait que, par manque de prêtres, elle ne me soit plus accessible, comment vivrai-je alors ?
Je réfléchis depuis quelques jours à un déménagement vers un diocèse plus vivant: celui de Namur. Tous les prêtres qui manquent cruellement ici, sont disponibles dans le diocèse de la province voisine. Il n'empêche que les problèmes pratiques (temps et coût de mes éplacements) m'obligeraient à des changements radicaux. Pour l'instant, j'en suis là, je guette d'autres signes et je prie d'être éclairé.
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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