Veilleur,
Cela fait un moment que je lis épisodiquement vos « enseignements » et me prive de réagir, car je le fais déjà de trop et d’une façon qui pourra paraître pour certains toujours critique et les irriter, car ils n’y voient pas de bienveillance.
Néanmoins, pourquoi craindrais-je de vous vexer, si vous êtes sincère ! ? Pourquoi vous priverai-je d’une possibilité que je réserverai à d’autres moins appliqués ? Et puis en ce moment, il y a peu de lecteurs…
Alors voilà…
Quand vous écrivez :
veilleur a écrit : ↑sam. 19 juil. 2025, 16:23
Mais Dieu aurait pu dire à Satan, maintenant cela suffit, je reprends mes créatures avec moi. Je suis Dieu et je fais ce qui me plait.
Satan aurait répondu : Tes créatures m'ont choisi moi et non toi ! de quel droit peux-tu me les reprendre, ce ne serait pas juste.
C'est pour cela que Dieu s'est incarné et a souffert la passion.
On aurait pu aussi penser que tous les hommes seraient sauvés automatiquement par le sacrifice de Jésus.
C’est un peu trop simpliste et cela demanderait plus d’explication d’où votre dernière phrase.
Ce que vous oubliez, c’est que Satan ayant menti à Adam et Eve, il n’aurait pas été juste que cela lui fasse « acquérir » leurs âmes qui ont été dupées et donc ne l’auront pas vraiment choisi en connaissance de cause.
Un péché ne donne aucun droit, c’est ce que j’ai déjà plusieurs fois rappelé sur ce forum. C’est pourquoi Dieu aurait pu « reprendre » ses créatures, non pas parce qu’il fait ce qui lui plaît, mais parce qu’il est juste. Ce qui aurait tout de même supposé de la part de ces créatures qu’elles s’acquittent envers Lui d’une reconnaissance de dette !
Or c’est Jésus qui a payé cette dette ; donc Dieu lui-même. Trouvez-vous cela juste (même si c’était nécessaire, ce qui est douteux vu la Toute Puissance Divine) ? Vous évitez cette question à laquelle il vous faudrait répondre, si vous voulez aller un peu plus loin que le catéchisme de base !
Ensuite vous écrivez :
veilleur a écrit : ↑sam. 19 juil. 2025, 16:23
Mais jésus nous a créé libres et la marque du péché originel nous attire à la concupiscence vers le péché.
Là encore pour ceux qui choisissent le mal, Satan réclame ces âmes, et si Dieu ne trouve rien dans ces âmes qui pourraient les sauver, elles sont perdues. Ce qui perd les âmes, ce ne sont pas seulement les chutes car tout le monde chute, c'est le refus de se relever et de ne pas croire en la miséricorde de Dieu. .
Vous avez habilement esquivé la question de la religion pratiquée ou non en écrivant « ne trouve rien dans ces âmes qui pourraient les sauver », mais la phrase suivante tombe dans ce que vous aviez évité, car ce n’est pas « le refus de se relever et de ne pas croire en la miséricorde de Dieu » qui perd les âmes dont vous n’aviez pas oublié l’existence, car il faudrait pour cela qu’elles soient croyantes et conscientes de leurs chutes, des différentes natures et qualités de ces chutes, et leur refus peut être expliqué (pas même motivé) de ce qu’elles ne les tiennent pas pour ce qu’elles sont, et pas seulement…
Là intervient la question de « la mesure dont vous mesurez, etc. » mais pas seulement…
Bref, si vous vous adressez seulement à des chrétiens pour les exhorter (mais ne savent-ils pas déjà ce que vous écrivez ?), pourquoi pas admettre le sens de votre phrase, mais un chrétien précisément ne sera-t-il pas conscient de cette lacune en adoptant votre propos sous l’angle pastoral qui semble être le vôtre ?
Il vous faudrait préciser ce que vous entendiez par ce qui « dans ces âmes peut les sauver », car la suite de votre phrase y oblige et sans quoi cela devient trop flou, car cela ne peut pas être seulement de se relever de ses chutes et de croire en la miséricorde de Dieu, ce qui suppose trop de choses pour être universel et unique (on peut le faire avec un esprit affreusement mesquin et égoïste, envieux, haïssant, jaloux : en quoi celui qui avait enfoui son talent avait-il chuté, dans la parabole des talents/mines : son « discours » n’était-il pas aussi une manière de croire (abusivement) en la miséricorde de son maître ?)
Ce qui manque dans votre présentation c’est notamment l’évocation d’un certain élan (foi/espérance/charité), si bien qu’il devient trop « comptable » et oublie les vertus et le commandement de « dominer la terre », plus tard transformé en travail, donc en synthèse développer aussi ses talents malgré la pénibilité, etc.
Puis vous écrivez encore :
veilleur a écrit : ↑sam. 19 juil. 2025, 16:23
La plus grande souffrance de Jésus dans son agonie au jardin des oliviers était de voir toutes les âmes pour lesquelles son sacrifice serait inutile. Et malgré cette souffrance qui lui a fait dire : "Père (Papa), s'il est possible que ce calice passe loin de moi" Mais il s'est repris aussitôt "cependant, non pas ce que Je veux mais ce que Tu veux"..
La première idée est belle, que vous essayez de porter encore plus haut par la suivante avec cette association. Mais alors vient une contradiction : s’il n’a pas pu les sauver, a-t-il pu souffrir pour eux ?
Car si la réponse est oui, ce qui évite une première contradiction et fait la beauté de votre première affirmation (n’oublions pas que ce sont des spéculations, et qu’il a pu aussi bien appréhender sa future souffrance, comme tout homme l’aurait fait s’il l’avait comme lui sue arriver), alors il n’a pas pu demander les concernant à ce que « ce calice passe loin de lui », car cela aurait été se priver de l’occasion de les sauver !
Bref, il nous faut prendre garde à ce qu’un certain zèle religieux ne nous conduise pas à proférer des incongruités.
Ici, vous prêtez à Jésus une attitude « puching », alors qu’il me semble plutôt être dans une attitude d’obéissance, de consentement et de soumission, ce qui exclut quelque peu votre supposition.
Il faut la reprendre (les reprendre, pour redonner du galon à la vôtre) à travers « la volonté de son Père », et ne pas oublier que si ce n’est pas Dieu qui damne, c’est bien lui qui décide, et donc votre « position » de façon très subtile revient à donner à la miséricorde un périmètre indument accru.
Sujet qui a fait l’objet de maints débats sur ce forum et sans doute pour la même raison, le même petit oubli présumé - prendre de la distance à l’égard de ces débats en les recentrant comme vous le faites ici sur un côté pratique n’est pas en soi une mauvaise chose, au contraire ! Mais…
Il est dangereux de s’avancer sur des terrains qui n’ont pas été déminés. Ainsi, un incroyant à vous lire pourrait non sans raison penser que Jésus était maso !
Je vous encourage à aller plus loin, à « avancer au large » comme le dit le slogan d’un certain diocèse… L’exercice à quoi vous vous livrez dans beaucoup de vos fils est difficile, il suppose une intégrité absolue !
Compte tenu des divers échanges ayant lieu sur le forum, il ne semble pas que votre « cible » soit ses membres, qui seront plus enclins à examiner vos dires qu’à les prendre pour argent comptant. Ou est-ce une façon de les soumettre à une analyse ? Je ne le crois pas…
Donc pardonnez moï d'intervenir (or n'est-ce pas préférable à l'indifférence ?), mais ce que je vous écris ici en commentaire correspond de ma part à une réaction spontanée de lecture qui est à la fois tout à fait involontaire mais invariable.
Depuis vous avez écrit :
veilleur a écrit : ↑lun. 21 juil. 2025, 15:38
Depuis il n'y a pas de puissance céleste plus puissante que saint Michel Archange après Dieu, la sainte Vierge Marie et saint Joseph.
Ce que vous avez le droit de penser, mais pas de l’affirmer (concernant Joseph) car l’Eglise ne s’est pas prononcée à ce sujet et Jésus a plutôt botté en touche ce genre de tentatives notamment par sa réponse faite aux fils de Zébédée, ou l’exemple donné des petits enfants. Si bien que même au regard de ce qu’il aura dit à propos de Jean-Baptiste, elle n’en a rien déduit.
Notre nouveau pape voudrait faire l’unité, mais il est resté assez flou. Alors essayons d’éviter tout ce qui pourrait diviser…
P.S. Une dernière chose : je ne crois pas que votre slogan/soustitre « Mes amis m'appellent "Michel", mes ennemis me surnomment "Gauthier" je suis soit "une poussière" selon Jean-Jacques Goldman soit "le soldat rose" pour certains » soit très « porteur » de ce que vous y mettez, pour ma part je suppute qu'il incite au contraire de ce que vous en escomptez - il faudrait sans quoi que vous soyez ce qu’aurait pu être le Messie ou quelque chose de semblable ! A cause de cela (je vous donne un avis personnel) on vous ressent comme nombriliste ou mytho alors que vos post sont à l’opposé, c’est dommage… Il est vrai que n’ayant pas les supports culturels adéquats, je ne comprends pas vos allusions (soldat rose, « poussière » (humilité?) etc.)...