7 janvier Saint André Bessette
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ami de la Miséricorde
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6 janvier : Bienheureux Frère André Bessette
PRIÈRE DU PAPE JEAN-PAUL II
DEVANT LA TOMBE DE FRÈRE ANDRÉ BESSETTE
Oratoire de Saint Joseph (Montréal)
Mardi 11 septembre 1984
Saint Joseph, avec toi, pour toi, nous bénissons le Seigneur.
Il t’a choisi entre tous les hommes pour être le chaste époux de Marie, celui qui se tient au seuil du mystère de sa maternité divine, et qui, après elle, l’accueille dans la foi comme l’œuvre du Saint-Esprit.
Tu as donné à Jésus une paternité légale en lien avec la lignée de David.
Tu as constamment veillé sur la Mère et l’Enfant / avec une sollicitude affectueuse, pour assurer leur vie et leur permettre d’accomplir leur destinée.
Le Sauveur Jésus a daigné se soumettre à toi, comme à un père, durant son enfance et son adolescence, et recevoir de toi l’apprentissage de la vie humaine, pendant que tu partageais sa vie dans l’adoration de son mystère.
Tu demeures auprès de Lui.
Protège spécialement ce peuple canadien qui s’est placé sous ton patronage.
Aide-le à s’approcher à son tour du mystère du Christ dans les dispositions de foi, de soumission et d’amour qui ont été les tiennes.
Regarde les besoins spirituels et matériels de tous ceux qui recourent à ton intercession, en particulier des familles et des pauvres de toutes pauvretés: par toi, ils sont sûrs de rejoindre le regard maternel de Marie et la main de Jésus qui les secourt.
Et toi, bienheureux Frère André Bessette, portier du collège et gardien de cet Oratoire, ouvre à l’espérance tous ceux qui continuent à solliciter ton aide.
Apprends-leur la confiance dans la vertu de la prière, et, avec elle, le chemin de la conversion et des sacrements.
Que par toi et par saint Joseph, Dieu continue à répandre ses bienfaits sur la Congrégation de Sainte-Croix, sur tous ceux qui fréquentent cet Oratoire, sur la cité de Montréal, sur le peuple de Québec, sur tout le peuple canadien, et sur l’Eglise entière.
Source : vatican.va
Union de prière
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
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DEVANT LA TOMBE DE FRÈRE ANDRÉ BESSETTE
Oratoire de Saint Joseph (Montréal)
Mardi 11 septembre 1984
Saint Joseph, avec toi, pour toi, nous bénissons le Seigneur.
Il t’a choisi entre tous les hommes pour être le chaste époux de Marie, celui qui se tient au seuil du mystère de sa maternité divine, et qui, après elle, l’accueille dans la foi comme l’œuvre du Saint-Esprit.
Tu as donné à Jésus une paternité légale en lien avec la lignée de David.
Tu as constamment veillé sur la Mère et l’Enfant / avec une sollicitude affectueuse, pour assurer leur vie et leur permettre d’accomplir leur destinée.
Le Sauveur Jésus a daigné se soumettre à toi, comme à un père, durant son enfance et son adolescence, et recevoir de toi l’apprentissage de la vie humaine, pendant que tu partageais sa vie dans l’adoration de son mystère.
Tu demeures auprès de Lui.
Protège spécialement ce peuple canadien qui s’est placé sous ton patronage.
Aide-le à s’approcher à son tour du mystère du Christ dans les dispositions de foi, de soumission et d’amour qui ont été les tiennes.
Regarde les besoins spirituels et matériels de tous ceux qui recourent à ton intercession, en particulier des familles et des pauvres de toutes pauvretés: par toi, ils sont sûrs de rejoindre le regard maternel de Marie et la main de Jésus qui les secourt.
Et toi, bienheureux Frère André Bessette, portier du collège et gardien de cet Oratoire, ouvre à l’espérance tous ceux qui continuent à solliciter ton aide.
Apprends-leur la confiance dans la vertu de la prière, et, avec elle, le chemin de la conversion et des sacrements.
Que par toi et par saint Joseph, Dieu continue à répandre ses bienfaits sur la Congrégation de Sainte-Croix, sur tous ceux qui fréquentent cet Oratoire, sur la cité de Montréal, sur le peuple de Québec, sur tout le peuple canadien, et sur l’Eglise entière.
Source : vatican.va
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Re: 6 janvier : Bienheureux Frère André Bessette
Communiqué de presse
http://www.saint-joseph.org/fr_1274_1467.asp
Sur le site de l'Oratoire Saint-Joseph du Mont-RoyalBenoît XVI reconnaît une guérison miraculeuse due à l’intercession de frère André
Montréal, le 19 décembre 2009 –Le pape Benoît XVI a reçu en audience privée, ce matin à Rome, le préfet de la Congrégation pour la cause des saints, Mgr Angelo Amato, s.d.b.. Au cours de l’audience, le Saint-Père a autorisé la Congrégation à promulguer le décret concernant un miracle attribué à l’intercession du bienheureux frère André, c.s.c., fondateur de l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal. Né le 9 août 1845 à Saint-Grégoire d’Iberville dans le diocèse de Saint-Hyacinthe, au sud de la métropole québécoise, frère André est décédé le 6 janvier 1937 à Ville Saint-Laurent (Montréal). Il a été déclaré vénérable le 12 juin 1978 par le pape Paul VI et a été béatifié le 23 mai 1982 par le pape Jean-Paul II à Rome.
http://www.saint-joseph.org/fr_1274_1467.asp
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
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terrassés, mais non pas anéantis…".
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Re: 6 janvier : Bienheureux Frère André Bessette
12/02/2010 23:44
MONTRÉAL, 12 fév 2010 (AFP) - Québec: la canonisation de Frère André fera rayonner l'Oratoire (biographe)
La canonisation attendue de Frère André, qui deviendra le premier saint catholique né au Québec, devrait renforcer l'attrait de l'Oratoire Saint-Joseph qu'il avait fait construire à Montréal, a estimé vendredi l'un de ses biographes, Françoise Deroy-Pineau.
"Sa canonisation fortifiera ce lieu de pèlerinage inter-religieux", immense temple érigé sur la montagne ayant donné son nom à la ville québécoise, a dit à l'AFP Mme Deroy-Pineau, auteur de "L'étrange destin d'Alfred Bessette dit +Frère André+", paru en 2004 aux éditions Fides.
Selon des médias romains spécialisés, le pape doit annoncer le 19 février la canonisation de six nouveaux saints, dont Frère André et la première sainte australienne.
La canonisation du religieux mort en 1937 à l'âge de 91 ans, l'une des principales figures du catholicisme québécois, était acquise depuis la reconnaissance par l'Eglise catholique d'un miracle qui lui était attribué, en décembre dernier, mais il fallait qu'elle soit confirmée par le pape.
Mme Deroy-Pineau dit "avoir eu un coup de foudre" pour Frère André en écrivant sa biographie et en découvrant à la fois "son humilité et son énergie".
Selon elle, l'Oratoire Saint-Joseph, qu'elle visite souvent, attire non seulement des chrétiens, mais aussi des musulmans, des hindouistes, des bouddhistes et des shintoïstes et le fait qu'il soit désormais auréolé par la sainteté reconnue de son fondateur ajoutera encore à son attrait
MONTRÉAL, 12 fév 2010 (AFP) - Québec: la canonisation de Frère André fera rayonner l'Oratoire (biographe)
La canonisation attendue de Frère André, qui deviendra le premier saint catholique né au Québec, devrait renforcer l'attrait de l'Oratoire Saint-Joseph qu'il avait fait construire à Montréal, a estimé vendredi l'un de ses biographes, Françoise Deroy-Pineau.
"Sa canonisation fortifiera ce lieu de pèlerinage inter-religieux", immense temple érigé sur la montagne ayant donné son nom à la ville québécoise, a dit à l'AFP Mme Deroy-Pineau, auteur de "L'étrange destin d'Alfred Bessette dit +Frère André+", paru en 2004 aux éditions Fides.
Selon des médias romains spécialisés, le pape doit annoncer le 19 février la canonisation de six nouveaux saints, dont Frère André et la première sainte australienne.
La canonisation du religieux mort en 1937 à l'âge de 91 ans, l'une des principales figures du catholicisme québécois, était acquise depuis la reconnaissance par l'Eglise catholique d'un miracle qui lui était attribué, en décembre dernier, mais il fallait qu'elle soit confirmée par le pape.
Mme Deroy-Pineau dit "avoir eu un coup de foudre" pour Frère André en écrivant sa biographie et en découvrant à la fois "son humilité et son énergie".
Selon elle, l'Oratoire Saint-Joseph, qu'elle visite souvent, attire non seulement des chrétiens, mais aussi des musulmans, des hindouistes, des bouddhistes et des shintoïstes et le fait qu'il soit désormais auréolé par la sainteté reconnue de son fondateur ajoutera encore à son attrait
Parmi les prochains saints...
Frère André Bessette (au siècle, Alfred), religieux canadien de la Congrégation de la Sainte Croix (1845-1937), fondateur de l’Oratoire Saint Joseph au Québec; apôtre de saint Joseph et grand thaumaturge ; « Pauvre, serviteur et humble », « Pauper, servus et humilis », lit-on sur sa tombe ; homme de prière à qui l'on venait se confier, l'humble « frère André » est à l'origine de l'imposante basilique construite à Montréal.
Enfin, frère André va être canonisé ! Comme je suis content, j'ai lu la vie de ce "petit frère" qui est passé presque complètement inaperçu mais dont la renommée n'a cessé de s'étendre. Il suffit de voir l'Oratoire saint Joseph édifié en sa mémoire à Montréal ! Vive le Québec !
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/c ... ratory.jpg
Enfin, frère André va être canonisé ! Comme je suis content, j'ai lu la vie de ce "petit frère" qui est passé presque complètement inaperçu mais dont la renommée n'a cessé de s'étendre. Il suffit de voir l'Oratoire saint Joseph édifié en sa mémoire à Montréal ! Vive le Québec !
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/c ... ratory.jpg
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Invité
- Barbarus

Re: Parmi les prochains saints...
Bonjour boisvert. Vous nous parlez de frère André Bessette, fondateur de l'Oratoire Saint Joseph. Je ne connais pas ce frère et ce qu'il a fait. Pourriez vous nous en parler un peu ? Merci
Dernière modification par Raistlin le mer. 03 mars 2010, 10:09, modifié 1 fois.
Raison : Majuscules !
Raison : Majuscules !
Re: Parmi les prochains saints...
Voici ce qu'en dit wikipedia:
Frère André (né Alfred Bessette) (9 août 1845 – 6 janvier 1937 (à 91 ans)) était un religieux québécois à qui sont attribuées de nombreuses guérisons miraculeuses. Il est honoré comme bienheureux par l'Église catholique et sera canonisé par le pape Benoît XVI le 17 octobre 2010.
Depuis son enfance, Alfred est frêle et souvent malade. Bien qu'il soit très pieux, rien ne laisse présager qu'il puisse vivre longtemps et qu'il devienne l'homme religieux le plus célèbre au Québec[1]. À partir de 1870, sa réputation d'être un saint ou un sage grandit, malgré le fait qu'il soit presque illettré.
Son envergure dépasse même les frontières, pour s'étendre partout en Amérique, puis en Europe et dans toutes les autres parties du monde. Il a réussi à faire construire une imposante basilique, où viennent se recueillir plusieurs millions de visiteurs par année, de toutes les origines, cultures, doctrines ou croyances[
Alfred Bessette est né dans une petite maison (aujourd'hui disparue) du rang Grand-Bois, à Saint-Grégoire d'Iberville, un petit village situé 40 kilomètres au sud-est de Montréal, dans Le Haut-Richelieu, au Québec (alors Canada Est). Sa famille provenait de la classe ouvrière. Son père, Isaac Bessette (né Isaac Valentin Bessette le 13 février 1807 à Sainte-Marie-de-Monnoir et marié à 24 ans), était un bûcheron, tandis que sa mère, Clothilde Foisy (née le 9 août 1814 et mariée à Saint-Mathias le 27 septembre 1831 à 17 ans), élevait ses enfants, tenait maison et cultivait le potager… Alfred était le neuvième enfant d'une famille de 13 (dont 4 morts en bas âge)[3],[4]. Son père meurt le 20 février 1855, victime d’un accident fatal en forêt, alors qu'Alfred est âgé de neuf ans et que la famille résidait à Farnham[3]. Sa mère meurt ensuite, le 20 novembre 1857, à l'âge de 43 ans, de tuberculose : Alfred devient ainsi tout à fait orphelin à 12 ans. Une tante maternelle, Rosalie Foisy-Nadeau, l'héberge (de 1857 à 1860) à Saint-Césaire[5],[6]. Il y suit des leçons de catéchisme, puis fait sa « première communion » à 12 ans (comme c'était l'usage avant le pape Pie X[7]) et reçoit la confirmation de Mgr Jean-Charles Prince, premier évêque de Saint-Hyacinthe, le 7 juin 1858. Il tente d'exercer divers métiers, mais aucun ne lui offrait un avenir intéressant, en raison de ses nombreux problèmes de santé et de sa petite constitution.
Il loge ensuite chez François (Louis) Ouimet, le maire du village, quand son oncle Nadeau part, avec sa famille, chercher de l'or en Californie[3]. Alfred exerce ensuite divers métiers à Farnham, à Saint-Jean-sur-Richelieu, à Waterloo et à Chambly. En 1862, de retour à Saint-Césaire, il est apprenti boulanger et cordonnier. Ces multiples expériences de travail n'améliorent pas son état, lui qui ne digère rien, disent des témoins, mais qui prie toujours. D'ailleurs, depuis sa tendre enfance à Farnham, Alfred a des comportements qui inquiètent son entourage : malgré sa santé fragile, il se prive de dessert et porte à la taille une ceinture en cuir avec des pointes de fer. Ses stations de prière à genoux sont longues, fréquentes et intenses : on le trouve les bras en croix, devant un crucifix, à l'église, dans sa chambre ou dans une grange[3].
Puis, Alfred se joint à plusieurs Canadiens francophones qui émigraient vers les États-Unis pour travailler dans les filatures de coton de la Nouvelle-Angleterre. De 1863 à 1867, il s’en va travailler aux « États »[8], dont au Connecticut (Moosup, Putnam, Hartford et Killingly), au Massachusetts (North Easton) et au Rhode Island (Phenix)[3]. Il y apprit l’anglais, lui qui n’avait à peu près pas d’instruction, ne sachant pratiquement pas lire et pouvant à peine signer son nom[5].
Lorsqu'en 1867 la nouvelle Confédération canadienne fut formée, il retourne dans son pays natal. Il s'installe d'abord à Sutton, où vivent sa sœur Léocadie et son frère Claude. Alfred va ensuite demeurer un temps chez le curé de Franham, l’abbé Édouard Springer[3], qui lui confie des tâches plus ou moins bizarres : le soin du cheval, le jardin et les gros travaux physiques de la cure, au grand dam silencieux d’Alfred qui, de toute façon, n’était à l’aise nulle part. À Farnham, il ira prier sur la tombe de ses parents[5]. Puis il retourne chez le maire de Saint-Césaire, en 1868, quand le curé de Farnham est muté ailleurs[3]. Là, Alfred rend visite à l'abbé Joseph André Lorrain (plutôt Laurent[9] dit) Provençal, curé de Saint-Césaire qui, remarquant le dévouement et la générosité du jeune homme de bientôt 25 ans, décide de le présenter à la Congrégation de Sainte-Croix de Montréal, à laquelle le curé aura confié en 1869 la direction du collège dans sa paroisse, le collège Saint-Joseph, qu'ils viendront fonder et opérer.
Sa dévotion et la chapelle-oratoire dédiée à saint Joseph, sur le Mont-Royal [modifier]
Statue du frère André à l'extérieur de l'oratoire Saint-JosephÀ l'âge de 25 ans, Alfred Bessette se présente, le 22 novembre 1870, au Collège Notre-Dame, à Côte-des-Neiges (Montréal), où la Congrégation de Sainte-Croix vient d'installer son noviciat. Le mois précédent, le curé Provençal avait écrit une lettre de recommandation au maître des novices, Julien-Pierre Gastineau, lui disant qu'il envoyait « un saint » à sa communauté. Il se trouve que peu après, le 8 décembre 1870, le pape Pie IX déclare saint Joseph « patron de l'Église universelle ». Avec un autre postulant, Alfred Bessette prend l'habit religieux le 27 décembre. Puisqu'il s'agit d'une communauté qui demande à chaque novice de se choisir un nom de saint, Alfred adopte le nom d'André : il sera désormais le « Frère André », en l'honneur du curé Joseph André Provençal. On lui confie la fonction de portier du collège (fonction qu'il exercera jusqu'à la mi-juillet 1909, donc pendant près de 40 ans)[3]. C'est lui qui accueillera les gens à l'entrée du collège. Il doit aussi assurer la propreté des lieux, faire les courses, donner l'aumône aux pauvres. Il fait de plus office de barbier des élèves et d'infirmier auprès des collégiens malades, s'occupe du courrier, du transport des colis des élèves, qu'il accompagne parfois les jours de promenade[3].
Après un noviciat plus long que prévu (qui durera trois ans), la congrégation qui hésitait jusqu'ici à garder le jeune Alfred en raison de ses problèmes de santé et de son éducation restreinte, décide finalement de l'accepter dans ses rangs. L'évêque de Montréal, Ignace Bourget était intervenu, rassurant le frère André. Peu après, le nouveau maître des novices, Amédée Guy, le recommande en disant : « Si ce jeune homme devient incapable de travailler, il saura au moins bien prier »[3]. Admis à prononcer ses vœux temporaires le 22 août 1872 à l'âge de 27 ans, le frère André fait sa profession perpétuelle à 28 ans, le 2 février 1874. Il est heureux de continuer à offrir à la communauté ses menus services d'« homme à tout faire », et de pouvoir prier à sa guise, ce faisant, avant, pendant et après, seul ou avec des membres de sa communauté, ou avec des visiteurs.
Parmi les visiteurs que le Frère André accueille au collège à Montréal se trouvent des personnes qui confient leur maladie à ses prières. D'autres l'invitent à les visiter à la maison. Le religieux prie avec eux ; il leur remet une médaille de saint Joseph, celui à qui il voue une dévotion particulière, quelques gouttes de l'huile d'olive qui brûle devant la statue du saint, dans la chapelle du collège, et leur conseille de s'en frictionner avec confiance. Des personnes, de plus en plus nombreuses, se mettent à déclarer avoir été guéries ou soulagées de cette manière. La réputation de sainteté du petit frère - il mesure à peine plus de cinq pieds (environ 155 centimètres) - se répand de bouche à oreille. La direction du Collège Notre-Dame finit par s'inquiéter du flot croissant des visiteurs. Des parents, des confrères et même le médecin de l'établissement dénoncent aux autorités religieuses et sanitaires de la ville la présence de malades à proximité des élèves. Certains qualifient le frère de charlatan[3].
Vers l'année 1900, sa communauté demande au frère André de recevoir les malades dans un abri construit en face du collège, à l'arrêt du tramway, à l'intention des parents des élèves du Collège Notre-Dame. Il amène ses visiteurs prier devant une statue de saint Joseph, qu'il a installée dans une niche sur le mont Royal, en face du collège. Le frère André nourrit le projet d'y ériger une chapelle (un oratoire) et d'y créer ainsi un sanctuaire dédié à Saint Joseph. Il finit par obtenir l'autorisation de construire la chapelle. La direction du collège et l'archevêque de Montréal, Mgr Paul Bruchési, précisent toutefois que les frais engagés seront à la charge des demandeurs. Grâce aux dons offerts spontanément, en argent ou en nature (par exemple des statues, des vases, des vêtements liturgiques, une cloche), le sanctuaire primitif (cette chapelle, ce modeste oratoire) est inauguré le 16 octobre 1904. Pour le frère André, qui a 59 ans, c'est déjà, enfin, une belle réussite.
Les guérisons sans explications apparentes, qu'il opérait, firent du Frère André un héros populaire dont la réputation grandissait. Il devint alors connu comme étant « le thaumaturge du Mont-Royal ». L'afflux des pèlerins est tel qu'on devra augmenter les dimensions de la chapelle à quatre reprises de 1908 à 1912. L'affluence au sanctuaire continue d'augmenter.
La Basilique Saint-Joseph du Mont-Royal [modifier]
En 1913, sous la pression des laïcs et avec l'encouragement de Mgr Bruchési, un projet de basilique, dont les plans sont dessinés par les architectes Alphonse Venne et Dalbé Viau, est mis en branle.
Après la construction en 1917, d'une crypte pouvant contenir environ 1 000 personnes, l'édification de la basilique, dite l'Oratoire Saint-Joseph, commença en 1924 sur cette crypte, près de la modeste chapelle du Frère André. Ce n'est qu'en 1967 qu'on aura complété les derniers travaux extérieurs de cette basilique.
L'argent pour la construction de ce qui deviendrait l'une des plus grandes églises du monde, à part la Basilique Saint-Pierre de Rome, et le centre mondial de dévotion à Saint Joseph, provenait des admirateurs du Frère André, que l'on trouvait partout dans le monde. Des associations de toutes sortes (mouvements sociaux, syndicats, groupes d'handicapés et malades chroniques, congrégations…) prennent l'habitude d'y faire des pèlerinages et des rassemblements qui attirent des milliers de personnes à la fois.
Mort et canonisation [modifier]
« À la fin de l'année 1936, le frère André est à New York pour solliciter un don du milliardaire Rockefeller pour la construction de la basilique. Il sent déjà que la fin approche. Pris d'un malaise, il souhaite revenir à Montréal. Le 28 décembre, il est conduit à l'hôpital Notre-Dame-de-l'Espérance, à Saint-Laurent. Dans la soirée du 5 janvier, la souffrance le gagne. Mercredi le 6 janvier 1937 à minuit cinquante-cinq, le frère André rend son dernier souffle. » — Tel que le rapporte la Société Radio-Canada (SRC)[10], en 1957, pour souligner le 20e anniversaire du décès du Frère André.
Le Frère André meurt donc au tout petit matin du 6 janvier 1937 (à 91 ans) à l'hôpital Notre-Dame-de-l'Espérance de Ville Saint-Laurent, sur l'Île de Montréal[3], et durant toute une semaine près d'un million de gens[10], malgré le mauvais temps, défilèrent jour et nuit devant sa dépouille[11]. Un nombre important de fidèles vinrent à ses funérailles afin de lui rendre un dernier hommage. Des transports spéciaux furent même organisés pour transporter les visiteurs qui venaient depuis les États-Unis, où le Frère André était très connu.
La SRC rapporte aussi[10] que :
« La nouvelle de la mort du frère André s'est répandue comme une traînée de poudre à travers le Canada et les États-Unis. Les témoignages abondent et proviennent d'aussi loin que la France et Rome. Aux États-Unis, une trentaine de journaux couvrent sa mort. Il faut compter pas moins de 860 articles à son sujet, au Canada et aux États-Unis.
« Les gens viennent de partout pour rendre hommage au frère André. Aux États-Unis, des trains spéciaux arrivent du Maine, du Massachusetts, du Connecticut, du Rhode Island, du New Hampshire et du Vermont. Plusieurs font même le voyage en avion, comme ce pèlerin de San Francisco dont le fils aurait été guéri par le frère André.
« Un millionnaire new-yorkais est, quant à lui, parti tous les matins vers Montréal et rentré chaque soir chez lui par avion pendant huit jours, donc même après les funérailles. Il emmenait avec lui chaque fois quatre ou cinq personnes.
« Immédiatement après sa mort, un moule est appliqué sur son visage afin d'en conserver l'empreinte. Les médecins procèdent également à l'exérèse (extraction) de son cœur, qui sera gardé à titre posthume.
« À la manière des pauvres, le corps du frère André est placé dans un simple coffre de bois.
« Les deux premiers jours, plus de 500 pompiers et 500 policiers se relaient pour assurer l'ordre dans la crypte où le corps du frère André est exposé en chapelle ardente. »
Son corps sera placé quelques années dans un tombeau de marbre noir au sein même de la basilique Saint-Joseph, tandis que son cœur conservé à part dans le même édifice, fera l'objet de dévotions. Toutefois, ce dernier sera volé en mars 1973, avant d'être retrouvé[12] en décembre 1974.
Depuis 1941, on a multiplié les démarches pour qu'il soit reconnu comme un saint homme. Dès le début des années 1960, un procès en béatification fut ouvert. Le Tribunal ecclésiastique chargé de la procédure, fit ouvrir le tombeau le 11 septembre 1963, afin de s'assurer de l'intégrité du corps. On trouva alors celui-ci en état de momification et intact. En 1978, le pape Paul VI le déclare vénérable. Le frère André fut ensuite béatifié le 23 mai 1982 par le pape Jean-Paul II, sous le nom de Bienheureux « Frère André Bessette »[13]. Au fil des ans, 10 millions de personnes ont signé des pétitions pour sa canonisation. Mais il fallait que l'Église catholique romaine puisse lui reconnaître un deuxième miracle.
En octobre 2009, ce deuxième miracle a officiellement été reconnu et attribué au Frère André par la Congrégation pour les causes des saints, de sorte que le bienheureux n'a maintenant plus qu'à attendre la décision du pape, sur l'avis de cette congrégation, pour pouvoir être canonisé. Le 19 décembre 2009, le pape Benoît XVI autorise la Congrégation à promulguer le décret concernant ce miracle attribué au frère André[14],[15]. Le Frère André sera donc, par proclamation, solennellement déclaré saint[16]. Il sera le deuxième saint québécois reconnu, après sainte Marguerite d'Youville (Varennes 1701 - Montréal 1771), fondatrice d'une communauté de religieuses hospitalières, canonisée en 1990.[17]
Le 19 février 2010, le pape Benoît XVI annonce lors d'un consistoire que le Frère André sera canonisé le 17 octobre 2010[18].
Frère André (né Alfred Bessette) (9 août 1845 – 6 janvier 1937 (à 91 ans)) était un religieux québécois à qui sont attribuées de nombreuses guérisons miraculeuses. Il est honoré comme bienheureux par l'Église catholique et sera canonisé par le pape Benoît XVI le 17 octobre 2010.
Depuis son enfance, Alfred est frêle et souvent malade. Bien qu'il soit très pieux, rien ne laisse présager qu'il puisse vivre longtemps et qu'il devienne l'homme religieux le plus célèbre au Québec[1]. À partir de 1870, sa réputation d'être un saint ou un sage grandit, malgré le fait qu'il soit presque illettré.
Son envergure dépasse même les frontières, pour s'étendre partout en Amérique, puis en Europe et dans toutes les autres parties du monde. Il a réussi à faire construire une imposante basilique, où viennent se recueillir plusieurs millions de visiteurs par année, de toutes les origines, cultures, doctrines ou croyances[
Alfred Bessette est né dans une petite maison (aujourd'hui disparue) du rang Grand-Bois, à Saint-Grégoire d'Iberville, un petit village situé 40 kilomètres au sud-est de Montréal, dans Le Haut-Richelieu, au Québec (alors Canada Est). Sa famille provenait de la classe ouvrière. Son père, Isaac Bessette (né Isaac Valentin Bessette le 13 février 1807 à Sainte-Marie-de-Monnoir et marié à 24 ans), était un bûcheron, tandis que sa mère, Clothilde Foisy (née le 9 août 1814 et mariée à Saint-Mathias le 27 septembre 1831 à 17 ans), élevait ses enfants, tenait maison et cultivait le potager… Alfred était le neuvième enfant d'une famille de 13 (dont 4 morts en bas âge)[3],[4]. Son père meurt le 20 février 1855, victime d’un accident fatal en forêt, alors qu'Alfred est âgé de neuf ans et que la famille résidait à Farnham[3]. Sa mère meurt ensuite, le 20 novembre 1857, à l'âge de 43 ans, de tuberculose : Alfred devient ainsi tout à fait orphelin à 12 ans. Une tante maternelle, Rosalie Foisy-Nadeau, l'héberge (de 1857 à 1860) à Saint-Césaire[5],[6]. Il y suit des leçons de catéchisme, puis fait sa « première communion » à 12 ans (comme c'était l'usage avant le pape Pie X[7]) et reçoit la confirmation de Mgr Jean-Charles Prince, premier évêque de Saint-Hyacinthe, le 7 juin 1858. Il tente d'exercer divers métiers, mais aucun ne lui offrait un avenir intéressant, en raison de ses nombreux problèmes de santé et de sa petite constitution.
Il loge ensuite chez François (Louis) Ouimet, le maire du village, quand son oncle Nadeau part, avec sa famille, chercher de l'or en Californie[3]. Alfred exerce ensuite divers métiers à Farnham, à Saint-Jean-sur-Richelieu, à Waterloo et à Chambly. En 1862, de retour à Saint-Césaire, il est apprenti boulanger et cordonnier. Ces multiples expériences de travail n'améliorent pas son état, lui qui ne digère rien, disent des témoins, mais qui prie toujours. D'ailleurs, depuis sa tendre enfance à Farnham, Alfred a des comportements qui inquiètent son entourage : malgré sa santé fragile, il se prive de dessert et porte à la taille une ceinture en cuir avec des pointes de fer. Ses stations de prière à genoux sont longues, fréquentes et intenses : on le trouve les bras en croix, devant un crucifix, à l'église, dans sa chambre ou dans une grange[3].
Puis, Alfred se joint à plusieurs Canadiens francophones qui émigraient vers les États-Unis pour travailler dans les filatures de coton de la Nouvelle-Angleterre. De 1863 à 1867, il s’en va travailler aux « États »[8], dont au Connecticut (Moosup, Putnam, Hartford et Killingly), au Massachusetts (North Easton) et au Rhode Island (Phenix)[3]. Il y apprit l’anglais, lui qui n’avait à peu près pas d’instruction, ne sachant pratiquement pas lire et pouvant à peine signer son nom[5].
Lorsqu'en 1867 la nouvelle Confédération canadienne fut formée, il retourne dans son pays natal. Il s'installe d'abord à Sutton, où vivent sa sœur Léocadie et son frère Claude. Alfred va ensuite demeurer un temps chez le curé de Franham, l’abbé Édouard Springer[3], qui lui confie des tâches plus ou moins bizarres : le soin du cheval, le jardin et les gros travaux physiques de la cure, au grand dam silencieux d’Alfred qui, de toute façon, n’était à l’aise nulle part. À Farnham, il ira prier sur la tombe de ses parents[5]. Puis il retourne chez le maire de Saint-Césaire, en 1868, quand le curé de Farnham est muté ailleurs[3]. Là, Alfred rend visite à l'abbé Joseph André Lorrain (plutôt Laurent[9] dit) Provençal, curé de Saint-Césaire qui, remarquant le dévouement et la générosité du jeune homme de bientôt 25 ans, décide de le présenter à la Congrégation de Sainte-Croix de Montréal, à laquelle le curé aura confié en 1869 la direction du collège dans sa paroisse, le collège Saint-Joseph, qu'ils viendront fonder et opérer.
Sa dévotion et la chapelle-oratoire dédiée à saint Joseph, sur le Mont-Royal [modifier]
Statue du frère André à l'extérieur de l'oratoire Saint-JosephÀ l'âge de 25 ans, Alfred Bessette se présente, le 22 novembre 1870, au Collège Notre-Dame, à Côte-des-Neiges (Montréal), où la Congrégation de Sainte-Croix vient d'installer son noviciat. Le mois précédent, le curé Provençal avait écrit une lettre de recommandation au maître des novices, Julien-Pierre Gastineau, lui disant qu'il envoyait « un saint » à sa communauté. Il se trouve que peu après, le 8 décembre 1870, le pape Pie IX déclare saint Joseph « patron de l'Église universelle ». Avec un autre postulant, Alfred Bessette prend l'habit religieux le 27 décembre. Puisqu'il s'agit d'une communauté qui demande à chaque novice de se choisir un nom de saint, Alfred adopte le nom d'André : il sera désormais le « Frère André », en l'honneur du curé Joseph André Provençal. On lui confie la fonction de portier du collège (fonction qu'il exercera jusqu'à la mi-juillet 1909, donc pendant près de 40 ans)[3]. C'est lui qui accueillera les gens à l'entrée du collège. Il doit aussi assurer la propreté des lieux, faire les courses, donner l'aumône aux pauvres. Il fait de plus office de barbier des élèves et d'infirmier auprès des collégiens malades, s'occupe du courrier, du transport des colis des élèves, qu'il accompagne parfois les jours de promenade[3].
Après un noviciat plus long que prévu (qui durera trois ans), la congrégation qui hésitait jusqu'ici à garder le jeune Alfred en raison de ses problèmes de santé et de son éducation restreinte, décide finalement de l'accepter dans ses rangs. L'évêque de Montréal, Ignace Bourget était intervenu, rassurant le frère André. Peu après, le nouveau maître des novices, Amédée Guy, le recommande en disant : « Si ce jeune homme devient incapable de travailler, il saura au moins bien prier »[3]. Admis à prononcer ses vœux temporaires le 22 août 1872 à l'âge de 27 ans, le frère André fait sa profession perpétuelle à 28 ans, le 2 février 1874. Il est heureux de continuer à offrir à la communauté ses menus services d'« homme à tout faire », et de pouvoir prier à sa guise, ce faisant, avant, pendant et après, seul ou avec des membres de sa communauté, ou avec des visiteurs.
Parmi les visiteurs que le Frère André accueille au collège à Montréal se trouvent des personnes qui confient leur maladie à ses prières. D'autres l'invitent à les visiter à la maison. Le religieux prie avec eux ; il leur remet une médaille de saint Joseph, celui à qui il voue une dévotion particulière, quelques gouttes de l'huile d'olive qui brûle devant la statue du saint, dans la chapelle du collège, et leur conseille de s'en frictionner avec confiance. Des personnes, de plus en plus nombreuses, se mettent à déclarer avoir été guéries ou soulagées de cette manière. La réputation de sainteté du petit frère - il mesure à peine plus de cinq pieds (environ 155 centimètres) - se répand de bouche à oreille. La direction du Collège Notre-Dame finit par s'inquiéter du flot croissant des visiteurs. Des parents, des confrères et même le médecin de l'établissement dénoncent aux autorités religieuses et sanitaires de la ville la présence de malades à proximité des élèves. Certains qualifient le frère de charlatan[3].
Vers l'année 1900, sa communauté demande au frère André de recevoir les malades dans un abri construit en face du collège, à l'arrêt du tramway, à l'intention des parents des élèves du Collège Notre-Dame. Il amène ses visiteurs prier devant une statue de saint Joseph, qu'il a installée dans une niche sur le mont Royal, en face du collège. Le frère André nourrit le projet d'y ériger une chapelle (un oratoire) et d'y créer ainsi un sanctuaire dédié à Saint Joseph. Il finit par obtenir l'autorisation de construire la chapelle. La direction du collège et l'archevêque de Montréal, Mgr Paul Bruchési, précisent toutefois que les frais engagés seront à la charge des demandeurs. Grâce aux dons offerts spontanément, en argent ou en nature (par exemple des statues, des vases, des vêtements liturgiques, une cloche), le sanctuaire primitif (cette chapelle, ce modeste oratoire) est inauguré le 16 octobre 1904. Pour le frère André, qui a 59 ans, c'est déjà, enfin, une belle réussite.
Les guérisons sans explications apparentes, qu'il opérait, firent du Frère André un héros populaire dont la réputation grandissait. Il devint alors connu comme étant « le thaumaturge du Mont-Royal ». L'afflux des pèlerins est tel qu'on devra augmenter les dimensions de la chapelle à quatre reprises de 1908 à 1912. L'affluence au sanctuaire continue d'augmenter.
La Basilique Saint-Joseph du Mont-Royal [modifier]
En 1913, sous la pression des laïcs et avec l'encouragement de Mgr Bruchési, un projet de basilique, dont les plans sont dessinés par les architectes Alphonse Venne et Dalbé Viau, est mis en branle.
Après la construction en 1917, d'une crypte pouvant contenir environ 1 000 personnes, l'édification de la basilique, dite l'Oratoire Saint-Joseph, commença en 1924 sur cette crypte, près de la modeste chapelle du Frère André. Ce n'est qu'en 1967 qu'on aura complété les derniers travaux extérieurs de cette basilique.
L'argent pour la construction de ce qui deviendrait l'une des plus grandes églises du monde, à part la Basilique Saint-Pierre de Rome, et le centre mondial de dévotion à Saint Joseph, provenait des admirateurs du Frère André, que l'on trouvait partout dans le monde. Des associations de toutes sortes (mouvements sociaux, syndicats, groupes d'handicapés et malades chroniques, congrégations…) prennent l'habitude d'y faire des pèlerinages et des rassemblements qui attirent des milliers de personnes à la fois.
Mort et canonisation [modifier]
« À la fin de l'année 1936, le frère André est à New York pour solliciter un don du milliardaire Rockefeller pour la construction de la basilique. Il sent déjà que la fin approche. Pris d'un malaise, il souhaite revenir à Montréal. Le 28 décembre, il est conduit à l'hôpital Notre-Dame-de-l'Espérance, à Saint-Laurent. Dans la soirée du 5 janvier, la souffrance le gagne. Mercredi le 6 janvier 1937 à minuit cinquante-cinq, le frère André rend son dernier souffle. » — Tel que le rapporte la Société Radio-Canada (SRC)[10], en 1957, pour souligner le 20e anniversaire du décès du Frère André.
Le Frère André meurt donc au tout petit matin du 6 janvier 1937 (à 91 ans) à l'hôpital Notre-Dame-de-l'Espérance de Ville Saint-Laurent, sur l'Île de Montréal[3], et durant toute une semaine près d'un million de gens[10], malgré le mauvais temps, défilèrent jour et nuit devant sa dépouille[11]. Un nombre important de fidèles vinrent à ses funérailles afin de lui rendre un dernier hommage. Des transports spéciaux furent même organisés pour transporter les visiteurs qui venaient depuis les États-Unis, où le Frère André était très connu.
La SRC rapporte aussi[10] que :
« La nouvelle de la mort du frère André s'est répandue comme une traînée de poudre à travers le Canada et les États-Unis. Les témoignages abondent et proviennent d'aussi loin que la France et Rome. Aux États-Unis, une trentaine de journaux couvrent sa mort. Il faut compter pas moins de 860 articles à son sujet, au Canada et aux États-Unis.
« Les gens viennent de partout pour rendre hommage au frère André. Aux États-Unis, des trains spéciaux arrivent du Maine, du Massachusetts, du Connecticut, du Rhode Island, du New Hampshire et du Vermont. Plusieurs font même le voyage en avion, comme ce pèlerin de San Francisco dont le fils aurait été guéri par le frère André.
« Un millionnaire new-yorkais est, quant à lui, parti tous les matins vers Montréal et rentré chaque soir chez lui par avion pendant huit jours, donc même après les funérailles. Il emmenait avec lui chaque fois quatre ou cinq personnes.
« Immédiatement après sa mort, un moule est appliqué sur son visage afin d'en conserver l'empreinte. Les médecins procèdent également à l'exérèse (extraction) de son cœur, qui sera gardé à titre posthume.
« À la manière des pauvres, le corps du frère André est placé dans un simple coffre de bois.
« Les deux premiers jours, plus de 500 pompiers et 500 policiers se relaient pour assurer l'ordre dans la crypte où le corps du frère André est exposé en chapelle ardente. »
Son corps sera placé quelques années dans un tombeau de marbre noir au sein même de la basilique Saint-Joseph, tandis que son cœur conservé à part dans le même édifice, fera l'objet de dévotions. Toutefois, ce dernier sera volé en mars 1973, avant d'être retrouvé[12] en décembre 1974.
Depuis 1941, on a multiplié les démarches pour qu'il soit reconnu comme un saint homme. Dès le début des années 1960, un procès en béatification fut ouvert. Le Tribunal ecclésiastique chargé de la procédure, fit ouvrir le tombeau le 11 septembre 1963, afin de s'assurer de l'intégrité du corps. On trouva alors celui-ci en état de momification et intact. En 1978, le pape Paul VI le déclare vénérable. Le frère André fut ensuite béatifié le 23 mai 1982 par le pape Jean-Paul II, sous le nom de Bienheureux « Frère André Bessette »[13]. Au fil des ans, 10 millions de personnes ont signé des pétitions pour sa canonisation. Mais il fallait que l'Église catholique romaine puisse lui reconnaître un deuxième miracle.
En octobre 2009, ce deuxième miracle a officiellement été reconnu et attribué au Frère André par la Congrégation pour les causes des saints, de sorte que le bienheureux n'a maintenant plus qu'à attendre la décision du pape, sur l'avis de cette congrégation, pour pouvoir être canonisé. Le 19 décembre 2009, le pape Benoît XVI autorise la Congrégation à promulguer le décret concernant ce miracle attribué au frère André[14],[15]. Le Frère André sera donc, par proclamation, solennellement déclaré saint[16]. Il sera le deuxième saint québécois reconnu, après sainte Marguerite d'Youville (Varennes 1701 - Montréal 1771), fondatrice d'une communauté de religieuses hospitalières, canonisée en 1990.[17]
Le 19 février 2010, le pape Benoît XVI annonce lors d'un consistoire que le Frère André sera canonisé le 17 octobre 2010[18].
Re: Parmi les prochains saints...
Je vois que çà n'intéresse personne ... j'ai crié de tout coeur "Vive le Québec", mais j'aurais dû faire comme cet homme grand (du moins de taille)...
http://www.youtube.com/watch?v=OHzMTSK1V4o
http://www.youtube.com/watch?v=OHzMTSK1V4o
Re: Parmi les prochains saints...
Québecois, Québecoises,
Je vous salue de France, mes amis ! Soyez dans la joie, car votre petit frère André, qui fut humble parmi les humbles, sera élevé ! En effet, il est écrit: "Quiconque s'abaisse sera élevé !"
Songez donc, amis du Québec, tout ce que la dévotion de saint Joseph que frère André vivait de toutes les fibres de son corps, a apporté à votre Province ! Allons, rassemblez-vous car c'est une occasion de fête et de réjouissement dans votre Seigneur !
Moi-même, indigne serviteur, j'ai l'intention de visiter l'Oratoire de saint Joseph très bientôt. Je ne vais pas à Rome, il y aura trop de gens, mais Montréal, ah oui, j'y serai, d'autant que je peux loger chez le père Alain Major, à sa paroisse... certains d'entre vous connaissent: Johanne Roy, Marie-Diane Clavette, et combien d'autres. (Je vous cite, parce que je sais que vous visitez ce forum !) Hauts les coeurs !
Boisvert
Je vous salue de France, mes amis ! Soyez dans la joie, car votre petit frère André, qui fut humble parmi les humbles, sera élevé ! En effet, il est écrit: "Quiconque s'abaisse sera élevé !"
Songez donc, amis du Québec, tout ce que la dévotion de saint Joseph que frère André vivait de toutes les fibres de son corps, a apporté à votre Province ! Allons, rassemblez-vous car c'est une occasion de fête et de réjouissement dans votre Seigneur !
Moi-même, indigne serviteur, j'ai l'intention de visiter l'Oratoire de saint Joseph très bientôt. Je ne vais pas à Rome, il y aura trop de gens, mais Montréal, ah oui, j'y serai, d'autant que je peux loger chez le père Alain Major, à sa paroisse... certains d'entre vous connaissent: Johanne Roy, Marie-Diane Clavette, et combien d'autres. (Je vous cite, parce que je sais que vous visitez ce forum !) Hauts les coeurs !
Boisvert
- Hélène
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Re: Parmi les prochains saints...
Moi ça m'intéresse...boisvert a écrit :Je vois que çà n'intéresse personne ...
"Le Père n'a dit qu'une seule Parole, c'est son Fils et, dans un éternel silence, il la prononce toujours". (Saint Jean de la Croix)
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Re: Parmi les prochains saints...
Je serai à l'Oratoire demain pour le Premier Vendredi du mois...boisvert a écrit :Songez donc, amis du Québec, tout ce que la dévotion de saint Joseph que frère André vivait de toutes les fibres de son corps, a apporté à votre Province ! Allons, rassemblez-vous car c'est une occasion de fête et de réjouissement dans votre Seigneur !
C'est vrai ? Vous serez à Montréal ?! Ça alors ! À quel moment ? Il faut absolument s'organiser une rencontre avec les frères et soeurs québécois/es de la Cité et d'Ephata. J'habite à quelques minutes en métro de l'Oratoire...Moi-même, indigne serviteur, j'ai l'intention de visiter l'Oratoire de saint Joseph très bientôt. Je ne vais pas à Rome, il y aura trop de gens, mais Montréal, ah oui, j'y serai, d'autant que je peux loger chez le père Alain Major, à sa paroisse... certains d'entre vous connaissent: Johanne Roy, Marie-Diane Clavette, et combien d'autres. (Je vous cite, parce que je sais que vous visitez ce forum !) Hauts les coeurs !
Merci pour les textes concernant frère André !
Hélène
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Re: Parmi les prochains saints...
Je tâcherai, si j'ai les sous, de faire un "exprès" pour me déplacer...
Moi aussi, ça m'intéresse, mais je n'ai pas le verbe très productif ces temps-ci...
Moi aussi, ça m'intéresse, mais je n'ai pas le verbe très productif ces temps-ci...
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
- Anne
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Re: Parmi les prochains saints...
Ben, moi 'si!
C'est que Boisvert avait déjà présenté une belle biographie de notre bon vieux frère André!
Que dire de plus? Nous sommes tous très fiers de lui! Sa grande simplicité et sa foi indéfectible en Saint Joseph doivent nous servir de modèle!
Nous en parlions, il n'y a pas longtemps: nous avions l'impression de l'avoir connu... Étrange impression puis qu'il y a belle lurette qu'il a vécu! Mais il reste présent dans l'imaginaire de bien des québécois comme s'il n'était parti qu'hier!
C'est déjà un bien grand signe!
J'aimerais bien retourner un jour à l'Oratoire: j'en parlais justement à ma soeur qui habite Terrebonne lors de mon dernier séjour chez elle. J'y suis déjà allée, il y a de cela bien des années... mais il faudrait que je me rafraichisse la mémoire! D'autant plus que maintenant, je peux y voir un certain air de famille avec le Sacré-Coeur de Montmartre!
Je me rappelle aussi qu'on avait fait un film en partant de sa biographie. Mais ça ne semble plus être disponible...
J'espère qu'on en profitera pour le re-sortir, car il me semble que c'était bien fait.
Donc, vive le très saint frère André!

C'est que Boisvert avait déjà présenté une belle biographie de notre bon vieux frère André!
Que dire de plus? Nous sommes tous très fiers de lui! Sa grande simplicité et sa foi indéfectible en Saint Joseph doivent nous servir de modèle!
Nous en parlions, il n'y a pas longtemps: nous avions l'impression de l'avoir connu... Étrange impression puis qu'il y a belle lurette qu'il a vécu! Mais il reste présent dans l'imaginaire de bien des québécois comme s'il n'était parti qu'hier!
C'est déjà un bien grand signe!
J'aimerais bien retourner un jour à l'Oratoire: j'en parlais justement à ma soeur qui habite Terrebonne lors de mon dernier séjour chez elle. J'y suis déjà allée, il y a de cela bien des années... mais il faudrait que je me rafraichisse la mémoire! D'autant plus que maintenant, je peux y voir un certain air de famille avec le Sacré-Coeur de Montmartre!
Je me rappelle aussi qu'on avait fait un film en partant de sa biographie. Mais ça ne semble plus être disponible...
J'espère qu'on en profitera pour le re-sortir, car il me semble que c'était bien fait.
Donc, vive le très saint frère André!
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
- Hélène
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Re: Parmi les prochains saints...
David, Anne,
Je suis prête à organiser une collecte de fonds pour vous faire "descendre à Montréal" ! Non mais... c'est pas tous les jours qu'on a de la grande visite de la mère patrie.
Aussi, j'ai une grande maison (modeste mais charmante et confortable) pour accueillir 2 ou 3 voyageurs (ou plus s'ils ne dédaignent pas faire du camping dans le salon !) ! Pas de soucis financiers pour l'hébergement...
Aussi, je suis une excellente guide touristique ! J'aime ma ville...
L'invitation est lancée...
Fraternellement,
Hélène
Je suis prête à organiser une collecte de fonds pour vous faire "descendre à Montréal" ! Non mais... c'est pas tous les jours qu'on a de la grande visite de la mère patrie.
Aussi, j'ai une grande maison (modeste mais charmante et confortable) pour accueillir 2 ou 3 voyageurs (ou plus s'ils ne dédaignent pas faire du camping dans le salon !) ! Pas de soucis financiers pour l'hébergement...
Aussi, je suis une excellente guide touristique ! J'aime ma ville...
L'invitation est lancée...
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"Le Père n'a dit qu'une seule Parole, c'est son Fils et, dans un éternel silence, il la prononce toujours". (Saint Jean de la Croix)
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Re: Parmi les prochains saints...
Le plus difficile, c'est faire coïncider ça avec un congé qui permet de faire le déplacement...
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
Re: Parmi les prochains saints...
AnneT a écrit :Ce serait super, en effet!
Le plus difficile, c'est faire coïncider ça avec un congé qui permet de faire le déplacement...
Je vais le prendre le congé, moi! Ce serait surement plus facile pendant l'été, pour ma part, par contre.
Hélène, ce serait génial, on se fera un bon brunch le matin, on t'aidera, j'amènerai du sirop d'érable frais de l'année (j'ai un oncle producteur
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
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