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Il en désigne le corps du Christ.
Jésus associe ce pain ''sur lequel il vient de rendre grâce au Père'' à sa propre personne qui est livrée pour la libération de tous. Ainsi, manger ce pain eucharistié est similaire au fait de manger la chair de l'agneau (la victime parfaite, sans tache) du repas de la Pâque rituelle juive.
LA NOUVEAUTÉ
Le repas sacré de la Nouvelle Alliance s'inscrit dans l'agir propre de Jésus, qui fait alors don de sa chair (sa chair, son sang;
sa vie littéralement) afin que ceux qui sont aimés par le Père puissent aussi être avec lui, Jésus; non mais jusqu'à pouvoir être tous présents avec lui au banquet des noces éternelles dans le Royaume.
Jésus fait don de sa vie par le biais de ce pain quoi !
Faire partie de la vie de Jésus (vivre de
sa vie) c'est être membre de son corps. Il est un contact réel entre Jésus et le disciple par le biais de ce pain, et alors un
contact réel signifie
corps. C'est par le biais de mon corps réel, en guise d'exemple, si je peux être en contact avec vous aujourd'hui, et même quand ce le serait que par le moyen de l'Internet. Manger le pain eucharistié est le mode de communication particulier que le Christ s'approprie pour maintenir ou péréniser la relation vivante entre lui et son Église. Il s'en trouve bel et bien un contact corporel, et puis un vrai contact, vrai de vrai, avec le Jésus historique qui aura marché sur les routes de Galilée à l'époque. Incroyable ? C'est ça quand même.
C'est ce que l'Église dit :
une présence réelle. Et c'est aussi ce que Luc nous montre dans son récit des disciples d'Emmaüs.
Les écailles sur les yeux des disciples d'Emmaüs tombent très exactement au moment de la fraction du pain, lorsque Jésus refait le même geste qu'il aura fait avec le pain, pour le profit de ses disciples et à la veille de sa Passion.
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C'est au moment de la «fraction du pain» que les diciples réalisent que le Jésus d'avant est vivant (ressuscité) et qu'il est bien présent avec eux. Le contact est authentique, vrai, direct, réel, corporel, physique. On ne parle pas d'une abstraction de chimère dans les nuages. Il ne s'agit pas de faire des formules comme Jean Paul Sartre, pour s'allumer une Gitane et faire des ronds de fumée.
Non, les disciples n'hallucinent en rien.
C'est par tout leur corps qu'ils sont mis en contact avec l'être pourtant bien réel de Jésus. Le vivant par excellence c'est Jésus justement ! Il n'est pas de raison qu'il ne soit pas présent dans son Église et à l'occasion dont on parle. Lui est vivant, alors que c'est plutôt nous qui serions comme des zombies la plupart du temps, comme des loques à moitié mortes, des dépressifs, des démoralisés, courbaturés par des maux multiples et variés. Le Christ fait don de sa vie pour nous relever.
Le Christ fait aujourd'hui de sa chair comme la manne provenant du ciel et qui fut donnée périodiquement jadis, de façon cyclique, afin de soutenir les hébreux lors de leur marche dans le désert. Si la manne du temps de Moïse n'empêchait pas les hébreux de mourir et de se ramasser au schéol, il va tout autrement de ce pain que Jésus distribue. Voilà.