Etrangère a écrit :Maryam, mère de Jésus (***) n'était -elle pas voilée? (***)
Le voile, lorsqu'il est porté par conviction est un symbole de la pudeur, non pas d'oppression, ou de soumission à l'homme, ni un signe de son autorité. Pourquoi ce devrait -être limité aux sœurs religieuses des églises? Ne sommes nous pas toutes des servantes de Dieu?
Premièrement, nul n'a dit que le voile ne devait être porté que par les religieuses. Qu'il soit un moyen de préserver la pudeur de la femme, j'en conviens sans problème. Le souci, c'est lorsqu'il est imposé (et vous ne pouvez nier qu'il l'est dans certains cas, même si dans d'autres, il est choisi) et surtout lorsqu'il est perçu comme la seule façon de préserver sa chasteté. Car il y a d’autres façons que le voile ou pire, le voile intégral (qui transforme la femme en un sac à patates sans visage), d’être pudique. Donc oui, le voile est un bon moyen mais l’erreur de l’islam est de supposer qu’il est le seul.
Dans le christianisme, la femme (et l’homme mais j’en reparlerai plus loin) est invitée à avoir une certaine pudeur. Elle peut le faire avec un voile (ou plutôt une coiffe) ou autrement, cela importe peu.
Et quant aux voiles des religieuses, il signifie une certaine consécration qui va bien au-delà d’être une simple servante de Dieu.
Etrangère a écrit :L'homme est la femme sont crée différemment, bien qu'égaux dans l'honneur, la dignité et la récompense, ils sont de nature différente, autant dans le physique, que dans leur manière de penser, réagir devant beaucoup de situations. Ainsi, ils ont des droits et devoirs différents également. La mère est l'école de ses enfants, comme le père est protecteur de la famille. Dans la création, il y a un équilibre, et ceci est encore un signe.
Je ne vois pas bien le rapport avec le sujet. Cependant, je note que dans l’islam, la récompense des hommes est quand même plus « intéressante » : à eux les houris toujours vierges pour s’éclater au Paradis. Pour les femmes musulmanes, en revanche, on ne sait pas si elles auront de beaux éphèbes pour s’éclater également.
Personnellement, je ne pense pas que l’homme et la femme dans l’islam (d’après le coran et les hadiths) aient une même dignité. J’entends bien que les droits et devoirs d’un homme et d’une femme, dans un foyer (sachant que, dans ce cas, ces différences devraient disparaître hors du foyer, ce qui n'est pas du tout le cas dans l'islam), puissent différer, mais le coran et les hadiths enseignent bien une réelle différence de dignité. Voici mes raisons de penser ainsi :

L’homme peut répudier son épouse unilatéralement. La femme non. Certes, cette répudiation est encadrée par un certain respect de la condition de la femme mais il n’empêche que c’est là une grave injustice que de dire que l’homme peut mettre fin au mariage unilatéralement. Dans le Christianisme, le mariage, qui doit être librement consenti des deux côtés, est indissoluble car à l’image de la fidélité de Dieu pour son peuple.

La femme est jugée déficiente en intelligence et en religion, ce qui est bien une différence de dignité par apport à l’homme (Sahih al-Bukhari, Volume 1, Book 6, Number 301; voir également Volume 2, Book 24, Number 541). C’est d’ailleurs pourquoi l’Enfer est peuplé principalement de femmes.

Pour le coran, le témoignage d’un homme vaut celui de deux femmes (sourate 2, 282). Et l’explication qu’en donnent les hadiths est que c’est en raison de l’insuffisance de l’intelligence féminine.

Pour le coran, les hommes ont autorité sur les femmes non pas seulement en raison de droits et devoirs spécifiques (ce qui pourrait se comprendre) mais aussi parce qu’Allah a une préférence pour eux (sourate 4, 34).

Un hadith dit que la prière est annulée par un chien, un âne ou une femme (Sahih al-Bukhari, Volume 1, Book 9, Number 490 / Sahih Muslim, Book 004, Number 1032). Chacun appréciera que les femmes soient mises au même niveau qu’un chien ou un âne…

Le coran dit qu’un homme ayant touché une femme doit se purifier avant la prière, de la même manière que s’il était allé aux toilettes (sourate 5, 6).
En outre, vous ne pouvez nier que dans les pays musulmans, la femme est considérée comme une éternelle mineure : soit elle dépend de son père, soit de son frère, soit de son mari, soit de son fils. Certes, ça s’est amélioré depuis quelques décennies dans certains de ces pays mais uniquement grâce à l’influence occidentale.
Enfin, notons que les droits des musulmans sur les musulmanes sont quand même discutables. Ainsi, selon le coran, le musulman peut avoir jusqu’à 4 épouses et autant de concubines (esclaves) qu’il désire. Pas de réciprocité pour la femme. Je veux bien que ça puisse se justifier à une époque où l’homme subvenait aux besoins mais ce n’est plus vrai actuellement et cette loi censée être universelle et « divine » révèle en fait une conception de la femme profondément misogyne. Notons au passage que lorsque Dieu créa Adam, il ne jugea pas nécessaire de lui donner 4 épouses… Dommage que Mahomet ne soit pas revenu aux origines plutôt que de rester prisonnier de coutumes spécifiques à son milieu.
Nous pouvons aussi citer le droit des musulmans à disposer sexuellement de leurs épouses (sourate 2, 223, voir aussi Sahih al-Bukhari, Volume 4, Book 54, Number 460 sur le fait que les anges maudissent les femmes qui se refusent à leurs maris) et même celui de les frapper si ils craignent de leurs épouses la désobéissance (sourate 4, 34). Là encore, on est en droit de s’interroger.
Finalement, le coran et les hadiths ne font que retranscrire la vision des femmes de l’Arabie du VIIème siècle. S’il faut admettre que c’est là le modèle de la meilleure société pour l’Humanité révélé par Allah, force est de constater que non seulement Allah n’est pas allé chercher bien loin son modèle, mais aussi que d’autres sociétés humaines ont réussi à faire mieux en termes de justice et d’équité pour les femmes.
Etrangère a écrit :Me direz vous, qu'un homme habillé de manière légère, fasse le même effet qu'une femme habillée de manière légère? Est ce que ça a la même connotation?
Désolé de détruire vos préjugés mais je connais des cas où la femme a été séduite par le bel aspect d’un homme et a fauté à cause de ça.
Etrangère a écrit :Les femmes d'occidents sont les premières victimes, de cette nouvelle société de surconsommation, de libertinage, et de dépravation des mœurs.
Vous avez entièrement raison. Et l’Église dénonce les travers de cette société.
Cependant, il faut aussi reconnaître les choses positives de la société occidentale comme le fait que la femme a pu enfin s‘émanciper. Et force est de constater que contrairement à ce qu’enseignent le coran et les hadiths, les femmes peuvent faire aussi bien que les hommes dans bien des domaines.
Etrangère a écrit :La femme voilée est une femme préservée, telle la perle aux fonds des mers, non par celle exhibée dans les grandes surface.
Oui, j’ai déjà entendu cette comparaison. Dans l’islam, la femme est comme un beau bijou qu’il faut préserver. L’homme qui la possède doit veiller à ce qu’elle soit préservée.
Dans le christianisme, la femme est une personne qui est responsable de sa chasteté. Nul ne la possède mais elle peut se donner librement.
Etrangère a écrit : Le voile est une protection, contre les mauvaises tentations. La femme à le devoir de se couvrir, mais l'homme a également le devoir de baisser son regard vers l'interdit.
Dans le Christianisme, c’est un peu différent. Le Christ dit dans l’Évangile que celui qui regarde avec convoitise le mari ou la femme de son prochain a déjà commis l’adultère dans son cœur. Ainsi, on voit bien que la morale chrétienne va au-delà de la simple pudeur : il s’agit aussi de convertir son cœur pour ne plus désirer n’importe quoi n’importe comment. Il ne s’agit pas seulement d’éliminer toute source de désir (bien qu’il failler veiller à ne pas s’exposer dangereusement) mais bien de convertir son cœur.
L’homme et la femme ne sont pas de simples animaux esclaves de pulsions incontrôlées.
Etrangère a écrit : La femme ne fut pas crée d'un os provenant du crâne d'Adam, afin qu'elle ne lui monte pas à la tête, ni d'un d'os provenant de sa cheville, afin qu'elle ne soit pas piétinée, mais plutôt d'une de ses côtes, afin qu'elle soit prêt de son cœur aimée, et protégée sous son coude.
Très joli mais ça présente encore la femme comme un objet que l’homme peut posséder et doit protéger.
Puisque vous parliez des religieuses plus haut, voici le sens de la consécration : une femme peut se donner entièrement à Dieu car c’est à Lui seul qu’elle appartient. Ainsi, dans le Christianisme, la femme est libre, aussi libre que l’homme. Une femme baptisée est fille de Dieu, comme un homme baptisé est fils de Dieu. Et Dieu ne fait pas de différence entre ses enfants.