Chiara Luce Badano, sainte à 19 ans
Publié : ven. 06 oct. 2006, 11:53
http://www.chiaralucebadano.it/
C’est à Sassello, pays riant de l’Apennin Ligure appartenant au diocèse d’Acqui, que le 29 octobre 1971 est née Chiara Badano, après que ses parents aient attendu sa naissance pendant onze années. Sa venue est une grâce obtenue par l’intercession de la Madone des Roches (Madonna delle Rocche) à laquelle le père avait recouru dans une prière humble et confiante.
Chiara porte bien son nom, avec ses grands yeux limpides et son sourire doux et communicatif. Intelligente et volontaire, vive, joyeuse et sportive, elle participe à la vie de la paroisse et a beaucoup d’amis.
Saine, elle aime la nature et les jeux, mais se distingue depuis toute petite par son amour pour Jésus et pour la Vierge Marie. Elle est particulièrement attirée par les « derniers » qu’elle couvre d’attentions et de services, renonçant souvent à des moments de détente. Elle songe à partir pour l’Afrique, et verse ses quelques économies dans une petite boîte pour « ses » petits Noirs.
C’est une petite fille normale, mais avec quelque chose en plus : elle est passionnément Jésus, et dans son amour, elle aime également ses parents et tous ceux qui l’approchent. La seule différence d’avec les autres enfants, c’est qu’elle est docile à la grâce et au dessein de Dieu sur elle, qui se révélera peu à peu. Dans ses cahiers transparaît sa joie et sa fascination de découvrir la vie : elle est heureuse. À neuf ans elle entre dans le Mouvement Gen, et à partir de ce moment, de façon particulière, sa vie devient plus ascétique ; elle cherche à « mettre Dieu à la première place ».
Elle poursuit ses études au lycée classique, quand, à dix-sept ans, tout à coup, un spasme lancinant à l’épaule gauche révèle, après de douloureux examens et d’inutiles interventions, un ostéosarcome, qui n’est que le début d’un calvaire qui durera près de trois ans.
Chiara ne pleure pas et ne se révolte pas : tout d’abord elle reste silencieuse, puis après vingt-cinq minutes, sur ses lèvres retentit le « oui » à la volonté de Dieu, dans l’amour à son « Jésus abandonné ». Elle ne perdra jamais son lumineux sourire, et, main dans la main avec ses parents, elle affronte les douloureux traitements, dans ce même Amour qui l’approche.
Elle refuse la morphine afin de pouvoir garder toute sa lucidité, et offre tout pour l’Église, le diocèse, le Mouvement, les missions…, en restant sereine et forte, convaincue que « l’acceptation de la douleur rend libre ». Elle répète : « Je n’ai plus rien, mais j’ai encore mon cœur, et grâce à lui je peux toujours aimer ».
Sa petite chambre, chez elle, et à l’hôpital Regina Margherita de Turin, est un lieu de rencontre, d’apostolat, d’unité : c’est son église. Les médecins, parfois non pratiquants, restent bouleversés par la paix qui règne autour d’elle, et certains se rapprochent de Dieu. Encore aujourd’hui ils se souviennent d’elle, ils parlent d’elle et ils l’invoquent.
Elle disait à ses amis : « Vous ne pouvez imaginer quelle est, en ce moment, ma relation avec Jésus. Je ressens que Dieu m’appelle à autre chose, à quelque chose de plus grand. Peut-être que je resterai sur ce lit pour des années, je ne le sais. La seule chose qui me préoccupe c’est la volonté de Dieu, bien l’accomplir dans l’instant présent : rester au bon vouloir de Dieu ». Et aussi : « J’étais trop absorbée par toutes les ambitions, les projets, et qui soit encore quoi. À présent tout cela me paraît un tas de choses insignifiantes, futiles et passagères… Je me sens entraînée dans un splendide dessein qui peu à peu se révèle à moi. Si maintenant on me demandait si je désire marcher, je répondrais non, parce qu’ainsi je suis plus proche de Jésus » (l’intervention l’avait laissée paralysée avec de douloureuse et continuelles contractions aux jambes).
À sa maman préoccupée, elle continuer de répéter : « Aie confiance en Dieu, et tu auras tout fait » et « Quand je ne serai plus là, suis Dieu et tu trouveras la force pour aller de l’avant ».
À ceux qui viennent la trouver, elle exprime ses idéaux, en mettent toujours les autres à la première place. Envers « son » évêque, Mgr Livio Maritano, elle fait preuve d’une affection particulière ; dans leurs dernières rencontres, brèves mais intenses, une atmosphère surnaturelle les enveloppe : dans l’Amour ils deviennent une seule chose ; ils sont Église !
Mais le mal avance et les douleurs augmentent. Pas une plainte sur ses lèvres. « Si tu le veux, Jésus, je le veux aussi ».
Chiara se prépare à la rencontre : « C’est mon Époux qui vient me chercher ». Elle choisit son habit d’épouse, les chants et les prières pour sa Messe ; l’office devra être une fête.
En recevant Jésus Eucharistie pour la dernière fois, elle apparaît totalement plongée en Lui et elle supplie que l’on récite cette prière : « Viens, Esprit Saint, envoie-nous du Ciel un rayon de Ta lumière ».
Surnommée « Luce » (lumière) par Chiara Lubich, avec laquelle elle entretient un échange épistolaire filial et intense depuis qu’elle est petite, elle est vraiment à présent lumière pour tous, et elle sera vite dans la Lumière. Elle n’a pas peur de mourir et n’a jamais été effrayée par cela. Elle avait dit à sa mère : « Je ne demande plus à Jésus de venir me prendre pour me porter au Paradis, parce que je veux encore offrir ma douleur, pour partager avec lui la Croix pour encore un peu de temps ».
Son Époux est venu la prendre à l’aube du 7 octobre, après une nuit très éprouvante. C’est la fête de Notre-Dame du Rosaire. Voici ses dernières paroles : « Maman, sois heureuse, parce que je le suis. Au revoir ». Son dernier don, ses cornées ; dernier message à la jeunesse : « Les jeunes sont le futur. Je ne peux plus courir, mais je voudrais leur passer le flambeau comme aux Jeux Olympiques. Les jeunes ont une seule vie, et elle vaut la peine d’être bien utilisée ».
C’est à Sassello, pays riant de l’Apennin Ligure appartenant au diocèse d’Acqui, que le 29 octobre 1971 est née Chiara Badano, après que ses parents aient attendu sa naissance pendant onze années. Sa venue est une grâce obtenue par l’intercession de la Madone des Roches (Madonna delle Rocche) à laquelle le père avait recouru dans une prière humble et confiante.
Chiara porte bien son nom, avec ses grands yeux limpides et son sourire doux et communicatif. Intelligente et volontaire, vive, joyeuse et sportive, elle participe à la vie de la paroisse et a beaucoup d’amis.
Saine, elle aime la nature et les jeux, mais se distingue depuis toute petite par son amour pour Jésus et pour la Vierge Marie. Elle est particulièrement attirée par les « derniers » qu’elle couvre d’attentions et de services, renonçant souvent à des moments de détente. Elle songe à partir pour l’Afrique, et verse ses quelques économies dans une petite boîte pour « ses » petits Noirs.
C’est une petite fille normale, mais avec quelque chose en plus : elle est passionnément Jésus, et dans son amour, elle aime également ses parents et tous ceux qui l’approchent. La seule différence d’avec les autres enfants, c’est qu’elle est docile à la grâce et au dessein de Dieu sur elle, qui se révélera peu à peu. Dans ses cahiers transparaît sa joie et sa fascination de découvrir la vie : elle est heureuse. À neuf ans elle entre dans le Mouvement Gen, et à partir de ce moment, de façon particulière, sa vie devient plus ascétique ; elle cherche à « mettre Dieu à la première place ».
Elle poursuit ses études au lycée classique, quand, à dix-sept ans, tout à coup, un spasme lancinant à l’épaule gauche révèle, après de douloureux examens et d’inutiles interventions, un ostéosarcome, qui n’est que le début d’un calvaire qui durera près de trois ans.
Chiara ne pleure pas et ne se révolte pas : tout d’abord elle reste silencieuse, puis après vingt-cinq minutes, sur ses lèvres retentit le « oui » à la volonté de Dieu, dans l’amour à son « Jésus abandonné ». Elle ne perdra jamais son lumineux sourire, et, main dans la main avec ses parents, elle affronte les douloureux traitements, dans ce même Amour qui l’approche.
Elle refuse la morphine afin de pouvoir garder toute sa lucidité, et offre tout pour l’Église, le diocèse, le Mouvement, les missions…, en restant sereine et forte, convaincue que « l’acceptation de la douleur rend libre ». Elle répète : « Je n’ai plus rien, mais j’ai encore mon cœur, et grâce à lui je peux toujours aimer ».
Sa petite chambre, chez elle, et à l’hôpital Regina Margherita de Turin, est un lieu de rencontre, d’apostolat, d’unité : c’est son église. Les médecins, parfois non pratiquants, restent bouleversés par la paix qui règne autour d’elle, et certains se rapprochent de Dieu. Encore aujourd’hui ils se souviennent d’elle, ils parlent d’elle et ils l’invoquent.
Elle disait à ses amis : « Vous ne pouvez imaginer quelle est, en ce moment, ma relation avec Jésus. Je ressens que Dieu m’appelle à autre chose, à quelque chose de plus grand. Peut-être que je resterai sur ce lit pour des années, je ne le sais. La seule chose qui me préoccupe c’est la volonté de Dieu, bien l’accomplir dans l’instant présent : rester au bon vouloir de Dieu ». Et aussi : « J’étais trop absorbée par toutes les ambitions, les projets, et qui soit encore quoi. À présent tout cela me paraît un tas de choses insignifiantes, futiles et passagères… Je me sens entraînée dans un splendide dessein qui peu à peu se révèle à moi. Si maintenant on me demandait si je désire marcher, je répondrais non, parce qu’ainsi je suis plus proche de Jésus » (l’intervention l’avait laissée paralysée avec de douloureuse et continuelles contractions aux jambes).
À sa maman préoccupée, elle continuer de répéter : « Aie confiance en Dieu, et tu auras tout fait » et « Quand je ne serai plus là, suis Dieu et tu trouveras la force pour aller de l’avant ».
À ceux qui viennent la trouver, elle exprime ses idéaux, en mettent toujours les autres à la première place. Envers « son » évêque, Mgr Livio Maritano, elle fait preuve d’une affection particulière ; dans leurs dernières rencontres, brèves mais intenses, une atmosphère surnaturelle les enveloppe : dans l’Amour ils deviennent une seule chose ; ils sont Église !
Mais le mal avance et les douleurs augmentent. Pas une plainte sur ses lèvres. « Si tu le veux, Jésus, je le veux aussi ».
Chiara se prépare à la rencontre : « C’est mon Époux qui vient me chercher ». Elle choisit son habit d’épouse, les chants et les prières pour sa Messe ; l’office devra être une fête.
En recevant Jésus Eucharistie pour la dernière fois, elle apparaît totalement plongée en Lui et elle supplie que l’on récite cette prière : « Viens, Esprit Saint, envoie-nous du Ciel un rayon de Ta lumière ».
Surnommée « Luce » (lumière) par Chiara Lubich, avec laquelle elle entretient un échange épistolaire filial et intense depuis qu’elle est petite, elle est vraiment à présent lumière pour tous, et elle sera vite dans la Lumière. Elle n’a pas peur de mourir et n’a jamais été effrayée par cela. Elle avait dit à sa mère : « Je ne demande plus à Jésus de venir me prendre pour me porter au Paradis, parce que je veux encore offrir ma douleur, pour partager avec lui la Croix pour encore un peu de temps ».
Son Époux est venu la prendre à l’aube du 7 octobre, après une nuit très éprouvante. C’est la fête de Notre-Dame du Rosaire. Voici ses dernières paroles : « Maman, sois heureuse, parce que je le suis. Au revoir ». Son dernier don, ses cornées ; dernier message à la jeunesse : « Les jeunes sont le futur. Je ne peux plus courir, mais je voudrais leur passer le flambeau comme aux Jeux Olympiques. Les jeunes ont une seule vie, et elle vaut la peine d’être bien utilisée ».
