Je voudrais aujourd'hui lancer une réflexion commune sur la façon dont on peut et doit annoncer ce que nous croyons aux non chrétiens.
Ce désir vient en fait d'un constat : quand on parle avec des chrétiens, on a l'impression que l'annonce de la foi chrétienne se résume à "Dieu t'aime". Or je constate deux choses :
Je souhaiterais donc, avec ceux qui le veulent, comparer nos expériences d’évangélisation et chercher ensemble la meilleure façon d’annoncer le Christ au monde d’aujourd’hui. Bien entendu, chaque annonce doit être adaptée à la personne qui la reçoit, mais j’aimerais essayer de cerner ce qui peut marcher. Car n’oublions pas que l’évangélisation n’est pas une option quand on veut suivre le Christ.
Pour un peu lancer le débat, je partage avec vous où j’en suis de ma réflexion : je pense que l’annonce de la foi chrétienne doit être recentrée sur le kérygme, sur la Résurrection du Christ. Pourquoi ? Parce que par sa Résurrection, le Christ manifeste dans l’Histoire humain qu’un homme – et un seul – a vaincu le mal et la mort.
Je pense que c’est là la profonde originalité de la foi chrétienne. La plupart des religions parlent de l’après-vie mais il faut les croire sur l’illumination de quelques mystiques, sages ou prophètes autoproclamés. Il n’y a que le Christ qui soit un témoignage concret que la mort est vaincue, personne d’autre n’est jamais revenu d’entre les morts pour ne plus mourir. Or nous mourrons tous un jour, nous avons donc besoin d’en être sauvé. De même, pour le mal, le Christ a subi dans sa chair et dans son âme le déchaînement de la violence, de l’injustice, de la haine… et il en est sorti victorieux, donnant la preuve que le mal n’avait pas nécessairement le dernier mot et que le juste et l’innocent pouvaient triompher.
Je pense que c’est cette espérance que nous devons annoncer, davantage que l’amour de Dieu. Bien sûr, cette espérance est immédiatement liée à l’amour de Dieu, mais je suis de moins en moins convaincu que ce soit ce que nous devions annoncer en premier. Je pense que l’espérance issue de la Résurrection du Seigneur est plus à même de rejoindre nos contemporains que l’amour intangible d’un Dieu qu’ils ne connaissent pas.
Voilà où j’en suis pour le moment. Je serais vraiment très heureux qu’on puisse débattre ensemble de nos points de vue et expériences à ce sujet. J’espère donc que beaucoup d’entre vous répondront à ce message.
Fraternellement,



