Divorce et maladie psychique d'un conjoint
Règles du forum
Forum d'échange entre chrétiens sur la façon de vivre l'Évangile au quotidien, dans chacun des domaines de l'existence
Forum d'échange entre chrétiens sur la façon de vivre l'Évangile au quotidien, dans chacun des domaines de l'existence
-
Isabelle47
- Tribunus plebis

- Messages : 1896
- Inscription : mer. 22 juin 2011, 22:49
Divorce et maladie psychique d'un conjoint
Bonjour,
Permettez moi de vous présenter le cas d'une de mes amies:
C'est une femme mariée depuis plus de quinze ans à un homme diagnostiqué dépressif dès leur rencontre mais dont il pouvait s'avérer qu'un traitement régulier et continu sous anti-dépresseurs allait lui donner un certain équilibre afin de pouvoir mener une vie "normale".
Ce fut le cas pendant quelques années, du moins le crut-elle car elle s'aperçut assez vite de certains comportements pathologiques de son mari, notamment à propos de la gestion de l'argent et à de nombreuses dissimulations ayant trait au domaine financier mais aussi personnel (aventures diverses).
Après une période de crise et de remise en question, elle lui avait pardonné, essayant de reprendre confiance, lui s'étant engagé vis à vis d'elle à être clair et honnête.
Après une dizaine d'années, les problèmes psychologiques se sont aggravés, le mari ayant décidé d'arrêter son traitement contre toute indication médicale, cette femme se retrouve vivre un enfer avec un homme qui peut être parfois charmant mais aussi passer du mutisme complet durant plusieurs jours à la violence verbale et physique.
Etant croyante, elle ne s'autorise pas à le quitter; en effet, elle pense que son devoir est de rester auprès de lui, même si elle doit bien se rendre à l'évidence: elle est impuissante à règler le problème. Le vide se fait autour d'eux et les enfants en souffrent.
Les médecins consultés sont catégoriques: elle doit se protéger, elle et ses enfants, de cet homme et pour cela le quitter, ne plus entrer en matière, ne plus lui faire confiance.
Quels conseils chrétiens lui donner?
Permettez moi de vous présenter le cas d'une de mes amies:
C'est une femme mariée depuis plus de quinze ans à un homme diagnostiqué dépressif dès leur rencontre mais dont il pouvait s'avérer qu'un traitement régulier et continu sous anti-dépresseurs allait lui donner un certain équilibre afin de pouvoir mener une vie "normale".
Ce fut le cas pendant quelques années, du moins le crut-elle car elle s'aperçut assez vite de certains comportements pathologiques de son mari, notamment à propos de la gestion de l'argent et à de nombreuses dissimulations ayant trait au domaine financier mais aussi personnel (aventures diverses).
Après une période de crise et de remise en question, elle lui avait pardonné, essayant de reprendre confiance, lui s'étant engagé vis à vis d'elle à être clair et honnête.
Après une dizaine d'années, les problèmes psychologiques se sont aggravés, le mari ayant décidé d'arrêter son traitement contre toute indication médicale, cette femme se retrouve vivre un enfer avec un homme qui peut être parfois charmant mais aussi passer du mutisme complet durant plusieurs jours à la violence verbale et physique.
Etant croyante, elle ne s'autorise pas à le quitter; en effet, elle pense que son devoir est de rester auprès de lui, même si elle doit bien se rendre à l'évidence: elle est impuissante à règler le problème. Le vide se fait autour d'eux et les enfants en souffrent.
Les médecins consultés sont catégoriques: elle doit se protéger, elle et ses enfants, de cet homme et pour cela le quitter, ne plus entrer en matière, ne plus lui faire confiance.
Quels conseils chrétiens lui donner?
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
(Thérèse d'Avila)
(Thérèse d'Avila)
Re: Divorce et maladie psychique d'un conjoint
J'ai envie de dire: prier et offrir les souffrances endurées en les associant à la Passion pour qu'un surcroît de paix en découle.
Mais sans doute vaut-il mieux se séparer et offrir les souffrances de la séparation... La séparation peut n'être que physique: on n'est pas obligé de divorcer en formes. On peut continuer d'aimer et vivre la fidélité...
La comparaison suivante me vient: on met des gens en quarantaine, pour n'être pas contaminé; mais on n'a pas moins d'affection pour le malade: peut-être est-il même l'objet de soins plus empressés...
Je ne prêcherai pas de rester coûte-que-coûte (fût-ce la vie) sous prétexte de l'union pour le meilleur et pour le pire. Mais je ne pense pas que le divorce soit nécessaire...
Je ne doute pas qu'elle aime son mari, elle n'est pas obligée de divorcer parce que c'est aujourd'hui la mode dès qu'il y a un problème...
Mais la première étape, c'est la prière: union aux souffrances du Christ; demande des lumières pour connaître sa volonté; intercession pour le rétablissement de la santé mentale du mari.
C'est dans la prière qu'il faut "faire pour un mieux".
C'est ce qu'a fait St Cyprien de Carthage quand il a fui la persécussion: il jugeait que la volonté du Christ n'était pas qu'il endure le martyre à ce moment-là...
Mais sans doute vaut-il mieux se séparer et offrir les souffrances de la séparation... La séparation peut n'être que physique: on n'est pas obligé de divorcer en formes. On peut continuer d'aimer et vivre la fidélité...
La comparaison suivante me vient: on met des gens en quarantaine, pour n'être pas contaminé; mais on n'a pas moins d'affection pour le malade: peut-être est-il même l'objet de soins plus empressés...
Je ne prêcherai pas de rester coûte-que-coûte (fût-ce la vie) sous prétexte de l'union pour le meilleur et pour le pire. Mais je ne pense pas que le divorce soit nécessaire...
Je ne doute pas qu'elle aime son mari, elle n'est pas obligée de divorcer parce que c'est aujourd'hui la mode dès qu'il y a un problème...
Mais la première étape, c'est la prière: union aux souffrances du Christ; demande des lumières pour connaître sa volonté; intercession pour le rétablissement de la santé mentale du mari.
C'est dans la prière qu'il faut "faire pour un mieux".
C'est ce qu'a fait St Cyprien de Carthage quand il a fui la persécussion: il jugeait que la volonté du Christ n'était pas qu'il endure le martyre à ce moment-là...
Stat Crux dum volvitur orbis!
Dic animae meae: “ Salus tua ego sum ” Ps XXXIV 3
Dic animae meae: “ Salus tua ego sum ” Ps XXXIV 3
-
Isabelle47
- Tribunus plebis

- Messages : 1896
- Inscription : mer. 22 juin 2011, 22:49
Re: Divorce et maladie psychique d'un conjoint
Bonsoir,
Je vous remercie de votre réponse.
Il s'agit d'une personne assez arrêtée dans ses idées.
Pourquoi ne pas essayer de lui expliquer les choses comme cela?...elle se confie volontiers à moi mais n'écoute pas beaucoup les réponses qu'on pourrait lui apporter!
Elle semble être persuadée qu'elle pourra faire face à cette pathologie de son mari et l'aider même si les médecins lui disent le contraire et si force est de constater qu'elle ne peut pas vraiment améliorer la situation. Il y a aussi une sorte de résignation chez elle qui la pousse à "subir".
Encore merci de vos conseils.
Je vous remercie de votre réponse.
Il s'agit d'une personne assez arrêtée dans ses idées.
Pourquoi ne pas essayer de lui expliquer les choses comme cela?...elle se confie volontiers à moi mais n'écoute pas beaucoup les réponses qu'on pourrait lui apporter!
Elle semble être persuadée qu'elle pourra faire face à cette pathologie de son mari et l'aider même si les médecins lui disent le contraire et si force est de constater qu'elle ne peut pas vraiment améliorer la situation. Il y a aussi une sorte de résignation chez elle qui la pousse à "subir".
Encore merci de vos conseils.
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
(Thérèse d'Avila)
(Thérèse d'Avila)
-
papillon
- Barbarus

Re: Divorce et maladie psychique d'un conjoint
Il y a une autre façon de voir les choses.
Nous avons tous la responsabilité de nous-mêmes et de nos comportements dans la vie n'est-ce pas ?
C'est une chose qu'il est important d'apprendre aux enfants : la responsabilité.
On sait tous qu'un parent qui laisse son enfant faire tout ce qu'il veut ne lui rend pas service et l'aime bien mal. En fait il le prépare à un avenir bien sombre.
Il en est de même pour les adultes.
Je ne veux porter aucun jugement sur cette femme en particulier, mais je me questionne sérieusement sur "l'amour" de ceux qui se 'résignent', qui 'subissent', qui 'endurent tout' par "devoir", pour plaire au Seigneur.
A qui pensent-ils vraiment sinon à eux-mêmes ?
Il y a quelque chose qui me hérisse, je le reconnais, dans ces victimes souffreteuses qui sont habitées souvent inconsciemment par l'espoir que leurs souffrances et leur "sacrifice" leur seront crédités pour un bonheur futur, fût-il post-mortem.
Je crois que notre seul devoir en est un d'amour, et qu'il est indépendant du fait que nous souffrons ou non.
Il s'agit d'envisager ce qu'il convient de faire pour aider l'autre et non de tourner autour de soi-même.
D'ailleurs, la psychologie humaine étant bien pouvue d'entourloupettes de tout genre permettant de se protéger soi-même de la gêne face à ses propres faiblesses, il n'est pas rare de voir des "victimes" sanctifier leur "sacrifice" pour couvrir leur insécurité et leur peur d'agir et de poser des gestes concrets. Elles ont peur aussi des responsabilités.
Est-ce que cela aide cet homme de rester près de lui dans ces conditions en acceptant le statu quo ?
Est-ce bon pour les enfants de les laisser vivre dans cette atmosphère malsaine, auprès d'un père aux prises avec des problèmes de santé mentale dont il ne veut plus s'occuper ?
Je crois qu'aimer un adulte, dont son conjoint, c'est lui permettre par notre propre attitude de faire face à ses responsabilités d'homme, de père et d'époux, et de les assumer, et non d'encourager son contraire en valorisant nos "souffrances", tout en prétendant penser à l'autre.
Comme l'expliquait Steph, il ne s'agit pas de divorcer avec fracas dans un esprit de rejet et de vengeance, mais de s'éloigner, si nécessaire, tout en continuant d'aimer l'autre et d'être attentif à ses besoins.
C'est aussi une question de respect, pour l'autre, pour soi-même, et pour les enfants.
Ces situations sont flagrantes aussi dans le cas de parents aux prises avec des enfants adultes et immatures, qui ne cessent de se mettre dans le pétrin en réclamant à chaque fois l'aide de leurs parents (financièrement ou autrement) pour se tirer d'affaire.
Souvent la solution pour les faire grandir est de les laisser descendre au fond de leur baril pour qu'ils apprennent à en sortir par eux-mêmes et à prendre leur vie en main.
Pour cela, il faut aimer vraiment, et avoir la foi, qui ne laisse pas d'emprise à la peur.
Nous avons tous la responsabilité de nous-mêmes et de nos comportements dans la vie n'est-ce pas ?
C'est une chose qu'il est important d'apprendre aux enfants : la responsabilité.
On sait tous qu'un parent qui laisse son enfant faire tout ce qu'il veut ne lui rend pas service et l'aime bien mal. En fait il le prépare à un avenir bien sombre.
Il en est de même pour les adultes.
Je ne veux porter aucun jugement sur cette femme en particulier, mais je me questionne sérieusement sur "l'amour" de ceux qui se 'résignent', qui 'subissent', qui 'endurent tout' par "devoir", pour plaire au Seigneur.
A qui pensent-ils vraiment sinon à eux-mêmes ?
Il y a quelque chose qui me hérisse, je le reconnais, dans ces victimes souffreteuses qui sont habitées souvent inconsciemment par l'espoir que leurs souffrances et leur "sacrifice" leur seront crédités pour un bonheur futur, fût-il post-mortem.
Je crois que notre seul devoir en est un d'amour, et qu'il est indépendant du fait que nous souffrons ou non.
Il s'agit d'envisager ce qu'il convient de faire pour aider l'autre et non de tourner autour de soi-même.
D'ailleurs, la psychologie humaine étant bien pouvue d'entourloupettes de tout genre permettant de se protéger soi-même de la gêne face à ses propres faiblesses, il n'est pas rare de voir des "victimes" sanctifier leur "sacrifice" pour couvrir leur insécurité et leur peur d'agir et de poser des gestes concrets. Elles ont peur aussi des responsabilités.
Est-ce que cela aide cet homme de rester près de lui dans ces conditions en acceptant le statu quo ?
Est-ce bon pour les enfants de les laisser vivre dans cette atmosphère malsaine, auprès d'un père aux prises avec des problèmes de santé mentale dont il ne veut plus s'occuper ?
Je crois qu'aimer un adulte, dont son conjoint, c'est lui permettre par notre propre attitude de faire face à ses responsabilités d'homme, de père et d'époux, et de les assumer, et non d'encourager son contraire en valorisant nos "souffrances", tout en prétendant penser à l'autre.
Comme l'expliquait Steph, il ne s'agit pas de divorcer avec fracas dans un esprit de rejet et de vengeance, mais de s'éloigner, si nécessaire, tout en continuant d'aimer l'autre et d'être attentif à ses besoins.
C'est aussi une question de respect, pour l'autre, pour soi-même, et pour les enfants.
Ces situations sont flagrantes aussi dans le cas de parents aux prises avec des enfants adultes et immatures, qui ne cessent de se mettre dans le pétrin en réclamant à chaque fois l'aide de leurs parents (financièrement ou autrement) pour se tirer d'affaire.
Souvent la solution pour les faire grandir est de les laisser descendre au fond de leur baril pour qu'ils apprennent à en sortir par eux-mêmes et à prendre leur vie en main.
Pour cela, il faut aimer vraiment, et avoir la foi, qui ne laisse pas d'emprise à la peur.
-
Isabelle47
- Tribunus plebis

- Messages : 1896
- Inscription : mer. 22 juin 2011, 22:49
Re: Divorce et maladie psychique d'un conjoint
Merci Papillon; je suis d'accord avec vous. Je crois qu'il y a aussi un certain orgueil chez cette personne en plus de la peur de prendre ses responsabilités, le tout dissimulé sous le prétexte de sens du devoir et de dévouement mais, bien sûr, je ne peux pas lui signifier cela aussi abruptement!
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
(Thérèse d'Avila)
(Thérèse d'Avila)
Re: Divorce et maladie psychique d'un conjoint
Chère Isabelle,
J'ai relu ce post... Je demande pardon parce que j'ai réagi (comme trop souvent) avec la sécheresse d'une réponse à une équation... Dire que je n'ai pas pensé à la réalité vécue n'est pas exact, mais j'ai réfléchi surtout sur "un cas", à froid; et ce n'est pas juste. En plus, ça se voit tout de suite, ma réponse est conditionnée par la question du divorce et du re-mariage (qu'on me posait, alors vraiment "en général", sans cas concret, il y a quelques jours)...
J'espère que vous trouverez les mots et attitudes justes qui encourageront un amour responsable qui ne se voile pas la face.
Bonne préparation à Noël!
Steph.
J'ai relu ce post... Je demande pardon parce que j'ai réagi (comme trop souvent) avec la sécheresse d'une réponse à une équation... Dire que je n'ai pas pensé à la réalité vécue n'est pas exact, mais j'ai réfléchi surtout sur "un cas", à froid; et ce n'est pas juste. En plus, ça se voit tout de suite, ma réponse est conditionnée par la question du divorce et du re-mariage (qu'on me posait, alors vraiment "en général", sans cas concret, il y a quelques jours)...
J'espère que vous trouverez les mots et attitudes justes qui encourageront un amour responsable qui ne se voile pas la face.
Bonne préparation à Noël!
Steph.
Stat Crux dum volvitur orbis!
Dic animae meae: “ Salus tua ego sum ” Ps XXXIV 3
Dic animae meae: “ Salus tua ego sum ” Ps XXXIV 3
-
Isabelle47
- Tribunus plebis

- Messages : 1896
- Inscription : mer. 22 juin 2011, 22:49
Re: Divorce et maladie psychique d'un conjoint
Cher Steph,
Ne vous excusez pas; votre réponse m'a été utile et elle correspondait aussi à ce que je demandais : une réponse chrétienne à ce cas assez complexe et générateur de malheur.
Très cordialement,
Isabelle
Ne vous excusez pas; votre réponse m'a été utile et elle correspondait aussi à ce que je demandais : une réponse chrétienne à ce cas assez complexe et générateur de malheur.
Très cordialement,
Isabelle
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
(Thérèse d'Avila)
(Thérèse d'Avila)
Re: Divorce et maladie psychique d'un conjoint
Bonjour,
Premièrement, soyez assuré de mes prières pour cette personne. Cela doit être très difficile de vivre avec quelqu'un d'instable au quotidien. Si la vie commune n'est vraiment plus possible, cette personne peut envisager la séparation de corps. Concrètement, cela signifie changer de lieu d'habitation, le mari conservant le logement actuel. Il est ensuite possible d'organiser des visites avec ou sans les enfants, ou les enfants seuls avec leur père. C'est tout une organisation de vie à élaborer, mais cela peut faire du bien à la famille de respirer un peu.
Les question à poser sont à mon avis les suivantes :
Que pense le mari de la situation actuelle ? D'une possible séparation de corps ? Admet-il qu'il est malade et qu'il a besoin d'être aidé ?
On peut aussi poser les mêmes questions pour elle : accepte-t-elle de l'aide ? Sont-ils isolés ? (je pense que oui, car des personnes dans la détresse le sont en général)
Et dans tous les cas, il serait bien qu'ils puissent être entourés pour suporter ces épreuves. Un groupe de familles pourrait organiser des visites, des invitations à déjeuner, pour chacun d'eux, et si c'est possible avec les deux personnes ensemble.
Bien à vous,
Premièrement, soyez assuré de mes prières pour cette personne. Cela doit être très difficile de vivre avec quelqu'un d'instable au quotidien. Si la vie commune n'est vraiment plus possible, cette personne peut envisager la séparation de corps. Concrètement, cela signifie changer de lieu d'habitation, le mari conservant le logement actuel. Il est ensuite possible d'organiser des visites avec ou sans les enfants, ou les enfants seuls avec leur père. C'est tout une organisation de vie à élaborer, mais cela peut faire du bien à la famille de respirer un peu.
Les question à poser sont à mon avis les suivantes :
Que pense le mari de la situation actuelle ? D'une possible séparation de corps ? Admet-il qu'il est malade et qu'il a besoin d'être aidé ?
On peut aussi poser les mêmes questions pour elle : accepte-t-elle de l'aide ? Sont-ils isolés ? (je pense que oui, car des personnes dans la détresse le sont en général)
Et dans tous les cas, il serait bien qu'ils puissent être entourés pour suporter ces épreuves. Un groupe de familles pourrait organiser des visites, des invitations à déjeuner, pour chacun d'eux, et si c'est possible avec les deux personnes ensemble.
Bien à vous,
Cgs
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.
-
Isabelle47
- Tribunus plebis

- Messages : 1896
- Inscription : mer. 22 juin 2011, 22:49
Re: Divorce et maladie psychique d'un conjoint
Bonsoir,
Je vous remercie très sincèrement d'avoir pris le temps de répondre à la question.
Merci de vos conseils pleins de générosité et de bon sens.
Je vous remercie très sincèrement d'avoir pris le temps de répondre à la question.
Merci de vos conseils pleins de générosité et de bon sens.
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
(Thérèse d'Avila)
(Thérèse d'Avila)
Re: Divorce et maladie psychique d'un conjoint
La séparation ça n'est pas le divorce. Elle devrait au moins prendre cela en considération. Autrement dit, s'il faut, pour sa sécurité et celle des enfants, ne plus vivre en la présence de son mari, ça n'est pas forcément pour autant un divorce.
D'autant que s'il ne veut pas se soigner, c'est aussi lui qui en porte la responsabilité.
(Ce que vous décrivez ressemble à des troubles bipolaires - phases de mutisme, dépression, puis phases d'agression/manie ; il me semble qu'il existe une publication sur les troubles bipolaires dans une optique chrétienne... je vais essayer de retrouver ça...)
D'autant que s'il ne veut pas se soigner, c'est aussi lui qui en porte la responsabilité.
(Ce que vous décrivez ressemble à des troubles bipolaires - phases de mutisme, dépression, puis phases d'agression/manie ; il me semble qu'il existe une publication sur les troubles bipolaires dans une optique chrétienne... je vais essayer de retrouver ça...)
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
[Konrad Lorenz]
“Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.”
[Konrad Lorenz]
Extrait de L'Agression
[Konrad Lorenz]
“Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.”
[Konrad Lorenz]
Extrait de L'Agression
Re: Divorce et maladie psychique d'un conjoint
Bonjour,
Le descriptif évoqué correspondrait peut-être en effet à un trouble de la personnalité, dite bi-polaire ou même "borderline"... En ce cas, le seul problème, mais d'importance, est que souvent les personnes atteintes de dérangements d'ordre psychotique n'en sont pas conscientes. S'il faut dans le cas cité, prier certes, pour que cela atteigne enfin sa conscience afin de prendre des mesures de soins radicales, il faut avant tout se protéger, organiser matériellement sa survie et celle des enfants en prenant le large: souffrir pour se garantir à la fois une image sociale ou affective intacte n'a plus aucun sens, c'est retourner le couteau contre soi-même.
Le descriptif évoqué correspondrait peut-être en effet à un trouble de la personnalité, dite bi-polaire ou même "borderline"... En ce cas, le seul problème, mais d'importance, est que souvent les personnes atteintes de dérangements d'ordre psychotique n'en sont pas conscientes. S'il faut dans le cas cité, prier certes, pour que cela atteigne enfin sa conscience afin de prendre des mesures de soins radicales, il faut avant tout se protéger, organiser matériellement sa survie et celle des enfants en prenant le large: souffrir pour se garantir à la fois une image sociale ou affective intacte n'a plus aucun sens, c'est retourner le couteau contre soi-même.
Re: Divorce et maladie psychique d'un conjoint
Bonjour,
Mais attention. La loi civile n'aide pas, car si la séparation de corps est effective pendant plus de 2 ans, n'importe quel des époux peut requalifier, de droit, la séparation de corps en divorce, sans que l'autre puisse s'y opposer. La situation est donc délicate si l'un des conjoints veut sauver son mariage et pas l'autre (mais bon, dans tous les cas, une telle situation semble difficilement tenir à long terme). Une solution possible : la séparation de corps de fait, non déclarée, comme je le suggérai ci-dessus.
Bien à vous,
Ceci est très important. Distinguer la séparation de corps du divorce est fondamental. Bien des divorces sont prononcés alors qu'une séparation temporaire bien organisée pourrait permettre au couple de tenir. Le réflexe est vraiment, aujourd'hui, de penser tout de suite au divorce, alors qu'une réponse graduée est possible.ti'hamo a écrit :La séparation ça n'est pas le divorce. Elle devrait au moins prendre cela en considération. Autrement dit, s'il faut, pour sa sécurité et celle des enfants, ne plus vivre en la présence de son mari, ça n'est pas forcément pour autant un divorce.
Mais attention. La loi civile n'aide pas, car si la séparation de corps est effective pendant plus de 2 ans, n'importe quel des époux peut requalifier, de droit, la séparation de corps en divorce, sans que l'autre puisse s'y opposer. La situation est donc délicate si l'un des conjoints veut sauver son mariage et pas l'autre (mais bon, dans tous les cas, une telle situation semble difficilement tenir à long terme). Une solution possible : la séparation de corps de fait, non déclarée, comme je le suggérai ci-dessus.
Bien à vous,
Cgs
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.
- Kerniou
- Mater civitatis

- Messages : 5183
- Inscription : mer. 21 oct. 2009, 11:14
- Localisation : Bretagne
Re: Divorce et maladie psychique d'un conjoint
Pourquoi ne pas faire un signalement auprès du procureur de la république pour l'alerter sur le sort d'enfants mineurs en danger ou prendre rendez-vous avec le juge des affaires familiales pour organiser les rencontres et le droit de visites entre le père et ses enfants. Les enfants n'ont pas à être tiraillés ni devenir un enjeu entre les parents. Il arrive que la décision d'un tiers soit plus facile à faire respecter.
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.
-
Isabelle47
- Tribunus plebis

- Messages : 1896
- Inscription : mer. 22 juin 2011, 22:49
Re: Divorce et maladie psychique d'un conjoint
Bonjour,
Je vous remercie sincèrement de votre patience et des conseils.
Je suis totalement en accord avec vous quand vous suggérez une séparation. C'est aussi le conseil que je donne.
Mais il y a, de la part de la personne en question, une forme de "complicité" ou d'aveuglement (et peut-être aussi la peur de prendre ses responsabilités) qui est difficilement compréhensible par quelqu'un doué de bon sens.
Je connais, dans un cadre professionnel, plusieurs personnes présentant ce genre de "trouble de la personnalité": femmes maltraitées, battues, humiliées par leur conjoints et qui demeurent avec lui sans réagir pendant des années.
Il y a en elles une détresse mais surtout une grande confusion mentale: confusion amour/violence, dévouement/masochisme et un sens du devoir complètement dévoyé.
Et il est souvent très long, pour ne pas dire impossible, de leur faire prendre conscience de cette confusion tant elles sont sourdes à tout conseil de bon sens.
Je crois que là, on est dans le mensonge fait à soi-même, même si ce mensonge se fait de manière involontaire et inconsciente.
Ou alors dans un tel manque de repères moraux que tout se brouille et se pervertit, le mal devient un bien.
Il y a aussi, chez certaines, une mésinterprétation du pardon, du don de soi, de l'amour.
Je vous remercie sincèrement de votre patience et des conseils.
Je suis totalement en accord avec vous quand vous suggérez une séparation. C'est aussi le conseil que je donne.
Mais il y a, de la part de la personne en question, une forme de "complicité" ou d'aveuglement (et peut-être aussi la peur de prendre ses responsabilités) qui est difficilement compréhensible par quelqu'un doué de bon sens.
Je connais, dans un cadre professionnel, plusieurs personnes présentant ce genre de "trouble de la personnalité": femmes maltraitées, battues, humiliées par leur conjoints et qui demeurent avec lui sans réagir pendant des années.
Il y a en elles une détresse mais surtout une grande confusion mentale: confusion amour/violence, dévouement/masochisme et un sens du devoir complètement dévoyé.
Et il est souvent très long, pour ne pas dire impossible, de leur faire prendre conscience de cette confusion tant elles sont sourdes à tout conseil de bon sens.
Je crois que là, on est dans le mensonge fait à soi-même, même si ce mensonge se fait de manière involontaire et inconsciente.
Ou alors dans un tel manque de repères moraux que tout se brouille et se pervertit, le mal devient un bien.
Il y a aussi, chez certaines, une mésinterprétation du pardon, du don de soi, de l'amour.
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
(Thérèse d'Avila)
(Thérèse d'Avila)
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Google [Bot] et 17 invités


