Et surtout, que signifie "ne pas avoir peur d'être catholique" ? Est-ce simplement le fait d'afficher son appartenance à un groupe connoté également sociologiquement (français de souche, issu de famille catholique, résidant dans des lieux plutôt préservés -banlieues "propres", villes de province sans gros problèmes, et avec un niveau socioculturel élevé) ; est-ce promouvoir des valeurs que l'on croit être les bonnes (par éducation surtout) ; ou est-ce simplement suivre le Christ dans sa vie de tous les jours : aider les pauvres, être au service, montrer sa joie d'être aimé de Dieu, aimer son prochain, aimer ses ennemis, promouvoir la vie simplement, être apôtre de la douceur et de la tempérance, etc...
Parce que l'on peut être fiers d'être catholiques non pas à cause du Christ mais à cause du milieu duquel on est issu. Par expérience, et en tant que convertie, ce sont les jeunes issues de familles catholiques respectables qui me freinaient dans mon envie de suivre le Christ. A l'aumônerie du lycée puis de l'université, ils ne parlaient que du préservatif, de la virginité, de la dernière encyclique, et bizarrement, jamais de l'Amour de Dieu ni de l'amour du prochain d'ailleurs. Il y avait une réelle obsession pour la pureté et la virginité, comme si l'Evangile se résumait à ces deux points. Heureusement, pour me faire courir, il y a eu les moines de l'Abbaye de Sénanque (je faisais les visites guidées l'été) : le seul endroit -avec d'autres monastères, où on parlait de l'essentiel : l'amour de Dieu comme moteur de nos vies, la Résurrection du Christ, l'amour de Jésus pour l'Humanité, l'Eucharistie...
Cela ne sert à rien d'être fiers tous seuls, en rejetant ceux qui ne croient pas, ou ceux qui ne vivent pas comme nous.
Bref, pas de facebook mais de l'Amour en action, ce serait mieux.
Fraternellement, en Jésus et par Marie
Cécile
PS : en 1997 à Paris, j'ai été réellement étonnée de la différence entre les catholiques français et les autres. Je nous trouvais très très "coincés" par rapport aux Brésiliens qui campaient à côté de nous... donc ma remarque ci-dessus ne concerne que la France dont le catholicisme est sociologiquement et politiquement très marqué.