Mettez-vous à l’école de mon cœur !

« J'enlèverai votre cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. » (Ez 36.26)
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PriereUniverselle
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Mettez-vous à l’école de mon cœur !

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Mettez-vous à l’école de mon cœur !

Il n’y a pas de mal à vouloir connaître la vérité.

Quand Jésus déclare « Père, je proclame ta louange. Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits », il ne condamne donc pas l’intelligence. Ce qu’il condamne, c’est l’intelligence suffisante, trop sûre d’elle même, satisfaite d’elle-même ; ce que Jésus dénonce, c’est l’intelligence qui se gausse de la foi.

Pour lui, à force de vouloir tout comprendre, la raison risque de croire qu’elle sait tout. Or la raison ne sait pas tout ; elle est limitée car ce qui habite au plus profond de notre être est toujours un mystère.

Mystère qui se découvre, se dévoile, se révèle à ceux qui reconnaissent leurs limites, qui savent se faire petits.

En somme, ce que Jésus critique, dans l’évangile de ce jour, c’est la raison enfermée sur elle-même. Cet enfermement sur soi, l’apôtre Paul l’appelle la chair par opposition à l’esprit qui est ouverture, mouvement, envol vers un ailleurs à l’instar du vent qui souffle où il veut et dont nous ne savons pas d’où il vient ni où il va (Jn 3, 8).

Si les tout-petits sont cités en exemple, c’est précisément parce qu’ils se sont ouverts à la prédication de Jésus, parce qu’ils ont fait preuve d’humilité, parce qu’ils ont choisi la non-puissance qui n’a rien à voir avec l’impuissance.

Ce qui caractérise en effet les tout-petits, c’est la non-puissance. Tout-petits, c’est-à-dire lorsque nous n’avons pas encore accumulé de connaissances, de possessions matérielles et de relations sociales, nous sommes dépourvus de pouvoir.

Dès que nous devenons adultes, nous voulons exercer pouvoir et contrôle sur nos propres vies, sur les autres personnes, sur les choses matérielles, et parfois même sur Dieu.

Jésus nous appelle à faire le choix de la non-puissance dans un monde assoiffé de puissance. Une non puissance dont il donne l’exemple, dans la première lecture tirée du livre de Zacharie, en venant monté non pas sur un cheval comme un roi puissant mais sur un petit âne. « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau. »

Par fardeau nous devons entendre non seulement ce qui nous pèse et nous fait souffrir sur le plan physique et moral (infirmités, dépression, déceptions, chômage, solitude, etc.) mais aussi toutes ces prescriptions légalistes et méticuleuses dont on charge les petites gens comme les pharisiens savaient le faire alors qu’eux-mêmes ne remuaient pas ces lourds fardeaux du petit doigt (Mt 23, 4).

Le Christ nous invite aujourd’hui à poser notre fardeau en lui, Nos inquiétudes et peurs du lendemain ; nos espoirs déçus et nos désillusions, nos doutes et nos incertitudes, nos échecs et nos expériences douloureuses tant dans notre vie professionnelles que sentimentales. Pouvons-nous lui faire confiance ?

Oui, parce qu’il a pris tous nos fardeaux sur la croix, parce qu’il a accepté de « traverser avec nous toutes les Mers rouges que nous avons à franchir », parce qu’il « vient faire jaillir la vie là où voudrait régner la mort » (Marcel Domergue), parce qu’il a promis sa force à tous ceux qui sont fatigués, affligés, éprouvés ou accablés.

A vous et à moi, le Christ nous le redit ce matin =

- Mettez-vous à l’école de mon cœur et devenez mes disciples,
- Laissez mon cœur toucher votre misère, atteindre votre abîme,
- Laissez-vous transpercer par ma miséricorde, pour vous ouvrir et offrir un espace de liberté, d’amour authentique afin de vous conduire au bonheur sans fin aujourd’hui, demain, après demain et dans les siècles des siècles.

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