Comme il est normal de ne point arriver les mains vides, je souhaiterais vous soumettre ce petit dossier, fort à propos en ce temps de Carême.
http://blog-dominique.autie.intexte.net ... rre_barbetDominique Autié a écrit :Durant l'entre-deux-guerres, Pierre Barbet (1884-1961) fut chirurgien à l'hôpital Saint-Joseph de Paris. Il est au nombre des médecins que les clichés photographiques pris du Suaire de Turin – par Secondo Pia en 1898, par le commandeur Enrie durant l'ostension de 1931 – ont, intimement, mis à la question.
[...]Toujours, les médecins m'ont paru les plus crédibles devant le cas clinique de l'homme du Suaire. C'est leur métier de l'être. En raison de la foi ardente dont il témoigne, Pierre Barbet n'est pas le moins attachant.
Son ouvrage La Passion de Jésus-Christ selon le chirurgien, édité aux éditions Apostolat des éditions/Éditions Paulines en 1965, obtint en son temps l'imprimatur et le nihil obstat. Sa treizième édition date de 2005.
le docteur Pierre Barbet a écrit :On sait que les tissus ne meurent que peu à peu après le dernier soupir ; pendant plus ou moins longtemps, les muscles et les nerfs réagissent encore aux excitations électriques et même mécaniques ; nous verrons que cela n'a pas été inutile. Somme toute, mes expériences ont porté, étant faites aussitôt après l'amputation du bras, sur des mains réellement vivantes, mis à part la circulation du sang.
Au bras qu'il venait d'amputer, Pierre Barbet suspendait un poids d'une quarantaine de kilos, non sans avoir rappelé, dans le récit qu'il rédige de l'expérience, la formule mathématique qui permet de calculer la décompositions d'un poids en deux forces symétriques obliques. L'enjeu était d'étayer la thèse selon laquelle les clous des mains n'avaient pas été plantés dans la paume, mais dans le poignet. L'angulation des bras comptait pour l'autre thèse que défendait Pierre Barbet, la mort par asphyxie.
A suivre...La crucifiction du cadavre marque, dans le livre de Pierre Barbet, l'entrée en scène d'un autre protagoniste, lui aussi médecin, lui aussi croyant, mais également sculpteur : Charles Villandre. Barbet précise que son collègue et ami avait déjà modelé son crucifix, conforme aux données anatomiques fournies par le Suaire et vérifiées par les expériences de Pierre Barbet, quand tous deux se retrouvèrent dans les sous-sols de Saint-Joseph. Barbet cloue. Villandre cliche.


