Je ne connais pas bien la raison pour laquelle la tiare fut abandonnée. Pourriez-vous m'éclairer à ce propos. Son usage paraissait-il trop désuet (comme la chaise à porteur par exemple) ?
Bisdent
Je maintiendrai l'honneur, la foy, la loi de Dieu, du Roy, de mes amis et moy.
le bon Seb a écrit :
alors que la tiare représente le pouvoir temporel (la tiare n'est ni plus ni moins qu'une couronne royale) la mitre représente le pouvoir spirituel (la mitre est la coiffe propre de l'évêque). En remplaçant la tiare par la mitre le Pape avait voulu marquer quelle serait l'orientation de sa "politique".
Merci. Doit-on en conclure une nouvelle orientation du pontificat ?
il s'agit d'une erreur. La tiare ne remplace absolument pas la mitre.
(Résumé pour ceux qui ne parlent pas anglais : la draperie (est-ce le bon mot ?) sur laquelle la mitre a été remplacée par la tiare est un cadeau que le Pape a utilisé en une seule occasion pour être poli et/ou parce qu'il n'avait pas remarqué la substitution. Dans toutes ses apparitions suivantes, la mitre a été réutilisée. Si la draperie-cadeau est un jour ré-utilisée, elle sera même modifiée pour que la mitre ré-apparaisse)
Pour la même symbolique, vous avez les deux clefs, d'or et d'argent qui symbolisent les clefs de Saint Pierre, celle de la Cité terrestre et celle de la Cité céleste.
« N'ayez pas peur ! » (365 occurrences dans les Écritures)
Voilà les armoiries officielles du pape Benoit XVI (à droite) et Jean Paul II à gauche.
J'ai eu récemment une belle interprétation de ses armoiries. Contrairement à Jean Paul II (ci contre), Benoît XVI a fait le choix de supprimer la triaire des armoiries (présente jusqu'à lui) et de prendre la mitre, symbole de son épiscopat de Rome. Il conserve les clefs, symbole de la charge de Saint Pierre. Et on pourra remarquer la sorte d'étole, dont j'ai oublié le nom, qui est présente ici en signe justement de collégialité en communion avec les autres évêques. Benoit XVI est un théologien, il est d'une grande finesse dans sa pensée et son fonctionnement. Il ne faut pas le penser en Pansezkardinal tel qu'il a pu l'être à la Doctrine de la foi (où il se devait être dur, c'était son job).
“Tu ne dois pas t’imaginer que je suis malheureux: je ne le serais plus jamais”