Note de fin de journée
Publié : mer. 09 déc. 2009, 18:47
Comment fait-on pour être "prêt" pour Noël ? Seigneur, donnez-nous la réponse, à chacun(e) selon la parole d'Isaïe que Jean le Baptiste rappelait aux Juifs: "Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les routes déformées seront aplanies !" Jean prêchait la repentance, mais moi je me sens poussé à demander un surcroît de douceur, de tendresse et de miséricorde. Car l'hiver semble m'avoir refroidi le coeur, le manque de lumière semble donner du poids aux ténèbres...
Ah, mais il y a eu l'incident de ce midi ! Il y avait là une étudiante en jean délavé qui "fouinait" dans mon présentoir où j'empile les invendus de livres de poche à 1 euro/pièce... sans arriver à les vendre. Ses copains de classe étaient là aussi et la taquinaient à leur manière. Elle leur rétorquait : "Vous dîtes que vous ne savez pas lire, et vous vous en vantez !" J'entendais cela depuis mon bureau, le regard tourné ailleurs (presque toujours sur cet écran), mais cette réponse a fait rejaillir un peu en moi l'enthousiasme des débuts. Et puis, hop, il était l'heure du repas de midi, et en deux temps, trois mouvements, j'ai rentré mes présentoirs.
Entre-temps, la fille avait rejoint ses copains. Je rentre le grand meuble à roulettes et en regardant ces rangées de livres de poche, je me dis : tiens, il faudrait soutenir l'effort de cette avocate de la lecture. Alors, j'ai cherché moi-même et je suis tombé sur un Bernanos que j'avais trouvé vraiment très difficile à lire. C'est : "La Joie"... Je regarde si ne je vois rien d'un peu plus "souple" mais de même qualité - et je ne vois rien. Quoi qu'il en soit, sans que j'y ai vraiment réfléchi, je me suis dirigé vers la sortie et, en passant devant le peit groupe, j'ai lancé: "C'est bien vous qui cherchiez un livre ? En voici un, il est difficile, mais je crois qu'il est pour vous !" Et puis, en riant "Non, non, inutile de payer, c'est une façon que j'ai de récompenser la défense de la cause de la lecture !"
Cela, oui, Seigneur, c'est un peu de Noël qui vient en ce temps barbare pour me réveiller le coeur et lui rendre le goût du don. Dans la rue, comme je marchais vers la brasserie, m'est revenu ce chant qui disait: tout vient de toi, Ô Père très bon, nous t'offrons les merveilles de ton Amour !"
Encore un peu et j'aurais oublié cet "accident de bonheur"...
Ah, mais il y a eu l'incident de ce midi ! Il y avait là une étudiante en jean délavé qui "fouinait" dans mon présentoir où j'empile les invendus de livres de poche à 1 euro/pièce... sans arriver à les vendre. Ses copains de classe étaient là aussi et la taquinaient à leur manière. Elle leur rétorquait : "Vous dîtes que vous ne savez pas lire, et vous vous en vantez !" J'entendais cela depuis mon bureau, le regard tourné ailleurs (presque toujours sur cet écran), mais cette réponse a fait rejaillir un peu en moi l'enthousiasme des débuts. Et puis, hop, il était l'heure du repas de midi, et en deux temps, trois mouvements, j'ai rentré mes présentoirs.
Entre-temps, la fille avait rejoint ses copains. Je rentre le grand meuble à roulettes et en regardant ces rangées de livres de poche, je me dis : tiens, il faudrait soutenir l'effort de cette avocate de la lecture. Alors, j'ai cherché moi-même et je suis tombé sur un Bernanos que j'avais trouvé vraiment très difficile à lire. C'est : "La Joie"... Je regarde si ne je vois rien d'un peu plus "souple" mais de même qualité - et je ne vois rien. Quoi qu'il en soit, sans que j'y ai vraiment réfléchi, je me suis dirigé vers la sortie et, en passant devant le peit groupe, j'ai lancé: "C'est bien vous qui cherchiez un livre ? En voici un, il est difficile, mais je crois qu'il est pour vous !" Et puis, en riant "Non, non, inutile de payer, c'est une façon que j'ai de récompenser la défense de la cause de la lecture !"
Cela, oui, Seigneur, c'est un peu de Noël qui vient en ce temps barbare pour me réveiller le coeur et lui rendre le goût du don. Dans la rue, comme je marchais vers la brasserie, m'est revenu ce chant qui disait: tout vient de toi, Ô Père très bon, nous t'offrons les merveilles de ton Amour !"
Encore un peu et j'aurais oublié cet "accident de bonheur"...