Tendre sollicitude

« J'enlèverai votre cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. » (Ez 36.26)
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ancilla
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Tendre sollicitude

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Tendre sollicitude
Souvenez-vous des paroles du Seigneur Jésus qui Lui-même a dit :

« Les cheveux même de votre tête sont tous comptés » (Matt. 10:30).





Quelle parole que celle-là ! Quoi ? Dieu prend garde à tout ce qui vous concerne, il compte vos cheveux mêmes ! Rien ne peut arriver par hasard ou par accident. Rien ne peut échapper à son regard ; la chute de la feuille dans la forêt, le vol de l’insecte éphémère, les anges qui parcourent le ciel, les mondes qui gravitent dans l’espace, tout est également vu de Dieu. L’homme appelle les choses de la terre « grandes » ou « petites », selon son appréciation bornée ; mais Dieu ne connaît pas de telles distinctions.

Et qu’il est surtout consolant de penser à sa tendre sollicitude envers son peuple, auquel il mesure lui-même sa part de joies et de douleurs ! Douceurs ou amertumes, tout nous est également dispensé par notre Père. Pas « une nuit de misère » qui ne soit « ordonnée » de lui (Job 7:3), pas une douleur, pas une larme qui ne lui soit connue.

Ce que nous appelons des voies ténébreuses ne sont que les manifestations de sa fidélité immuable. L’homme peut se tromper ; ses voies sont tortueuses, mais la voie du Dieu fort est parfaite. Il met mes larmes dans ses vaisseaux ; ses bras miséricordieux s’étendent sur moi et m’enveloppent ; il me garde « comme la prunelle de son œil » ; il me « porte comme un homme porte son fils ».

Lorsque je cherche à lire dans l’avenir, je n’y entrevois peut-être qu’incertitude, mystère ou épreuve ; mais qu’importe ? j’ai mis en Dieu ma confiance, je sais que tout ce qui me concerne est voulu de lui. Les dangers qui me menacent, il peut m’en délivrer, les labyrinthes de difficultés où je m’égare s’expliqueront un jour, grâce à sa miséricordieuse providence : « Il garde les pieds de ses bien-aimés ». Il ne tombera pas un cheveu de leur tête sans sa permission. Tantôt il nous conduit par des chemins obscurs, tantôt par des voies douloureuses, le plus souvent par des sentiers détournés que nous n’aurions pas choisis nous-mêmes ; mais il nous conduit toujours avec sagesse et compassion, et quelque fatigante, pénible et raboteuse que soit la route par laquelle il nous fait passer, soyons assurés qu’elle est bonne, — bien plus, qu’elle est la seule bonne, la seule qui pût s’accorder avec une volonté pleine d’amour et de sagesse. « Rien, disait un chrétien distingué, n’affermit l’âme au milieu des vicissitudes et du bruit des choses présentes comme de jeter un regard au-dessus et un autre au-delà de ces choses : au-dessus, c’est-à-dire à la main sûre et paternelle qui dirige tout ; au-delà, c’est-à-dire au but glorieux et réjouissant vers lequel cette même main nous conduit ».

« Le grand Conseiller, dit un autre auteur chrétien [Thomas Brooks], s’enveloppe de nuées et d’obscurité, nous appelant à le suivre, au moindre signe, à travers ces nuages, et nous promettant de l’autre côté de l’horizon un soleil éternel et sans ombre de changement ».

Oui, c’est de « cet autre côté », ô Jésus, que nous saurons comment les vents, si rudes en apparence, de la vie, ont poussé nos barques vers le port désiré. Je puis donc te remettre mon âme en toute confiance comme à mon Créateur. Tu t’es donné toi-même pour moi ! Cette preuve si immense de ton amour me garantit que tu me donneras toutes les autres bénédictions dont je pourrai avoir besoin. — Oh ! quelle douce pensée ! Quoi ? mes épreuves sont toutes comptées par Celui qui s’appelle l’Homme de douleurs ! mes pleurs sont connus de Celui qui répandit premièrement ses larmes, puis son sang pour moi ! Il ne m’imposera pas de fardeau inutile, il n’exigera pas de sacrifices superflus. Non, de même qu’il n’y a pas eu une goutte de trop dans la coupe de ses propres souffrances, de même il n’y en aura pas une de trop dans le calice de chacun de ses bien-aimés : « Voici, qu’il me tue, j’espérerai en lui » (Job 13:15)



« Car Lui-même a dit : Je ne te laisserai point et je ne t’abandonnerai point » (Héb. 13:5).



« Il est bon pour moi que j’aie été affligé » (Ps. 119:71).

Source :parole de Jésus.org

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