Ca fait des jours que je cours après le temps, en espérant pouvoir en grappiller une miette en vue de contribuer un minimum à cette discussion.
Le sondage porte, si j'ai bien compris, sur la question de l'apparition de l'Homme dans l'histoire (dans le monde physique).
Il est bon de reprendre, après Humani Generis (de Pie XII), ce discours de Jean-Paul II devant l'académie pontificale des sciences. Notamment ce passage :
Ce qui me semble important, pour respecter l'insistance de Pie XII sur l'extrême prudence dont il faut faire preuve dans notre recherche sur les origines physiques de l'Homme, c'est de se fonder sur une recherche du sens. Ainsi que nous le rappelle Benoit XVI en 2007 :Jean-Paul II a écrit :4. Compte tenu de l'état des recherches scientifiques à l'époque et aussi des exigences propres de la théologie, l'encyclique « Humani Generis » considérait la doctrine de l'« évolutionnisme » comme une hypothèse sérieuse, digne d'une investigation et d'une réflexion approfondies à l'égal de l'hypothèse opposée. Pie XII ajoutait deux conditions d'ordre méthodologique: qu'on n'adopte pas cette opinion comme s'il s'agissait d'une doctrine certaine et démontrée et comme si on pouvait faire totalement abstraction de la Révélation à propos des questions qu'elle soulève. Il énonçait également la condition à laquelle cette opinion était compatible avec la foi chrétienne, point sur lequel je reviendrai.
Aujourd'hui, près d'un demi-siècle après la parution de l'encyclique, de nouvelles connaissances conduisent à reconnaître dans la théorie de l'évolution plus qu'une hypothèse. Il est en effet remarquable que cette théorie se soit progressivement imposée à l'esprit des chercheurs, à la suite d'une série de découvertes faites dans diverses disciplines du savoir. La convergence, nullement recherchée ou provoquée, des résultats de travaux menés indépendamment les uns des autres, constitue par elle même un argument significatif en faveur de cette théorie.
Quelle est la portée d'une semblable théorie? Aborder cette question, c'est entrer dans le champ de l'épistémologie. Une théorie est une élaboration métascientifique, distincte des résultats de l'observation mais qui leur est homogène. Grâce à elle, un ensemble de données et de faits indépendants entre eux peuvent être reliés et interprétés dans une explication unitive. La théorie prouve sa validité dans la mesure où elle est susceptible d'être vérifiée; elle est constamment mesurée au niveau des faits; là où elle cesse de pouvoir rendre compte de ceux-ci, elle manifeste ses limites et son inadaptation. Elle doit alors être repensée.
En outre, l'élaboration d'une théorie comme celle de l'évolution, tout en obéissant à l'exigence d'homogénéité avec les données de l'observation, emprunte certaines notions à la philosophie de la nature.
Et, à vrai dire, plus que de la théorie de l'évolution, il convient de parler des théories de l'évolution. Cette pluralité tient, d'une part, à la diversité des explications qui ont été proposées du mécanisme de l'évolution et, d'autre part, aux diverses philosophies auxquelles on se réfère. Il existe ainsi des lectures matérialistes et réductionnistes et des lectures spiritualistes. Le jugement ici est de la compétence propre de la philosophie et, au delà, de la théologie.
5. Le Magistère de l'Église est directement intéressé par la question de l'évolution, car celle-ci touche la conception de l'homme, dont la Révélation nous apprend qu'il a été créé à l'image et à la ressemblance de Dieu. La Constitution conciliaire « Gaudium et Spes » a magnifiquement exposé cette doctrine, qui est un des axes de la pensée chrétienne. Elle a rappelé que l'homme est « la seule créature sur terre que Dieu a voulue pour elle-même ». En d'autres termes, l'individu humain ne saurait être subordonné comme un pur moyen ou un pur instrument ni à l'espèce ni à la société; il a valeur pour lui-même. Il est une personne. Par son intelligence et sa volonté, il est capable d'entrer en relation de communion, de solidarité et de don de soi avec son semblable. Saint Thomas observe que la ressemblance de l'homme avec Dieu réside spécialement dans son intelligence spéculative, car sa relation avec l'objet de sa connaissance ressemble à la relation que Dieu entretient avec son œuvre. Mais, plus encore, l'homme est appelé à entrer dans une relation de connaissance et d'amour avec Dieu lui-même, relation qui trouvera son plein épanouissement au-delà du temps, dans l'éternité. Dans le mystère du Christ ressuscité nous sont révélées toute la profondeur et toute la grandeur de cette vocation. C'est en vertu de son âme spirituelle que la personne tout entière jusque dans son corps possède une telle dignité. Pie XII avait souligné ce point essentiel: si le corps humain tient son origine de la matière vivante qui lui préexiste, l'âme spirituelle est immédiatement créée par Dieu « animas enim a Deo immediate creari catholica fides nos retinere iubet »
C'est ainsi qu'on n'est pas libre, au regard de la foi chrétienne, de réfuter le monogénisme, au risque de pervertir totalement le sens de la divine révélation. De même, et comme l'a fait Christophe, une certaine approche évolutionniste a du sens en ce qu'elle s'accorde avec l'idée que (je cite) :Benoit XVI a écrit :Je vois actuellement en Allemagne, mais aussi aux Etats-Unis, un débat assez vif entre ce qu'on appelle le créationnisme et l'évolutionnisme, présentés comme s'ils étaient des alternatives qui s'excluent: celui qui croit dans le Créateur ne pourrait pas penser à l'évolution et celui qui en revanche affirme l'évolution devrait exclure Dieu. Cette opposition est une absurdité parce que, d'un côté, il existe de nombreuses preuves scientifiques en faveur d'une évolution qui apparaît comme une réalité que nous devons voir et qui enrichit notre connaissance de la vie et de l'être comme tel. Mais la doctrine de l'évolution ne répond pas à toutes les questions et surtout, elle ne répond pas à la grande question philosophique: d'où vient toute chose? et comment le tout s'engage-t-il sur un chemin qui arrive finalement à l'homme? Il me semble très important et c'est également cela que je voulais dire à Ratisbonne dans ma Conférence, que la raison s'ouvre davantage, qu'elle considère bien sûr ces éléments, mais qu'elle voit également qu'ils ne sont pas suffisants pour expliquer toute la réalité. Cela n'est pas suffisant, notre raison est plus ample et on peut voir également que notre raison n'est pas en fin de compte quelque chose d'irrationnel, un produit de l'irrationalité, mais que la raison précède toute chose, la raison créatrice, et que nous sommes réellement le reflet de la raison créatrice. Nous sommes pensés et voulus et, donc, il existe une idée qui me précède, un sens qui me précède et que je dois découvrir, suivre et qui donne en fin de compte un sens à ma vie. Cela me semble le premier point: découvrir que mon être est réellement raisonnable, qu'il est pensé, qu'il a un sens et que ma grande mission est de découvrir ce sens, le vivre et donner ainsi un nouvel élément à la grande harmonie cosmique pensée par le Créateur.
Par ailleurs, je voudrais alerter sur le fait qu'il me semble incorrect de réfléchir à l'apparition de la vie sur terre, dans la mesure où la Vie procède du Dieu vivant, qu'elle existe de toute éternité, et que donc elle précède même la création de la terre. La vie n'est pas apparue sur terre, mais c'est bien la terre qui a été créée par la vie.Christophe a écrit :L'acte créateur de Dieu est quelque chose de continu dans l'Histoire : c'est le Créateur qui nous maintient continuellement dans l'existence. Et l'acte créateur initial n'achève pas la Création qui est un processus permanent.
Comme le souligne Pie XII (et ses successeurs), l'évolution et l'histoire ne peuvent concerner que le corps de l'homme. La création de l'Homme dans sa dignité, la création de son âme, est hors de l'histoire. Elle est immédiate, et si on la reconnait dans l'histoire ce ne peut être qu'au signe de la conception de l'être vivant qui reçoit cette âme.
Ainsi, je voudrais bien inviter à réfléchir sur l'analogie entre phylogenèse et ontogenèse, encore une fois. Par la foi catholique, nous confessons qu'un fils d'Adam reçoit sa dignité d'être humain dès sa conception. La cellule formée d'un ovule fécondé par un spermatozoïde est déjà un être humain à part entière. La conception de cet être, point de rencontre mystérieux entre le hors-temps de Dieu et le temps des hommes, correspond immédiatement à la création de son âme, et à l'incarnation de cette âme dans le corps conçu.
1/ Il apparait que la dignité humaine, si elle peut se distinguer de l'animal en ce qu'elle concerne un être doté d'une intelligence spéculative (cf. St Thomas d'Aquin), doté d'une volonté propre, et voulu pour lui-même, libre et à l'image de Dieu, tout cela ne dépend pas des accidents de l'histoire qui font notamment que l'être en question aura physiquement une phase de sa vie où il ne sera physiquement qu'un amas de cellules, incapable de langage, et peut-être même de conscience ou de cette intelligence toute particulière qu'il a reçut de Dieu. L'être humain embryonnaire peut même, on ne le sait que trop bien, venir à mourir au plus proche de sa conception, et donc n'avoir jamais connu les capacités que nous reconnaissons à un être humain. Dès lors, rien n'oblige à penser que l'Homme se définisse, et donc se reconnaisse dans l'histoire, comme un être vivant doté d'un certain nombre de facultés le distinguant des autres êtres vivants.
Pourtant nous savons que ce premier homme a pêché, qu'il a chuté, etc...
Si on met de côté le problème du péché originel pour l'instant, rien n'empêche que le premier homme et la première femme fussent des êtres vivants ayant pleinement la dignité humaine, mais dont le corps soit à un stade tout à fait embryonnaire de l'évolution. Le monogénisme, toujours selon l'hypothèse que le péché originel ne requiert pas, à son origine, un corps humain tel que nous le connaissons (ou même un peu moins évolué), et peut très bien s'accorder de ce qu'une cellule vivante "Adam" ait reçu la plénitude de la dignité humaine, qui engendra une seconde cellule par division cellulaire, par exemple.
Le problème de cette hypothèse c'est qu'il nous est vraiment très difficile de penser la possibilité du péché originel de la part d'une créature, quoique potentiellement douée d'une volonté libre, si elle est incapable de l'exercer. En outre, il devient très très difficile d'expliquer la génération des patriarches d'Adam à Noé et de Noé à Abraham.
Mais c'est là qu'il faut se rappeler qu'en amont du péché originel, l'Homme ne connait pas la mort, que son corps, à l'instar de l'homme ressuscité, est incorruptible. On peut donc penser que cette seule cellule, divisée en deux êtres vivants (Adam et Eve) aient évolué durant peut-être des millions d'années sans jamais connaitre la mort, comme un embryon devient un foetus, puis un enfant et enfin un adulte. Et que c'est seulement parvenu à l'âge adulte de son évolution, peut-être il y a seulement 6000 ans, peut-être plus, que ce premier et seul vrai homme et cette première et seule vraie femme ont péché pour la première fois, qu'ils ont chuté, et qu'à partir de là ont été soumis à l'entropie, leur corps à la corruption, et qu'ils furent donc soumis à la mort.
On dira certainement que ces deux cellules souches, Adam et Eve, auraient eu avant le péché, des milliards de raisons et d'occasion de se reproduire et d'engendrer une lignée innombrable. Sauf que le fait d'engendrer ressort de la nécessité de transmettre la vie, nécessité absente dès lors qu'on est immortel. Le fait que l'Homme se fasse lignée humaine découle directement de sa soumission à la mort, et donc d'un autre mode de manifestation de la Vie éternelle donnée par Dieu que l'immortalité, c'est-à-dire l'engendrement ou la fécondité.
Voilà une hypothèse qui permet d'envisager le péché originel DANS l'histoire.
2/ Une autre théorie pourrait être fondée sur l'hypothèse que le temps (l'histoire) commence avec la chute, et que l'Homme en tant qu'immortel, avant sa chute, appartient à l'aveum, et que l'espace-temps physique n'existe pas en dehors du règne de la chute. Cela collerait avec l'idée que le monde physique a essentiellement vocation à faire du sens (créé par le Verbe), que donc chaque atome de ce monde participe d'un signe donné à l'homme pour son salut. Dès lors on ne peut comprendre la nécessité du monde physique (et de l'incarnation de Dieu dans ce monde physique) que pour le salut de l'homme. En dehors de cela, on peut déduire que le monde physique n'a pas de nécessité d'être et donc qu'il n'est pas. Cela justifie aussi la vie sacramentelle, en laquelle nous formalisons dans le temps et l'espace (monde visible) une réalité invisible, dans l'espérance que nous appartenions pleinement, au jour de la résurrection, à ce monde auquel la liturgie et la vie sacramentelle nous prépare et avec lequel elle nous met en contact.
Bien sur on pourra dire que le texte de la genèse décrit bien la création d'un Homme, formé de la glaise de la terre, qui laisse penser à une véritable incarnation dans le monde physique. Mais le problème c'est qu'on fait en français un assez lourd contre-sens, et en fait de glaise, le mot hébreu décrit de la poussière, une matière dont le sens direct décrit légèreté et volatilité. En cela, et pour tout un tas d'autres raisons dont l'exégèse serait trop longue à faire ici, la création décrite dans la genèse en six jours nous laisse penser surtout qu'il est question du processus de création de l'essence humaine (Bereshit = Au commencement = Dans le principe). Son corps fait-il parti de cette création telle qu'elle est décrite dans le premier chapitre de la Genèse ? Je réponds oui si nous parlons du corps tel qu'il est dans sa gloire, tel que celui de Jésus au-delà de son ascension, ou tel que celui de Marie au-delà de son assomption. Et nous savons que c'est de toute façon tel qu'il fut créé. Nous savons par ailleurs que ce corps ne requiert pas l'espace temps en ce monde pour exister.
D'autant que si c'est le corps qu'il nous appartient de sauver, n'oublions pas que le récit de la création fait parti de la Révélation. Il n'est pas la création, mais parle de la création. En cela il répond à un besoin. Et si c'est bien notre corps qu'il faut sauver de la corruption, ce corps que Jésus nous montrera enfin ressuscité, alors c'est bien sur le corps qu'il nous faut une Révélation divine. Ce qui explique que "Dans le principe" la genèse débute par la lettre Beth, la maison, cette maison/temple que Jésus ne cessera d'assimiler par analogie au corps, et qu'après lui Saint Paul l'ayant tout à fait compris enseignera encore que le corps est le temple de l'esprit. Cette analogie entre le corps et la maison ou le temple est de toute façon assez répétée dans la Révélation. Pour "reconstruire ce temple", il faudra une révélation millénaire, au coeur de l'histoire, comme pour en donner à l'homme les plans (la Torah), et il faudra encore en montrer le prototype parfaitement accompli en Jésus Christ. C'est encore la raison de ce que l'un des plus grands commandement, celui sur le Shabbat, parfaitement accompli par Jésus, porte à la sacralisation du corps, par l'interdit du travail (c'est-à-dire l'interdit d'instrumentaliser le corps). Bref, tout ça pour dire que tout nous enseigne que nous sommes appelé à la résurrection, et comme ça n'a rien d'une nouveauté, on peut dire que je m'égare en bavardages.
Si le temps commence au moment de la chute, on peut penser que la manifestation vivante du premier Adam dans l'histoire nait, comme dans la première hypothèse, au stade embryonnaire de son corps corruptible comme au stade embryonnaire de l'humanité il y aurait plusieurs millions d'années. On peut l'envisager comme une cellule. Idem Eve qui, rappelons-le, est déjà créée au moment de la chute. On peut alors concevoir que dans le monde naissent deux cellules pleinement investies de la dignité humaine, et qui vont se reproduire et peupler la terre.
Simplement cette hypothèse rend assez difficile l'interprétation des générations de patriarches, notamment le chapitre 5, à moins d'y lire dans la succession des âges et des générations, des stades entiers de l'évolution du vivant, partant d'une première cellule humaine à une forme assez évoluée. Il faut encore interpréter l'événement du déluge, etc... Tout cela, si on aborde la question avec un tout petit peu d'ethnologie, demeure assez improbable dans le sens où on conçoit mal qu'un récit mythique de cette nature très "scientifique" et très moderne, eut put être conçue du temps de Moïse.
3/ Cette approche ethnologique du récit nous impose d'envisager que le récit mosaïque du temps des patriarches soit, soit purement hors de l'histoire, soit corresponde à une histoire à l'échelle de la mémoire des hommes (au contraire d'un modèle scientifique sur plusieurs centaines de milliers d'années). D'autant que l'importance des générations et des lignées, dans le soucis de préserver la mémoire du passé et des origines précisément, confère une crédibilité toute particulière aux âges et aux générations indiquées. Si on se refuse à voir dans les quelques 13 premiers chapitres de la genèse un récit totalement hors de l'histoire, alors on est obligé d'accréditer assez sérieusement l'idée que la chute de l'homme remonte à quelques 6000 ans. Ceci s'accorde dès lors beaucoup mieux, en tenant compte de ce qu'on sait de l'évolution, avec la première hypothèse qu'avec la seconde.
En effet, la seconde hypothèse selon laquelle le temps commencerait avec la chute, supposerait pour que la trace en soit laissée ainsi dans la mémoire des hommes, que l'univers spatio-temporel fut créé en l'état, d'un seul coup, il y a 6000 ans.
Le problème de la première hypothèse, c'est le jardin d'Eden. Il faut en effet encore résoudre ce problème d'un lieu dont la description dans le récit, encore une fois, semble à toute fin symbolique, ressemble étrangement au sanctum du Grand Prêtre dans le Saint Temple, dans lequel l'arche de l'alliance, tout comme l'arbre de vie en Eden, est gardée par deux chérubins. Traduction, le Saint Temple figurant comme nous l'avons vu, le corps de l'homme, le sanctum où habite la parole de Dieu et le Grand Prêtre, est le lieu où le Christ vit en nous (ce n'est plus moi qui vit, c'est le Christ qui vit en moi dit Saint Paul). J'ai beau faire des efforts considérables, je n'arrive pas à concevoir ce lieu comme ayant une existence géographique, ou même seulement spatio-temporelle, bref dans l'histoire, puisque c'est le thème.
On enlève la difficulté de l'Eden historique, encore une fois, si on ramène le récit de la création en 6 jours à la création de l'homme dans son principe, et le fait qu'il soit placé en Eden à son incarnation, faisant du jardin d'Eden le coeur même de notre existence (qu'habite notre essence/principe). Et justement nous en avons été chassé, et la résurrection dans le Christ nous permettra de l'habiter à nouveau. Mais si l'Eden n'a pas d'existence historique, alors c'est que l'espace-temps démarre avec la chute et c'est l'hypothèse n°2 que je dois considérer.
Bref, entre les deux mon coeur balance. Peut-être finalement est-ce l'avancée de la science qui aiderait à trancher. Et là, je vais faire un truc de porc : je vais vous laisser avec ça et ne même pas me relire, parce qu'il est tard et que je dois aller dormir. Ca sera un premier jet brut de décoffrage. Vous voudrez bien excuser la longueur et les coquilles.



