Page 5 sur 6
Re: La Chine, bientôt le plus grand pays chrétien du monde ?
Publié : mar. 13 mai 2014, 12:24
par gerardh
________
Bonjour Johnny, je relève :
le protestantisme, où chacun fera une "synthèse" à la carte de son sens religieux initial et de la Révélation chrétienne
Ce n'est pas du tout comme cela que je vois les choses.
Par ailleurs, on voit l'arbre à ses fruits.
________
Re: La Chine, bientôt le plus grand pays chrétien du monde ?
Publié : mar. 13 mai 2014, 13:41
par Johnny
gerardh a écrit :
le protestantisme, où chacun fera une "synthèse" à la carte de son sens religieux initial et de la Révélation chrétienne
Ce n'est pas du tout comme cela que je vois les choses.
C'est vrai, les protestants historiques sont rigoureux, mais chez d'autres c'est l'auberge espagnole.
Re: La Chine, bientôt le plus grand pays chrétien du monde ?
Publié : mar. 13 mai 2014, 20:01
par James
Bonjour diviacus,
Si vous avez personnellement correspondu avec les personnes en question, vous en savez désormais plus que moi. Néanmoins, j'attendrais tout de même d'avoir un exposé un peu plus officiel (i.e. construit et argumenté par des spécialistes) pour dire que, comme vous sans doute, il s'agit d'une erreur.
C'est ce que je voulais signifier lorsque je parlais de "commentaires négatifs laissés par d'illustres inconnus"...
Pareillement, moi, même après avoir assisté à la conférence et m'être intéressé à ces (nouveaux) travaux, j'ai malgré tout parlé au conditionnel pour les exposer ici. Question de prudence.
Quels sont "les éléments archéologiques allant dans leur sens et les ouvrages consacrés au sujet" ? (Il y a 4 ouvrages sur le sujet, tous écrits par Pierre Perrier).
Les ouvrages, vous semblez les connaitre.
Les éléments archéologiques, ce sont les deux points que j'ai cité plus haut : la fresque et le miroir.
Alors à moins que la fresque, selon vous, ne soit pas bien datée et que vous trouviez à redire à la traduction du miroir, ou pire que ce soit des "faux", ces éléments me paraissent tout de même suffisants pour susciter des doutes quant à la présence de chrétiens au premier siècle en Chine...
Bien évidemment, n'étant pas spécialiste, je n'affirme rien...
Re: La Chine, bientôt le plus grand pays chrétien du monde ?
Publié : mer. 14 mai 2014, 10:42
par diviacus
Bonjour James,
Je ne suis pas un spécialiste, ni du Bouddhisme, ni de la Chine, ni des premiers temps des Chrétiens.
Je suis seulement un historien amateur, depuis 20 ans, et ma spécialité est l’histoire antique du bassin méditerranéen. Mais j’ai acquis une certaine expérience de la recherche historique, et depuis que je m’intéresse aux travaux de Pierre Perrier, je me suis inscrit à un cours sur l’introduction du Bouddhisme en Chine, et j’ai acheté et lu plusieurs ouvrages sur le sujet, ainsi que plusieurs livres sur l’art paléochrétien.
Le recours à ces sources, ainsi que des discussions avec des sinologues réputés (donnant des cours à l’EPHE), me permettent de dire que ce que j’avance n’est pas « complètement à côté de la plaque ».
Ainsi, en ce qui concerne le songe de Mingdi, qui est censé être représenté sur la frise de Kong Wang Shan, je me suis appuyé sur l’étude de Henri Maspéro, qui a consacré un article de 37 pages sur les versions anciennes de ce songe. Mon professeur de Bouddhisme m’a confirmé que cet article, malgré son ancienneté (1910), n’avait pas pris une ride.
Les conclusions que je tire de l’interprétation faite par P.Perrier figurent dans le lien déjà indiqué par Peccator dans son message du 25 avril. Pierre Perrier a bien modifié le texte, et après avoir tourné autour du pot aux premières questions que je lui ai posées par mail, il a fini par me dire qu’il tenait sa version d’un texte ancien dont il n’a pas voulu me donner la référence. Ce comportement est contraire à l’attitude normale de tout historien, qui donne ses sources, spontanément ou à la demande. Je doute fort que ce texte existe (je reste « soft »).
Depuis 6 mois, j’ai discuté, directement ou par mail, avec une dizaine de personnes qui veulent croire à l’hypothèse de P.Perrier. Je suis extrêmement frappé par le fait que ces discussions me montrent que ces personnes n’ont fait aucune recherche pour vérifier les dires de l’auteur, alors que ce n’est pas très difficile.
A la conclusion d’une discussion avec Anne Brassié, journaliste sur radio Courtoisie, et qui avait reçu P.Perrier au cours d’une de ses émissions, elle m’a écrit : votre démonstration me paraît rigoureuse (je lui avais envoyé un document de 5 pages), mais… j’ai tellement envie d’y croire ( !).
En fait, en dehors de P.Perrier, aucun de mes correspondants ne m’a fourni le moindre argument, si ce n’est de répéter ce que dit P.Perrier.
L’hypothèse de P.Perrier est révolutionnaire. Or elle n’a reçu aucun écho de la part de la communauté des historiens. C’est incompréhensible, sauf à se rendre compte que cette hypothèse n’a aucun fondement. Suite à l’article de La Croix du 1er mars, j’ai quand même eu une discussion avec un sinologue qui m’a dit préparer une communication sur le sujet,… mais elle tarde.
Le miroir
Autant j’ai bien étudié (une cinquantaine d’heures) une partie du 1er livre de P.Perrier, autant je n’ai fait que parcourir son exposé sur le miroir. Je n’ai donc pas d’avis pertinent sur le sujet.
La frise de Kong Wang Shan
P.Perrier affirme que la fresque a été sculptée dans les années 60, pages 14, 56, 83 et 106. Il écrit page 37 que cette découverte est « assurément datée ». Par quelle méthode et par qui ? L’auteur ne le dit pas. (Le seul écrit que je connaisse est celui d’Alain Thote, qui a daté cette frise du 3ème siècle). Connaissant la difficulté à dater ce type d’ouvrage, je doute fort qu’il puisse le montrer.
Puisque l’auteur affirme qu’il est notoire que le bouddhisme est arrivé au IIème siècle, cette date n’est pas fortuite puisque cela lui permet de présupposer que la fresque n’est pas bouddhique, mais … chrétienne.
Avec ses deux affirmations P.Perrier est censé avoir fait cette démonstration.
Voyons maintenant ce que dit la communauté des historiens sur le songe de Mingdi. Je cite un extrait du livre de Daisaku Ikeda « Une histoire du bouddhisme Mahayana – de l’Inde à la Chine – 2011), page 131 :
« Autrefois, le récit communément admis de l’introduction du bouddhisme en Chine plaçait cet évènement dans la dixième année de l’ère Yongping, sous le règne de l’empereur Ming de la dynastie des Han postérieurs, une date qui correspond à l’an 67 de notre ère…
D’après ces récits, l’Empereur Ming rêva d’un homme doré, d’une grandeur habituelle, volant dans les airs devant son palais…[…]
Ce récit célèbre, qui apparaît à quelques variantes près dans plusieurs textes chinois anciens, a été largement contesté, ces dernières années. Des chercheurs ont mis en lumière des anachronismes et des incohérences, et ont conclu à la nature purement légendaire de ces textes, au détriment de leur valeur historique…. »
C’est déjà ce qu’écrivait H.Maspero en 1910 (voir①) à la dernière page, numérotée 130 :
« En somme, l’histoire traditionnelle du bouddhisme en Chine repose toute entière sur quelques légendes pieuses de la fin du IIème siècle… »
Donc, toujours suivant le consensus des historiens, ce songe est une légende qui a été créée bien après les années 60. Donc dans ces années-là personne ne connaissait encore la légende qui ne sera créée que plus de 100 ans plus tard. Donc la fresque ne pourrait pas dater des années 60.
Ce point fait partie des nombreux exemples de distorsion par P.Perrier de l’Histoire telle qu’elle est admise par la très grande majorité des historiens.
Quant à l’interprétation par P.Perrier de la frise, il y aurait beaucoup à dire. Chacun peut y voir ce qu’il veut, mais avec beaucoup de bonne volonté, je n’arrive pas à voir ce que l’auteur affirme (ma foi ne doit pas être assez forte).
Juste un point parmi tant d’autres : P.Perrier emploie de nombreuses fois le mot auréole, ou nimbe, et montre des représentations (tardives) de personnes auréolées. Il semble en voir sur la frise en question. Or les premières utilisations par les chrétiens de l’auréole ne sont pas attestées avant la fin du 3ème siècle, soit 200 ans après la date supposée de la frise…
Cordialement.
Re: La Chine, bientôt le plus grand pays chrétien du monde ?
Publié : dim. 25 mai 2014, 15:47
par jean_droit
L'Eglise de Chine est en nette expansion.
Le nombre de baptêmes ( d'adultes je suppose ) y est assez important.
Le Salon Beige fait remarquer :
Plus de 20 000 baptêmes en Chine à Pâques
Mais ce recensement est loin d’être exhaustif car il concerne surtout la partie « officielle » de l’Eglise, les données étant souvent plus difficiles à obtenir dans la partie « clandestine » de l’Eglise, et même dans la partie officielle il y a des diocèses où l’on ne comptabilise pas les baptêmes, ou des paroisses injoignables…
Il faut tout relativiser : 20.000 baptêmes c'est une goutte d'eau dans un pays de plus d'un milliard d'individus.
Mais je pense, comme dit plus haut dans ce fil, que le nombre de baptêmes chrétiens doit être vraiment plus important.
Quand on connait l'activisme évangélisateur des évangélistes et l'importance de l'Eglise clandestine on peut, sans doute, multiplier le chiffre de 20.000.
Re: Église de Chine
Publié : lun. 09 juin 2014, 18:00
par jean_droit
Lu dans Fides.
Nouvelles de diocèses de Chine.
ASIE/CHINE - Baptêmes et confirmations en la Solennité de la Pentecôte, un nouvel élan pour la mission
Shi Jia Zhuang (Agence Fides) – Au travers de l’administration des sacrements de l’initiation chrétienne, de la profession des vœux perpétuels de religieuses et de nombreuses autres initiatives, la communauté catholique chinoise du continent a célébré la Solennité de la Pentecôte, tirant de l’effusion de l’Esprit Saint un nouvel élan en vue de la mission.
Selon les informations parvenues à l’Agence Fides, S.Exc. Mgr Dang Ming Yan, Evêque de Xi An, en province du Shaan Xi, a présidé la célébration solennelle de la Pentecôte devant des milliers de fidèles, administrant les sacrements de l’initiation chrétienne – baptême, confirmation et eucharistie – à 15 adultes, le baptême à un enfant et à un nouveau-né et la confirmation à 23 jeunes. Mgr Dang a offert une copie de l’Ecriture Sainte et une image des Saints, en recommandant « d’ouvrir toujours le cœur à l’Esprit Saint ».
Au cours de la liturgie solennelle en l’église de Jiu Jiang, en province de Jiang Xi, plus de 200 fidèles ont participé à la célébration de la Pentecôte, s’engageant à « former une communauté unie et en communion, pour sortir vers la mission de l’évangélisation ».
La Pentecôte a également constitué un jour de fête pour la Congrégation diocésaine des Sœurs de l’Esprit Saint Consolateur du Diocèse de Han Dan, en province du He Bei. En effet, 13 religieuses ont fait leur profession solennelle en ce jour, après 8 jours de retraite spirituelle. La Congrégation, active dans le domaine pastoral et dans le service social, compte aujourd’hui 159 religieuses, dont 138 professes perpétuelles, 21 professes temporaires, 4 novices et 3 postulantes. (NZ) (Agence Fides 09/06/2014)
Re: Église de Chine
Publié : ven. 13 juin 2014, 9:45
par jean_droit
De Kipa Apic :
Chine: Pékin se montre désireux de renouer le dialogue avec le Saint-Siège
Des pourparlers en vue
Pékin, 13 juin 2014, (Apic) Pékin et le Vatican se préparent à reprendre un dialogue interrompu depuis 2010, affirme un article du «South China Morning Post», quotidien anglophone de Hongkong.
«Ma compréhension des choses est que la Chine espère nouer des relations diplomatiques avec le Vatican et nombreux sont ceux au Vatican qui partagent ce point de vue. Le moment est venu de le faire, nous ne devrions pas le laisser passer» a affirmé Mgr Fang Xingyao évêque «officiel» de Linyi (Shandong) rapporte le 13 juin 2014 Eglises d'Asie (EdA), l'agence d'information des Missions Etrangères de Paris.
Re: Église de Chine
Publié : jeu. 24 juil. 2014, 10:08
par jean_droit
On peut espérer que le Vatican et le pouvoir chinois, comme dit dans le message précédent, améliorent leurs relations.
Le présence de deux églises catholiques séparées et imbriquées à la fois pose problème.
Benoît XVi était très attaché à l'Eglise de Chine.
http://eglasie.mepasie.org/asie-du-nord ... illegitime
Les étudiants du grand séminaire national ont refusé de prendre part à une messe célébrée par un évêque illégitime
23/07/2014
Dimanche 29 juin dernier, la messe et la cérémonie marquant la fin de l’année universitaire ont été annulées au grand séminaire national de Pékin. Les étudiants du séminaire avaient en effet fait savoir qu’ils refusaient de prendre part à cette messe au cas où le recteur du séminaire, Mgr Joseph Ma Yingling, soit présent.
Selon l’agence Ucanews qui rapporte cette information, ce ne sont pas les séminaristes du grand séminaire national (1), au nombre de 150 environ, qui ont manifesté ce refus mais les étudiants inscrits dans le cycle supérieur du séminaire.
Ceux-ci, au nombre d’une quarantaine, se répartissent entre les étudiants du cycle de formation continue ouverts aux prêtres et aux religieuses (cette année, ils étaient 22) et les étudiants du master en théologie et en philosophie que le grand séminaire national a mis en place en partenariat avec le ministère chinois de l’Education et la Fondation Verbiest en Belgique.
Le 23 juin dernier, cette quarantaine d’étudiants a appris du vice-recteur exécutif du séminaire, le P. Li Shuxing, que la cérémonie de remise des diplômes organisée à chaque fin d’année universitaire serait présidée Mgr Ma et suivie d’une messe célébrée par le même Mgr Ma. A l’annonce de cette nouvelle, les étudiants ont manifesté leur refus de devoir prendre part à une eucharistie présidée par Mgr Ma.
Recteur du grand séminaire depuis 2010, Mgr Ma a accepté l’ordination épiscopale pour le diocèse de Kunming, dans le Yunnan, en 2006, sans l’accord du pape, se plaçant de facto en situation d’excommunication. Habituellement, les années précédentes, Mgr Ma se contentait de signer et de remettre solennellement les diplômes produits par le séminaire. Cette année, rapporte la source citée par Ucanews, les étudiants ont été pris par surprise et c’est donc le 23 juin seulement qu’il leur a été annoncé que Mgr Ma viendrait présider la messe de clôture de l’année universitaire.
Selon cette même source, l’initiative ne viendrait pas de Mgr Ma lui-même, mais du vice-recteur du séminaire « qui aurait souhaité faire plaisir à son supérieur ». Quoiqu’il en soit, une fois la nouvelle connue, les étudiants se sont mobilisés pour faire connaître leur désaccord. En réponse, les autorités du séminaire ont cherché à transiger et annoncé que la messe ne serait pas célébrée par Mgr Ma, mais par Mgr Joseph Fang Xingyao, président du conseil d’administration du séminaire. Les étudiants ont exprimé leur désaccord à cette perspective, renouvelant leur refus de prendre part à la messe.
Mgr Fang a été ordonné évêque de Linyi, dans le Shandong, en 1997 avec l’accord du pape, mais il est tenu pour être une personnalité proche des autorités chinoises. Président de l’Association patriotique des catholiques chinois au plan national, il a, ces dernières années, présidé ou pris part à plusieurs messes d’ordination d’évêques illégitimes.
La conséquence immédiate de ce refus des étudiants du grand séminaire a été, outre l’annulation des cérémonies prévues pour ce 29 juin, la non-remise des diplômes. Les prêtres, religieuses et laïcs concernés ont donc regagné leurs diocèses respectifs sans diplôme. Depuis, le bruit court qu’à la rentrée prochaine, le cursus de formation continue pour prêtres et religieuses ainsi que le master en question ne seraient pas reconduits.
Contacté par Ucanews, le vice-recteur exécutif du séminaire, le P. Li Shuxing, a confirmé le fait que les étudiants étaient partis sans leur diplôme, « Mgr Ma ne les ayant pas signés [à la date de leur départ] ». Depuis, les diplômes auraient toutefois été signés et devraient être expédiés par courrier sous peu aux intéressés, a précisé le responsable. Quant à l’éventuelle suppression du cours de septembre prochain, il a ajouté que « le conseil d’administration [du séminaire] ne s’étant pas encore réuni », ce qui allait se passer n’avait pas encore été arrêté.
Le geste de défiance des étudiants du séminaire national n’est pas sans précédent. Le 6 janvier 2000, à une époque où tout laissait croire à un rapprochement entre Rome et Pékin, l’ordination de cinq évêques illégitimes était organisée à Nantang, la cathédrale de Pékin. Pour marquer leur désapprobation face aux ordinations illicites, les séminaristes, au nombre de 130 à l’époque, dont la présence était requise dans l’église, manifestèrent leur opposition à cette manœuvre en refusant d’y prendre part. Si l’ordination des cinq évêques illégitimes eut lieu, la sanction fut lourde de conséquences pour les séminaristes de dernière année : renvoyés dans leur foyer sans diplôme, ils se virent interdire de retourner au séminaire et beaucoup ne purent être ordonnés prêtre.
(eda/ra)
Re: La Chine, bientôt le plus grand pays chrétien du monde ?
Publié : jeu. 24 juil. 2014, 21:23
par diviacus
diviacus a écrit :J'ai correspondu personnellement par mail avec Pierre Perrier et des personnes de son entourage. Je n'ai eu aucune réponse à mes questions, simples, demandant des explications sur les soi-disant preuves.
Au bout de 6 mails, Pierre Perrier a fini par m'écrire qu'il avait utilisé un texte ancien de chronique impérial (que lui seul connaît) dont il a refusé de me donner la référence.
Les personnes de l'entourage de Pierre Perrier, se sont toutes déclarées incompétentes au bout de quelques échanges.
Depuis ce dernier message, j'ai eu quelques échanges avec une responsable de l'association Eecho qui soutient Pierre Perrier.
Pierre Perrier ayant refusé de me donner la référence de ce texte ancien (pièce capitale sur laquelle repose l'hypthèse de la venue de Thomas en Chine), j'ai donc posé la question à cette responsable, et après quelques mails, voila la réponse obtenue (copié collé d'une partie de son message) :
"
M Perrier ne peut pas citer TOUTES ses sources. Le texte antérieur qu’il évoque (et il pris soin de le mettre en gras plus loin) est un texte que le père Yen a lu dans les archives royales, qu’il a consultées parce qu’il faisait partie de la famille royale par sa grand tante. Mais il a du s’enfuir précipitamment de Chine faute de finir au goulag, parce qu’il travaillait sur ces questions. C’est lui qui a vu ce texte, mais les archives dont désormais blindées et il est mort."
L'histoire est invérifiable et complètement invraisemblable.
Mais supposons qu'elle soit vraie. Cela voudrait dire que Pierre Perrier a bâti son hypothèse sur une source aussi extraordinairement fragile, tout en ne le disant pas à ses lecteurs.
Au contraire, Pierre Perrier, insiste sur la rigueur avec laquelle des équipes pluridisciplinaires de chercheurs ont analysé les textes anciens chinois.
Comment appeler ce procédé utlisé par Pierre Perrier : mensonge par omission, malhonnêteté intellectuelle, manipulation ?
Re: Église de Chine
Publié : dim. 31 août 2014, 17:35
par jean_droit
Remarque :
Comme on sait nous sommes dans une période de persécutions anti-chrétiennes en Chine.
http://belgicatho.hautetfort.com/archiv ... .html#more
Début article :
En Chine : une campagne de démolition des églises et des croix
La campagne de démolition des églises et des croix se poursuit (Eglises d'Asie)
Depuis janvier 2014, des centaines d’églises de la province du Zhejiang située dans l’est de la Chine ont été partiellement ou totalement détruites et plus de 360 croix retirées de force par les autorités locales dans le cadre d’une campagne intitulée « Trois rectifications pour une démolition ».
Officiellement cette opération vise à « embellir » la province en supprimant les aspects disgracieux des structures illégalement construites. Les chrétiens et les défenseurs des droits de l’homme dénoncent quant à eux une vaste opération de répression visant les lieux de culte chrétiens et en particulier les croix dressées sur les édifices, dans le but de stopper la croissance des Eglises dans la région.
La campagne, qui a débuté en janvier 2013 et doit se poursuivre jusqu’en 2015, a pris une nouvelle ampleur ces dernières semaines. Dans la province du Zhejiang où elle est appliquée, l’opération frappe surtout la zone urbaine de Wenzhou, où les chrétiens, essentiellement protestants, qui forment 15 % de la population, - un phénomène à l’origine du surnom de « Jérusalem de Chine » donné à la ville -, affichent une visibilité qui irrite les autorités locales.
Parmi les derniers incidents en date, Boxun News, un media indépendant en ligne, rapporte la démolition de l’église de Gao’ao dans la ville de Leqing, située dans le Zhejiang. Selon les témoins, le 21 août dernier, des véhicules de police, des camions et des pelleteuses sont entrés à 8 h 30 du matin dans le village de Gao’ao tandis qu’une centaine de policiers se massaient devant l’église avec des matraques et des boucliers pour prévenir toute réaction de la population.
Lorsque les fidèles ont essayé d’entrer dans l’église pour empêcher sa destruction, la police les a refoulés avec brutalité, utilisant toutes les armes anti-émeute y compris les gaz lacrymogènes qui ont blessé plusieurs personnes. Les témoins présents rapportent des scènes d’une grande violence, les protestataires étant laissés inconscients et couverts de sang sur le sol après avoir été frappés par les forces de l’ordre. L’un d’eux aurait été traîné, inanimé, dans un véhicule de police et emmené vers une destination inconnue.
La campagne antichrétienne avait déjà pris un tour sanglant le 21 juillet dernier lorsque des centaines de policiers avaient tenté lors d’une opération de force massive d’arracher la croix de l’église de l’Armée du Salut édifiée dans le district de Pingyang de la ville de Wenzhou.
Des centaines d’officiers de police assistés d’hommes de main s’étaient affrontés alors aux membres de l’église tentant de protéger leur lieu de culte. On avait dénombré parmi les fidèles plusieurs blessés graves, et les forces de l’ordre avaient dû abandonner momentanément la destruction, avant de revenir l’achever le 14 août dernier.
Re: Église de Chine
Publié : dim. 31 août 2014, 17:38
par gerardh
_____
Bonjour,
Entre ces "deux" Eglises, où se situe d'après vous l'Eglise catholique ?
_________
Re: Église de Chine
Publié : dim. 31 août 2014, 17:44
par jean_droit
Il me semble évident que l'Eglise catholique "officielle et reconnue par le régime" n'est pas la "vraie Eglise".
Mais tout m'a l'air très compliqué en Chine.
Re: Église de Chine
Publié : mar. 02 sept. 2014, 12:28
par jean_droit
De aleteia :
Alléluia ! Alléluia !
http://www.aleteia.org/fr/international ... 6161683456
Chine/Hongkong : trois ordinations épiscopales et bras de fer avec Pékin
© EDA
Ce sont les premières ordinations épiscopales depuis la rétrocession à la Chine de l’ancienne colonie britannique en 1997. Cet événement, très important pour l’Eglise de Hongkong, a été célébré ce week-end, peu avant que n'éclate, par le jeu des coïncidences, la fronde du mouvement démocratique Occupy Central.
Samedi 30 août dernier, le Cardinal John Tong Hon a ordonné évêques auxiliaires du diocèse de Hongkong, les PP. Joseph Ha Chi-shing, Stephen Lee Bun-sang et Michael Yeung Ming-cheung, en la cathédrale de l’Immaculée Conception. La dernière ordination épiscopale à Hongkong s'était tenue en 1996 pour les PP. Joseph Zen et John Tong qui étaient devenus respectivement évêques coadjuteur et auxiliaire du diocèse.
L’évêque émérite de Hongkong, le cardinal Joseph Zen Ze-kiun et l’archevêque Savio Hon Tai-fai, Secrétaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, ont également concélébré l’ordination. Sept autres évêques et 166 prêtres ont assisté à la cérémonie à laquelle étaient présents plus de 2 000 catholiques dont de nombreux prêtres et laïcs venus de Chine continentale.
« En tant que pasteur, je sais que les quelque 500 000 catholiques de notre diocèse ont eu immense besoin de prêtres », a rappelé le cardinal Tong dans son homélie. Remerciant le pape François d’avoir nommé trois auxiliaires pour l’assister dans « les défis auxquels notre époque devait faire face », le prélat a précisé que les nouveaux évêques l’aideraient en priorité dans la difficile mission concernant les relations entre l’Eglise en Chine et l’Eglise universelle.
Les PP Joseph Ha, Stephen Lee et Michael Yeung, tous prêtres originaires de Hongkong, ont été désignés par le pape François le 11 juillet dernier. Le Saint-Père avait lors de ces nominations, également maintenu le cardinal John Tong Hon à la tête du diocèse pour trois ans supplémentaires. En effet Mgr Tong Hon, évêque de Hongkong depuis 2009, devait selon le droit canon, présenter sa démission pour raison d’âge (soit le 31 juillet 2014, date à laquelle il devait fêter ses 75 ans).
Parmi les trois nouveaux auxiliaires, l’un d’entre eux, Mgr Michael Yeung Ming-cheung, est vicaire général depuis 2009 et connait parfaitement les rouages du diocèse où il exerçait en tant que responsable de la communication, de l’information et de la Caritas locale. Il s'est récemment opposé avec fermeté mais diplomatie à la demande de Pékin de supprimer la commission « Justice et paix », régulièrement impliquée dans le mouvement en faveur de la démocratie à Hongkong. Membre du conseil pontifical Cor Unum, Mgr Yeung Ming-cheung est également engagé dans le soutien au référendum non officiel sur le suffrage universel.
Mgr Stephen Lee Bun-sang, ancien Vicaire régional de l’Opus Dei pour l’Asie orientale, fait partie de l’officialité du diocèse de Hongkong. Spécialiste du droit canon dans le contexte particulier de l’Eglise en Chine, il a notamment été responsable de l'école catholique Tak Sun sur Kowloon.
Le troisième évêque auxiliaire, Mgr Joseph Ha Chi-shing, appartient à l’ordre franciscain dont il a été le supérieur pour Hongkong. Membre de la commission vaticane sur l’Eglise en Chine, il est particulièrement au fait de la situation des catholiques sur le continent. Très engagé auprès de la jeunesse ainsi qu'auprès des groupes militant pour les droits de l’homme, il s’est tout récemment fait connaître en soutenant explicitement le mouvement Occupy Central
Re: Église de Chine
Publié : sam. 27 sept. 2014, 9:44
par jean_droit
De Aleteia :
http://www.aleteia.org/fr/international ... 5507360768
Remarque :
La répression des chrétiens en Chine est continue ... depuis des siècles.
Et pourtant leur nombre augmente, sans cesse, surtout les évangéliques.
Le même phénomène de répression est en train de se produire au Vietnam ...
Début article :
Chine : nouvelles répressions policières de communautés chrétiennes
Dans plusieurs provinces du pays, la police a diligenté des actions répressives à l’encontre de communautés chrétiennes, qu’elles soient protestantes ou catholiques, « officielles » ou « clandestines ».
Dimanche 21 septembre dernier, une escouade de quelque 200 policiers a investi un temple protestant tenu par une « Eglise domestique », du nom de ces communautés protestantes qui agissent en-dehors du Mouvement des Trois autonomies, la structure mise en place par les autorités pour contrôler les Eglises protestantes.
Plus d’une centaine de fidèles, dont des enfants, ont été interpellés par les policiers au motif qu’ils prenaient part à un « rassemblement non autorisé ».
Selon l’International Christian Concern (ICC), l’association basée aux Etats-Unis qui rapporte l’information, une trentaine de ces fidèles étaient toujours aux mains de la police trois jours après les faits.
L’incident s’est produit dans la ville de Foshan, importante localité faisant partie de la mégalopole de Canton, dans la province du Guangdong.
L’Eglise domestique en question avait pignon sur rue depuis des années. Fondée il y a une vingtaine d’années, dénommée l’Eglise du Mont des Oliviers, cette communauté était plutôt modeste par le nombre de ses membres (environ 170, selon l’ICC).
L’action policière dont elle a été la cible ce dimanche n’a, semble-t-il, été précédée d’aucune mise en garde ou admonestation particulière. « Nous ne savons pas exactement pourquoi ils ont organisé cette descente dans notre église. Le gouvernement ne veut pas que nous nous réunissions et organisions le culte en tant qu’Eglise », a seulement rapporté un membre de la communauté.
Quelques jours plus tôt, deux incidents séparés, dans deux provinces voisines du Guangdong, avaient concerné des communautés catholiques.
Le 15 septembre, l’église catholique de Jinxi, localité de la province du Hunan, a été entièrement détruite par les autorités.
.........
L'Église en Chine
Publié : mar. 02 déc. 2014, 21:35
par James
Chine : il y a plus de chrétiens que de communistes !
Pourquoi une telle répression anti-chrétienne en Chine ? Parce que les églises sont pleines et que les dirigeants communistes sont furieux.
Ces derniers temps, le gouvernement communiste chinois s'est déchaîné contre les chrétiens, détruisant des églises dans la ville côtière de Wenzhou et autres lieux, arrêtant des évêques et différents responsables de l'Eglise clandestine et ordonnant illicitement comme "évêques catholiques" des prêtres dociles au régime. Derrière cette escalade de la répression – en réalité sa véritable cause – il y a la croissance fulgurante de la population chrétienne en Chine.
À l'heure actuelle, le pays le plus peuplé du monde compterait, selon les estimations, environ 100 millions de chrétiens pratiquants, dont quelque 12 millions de catholiques. Beaucoup d'entre eux sont de nouveaux convertis s'employant activement à évangéliser leurs compatriotes chinois. De son côté, le Parti communiste chinois a recruté ces dernières années de nouveaux membres, ouvrant ses rangs aux intellectuels, chefs d'entreprises et autres classes auparavant "suspectes", même des capitalistes ! Même ainsi, les 86,7 millions de membres officiels de cette "confession" aujourd'hui décadente - pour la plupart communistes seulement de nom - sont désormais surpassés en nombre par un christianisme chinois vibrant et en plein essor.
(...)
http://www.aleteia.org/fr/international ... 6270329856