Arnaud Dumouch a écrit : ↑mar. 15 févr. 2022, 11:46
Et évidement, toute synthèse, même absolument fidèle aux repères de la foi, qui structure les choses autrement, est déclarée hérétique.
Vous vous êtes plaint je crois de ne pouvoir recevoir de réponse sur un autre fil, alors puisque nous en sommes ici à des digressions, et que pour la première fois depuis vous vous adressez à moi, voici une idée de ce qu'aurait pu être la mienne :
Vous oubliez que rien de ce qui arrive ici-bas n’arrive sans sa permission, que ce n’est pas une injustice car sans quoi sa création le serait, et qu’il est une vérité de foi qu’il nous a donné tout ce dont nous avons besoin pour être sauvés.
Il n’y a pas besoin de « conditions parfaites ». Vous voudriez que nous ne soyons jugés que dans un « contexte parfait », parfaitement maîtrisé et compréhensible. Parce que vous voudriez que nous nous jugions nous-mêmes comme Lui le fait or même comme cela ce serait insuffisant pour que nous y parvenions, sans Lui.
On dirait que pour vous, Dieu a le devoir de nous sauver et que si cela échoue, ce serait un échec. C’est le ramener à notre niveau.
Nous sommes suffisamment libres pour que les conditions de pleine lucidité et de pleine maîtrise de soi soient remplies et cela suffit.
En déplaçant au-delà du connu et du visible ce sur quoi porterait le jugement pour y croire et lui donner de la valeur, vous donnez ainsi une moindre valeur à chaque instant que nous passons sur terre, à l’intimité d’amour qu’Il entretien avec chacun, à tout son enseignement. qui nous apprend qu’il y aura un terme.
Cette ultime tentative de la rencontre que vous évoquez suffit à remplacer toutes les autres. Ce qui intéresse Dieu dans le fait que nous soyons sauvés ce n’est pas que nous soyons sauvés, ce serait une vision étroite des choses et qui conduit à toutes sorte de complications, mais c’est de partager son intimité d’amour. Que ce soit comme ci ou comme cela dépend de nous aussi (d’où découle le fomes peccati et cie, à cause de nous !) mais lui il a fixé un cadre et il s’y tient et il le respecte. Lui-même n’agit que dans ce cadre, c’est son humilité, il ne le change pas, or celui que vous posez n’apporte rien de nouveau et n'a aucun intérêt pour lui, s’il répond à l’explication que vous en donnez et qui n’est pas la sienne.
Plusieurs fois dans la bible (Job) il affirme ne pas avoir à se justifier – et le prouve !
Ce que je dis à un athée : « La foi est une grâce, un don de Dieu. Dieu saura voir ce qu’il y a de bien en toi et t’en récompenser, il s’adaptera à ce qu’il t’aura donné d’être. Je regrette simplement que tu sois privé ici-bas de tout ce que la foi apporte, de cette intimité avec Lui, et je te prie de m’en pardonner car il est possible que ce soit pour m’enseigner l’humilité et la probité, la grandeur et la petitesse de l’homme qui sont ainsi mises à nu – car la foi les engloutit trop en Lui et les brouille. Plutôt que de chercher à le convertir et à l’encourager à « faire un effort », je lui apprends comment Jésus voyait les choses pour que cela lui serve et quand cela peut lui servir. S’il est diminué du fomes peccati, Dieu saura en tenir compte et s’il le veut, l’éclairer pour le conduire au baptême - c’est arrivé déjà. Et dans le cas contraire cela ne voudra pas dire qu’il ne sera pas sauvé… »
Convenez que ce n’est pas honnête de prêter des intentions mauvaises à quelqu’un (ici vis-à-vis des athées) parce que sa thèse diffère de la nôtre.
Ce que j’ai voulu vous dire c’est que tous les avis ne se limitent pas à ceux déjà exprimés par des théologiens reconnus et heureusement, sinon l’Esprit-Saint serait muselé… Vous préférez imaginer l’avis de notamment St Thomas qui est mort et ne peut rien en dire, sur votre doctrine, que celui des vivants., et vous étouffez ainsi le leur.
Tout ne devient pas d’une logique parfaite quand cette logique exclut des vérités reconnues par le magistère ou n’en fait plus que des hypothèses.
Vous devriez cesser de répéter les mêmes choses comme si cela vous faisait entrer dans cette « légende » très connue du saint persécuté de son vivant, de la vérité rejetée et ignorée, etc.
La Miséricorde Divine c’est ici et maintenant, demain n’existe pas encore, et il est spécieux de jouer sur l’ignorance de ceux qui ignorent pour prétendre que Dieu a besoin qu’ils soient moins ignorants pour savoir ce qu’il a besoin de savoir pour les sauver ou les quitter – car il les a accompagnés depuis leur conception et même avant, à leur insu certes, mais quelle chance ils auront de le découvrir un jour ! - Et qu’Il n’aura cesser de leur tendre ses bras…
Ce n’est pas là une illumination mais d’un autre ordre, ne confondons pas tout…
Je pense qu'après 30 ans de "fixation" sur votre thèse, vous devriez passer à autre chose et y trouveriez de quoi vous renouveler.
Je vous invite à ne pas me répondre ici, mais à le faire si vous le souhaitez sous le fil de "la conformité à la foi en théologie" que Xavi a choisi pour poursuivre le sujet et qui je crois est bien adapté.
En ce qui concerne votre thèse, je dirai que le sujet principal serait de savoir s'il est possible pour l'âme d'acquérir du mérite une fois qu'elle est séparée du corps. Or la doctrine sur le purgatoire semble dire que non, car je ne vois pas ce qui pourrait faire que ce soit différent à cet égard dans l'Hadès, du moins ce serait à vous de le démontrer.