Itou de mon côté.certains exemples, certaines reflexions que vous avez faites m'ont obligé à préciser à vous - et à moi-même, ce qui est autrement précieux d'un point de vue philosophique - ma propre position!
Je suis heureux de vous lire, car il me semble qu’il n’y a que deux positions logiquement tenables :C'est que vous n'avez pas procédé ici à un simple échange, mais à un échange et à un don.
Le don n'est pas une injustice s'il est pleinement volontaire.
— Soit tout échange doit porter sur des ‘valeurs objectivement égales’ pour être licite. C’est votre position.
— Soit l’échange est licite, ou juste, parce qu’il porte sur des valeurs déclarées inégales, mais qui satisfont chaque partie. C’est le cas du don.
Mais alors...., mais alors, si je vends mes roses 2 euros au lieu de 1 euro, je ne vois pas où se situe l’injustice, puisque des clients sont satisfaits de l’échange. En fait, selon votre théorie, ils me font don de 1 euro par rose. C’est le surcoût qu’ils payent, parce qu’ils aiment mon sourire, mon service, la joliesse de mon arrangement floral, etc. toutes choses qui ne sont pas quantifiables, pas plus que ma motivation de réduire le prix des fleurs founies à la paroisse. S’il est permis de s’écarter de l’égalité dans un sens, il est permis de le faire dans l’autre (le sens du don est simplement inversé).
Christian
[align=center]Un seul petit mot montre le lien étroit entre don et liberté, c’est le mot merci.
Comme le dit Chesterton, si l’homme n’était pas libre, il ne pourrait dire merci pour la moutarde.
Fulton Sheene, Le premier amour du monde[/align]

