... faire suite à l'intervention de MariaMagdala, alors si la dame doit être ridicule en évoquant une souffrance chez des homosexuels, du moins
comme ridicule aux yeux d'un jeune animateur français de la télé, alors moi je me souviens que nous avions plutôt un animateur de télé bien connu par-ici, à Radio-Canada plus précisément, Daniel Pinard, et finalement homosexuel lui-même, et qui aura déjà fini par déclarer, lui aussi, en pleine télé (émission
Les francs-tireurs), je cite : «Si je connaissais une pilule pour devenir hétérosexuel, je la prendrais.» Je pense à une entrevue que j'avais moi-même écoutée et visionnée à l'époque.
Sinon :
http://www.telequebec.tv/lesfrancstireu ... 12_05.html
Dany Turcotte : " 21 000 appels par année à Gai Écoute, ça veut dire qu'il y a quand même de la souffrance à quelque part! "
http://books.google.ca/books?id=EqdkLa8 ... A9&f=false
Sur la page 57 : «
Je ne m'habitue pas.», dixit Jean Louis Millette peu avant sa mort (64 ans), lequel était un excellent comédien du reste.
[...]
En fait, l'on se moque toujours un peu des personnes qui sembleraient exprimer naïvement leur idée et quand celle-ci ne serait pas déguisée ou couverte par une logorrhée défensive pouvant passer soit pour savante soit pour être habitée par le souci le plus pressant à vouloir jouer le jeu de la normalité et tout; ce qui est peut-être la règle de fonctionnement du jeune animateur français de télé. Oui, dans ce cas-ci.
[...]
En même temps, on ne se cache pas non plus qu'il demeure une rancoeur envers les curés d'une époque pas si reculée, pour le genre de discours moralisateur et accusateur (tout
dans la façon) qu'ils pouvaient tenir en matière de sexualité en général, et donc vis à vis l'homosexualité aussi.
L'animateur paraît inférer des propos de la dame l'idée qu'elle devrait être une groupie des anciens discours accusateurs du personnel ecclésiastique.
C'est certain, en 30 secondes, que le tout manquerait un peu de nuance. Et tout comme il peut être mensonger de laisser croire que la dame aimerait bien voir croupir les homosexuels en enfer et à subir les pires châtiments. Il resterait encore que l'appréhension par rapport au discours que peut tenir l'Église, même aujourd'hui, n'est pas non plus totalement dénué de fondement cf. les pécheurs impénitents en enfer, les hédonistes qui n'ont rien à battre des affaires de Dieu et bientôt de celles des miséreux, etc. Et alors d'entendre cette réplique : «... ce vieux discours... Hou-hou ! moyennâgeux... tiré de l'époque du curé d'Ars... oua-oua-oua... Taisez-vous, malheureux. Ça suffit !»
Je crois que l'idée «d'une bienpensance accusatrice d'en face» agite intérieurement les gens la plupart du temps, et peut s'en révéler aussi par une réaction épidermique de choc en retour (outre le fait d'être en bonne partie justifiée) qui peut se comprendre. Personne n'aimerait tellement se faire pointer du doigt comme vicieux de la part de Dom Frollo du roman d'Hugo.
Mais il n'en excuserait pas pour autant la facilité, comme désir de se dédounaner auprès du voxpop aussi, par laquelle un type de la radio ou de la télé aimerait bien pouvoir faire passer les bonnes gens (croyants; devenus minoritaires) pour des idiots, des croyants pour des invités à son prochain dîner de con, pour des François Pignons de l'an 1050 dans son esprit.