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Hello Raistlin, vous écrivez :
Vous revenez nécessairement à un discernement personnel, subjectif et dont vous ne pouvez justifier aucun fondement objectif.
Je noterais d’abord qu’il y a un certain nombre de chrétiens qui pensent comme moi : ce n’est donc plus un discernement seulement personnel.
Qu’ils soient subjectifs, mettons ! Mais la subjectivité n’est pas un gros mot.
Alors que l’Église, elle, fonde son charisme d’infaillibilité sur les promesses même du Christ, c’est-à-dire sur un fondement objectif.
L’infaillibilité ne fait pas partie de la liste des dons ou charismes. Quant à l’objectivité de la doctrine d’infaillibilité de l’Eglise catholique, elle n’est objective que pour ceux qui veulent bien y croire, et elle n’est pas reçue par les autres. Par ailleurs elle est battue en brèche, ne serait-ce que par les nombreux égarements doctrinaux et moraux qui émaillent l’histoire du catholicisme.
n’ayant pas d’autorité, c’est chacun fait comme il veut et nul ne peut prétendre à la vérité. Voilà la réalité du protestantisme.
Il y a l’autorité de la Parole de Dieu et du Saint Esprit. Cela dit, je n’approuve pas les personnes qui revendiquent de faire comme elles veulent.
Et si un jour des « chrétiens » refusaient l’imposition des mains et la réception du Saint Esprit ? Après tout, tant qu’ils croient en Jésus…
L’imposition des mains est une marque de communion et d’identification dans le service. La réception du Saint Esprit, de nos jours, a lieu sans qu’elle soit conférée par des hommes. On ne peut donc pas la refuser, si même il soit possible qu’on le veuille, ce que je conteste.
Qu’est-ce qu’être un bon chrétien Gérard (expression piégée s’il en est) ?
C’est une expression majoritairement employée par les catholiques, à ce que je sache. Mais il est vrai qu’elle est ambigüe et sujette à erreurs : j’aurais du dire « chrétien » (c'est-à-dire né de nouveau et scellé du Saint Esprit). Un chrétien se doit d’être baptisé comme le Christ l’a demandé. Si une personne refuse volontairement le baptême, alors on peut douter de sa conversion réelle.
Puisque vous jouez à ce jeu, je peux vous rétorquer que de manière voilée, ils espéraient être purifiés de leurs fautes et de leurs souillures (ce que préfiguraient les sacrifices au Temple et l’aspersion du peuple), purification qui s’accomplit dans le Baptême. Ils espéraient donc, de manière voilée, le Baptême.
Les sacrifices du Lévitique étaient un type des différents aspects du sacrifice de Jésus. C'étaient des actes remémoratifs de péchés (Hébreux10, 3). Ils n’étaient pas un type du baptême, comme avait pu l’être par contre l’Arche de Noé.
Je trouve un peu facile de citer des références de versets sans les citer pleinement. Hébreux 10, 14
Je trouve un peu facile de ne relever qu’une des deux références que j’avais indiquées.
Sur le fond, vous confondez toujours la position du chrétien en Christ, qui est parfaite, et sa marche, qui ne l’est pas.
Cela n’invalide nullement la nécessité du Baptême.
Si le baptême est nécessaire, alors celui qui n’est pas baptisé est condamné. Est-ce bien votre pensée ?
il nous a sauvés par le bain de la régénération et de la rénovation en l’Esprit Saint. (Tite 3, 5)
Le lavage de la régénération n’est pas le baptême mais l’action de la parole de Dieu : « « Vous... êtes régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la vivante et permanente parole de Dieu » (1 Pierre 1:23).
Saint Pierre ne s’égarait pas de la vérité, il n’enseignait pas d’erreur doctrinale.
Galates 2, 11 : Mais quand Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était condamné
Cordialement.
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