cmoi a écrit : ↑dim. 06 févr. 2022, 20:43
Vous ne répondez toujours pas à ma question qui est : est-ce que cette personne qui aurait été damnée selon la thèse d'une rencontre immédiate avec Jésus sans passage par l'Hadès, peut être sauvée dans la vôtre ?
Il n'y a que 2 réponses possibles : oui ou non.
Excellente question.
Cinci a écrit : ↑lun. 07 févr. 2022, 1:43
Dans les premiers siècles, l'Église avait maille à partir avec des gnostiques, des docètes, des gens qui voulaient nier que Jésus soit mort réellement dans sa chair, mort-mort, non pas mort en apparence mais mort de la même mort que tout le monde, mort vraiment comme le roi David et les autres. De dire «mort» simplement, ce n'est pas assez; à raison des esprits tordus qui imaginent des systèmes pour contourner la difficulté.
Aussi le credo est-il bâti de telle manière à pouvoir insister lourdement sur la donnée ... « ... est
mort, a été
enseveli, est
descendu aux enfers»
nulle part il n'est affirmé que les morts se convertissent !
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Si Jésus a évangélisé les morts du passé, il a très bien pu aussi évangéliser les morts de l'avenir puisque pour Dieu le temps n'existe pas. J'avais lu cette idée dans un texte du Père Gallez et ça rejoint la théorie d'Arnaud.
Le terme «évangéliser» s'agissant
des morts ne fait pas renvoi à un appel à la conversion, pas plus qu'à une nécessité de recevoir le baptême dans le Jourdain, pour ensuite vivre de la foi, faire mourir la chair, etc. Ces gens sont morts, le temps de la foi est fini ainsi que le temps pour mériter.
L'annonce en question
aux morts est tout simplement qu'il leur est communiqué cette victoire de Jésus-Christ, une victoire sur la mort, le fait que Dieu a bien tenu sa promesse du Messie
En effet.
Cinci a écrit : ↑lun. 07 févr. 2022, 2:41
Je dis qu'il n'est pas besoin de cette histoire de choix décisif à réaliser dans le mystérieux passage mal défini et antécédent le jugement particulier (... tel d'un "autre" purgatoire avant le purgatoire classique), d'une choix à opérer là-dedans d'une manière extraordinaire, là et uniquement là, avec des outils dont personne ne peut disposer sur terre (lucidité fantastique et au moins égale à celle des anges, libéré du foyer du péché, etc ...); pas besoin, dis-je bien, pour comprendre à quel point Dieu est juste, bon, équitable, honnête, intéressé à sauver tout ce qu'il peut sauver et de sa manière à Lui.
il n'est nul besoin d'une prolongation dans la 4e dimension du docteur Moody (passage inconnu de la tradition ecclésiale) et avant le vrai passage du purgatoire
Bravo et merci Cinci.
Libremax a écrit : ↑dim. 06 févr. 2022, 20:05
je crois que c'est vous qui rajoutez le terme "biologique" aux textes du Catéchisme. Dès lors, tout ce qu'il dit de la mort peut tout aussi bien se comprendre comme un processus, et non comme une condition.
Le mot biologique est loin d’être parfait et ne veut rien ajouter. Il rappelle seulement que la mort, selon le catéchisme, est explicitement définie comme la fin de la vie terrestre et est la même pour tous les êtres vivants de ce monde. (CEC 1007)
Je n’utilise ce mot que pour essayer de préciser la fin concrète de la vie terrestre que me semble déformée dans la théorie d’Arnaud Dumouch lorsqu’il parle d’un passage durant un temps qui peut atteindre dix mille ans.
L’essentiel ne me semble pas là mais dans ce qui me semble une inacceptable atteinte au salut réalisé par le Christ qui vient sauver l’homme tel qu’il a été créé avec un corps. C’est dans cette vie terrestre que le Christ réalise le salut de l’humanité de l’homme entier, corps, esprit et âme, et non dans une période de temps après la vie terrestre lorsque l’humain serait sans son corps.
La théorie d’une période de temps dans la mort qui pourrait être de dix mille ans avant le choix décisif est incompatible avec le salut réalisé par le Christ qui a pris un corps comme le nôtre. C’est en cette vie terrestre, que l’humain accepte ou rejette le salut. C’est en cette vie terrestre que Dieu vient le sauver.
Il n’y a pas de seconde session de milliers d’années.
Même lorsqu’il a prêché aux morts lors de sa descente aux enfers, les défunts étaient ce qu’ils étaient au terme de leur vie terrestre.
L’apparition du Christ à l’heure de la mort est une manifestation de ce que chacun est, tel qu’il est dans sa vie terrestre.
Annoncer une période décisive au-delà de la vie terrestre est non seulement un mépris du corps de l’humain qui, tel qu’il a été créé par Dieu, a une nature corporelle et spirituelle, mais une dévalorisation grave de toute la vie de foi et des sacrements en cette vie terrestre qui deviendraient sans réelle importance puisque c’est une longue période après la vie terrestre qui serait décisive pour le salut. C’est incompatible avec l’enseignement de l’Église, malgré les affirmations non réellement fondées d’Arnaud Dumouch lorsqu’il prétend le contraire.
Hélas, il semble s’enfermer dans sa propre pensée lorsqu’il écarte le Catéchisme de l’Église.
Arnaud Dumouch a écrit : ↑sam. 05 févr. 2022, 22:13
Le catéchisme de l'Eglise Catholique n'est pas le dogme.
Le Catéchisme exprime le dogme et chaque catholique est invité à le préférer à ses propres pensées sur la vérité des dogmes.
Libremax a écrit : ↑lun. 07 févr. 2022, 11:15
Bonjour PaxetBonum,
ce que vous décrivez est très binaire! On a l'impression à vous lire que pour vous, l'âme va soit dans les ténèbres de l'enfer, soit dans la lumière du Paradis. Mais j'interprète peut-être mal votre écrit.
Ce n’est pas qu’une impression. Il en est bien ainsi.
La discussion dans ce fil ne porte pas sur cette différence binaire qui ne me semble pas contestée par personne dans ce fil, mais sur le caractère décisif, à cet égard, soit de la vie terrestre, soit d’une période ultérieure «
dans la mort » prolongée jusqu’au retour du Christ en gloire.