Libremax a écrit : ↑lun. 31 janv. 2022, 16:35 Quoi d'étonnant à ce que la durée de l' "Hadès" nous soit insaisissable? Si elle est différemment ressentie par les divers mystiques, combien doit-elle l'être pour chaque âme qui la vivent. Non? De quel risque parlez-vous ?
En effet, il y a plusieurs maisons dans la maison du père et chaque purgatoire (Hadès aussi...) est personnalisé. Pour les risques, il y a d’abord :
Le risque pastoral : la réaction ici de beaucoup laisse présager un vrai risque de « décrochage » de la part de certains fidèles (ne refaisons pas la même erreur qui a entraîné les tradis). De fait, à quoi bon préciser davantage et entrer dans ces détails, est-ce bien nécessaire ? N’y a-t-il pas un risque que cela apparaisse comme une mythologie parmi d’autres, à la sauce un peu new-âge ?
Ensuite le risque d’injustice (Coco Lapin l’a évoqué). Qui se manifeste de plusieurs façons :
Ici-bas nous ne sommes pas égaux et il ne semble pas y avoir de justice « infuse » : certains ont des vies difficiles, pleines de tribulations/persécutions, etc. Bien des histoires se terminent en fiasco, etc. Pourtant, derrière cette apparente inégalité, se cache la volonté Divine et ses secrets et ses cadeaux futurs. Il faudrait que cela soit effacé par le Hadès, pour certains aspects, mais pour d’autres il ne faudrait pas que cela soit effacé par ce qui se passera dans le Hadès. Et pour moi le temps en fait partie, en tout cas il faut faire attention à ce qu’il ne devienne pas un vecteur d’injustice.
Ici-bas, la vie est pourtant la même pour tous : là, ce ne serait plus le cas, et en faveur de ceux qui le mériteraient le moins ?
Vous me direz : il suffit de croire en la justice de Dieu ! Mais je ne crois pas que ce soit si simple dans la mesure où on touche à ce qui devrait être immuable et commun, à des fins personnalisées. Je ne vous dis pas le travail pastoral derrière et les questions tordues et les cas épineux !
Une partie des injustices subies fera notre gloire au ciel. Ne pas les effacer donc. Mais je ne peux pas poursuivre mon explication sans mettre le sujet en rapport avec ce que j’ai nommé être des ambiguïtés. Je vous invite à en relire l’échange que je vais vous indiquer.
Comment affirmer dans ce domaine sans que ce soit imposer sans preuve une vision déformée de la réalité que ce sera, sans pouvoir prétendre à l’exhaustivité des cas, sans tomber non plus dans du relativisme ?
C’est provoquer inutilement une cause de scepticisme, ou au contraire ouvrir la voie à trop d’imaginations.
Cela demanderait à ce que tout ce que j’ai dit être ambigu soit clarifié, précisé sans rature ni flou.
Bon abordons donc le reste…
Libremax a écrit : ↑lun. 31 janv. 2022, 16:35
Je suis un peu lent à la comprenette. .
Nous le sommes tous à un moment ou à un autre, peut-être que ces ambiguïtés que je vois sont dues au fait que je le suis aussi !
Libremax a écrit : ↑lun. 31 janv. 2022, 16:35
Je ne vois pas quelle ambigüité il n'a pas levé.
J'avoue que je ne l'ai pas encore vraiment développé. Il faut pour cela se reporter au tout début de mes questions concernant les facultés de l'âme, son environnement et les interactions dans l'Hadès.
En clair, à la page 106 ici avec tous les échanges que j’ai eu avec Arnaud et où il a fini par m’indiquer une liste de vidéos mais dans lesquelles je n’ai pas trouvé les réponses manquantes à à mes questions (exclu la kénose)
Je vais essayer de synthétiser tout cela en plus clair, je serais plus « frais » demain matin pour cela. En attendant je réponds ici aux autres parties de votre message.
encore une fois, le repentir n'est pas impossible en enfer puisqu'une contrition imparfaite n'est pas suffisante en soi pour éviter la damnation.
Libremax a écrit : ↑lun. 31 janv. 2022, 16:35
Pourquoi écrivez-vous cela, dès lors que plus haut, vous affirmez :
5 En revanche, si l’âme après jugement se trouve au purgatoire, c’est qu’elle a déjà au moins eu et été en état de contrition imparfaite avec le plus du sacrement - ou dotée du pardon de Jésus lors de son jugement.
Il n’y a pas de contradiction. En enfer sont les âmes qui étaient en état de contrition imparfaite et qui n’ont pas pu recevoir l’absolution avant de mourir, ni reçu le pardon de Jésus au jugement. Il suffit d’enlever le « avec » et le « ou ». Je vous accorde que là, je réagis « bête et méchant » par rapport au dogme et ses définitions, mais il est ce qu’il est…
Je comprends bien que vous révoquez cet enseignement où un péché mortel suffisait pour devenir damné (et non celui contre l’Esprit), que vous voudriez que le dogme évolue. Ce qui d’ailleurs rend caduc tout ce que j’écris ici en réponse et avant et qui s’appuie dessus. C’est toute une discussion à mener. Déjà sur ce qu’est ce péché contre l’Esprit (je ne pense pas qu’il faille mettre en jeu la Révélation, d’ailleurs j’avais commencé le sujet et posé des jalons sur ce fil), je crois que j’en ai une définition qui ratisse plus large, et ensuite, quand il n’est pas en cause, est-il possible d’exclure qu’un péché grave soit mortel ?
Par défaut je dirais pour l’instant que non, ce qui conserve une validité à mes réponses.
Je ne vais pas traiter le sujet maintenant, il y en aurait trop à la fois mais il mériterait de l’être. Il mérite de l’être « à part ».
Vous m’écrivez enfin :
Libremax a écrit : ↑lun. 31 janv. 2022, 16:35
Qu'est-ce qui ferait que la contrition imparfaite des uns les mène au Purgatoire et que celle des autres les mène à l'enfer?
La réponse est la même qu’au début ici : le plus ou le moins du sacrement. Sachant que derrière le sacrement il y a les conditions de sa validité, il y a la foi qui sauve, etc., Et sachant que la libre volonté de Jésus peut y suppléer – ou le contredire, d’ailleurs. Mais il faut bien que l'Eglise ait une raison d'être ! Affirmer qu'elle ne se tient pas là, dans les sacrements, c'est assez périlleux et peut nous mener loin...
A vrai dire, je pense qu’il ne faut prendre qu’un point à la fois et je ne sais trop par lequel vous souhaitez commencer. Dites-moi...