feufollet a écrit : ↑mar. 05 avr. 2022, 9:39
Perlum Pimpum a écrit : ↑mar. 05 avr. 2022, 2:22Il n'y a pas d'un côté les bons et de l'autre les mauvais
D’un côté, il y a l’Ukraine, longtemps opprimée par la Russie, qui niait sa culture et sa langue, et qui après l’indépendance, lui a imposé des satrapes corrompus qui perpétuaient le même genre de régime mafieux qu’en Russie.
De l’autre côté, vous avez une puissance impérialiste, dictatoriale, fanatisée, méprisant la vie humaine, un pays du Tiers-Monde dont la seule différence avec la Corée du Nord est la taille de son arsenal nucléaire.
D'une, les satrapes corrompus ne sont pas que d'un côté. De deux, les révolutions colorées sont pilotées. De trois, il est excessif, donc insignifiant, d'assimiler la Russie à la Corée du Nord. Vous manquez singulièrement de mesure...
feufollet a écrit : ↑mar. 05 avr. 2022, 9:39Tapez « yacht de Poutine », « palais de Poutine » ou « palais de Yanoukovitch » dans un moteur de recherche. Vous y verrez aux côtés de choix architecturaux et esthétiques douteux, des balais de toilette et des cuvettes de WC en or massif. Le balais à chiottes des toilettes de Poutine est d’une valeur de 700 €. Connaissez-vous le salaire moyen en Russie ?
Et donc ? Le "balais à chiottes", comme vous dites si élégamment, comme argument de la moralité géopolitique des ukrainiens, c'est léger...
feufollet a écrit : ↑mar. 05 avr. 2022, 9:39Je vous laisse décider, Perlum Pimpum, qui sont les bons et qui sont les mauvais.
Tout le problème est là. Vous voulez prendre parti, comme aussi certains de ceux auxquels vous vous opposez, sans connaître véritablement le fond de l'affaire, n'ayant à votre connaissance que les éléments relayées par les propagandes médiatiques occidentales. Pour ma part, et contrairement à vous, je confesse mon ignorance de la réalité sous-jacente à l'écume médiatique, et laisse au Christ le soin de juger les vivants et les morts...
feufollet a écrit : ↑mar. 05 avr. 2022, 9:39L'Ukraine est le seul pays européen dont l'armée compte un bataillon (devenu division) ouvertement nazi.
Il y a des éléments néonazis dans l’armée ukrainienne, oui. C’est un fait. Et alors ? Zelensky est juif. Que pouvons-nous conclure de ces deux informations ?
Ceci que les médias occidentaux n'ont pas monté en épingle le fait pour diaboliser l'Ukraine, alors qu'ils ne se seraient pas gênés de le faire en d'autres circonstances. D'où donc la question : pourquoi n'avoir pas diaboliser le régime ukrainien malgré les exactions commises en répression des séparatistes (eux-mêmes coupables d'exactions) ? D'où donc la réponse : n'est pas diabolisé par les médias occidentaux le régime dans la main ou dans l'obédience des régimes occidentaux. Et d'ailleurs, quittant la question ukrainienne, les médias occidentaux diabolisent-ils les régimes dictatoriaux utiles aux intérêts géostratégiques de l'Occident ? Y a t'il oui ou non un lynchage médiatique de l'Arabie saoudite ? Non, seulement des brèves de presse, ce malgré sa répression féroce des Huthis. Pourquoi ? Le pétrole, et la non-contestation saoudienne de la suprématie américaine...
feufollet a écrit : ↑mar. 05 avr. 2022, 9:39
D’ailleurs il y a également des nazis chez Wagner, les mercenaires de Poutine, ainsi que dans l’armée régulière.
Il y en a également dans l’armée française, dans l’armée allemande, et dans à peu près n’importe quelle armée européenne. Le nazisme est une idéologie violente, conquérante et belliqueuse, qui glorifie la nation et la race : elle est naturellement représentée au sein des institutions militaires de nombreux pays.
A cette différence près que quand on découvre de tels individus, on les chasse de l'armée française. Il n'y a pas d'unités militaires ouvertement nazies dans l'armée française...
feufollet a écrit : ↑mar. 05 avr. 2022, 9:39D’autre part, savez-vous ce qu’est un casus belli ? Il s’agit d’un
prétexte permettant de donner à une agression militaire des airs de légitimité.
Non. Un casus belli est une cause de guerre, que cette cause soit juste ou injuste. Pointez-vous chez ma mère pour la gifler et tenter de la violer, et je vous casse immédiatement la gueule, en toute bonne conscience...
feufollet a écrit : ↑mar. 05 avr. 2022, 9:39
La propagande est de tout côté, et si la propagande occidentale répercute la propagande ukrainienne plutôt que russe, c'est que l'intérêt occidental y trouve son compte. Il faut vraiment être naïf pour imaginer les médias occidentaux indépendants.
Vous faites allusion aux grands groupes de presse souvent détenus par un ou plusieurs actionnaires, dont on peut supposer qu’ils influent sur la ligne éditoriale. C’est possible, voire plausible, mais pas prouvé me semble-t-il.
Et de toute façon, il existe quantité de journaux réellement indépendants en Occident (le Monde diplomatique, par exemple) et l’information diffusée par la presse écrite et audiovisuelle est généralement tout à fait fiable.
D'une, dans une entreprise privée, le pouvoir appartient à qui détient le capital. L'actionnaire nomme le rédacteur en chef qui s'assure que la ligne éditoriale soit respectée des troupes. Par ailleurs, dans le processus de recrutement et de carrière, la hiérarchie en place impose toujours sa doxa : dans un milieu donné, règne toujours une mentalité dominante, à laquelle l'intérêt individuel commande de se conformer pour ne pas être inquiété. Dois-je vous rappeler que les journalistes furent les premiers sinon les seuls à demander que Zemmour fut viré de ses emplois ? Et il fût viré ! Menacé d'être viré du Figaro avant que Sarko n'intervienne auprès de Mougeotte, viré de RTL, viré de I-Télé, avant d'être réembauché par C-News, suite au changement d'actionnaire qui précipitera un exode massif de journalistes incompatibles à la nouvelle ligne éditoriale, façon Fox News, mise en place. Ce qui suffit à démontrer qui fixe la ligne éditoriale... Quand ce n'est pas le patron, c'est le soviet des journaleux aux postes de commande : voyez France-Inter.
De deux, les pays occidentaux sont des démocraties d'opinion. Contrôler les médias permet de contrôler le narratif :
l'information est un formatage. Bfm et Cnews traitent différemment de la campagne électorale à raison même de la différence confessionnelle de leurs patrons (ce n'est pas sur Bfm que vous trouverez un programme télévisuel comme
En quête d'Esprit)... La dédiabolisation des idées dites d'extrême droite
- ce qui me fait bien marrer : moi qui suis, au regard de la doxa ambiante, authentiquement d'extrême droite, puisque partisan du catholicisme religion d’État imposant un ordre public conforme à l'ordre moral objectif véritable (la Loi de Dieu), je considère Zemmour et Le Pen comme des trublions d'extrême gauche... - s'est faite sur Cnews, qui a imposé un narratif concurrentiel au narratif bien-pensant. Posséder des organes de presse est posséder un réel pouvoir sur les démocraties d'opinion... C'est l'application capitalistique de la théorie métapolitique de Gramsci.
De trois, les oligarques occidentaux investissent dans les campagnes électorales. Pourquoi sinon pour avoir un retour sur investissement. Les élections présidentielles américaines sont symptomatiques du fait. Et dans une moindre mesure au regard de nos lois, la France. Ce qu'il y a d'intéressant dans les régimes occidentaux, c'est, quant aux puissants, la pluralité d'intérêts divergents, divergence d'intérêts expliquant des soutiens à des politiciens distincts. C'est encore la complexité des jeux de pouvoirs inhérents à ces régimes : pouvoirs économiques et financiers, pouvoir de l'État profond, pouvoir des politiciens en place. C'est plus fluide qu'en les régimes dictatoriaux, mais c'est jamais le pékin de base qui tient le manche... Quant aux politiciens, ils naviguent entre la servilité aux lobbys qui les soutiennent (façon Valls) et l'influence qu'ils peuvent eux-mêmes avoir sur ceux qui les financent une fois qu'ils sont au pouvoir.
De quatre, la fiabilité des infos occidentales, ptdr. Durant la crise syrienne, quels sont les médias à avoir rappelé que Daesh était l'ancien Isis, mis en place par une coalition de gouvernements unis, pour des motifs géostratégiques très différents d'un intervenant à l'autre, dans la déstabilisation du pouvoir syrien ? Tout le traitement médiatique occidental fut de surligner la barbarie du régime syrien pour faire du despote local la cause d'une guerre initiée par d'autres...
feufollet a écrit : ↑mar. 05 avr. 2022, 9:39
Il y n’y pas d’équivalent à la liberté de la presse à l’occidentale dans le reste du monde. Allez élever une voix discordante en Chine ou en Ouzbékistan, et venez nous raconter votre expérience.
Vous êtes vraiment naïf. La presse occidentale est structurée différemment parce que les jeux de pouvoirs sont plus complexes en les régimes libéraux qu'en les régimes dictatoriaux. Mais vient toujours un moment où attenter à la doxa dominante des médias occidentaux implique censure médiatique, sauf précisément à ce que l'attentat soit piloté par ceux dirigeant les groupes médiatiques.
J'arrête là. Je ne voulais pas intervenir dans cette discussion, conscient que les vues passionnées des uns et des autres rendent le débat malsain. Je laisse ce débat au tumulte des passions contraires des différents intervenants, préférant pour ma part le calme humble et serein de la raison.
Bonne continuation.