Je ne suis vraiment pas sûre que l'on puisse dire que nul ne peut juger si autrui est en état de péché mortel...N'est-ce pas là la tâche d'un confesseur? Et même en étant un laïc, il me semble qu'il y a certains cas qui ne prêtent guère à confusion...Si mon voisin, catholique pratiquant, est divorcé-remarié civilement et vit maritalement avec sa nouvelle compagne, il est en état de péché mortel, il n'y a pas à chercher midi à quatorze heure...1) nul ne peut juger si autrui est en état de péché mortel ou non, quand bien même la faute serait avérée, car il se peut que le coupable ait péché soit par ignorance (il n'avait pas conscience du mal qu'il faisait) soit par faiblesse (il a cédé à une impulsion qu'il désapprouvait cependant), auxquels cas l'on s'écarterait de la définition du péché mortel.
Par ailleurs, il est totalement aberrant de lire sur un forum catholique que la faiblesse effacerait le caractère mortel d'un péché! Mais voyons, prodigal, on pèche justement par faiblesse!
Il y a véritablement une tendance très moderne à vouloir faire du péché mortel quelque chose d'extrêmement rare en multipliant les circonstances atténuantes. Je ne retrouve pas cet esprit dans les écrits catholiques anciens...



