Définition du péché

« Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu'il sache discerner le bien du mal » (1R 3.9)
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Jean Jacques
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Re: Définition du péché

Message non lu par Jean Jacques »

Comme ça c'est parfaitement clair, merci.
antoine93
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Inscription : mar. 19 août 2008, 12:30

Re: Définition du péché

Message non lu par antoine93 »

Olivier JC a écrit : Sur la conscience, d'autre part, il convient d'opérer une distinction.
Premièrement, il y a la conscience en son principe. Elle est, pour reprendre la formule du Card. Newmann, la voix de la Vérité en l'homme. S. Thomas d'Aquin eut, lui, parlé d'inclination naturelle au bien.
Deuxièmement, il y a la conscience en son action, en sa délibération pour agir. C'est ici que peut se trouver un problème, puisqu'aussi bien réside en l'homme désormais une inclination à faire le mal. La conscience "pratique" peut donc se retrouver à ne plus entendre la conscience "principielle" : il y a distorsion.

La primauté de la conscience implique la solution classique : Dieu ayant laissé l'homme à son conseil (entendre, sa conscience), il faut qu'il la suive. Ne pas la suivre est un péché.
Cependant, il convient de noter qu'au principe de cette conscience, il y a une source. Il y a l'inclination naturelle au bien. Et l'homme qui néglige de l'écouter, de prendre le temps de la former, pèche.
Mais concrètement, qu'est-ce que la conscience ?
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Olivier JC
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Re: Définition du péché

Message non lu par Olivier JC »

Bonjour,

La "conscience" est avant tout un concept qui permet de décrire une réalité de la personne humaine.

D'un point de vue sensible, la première et essentielle manifestation de la conscience, c'est le fait que l'être humain puisse considérer certains actes comme bon, et d'autres comme mauvais. C'est la perception intuitive du bien et du mal.

Ensuite, s'interrogeant sur cette capacité à ressentir qu'un acte est bon ou mauvais :
1) Soit c'est quelque chose d'uniquement subjectif, et cela n'a alors aucun intérêt ;
2) Soit on considère que cette capacité suppose nécessairement une connaissance intuitive de ce qui, en vérité, est bien ou est mal.

D'où la conclusion que la conscience est en premier lieu une connaissance connaturelle de ce qui est bien et de ce qui est mal, puis en second lieu la capacité d'appliquer cette connaissance à tel acte particulier, pour en déterminer la bonté ou la malignité.

Ensuite, la doctrine du péché originel nous amène à ce bémol qu'il existe dans l'homme une certaine inclination à appeler bien ce qui est mal et mal ce qui est bien. Par exemple, l'homme est souvent tenté de penser que ce qui lui fait du bien (plaisir par exemple) est de ce fait bien.

On en conclut qu'il y a une désunité de la conscience, puisque si la connaissance connaturelle persiste toujours, la capacité de jugement de la conscience est comme parasitée par l'inclination au mal, de sorte qu'il devient nécessaire de former la conscience par l'intervention d'une loi extérieure, qui sera le moyen par lequel la personne, luttant contre l'inclination au mal, pourra parvenir, moyennant l'aide de Dieu, à retrouver une certaine unité entre cette connaissance connaturelle et la capacité de juger de la conscience.

Situation que l'on appelle en général la sainteté.

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