L'amour véritable peut-il se dispenser d'être universel ?
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Re: L'amour véritable peut-il se dispenser d'être universel ?
Il me semble qu'il faut distinguer deux questions.
1) Faut-il aimer seulement ceux qui nous aiment?
Cette question n'a pas été abordée sur ce fil, ou alors cela m'a échappé. Nous connaissons tous la réponse des évangiles, évidemment négative. Elle implique qu'il faut aimer même nos ennemis, mais nos ennemis, a priori (au sens du mot latin inimicus, ennemi personnel et non à celui d'hostis, ennemi de guerre), nous les connaissons. Ils ne sont pas l'humanité, mais des individus humains, et sont notre prochain.
2) Peut-on aimer un inconnu?
Je propose de distinguer, là encore. Un inconnu tellement inconnu qu'on ne sait strictement rien de lui, cela me paraît impossible, non par manque de charité, mais parce que c'est une abstraction.
Mais un inconnu présent, que l'on rencontre, la charité nous commande de l'aimer, ou plutôt, nous donne de l'aimer. Pensons au bon Samaritain. Il ne s'arrête pas pour soigner une abstraction, mais un être humain réel qui souffre.
Freud se moquait du christianisme en disant qu'il était stupide d'exiger que l'on aime son prochain comme soi-même, car comment aimer un parfait inconnu? La réponse est simple : par la grâce de la charité, ce n'est plus un inconnu.
1) Faut-il aimer seulement ceux qui nous aiment?
Cette question n'a pas été abordée sur ce fil, ou alors cela m'a échappé. Nous connaissons tous la réponse des évangiles, évidemment négative. Elle implique qu'il faut aimer même nos ennemis, mais nos ennemis, a priori (au sens du mot latin inimicus, ennemi personnel et non à celui d'hostis, ennemi de guerre), nous les connaissons. Ils ne sont pas l'humanité, mais des individus humains, et sont notre prochain.
2) Peut-on aimer un inconnu?
Je propose de distinguer, là encore. Un inconnu tellement inconnu qu'on ne sait strictement rien de lui, cela me paraît impossible, non par manque de charité, mais parce que c'est une abstraction.
Mais un inconnu présent, que l'on rencontre, la charité nous commande de l'aimer, ou plutôt, nous donne de l'aimer. Pensons au bon Samaritain. Il ne s'arrête pas pour soigner une abstraction, mais un être humain réel qui souffre.
Freud se moquait du christianisme en disant qu'il était stupide d'exiger que l'on aime son prochain comme soi-même, car comment aimer un parfait inconnu? La réponse est simple : par la grâce de la charité, ce n'est plus un inconnu.
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- aldebaran
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Re: L'amour véritable peut-il se dispenser d'être universel ?
Bonjour prodigal,prodigal a écrit : ↑jeu. 14 sept. 2023, 14:45 Il me semble qu'il faut distinguer deux questions.
1) Faut-il aimer seulement ceux qui nous aiment?
Cette question n'a pas été abordée sur ce fil, ou alors cela m'a échappé. Nous connaissons tous la réponse des évangiles, évidemment négative. Elle implique qu'il faut aimer même nos ennemis, mais nos ennemis, a priori (au sens du mot latin inimicus, ennemi personnel et non à celui d'hostis, ennemi de guerre), nous les connaissons. Ils ne sont pas l'humanité, mais des individus humains, et sont notre prochain.
2) Peut-on aimer un inconnu?
Je propose de distinguer, là encore. Un inconnu tellement inconnu qu'on ne sait strictement rien de lui, cela me paraît impossible, non par manque de charité, mais parce que c'est une abstraction.
Mais un inconnu présent, que l'on rencontre, la charité nous commande de l'aimer, ou plutôt, nous donne de l'aimer. Pensons au bon Samaritain. Il ne s'arrête pas pour soigner une abstraction, mais un être humain réel qui souffre.
Freud se moquait du christianisme en disant qu'il était stupide d'exiger que l'on aime son prochain comme soi-même, car comment aimer un parfait inconnu? La réponse est simple : par la grâce de la charité, ce n'est plus un inconnu.
Je suis d'accord avec ce que vous venez d'écrire.
Re: L'amour véritable peut-il se dispenser d'être universel ?
Bonjour aldebaran,aldebaran a écrit : ↑jeu. 14 sept. 2023, 14:01 Bonjour,
Je ne suis pas d'accord avec vous sur ce point. On se doit d'aimer l'Homme ou la Femme en tant que créatures de Dieu, nos frères et sœurs, peu importe s'ils s'appellent Pierre, Paul, Isabelle ou Martine. Qu'on les connaisse ou qu'on les rencontre pour la première fois, en direct ou par liaison satellite. Cela fait partie de la charité, et cela veut dire par défaut être agréable, sourire, chercher à coopérer ou à aider si besoin, bien considérer, voir la rencontre sous un aspect positif et bienveillant. Ce n'est pas que de la politesse ou de la bonne éducation, c'est aussi de la charité et une déclinaison du "tu aimeras ton prochain comme toi-même".
Si on n'aime que les proches et qui sont plutôt amicaux, les païens ne font-ils pas de même?
Ombiace, c'est peut-être ce que vous vouliez souligner?
ravi de vous relire. Oui, cela fait partie de ce que je voulais dire. Mais aussi, me semble t il, que l'amour de Jésus devait s'étendre au delà de son réseau.. "visuel" de connaissances., et même traverser le temps jusqu'aux hommes d'aujourd'hui et de demain. Enfin, que quelque chose de lui nous échappe peut-être si on ne croit pas ce que je viens d'écrire, même si cela reste abstrait.
Re: L'amour véritable peut-il se dispenser d'être universel ?
Bonsoir Prodigal,
Je suis d'accord avec le reste, mais je ne comprends pas comment la charité ou la grâce nous rendent connus des inconnus. Pouvez vous m'éclairer, svp ?
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Re: L'amour véritable peut-il se dispenser d'être universel ?
Parce que la grâce ou la charité nous apprend que cette personne est un enfant de Dieu comme nous.
- aldebaran
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Re: L'amour véritable peut-il se dispenser d'être universel ?
Bonjour Ombiace,Ombiace a écrit :Mais aussi, me semble t il, que l'amour de Jésus devait s'étendre au delà de son réseau.. "visuel" de connaissances., et même traverser le temps jusqu'aux hommes d'aujourd'hui et de demain. Enfin, que quelque chose de lui nous échappe peut-être si on ne croit pas ce que je viens d'écrire, même si cela reste abstrait.
Ce que j'aime bien chez vous, c'est votre capacité à dépasser les petites évidences courantes pour poser des sujets plus profonds.
Jésus Deuxième Personne de la Trinité est également de toute éternité, même s'Il s'est incarné un bref temps vers l'an 0 pour Sa mission de Rédemption. Et de même nature que le père (que je n'aime pas ce terme consubstantiel que personne ne connait et très abstrait), Il a connaissance de Tout, de chacun, et donc des créatures qui semblent dans le passé pour nous ou dans le futur. Parce qu'Il est Dieu, et que le temps est un présent pour Lui. La parenthèse fut Son Incarnation, où en tant que "tout à fait homme" (de même que tout à fait Dieu) il fut dans le temps. Mais pouvait sans doute appeler Sa connaissance divine si besoin pour Sa mission.
Bref oui je suis persuadé qu'Il connait chacun de nous, en détail et intimement, et que nous bénéficions de Son amour personnalisé.
Mais ce sont de grands mystères pour nous, de part la nature et les facultés de Dieu, qui sont incompréhensibles pour notre intelligence. Rien que la notion d'éternité, d'être hors du temps ou l'omniscience nous le sont.
Re: L'amour véritable peut-il se dispenser d'être universel ?
Remarquez, cher Ombiace, que même une personne qui nous est connue nous est en même temps inconnue. Elle nous est connue au sens où nous savons la reconnaître, nous connaissons probablement son nom, quelques détails biographiques, son caractère, ses goûts, etc. Cependant son âme nous demeure inconnue. Qu'une personne nous soit connue d'un certain point de vue, mais inconnue d'un autre, ne doit pas nous étonner, c'est la norme!
Cependant je n'ai pas répondu à votre question. Vous vous doutez bien qu'elle dépasse mes capacités. Je vais essayer néanmoins, et vous en ferez ce que vous voudrez. Je pense qu'il faut regarder du côté de la relation qui s'établit. La fraternité est le nom d'une relation. Le prochain est celui qui est en relation avec moi. Si la relation avec mon prochain est sanctifiée par la grâce, alors le prochain m'est connu en Dieu. Ou bien, autre manière de le dire : la relation à mon prochain éclairée par la charité est une participation à la vie divine.
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Re: L'amour véritable peut-il se dispenser d'être universel ?
Oui, ça ressemble tout à fait à ce que je pense, et à ce que j'ai dans le cœur, dirais je même. Merci, Fée ViolineFée Violine a écrit : ↑ven. 15 sept. 2023, 7:30 Parce que la grâce ou la charité nous apprend que cette personne est un enfant de Dieu comme nous.
Re: L'amour véritable peut-il se dispenser d'être universel ?
Bonjour aldebaran,
Je suis heureux que nos sensibilités se rejoignent
C'est aussi sur cette base que se nourrit ma croyance, et c'est sans doute à origine du fil
Re: L'amour véritable peut-il se dispenser d'être universel ?
J'apprécie toujours votre retenue, qui fait honneur à la prudenceprodigal a écrit : ↑ven. 15 sept. 2023, 8:36 Remarquez, cher Ombiace, que même une personne qui nous est connue nous est en même temps inconnue. Elle nous est connue au sens où nous savons la reconnaître, nous connaissons probablement son nom, quelques détails biographiques, son caractère, ses goûts, etc. Cependant son âme nous demeure inconnue. Qu'une personne nous soit connue d'un certain point de vue, mais inconnue d'un autre, ne doit pas nous étonner, c'est la norme!
Cependant je n'ai pas répondu à votre question. Vous vous doutez bien qu'elle dépasse mes capacités. Je vais essayer néanmoins, et vous en ferez ce que vous voudrez.
Cela suppose.., je suppose,.. de laisser la foi agir
J'avoue ne toujours pas bien saisir. Merci toutefois pour vos efforts pédagogiques
Re: L'amour véritable peut-il se dispenser d'être universel ?
Puisque vous m'encouragez, je veux bien essayer d'expliquer mieux ce que moi-même je ne comprends pas pleinement, parce que c'est difficile il faut bien le dire.
Axiome 1 : Dieu est Trinité, soit relation entre trois personnes divines. On dit aussi, avec les mots les plus simples possibles, que Dieu est Amour.
Il suit de cet axiome que Dieu n'est pas un monolithe inerte et figé pour l'éternité dans sa pose dominatrice, mais qu'il est Vie.
Axiome 2 : la vie du croyant vise à se rapprocher de la vie divine.
Question : comment se rapprocher de la vie divine?
Réponse : en aimant Dieu qui est lui-même Amour.
Question : comment aimer Dieu?
Réponse : en aimant son prochain comme soi-même. Telle est la charité.
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Re: L'amour véritable peut-il se dispenser d'être universel ?
Bonjour Prodigal, veuillez m'excuser d'avoir mis tout ce temps à répondre, svp
Je suis d'accord avec vous : C'est complexe..
Mis à part le fait que je ne sais pas si l'amour voué à Dieu dérive de l'amour voué au prochain (Je me demande si cela ne doit pas être le contraire), quel lien faites vous entre la charité et ces inconnus qu'il nous faudrait aimer, en dépit de leur statut d'inconnus, dites moi ?
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Re: L'amour véritable peut-il se dispenser d'être universel ?
Bonjour Ombiace,
1. Les saints du Ciel.
Il faut les aimer surnaturellement de charité, par amour de ce Dieu qu’ils aiment en lequel ils vivent à jamais
2. Les saints pérégrinant ici-bas.
Il faut les aimer en tant qu’ils sont en Dieu en étant des membres vivants (par la grâce sanctifiante) de son corps mystique, priant pour qu’ils se conservent et croissent en cet état jusqu’à mourir en Christ, en état de grâce.
3. Les pécheurs en cette vie.
Malgré qu’ils ne soient pas en Dieu, aspect sous lequel ils méritent d’être haïs, ils restent surnaturellement aimables, en tant que le Christ les appelle encore à sa vie, à s’unir à Lui, et en Lui à Dieu, pour L’aimer et en vivre. Les aimer en voulant qu’ils passent des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie, de l’amour d’eux-mêmes à l’amour de Dieu.
4. Les damnés.
Loin de les aimer de charité, il faut seulement les haïr de cette haine parfaite qui est fille de charité.
C’est sans aucun doute possible le contraire, car la charité est une vertu théologale = une vertu ayant Dieu pour objet premier.
Il faut les aimer pour Dieu.
1. Les saints du Ciel.
Il faut les aimer surnaturellement de charité, par amour de ce Dieu qu’ils aiment en lequel ils vivent à jamais
2. Les saints pérégrinant ici-bas.
Il faut les aimer en tant qu’ils sont en Dieu en étant des membres vivants (par la grâce sanctifiante) de son corps mystique, priant pour qu’ils se conservent et croissent en cet état jusqu’à mourir en Christ, en état de grâce.
3. Les pécheurs en cette vie.
Malgré qu’ils ne soient pas en Dieu, aspect sous lequel ils méritent d’être haïs, ils restent surnaturellement aimables, en tant que le Christ les appelle encore à sa vie, à s’unir à Lui, et en Lui à Dieu, pour L’aimer et en vivre. Les aimer en voulant qu’ils passent des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie, de l’amour d’eux-mêmes à l’amour de Dieu.
4. Les damnés.
Loin de les aimer de charité, il faut seulement les haïr de cette haine parfaite qui est fille de charité.
« L’âme bavarde est vide intérieurement. Il n’y a en elle ni vertus fondamentales ni intimité avec Dieu. Il n’est donc pas question d’une vie plus profonde, d’une douce paix, ni du silence où demeure Dieu. L’âme qui n’a jamais goûté la douceur du silence intérieur est un esprit inquiet et elle trouble le silence d’autrui. J’ai vu beaucoup d’âmes qui sont dans les gouffres de l’Enfer pour n’avoir pas gardé le silence. »
Re: L'amour véritable peut-il se dispenser d'être universel ?
Je ne dis pas que l'amour de Dieu dérive de l'amour du prochain.
Les deux commandements d'amour, envers Dieu et le prochain, ne font qu'un. L'amour du prochain dérive, si vous voulez employer ce terme, de l'amour de Dieu, puisque celui qui dit "J'aime Dieu" et qui n'aime pas ses frères est un menteur. Mais donc, c'est par sa dérivation en amour du prochain que se manifeste l'amour de Dieu. En tout état de cause il m'apparaît fautif de les opposer, comme s'il fallait choisir. Le choix, c'est les deux ou rien! (puisque les deux sont semblables).
Quant à aimer un parfait inconnu, j'accorde tout à fait que ce soit impossible. Mais le lien de charité qui nous unit à quelqu'un que nous ne connaissions pas (à l'imparfait) fait que celui-ci n'est plus un inconnu. Pensez au bon Samaritain. La parabole est contée par Jésus en réponse à la question "qui est mon prochain?" Jésus termine son récit par une question : "Lequel des trois s'est montré le prochain de cet homme?". Il s'ensuit que le bon Samaritain est devenu le prochain d'un inconnu, et donc celui-ci n'est plus un inconnu, c'est le prochain!
Les deux commandements d'amour, envers Dieu et le prochain, ne font qu'un. L'amour du prochain dérive, si vous voulez employer ce terme, de l'amour de Dieu, puisque celui qui dit "J'aime Dieu" et qui n'aime pas ses frères est un menteur. Mais donc, c'est par sa dérivation en amour du prochain que se manifeste l'amour de Dieu. En tout état de cause il m'apparaît fautif de les opposer, comme s'il fallait choisir. Le choix, c'est les deux ou rien! (puisque les deux sont semblables).
Quant à aimer un parfait inconnu, j'accorde tout à fait que ce soit impossible. Mais le lien de charité qui nous unit à quelqu'un que nous ne connaissions pas (à l'imparfait) fait que celui-ci n'est plus un inconnu. Pensez au bon Samaritain. La parabole est contée par Jésus en réponse à la question "qui est mon prochain?" Jésus termine son récit par une question : "Lequel des trois s'est montré le prochain de cet homme?". Il s'ensuit que le bon Samaritain est devenu le prochain d'un inconnu, et donc celui-ci n'est plus un inconnu, c'est le prochain!
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Re: L'amour véritable peut-il se dispenser d'être universel ?
Oui, l’amour de charité pour le prochain dérive de l’amour de charité pour Dieu, et le manifeste.prodigal a écrit : ↑sam. 16 sept. 2023, 11:00 Je ne dis pas que l'amour de Dieu dérive de l'amour du prochain. Les deux commandements d'amour, envers Dieu et le prochain, ne font qu'un. L'amour du prochain dérive, si vous voulez employer ce terme, de l'amour de Dieu, puisque celui qui dit "J'aime Dieu" et qui n'aime pas ses frères est un menteur. Mais donc, c'est par sa dérivation en amour du prochain que se manifeste l'amour de Dieu. En tout état de cause il m'apparaît fautif de les opposer, comme s'il fallait choisir. Le choix, c'est les deux ou rien! (puisque les deux sont semblables).
Oui donc, les deux ou rien.
Les deux, mais selon l’ordre-même de la charité, qui est essentiellement un amour pour Dieu. À intervertir l’ordre, l’anthropocentrisme est substitué au théocentrisme : Dieu n’est plus aimé pour lui-même mais pour le prochain auquel les idolâtres l’ordonnent. La subversion de l’ordre essentiel de la charité est la négation de l’essence-même la charité, qui est essentiellement un amour pour Dieu.
Et hélas, cette subversion infeste aujourd’hui l’Église. C’est l’enjeu-même du combat à mort des progressistes et des conservateurs.
« L’âme bavarde est vide intérieurement. Il n’y a en elle ni vertus fondamentales ni intimité avec Dieu. Il n’est donc pas question d’une vie plus profonde, d’une douce paix, ni du silence où demeure Dieu. L’âme qui n’a jamais goûté la douceur du silence intérieur est un esprit inquiet et elle trouble le silence d’autrui. J’ai vu beaucoup d’âmes qui sont dans les gouffres de l’Enfer pour n’avoir pas gardé le silence. »
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