Mais si, mais oui, mais naturellement, mais bien évidement que je vous en tiens rigueur ! Il semble en effet que vous buviez, pour chevaucher ainsi dans les steppes, de la bière russe (d'accord meilleure que bien des bières US qui ressemblent plus à de l'eau de vaisselle qu'autre chose

), alors que je ne fonctionne qu'à la bière allemande, anglaise ou tchèque !

Et l'industrie agro-alimentaire de l'Union européenne, qu'en faites-vous ?

Qu'en dirait José ?
En fait, j'en veux à personne, mais j'aime bien que l'on évite certaines confusions médiatiques...
Attention : il n'y a pas que le politique dans la notion d'élite..., même si pour Mosca le facteur politique est dominant et l’élite est composée de tous ceux qui, par leurs mérites, leurs aptitudes et leurs qualités sont parvenus à imposer leur autorité aux masses, et, par là-même, à accéder au pouvoir. Mills y ajoute par exemple la domination dans le secteur de l'économie et ... le commandement dans l'armée... Pour Galbraith, l’élite se définit par le contrôle qu’elle exerce sur les principaux instruments de production, la compétence – en fait la seule compétence technique – étant à l’origine de son influence; c’est l’oligarchie des managers, des directeurs ; c’est la technostructure, et cette technostructure réunit entre ses mains le pouvoir politique et la puissance économique, sans forcément être la détentrice matérielle des moyens de production, cette technostructure s’imposant comme la nouvelle classe dirigeante… Donc, oui, il y a dans le débat qui se développe depuis un siècle autour de l'idée d'élite une forte dimension politique, ou plus exactement de détention du pouvoir. Mais pour Pie XII, c'est aussi l'ensemble des catholiques spirituellement éminents et au caractère ferme, se sacrifiant au bien commun ! Mais pour les auteurs de la Renaissance, ce sont aussi les meilleurs dans une quelconque activité sociale, ce sens restant en vigueur : élite universitaire, élite sportive, élite des artisans, élite de la chanson, etc... Le sens ne se limite donc pas au seul politique, au sens contemporain du mot, mais à toute la société, dans le sens d'éminence, de distinction, de réussite, ... L'élite n'est donc pas oligarchie lorsqu'elle est fondue dans la société, car la réflexion sur la notion d'élite ne doit pas se séparer de celle sur l'idée d'inégalité (donc d'égalité), cette inégalité n'étant pas à poser seulement en termes juridiques...
Un dernier point : ce qui distingue les élites (au sens politico-économique) de type soviétique des élites de type occidental, c'est ce qui suit... Selon les pluralistes occidentaux, il existe certes des minorités privilégiées, mais leur diversité et leur concurrence – qui doit absolument être préservée – fait qu’il y a absence de toute oligarchie (il peut même y avoir concurrence au sein d'une noblesse ou dans un système monarchique !), ce qui permet d’assurer des systèmes politiques pluralistes, ce phénomène étant accentué par la spécialisation qui entraîne un morcellement du pouvoir… Il est donc indispensable d’avoir des lois anti-trusts, des réglementations permettant de garantir la concurrence économique, et ce afin d’éviter à la fois la primauté de l’économique sur le politique, l’arrivée de l’économique à des optima dimensionnels lui permettant de supplanter le politique, ainsi que la prise de contrôle du politique par l’économique… Il est donc aussi important que les citoyens jouent leur rôle d’électeurs, de consommateurs, etc…, tout comme l’irruption de la société civile et d’organismes non gouvernementaux et non économiques dans le jeu des relations sociales… Ca, ça n'existe pas chez les "soviétistes" et autres totalitaires...