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Castration des violeurs ?

Publié : sam. 26 août 2006, 18:55
par Domy
J'ai voté "pour" la castration des violeurs puisque cela les empêche de récidiver. Quant à la peine de mort, je suis contre dans tous les cas.

Amitiés.
:)
Domy

Publié : sam. 26 août 2006, 20:01
par Guillaume
J'avais lancé le débat et je n'avais jamais voté au sondage.

j'ai enfin voté contre en me disant que si un jour cet homme change, guérit, je veux qu'il puisse fonder une famille si il en l'occasio. Je préfère l'enmprisoner plutôt que de prendre un tel risque.

Guillaume

Castration

Publié : sam. 09 déc. 2006, 1:21
par cirze
Ce debat est selon moi assez difficile parce que la castration a ce que je sache alors que la betise d'un homme peut eventuellemnt remise en compte est etre inverser selon moi ca serait une bonne methode de dissuasion je suis pour mais je plaind juste les personnes qui viendrai a le subir alors qui ont pu faire un acte incomsciemment!
Le plus dur se sera pour les personne qui subiront des erreurs judiciares!

Re: La castration des délinquants sexuels

Publié : mer. 22 août 2007, 16:55
par Charles
Au sujet de la castration des pédophiles, quelle que soit la méthode, il vaudrait mieux y réfléchir sérieusement...

Francis Evrard, l'homme qui a enlevé un enfant il y a quelques jours, s'était procuré du Viagra. D'après lui "Il a pris une fois un cachet de Viagra dans une chambre d'hôtel pour regarder un film pornographique. Une seconde fois dans son box en lisant une revue érotique."

En quoi castrer un tel homme arrangerait-il les choses ? Comme si son problème était une libido déchaînée. Alors que c'est tout le contraire. Il n'a plus aucun désir sexuel, c'est un impuissant, un paralysé. A quoi bon ajouter encore à cette paralysie en pratiquant sur lui une castration.

Plus on le neutralise sexuellement, plus il est conduit à des comportements extrêmes dans l'espoir de retrouver un accès à sa sexualité.

Re: La castration des délinquants sexuels

Publié : mer. 22 août 2007, 20:00
par MB
Charles a écrit :En quoi castrer un tel homme arrangerait-il les choses ? Comme si son problème était une libido déchaînée. Alors que c'est tout le contraire. Il n'a plus aucun désir sexuel, c'est un impuissant, un paralysé. A quoi bon ajouter encore à cette paralysie en pratiquant sur lui une castration.

Plus on le neutralise sexuellement, plus il est conduit à des comportements extrêmes dans l'espoir de retrouver un accès à sa sexualité.
Très bien vu. En général, les problèmes sexuels des gens ne sont pas sexuels, si j'ose dire. Ils veulent dire autre chose.
S'imaginer que la castration, chimique ou pas, arrangerait les choses, c'est faire preuve d'une sorte de superstitition ; "on le punit là par là où il a péché" : sauf que, contrairement aux apparences, ce n'est pas "là" que le problème réside.
Opérer une castration chimique serait donc autant inefficace qu'infâme (on n'a pas à mutiler l'être humain) ; pourquoi ne pas y aller avec des machettes, pendant qu'on y est ?

A bientôt
MB

Re: La castration des délinquants sexuels

Publié : jeu. 23 août 2007, 7:47
par Christophe
Salut Charles
Charles a écrit :Au sujet de la castration des pédophiles, quelle que soit la méthode, il vaudrait mieux y réfléchir sérieusement...

Francis Evrard, l'homme qui a enlevé un enfant il y a quelques jours, s'était procuré du Viagra. D'après lui "Il a pris une fois un cachet de Viagra dans une chambre d'hôtel pour regarder un film pornographique. Une seconde fois dans son box en lisant une revue érotique."

En quoi castrer un tel homme arrangerait-il les choses ? Comme si son problème était une libido déchaînée. Alors que c'est tout le contraire. Il n'a plus aucun désir sexuel, c'est un impuissant, un paralysé. A quoi bon ajouter encore à cette paralysie en pratiquant sur lui une castration.

Plus on le neutralise sexuellement, plus il est conduit à des comportements extrêmes dans l'espoir de retrouver un accès à sa sexualité.
En suivant ton raisonnement, la prévention de la récidive chez les pédocriminels passerait par la prescription de Viagra...
Je ne suis pas certain que ce soit très pertinent.

Bye
Christophe

Re: La castration des délinquants sexuels

Publié : ven. 24 août 2007, 23:11
par MB
Christophe a écrit :
En suivant ton raisonnement, la prévention de la récidive chez les pédocriminels passerait par la prescription de Viagra...
Je ne suis pas certain que ce soit très pertinent.
Bonsoir !

Charles veut dire autre chose : que les problèmes qui affectent les comportements sexuels des gens, lorsqu'ils sont maladifs (mais en fait, même lorsqu'ils sont "normaux"), ne se passent pas dans les pudenda, mais dans la tête. A la limite, on peut avoir des problèmes sexuels en étant asexué.
Le comportement du monsieur dont il s'agit, en effet, semble indiquer qu'il ne pratiquait pas spontanément les monstruosités en question : il lui fallait du Viagra pour cela. Donc il fallait qu'il eût envie de prendre du Viagra ; donc il fallait autre chose avant. Son impuissance ne l'empêchait pas d'avoir envie de faire des grosses bêtises.

Amicalement
MB

Re: La castration des délinquants sexuels

Publié : sam. 25 août 2007, 9:57
par Christophe
Salut MB

Que les perversions sexuelles soient de nature psychique est une idée qui est largement admise par la communauté scientifique, il me semble.

La castration - qu'elle soit physique ou chimique - ne vise pas à guérir le pervers sexuel, mais à prévenir la récidive. Nuance de taille. Serait-ce efficace ? C'est bien la question...

Quant à la castration chimique, qui est l'administration de médicaments qui inhibent les pulsions sexuelles (processus réversible), je ne vois pas bien ce que vous lui trouvez d'infâme...

PaX
Christophe

Re: La castration des délinquants sexuels

Publié : jeu. 25 oct. 2007, 11:27
par Métazét
Bonjour,

Il me semble qu'il faut distinguer plusieurs cas selon un spectre qui va :
- du délinquant sexuel "doux", qui certes, va réaliser des attouchements voire plus sur des enfants, mais sans violence physique ni contrainte, et a fortiori sans les tuer ; voire qui sera rongé par la culpabilité à chaque fois.
- au violeur compulsif et sadique qui prend un malin plaisir à enfermer et torturer les enfants, à en abuser sexuellement sous la contrainte, à organiser un traffic, et qui n'éprouve pas le moindre remord.

Dans le premier cas, une inhibition chimique me paraît amplement suffisante, associée à un suivi psychologique.

Dans le deuxième cas, des mesures plus radicales sont possibles, mais sans aller jusqu'à la peine de mort car j'ai la faiblesse de croire que même le pire criminel peut toujours changer, et que s'il change, la vie sera une punition autrement pénible pour lui que la mort, car il sera rongé par une grande culpabilité. Alors que dans la mort (enfin selon ma perspective athée qui doute fortement de la réalité d'une survie personnelle), tout cela sera anéanti.

Bien cordialement,
Mikaël

Re: La castration des délinquants sexuels

Publié : mer. 13 févr. 2008, 23:46
par Thomas
Bonsoir

Deux remarques:

- il me semble qu'un argument convaincant pour une peine lourde telle que la castration (ou la peine de mort) est en rapport avec la loi: la loi est au-dessus des hommes, en quelques sortes, elle transcende et fonde l'humanité. La sanction signifie : cela ne doit pas être fait. Si le principe est absolu, la loi peut être absolue ; l'homme ne doit pas tuer, celui qui tue, qui transgresse la loi fondatrice, mérite la mort. Cela peut paraitre paradoxal et on pourrait dire que la société qui punit ainsi devient elle-même meurtrière, mais il y a quelque chose dans la loi qui est au-dessus de la responsabilité individuelle, me semble-t-il.

- ceci dit, penser ainsi c'est peut-être idolâtrer la loi humaine... et je suis conscient que cela revient à "oeil pour oeil, dent pour dent". Enfermer l'homme dans ses actes, dans son passé et nier la dimension d'espérance de la vie humaine. Cette dimension est importante pour moi et je vote donc moi aussi contre la peine de castration.
Mais enfin, je reconnais que je suis partagé, n'y a-t-il pas dans toute loi quelquechose de violent et d'archaique? La puissance de la loi n'est-elle pas justement de s'opposer à notre volonté de toute puissance pour nous rappeller brutalement les limites de la liberté humaine ? Que devient un principe absolu lorsqu'aucun engagement absolu ne lui correspond ?

... un peu extrême comme reflexion peut-être mais je crois qu'on ne peut penser ces choses, et penser en général, sans passer par ces extrêmes justement...

Thomas

Re: La castration des délinquants sexuels

Publié : sam. 16 févr. 2008, 20:34
par Métazét
Bonsoir Thomas,
Thomas a écrit :- il me semble qu'un argument convaincant pour une peine lourde telle que la castration (ou la peine de mort) est en rapport avec la loi: la loi est au-dessus des hommes, en quelques sortes, elle transcende et fonde l'humanité. La sanction signifie : cela ne doit pas être fait. Si le principe est absolu, la loi peut être absolue ; l'homme ne doit pas tuer, celui qui tue, qui transgresse la loi fondatrice, mérite la mort. Cela peut paraitre paradoxal et on pourrait dire que la société qui punit ainsi devient elle-même meurtrière, mais il y a quelque chose dans la loi qui est au-dessus de la responsabilité individuelle, me semble-t-il.
Je ne crois pas qu'il existe de principe absolu autre que celui consistant à agir pour le mieux. Tuer est certes un mal, mais ce n'est pas un mal absolu, sinon la peine de mort serait aussi un mal absolu et l'argument s'écroule. Par ailleurs, il existe des cas où tuer est un moindre mal. Si un terroriste entend se faire exploser dans une école primaire remplie d'enfants, alors on est en droit de l'abattre. Cela reste un mal, mais qui évite un mal plus grand.

Tous les grands principes doivent être adaptés à un contexte, et non pas plaqués tel quel de manière contraignante sans tenir compte des réalités.

Bien cordialement,

Mikaël

Castration chimique ou chirurgicale

Publié : ven. 04 févr. 2011, 21:04
par philémon.siclone
PaxetBonum a écrit : Moi j'ai un moyen, mais il est sanglant : castration lors de crimes sexuels…
On protège l'innocent et on guérit le coupable.
C'est barbare et inefficace. Le malade sexuel est surtout malade dans sa tête, et non pas dans ses parties génitales. Donc une fois castré, il continue d'être dangereux. Mais Dieu sait quelle voie empruntera sa maladie, après une telle opération : peut-être une voie bien plus terrible, si l'on songe au décuplement de la frustration devant l'impossibilité, désormais, d'assouvir ses pulsions, lesquelles demeurent dramatiquement intactes.

Si vous voulez lui enlever quelque chose, il vaudrait mieux l'opérer du cerveau. Mais là encore, c'est d'une grande barbarie digne des civilisations les plus arriérées.

Castration chimique?

Publié : sam. 05 févr. 2011, 9:24
par PaxetBonum
Il n'y a rien de barbare, cela peut se faire chirurgicalement dans les règles de l'art
Le traitement proposé à ces personnes est une castration chimique, dont suppression des hormones comme une castration chirurgicale mais avec le risque de les voir cesser leur traitement et… récidiver

Pourquoi voir dans la chirurgie une barbarie arriérée ?
Il s'agit de guérir un malade dangereux pour tout le monde et lui-même
Si on castre une personne qui a un cancer testiculaire, c'est barbare ?
Si on intervient sur l'encéphale d'une personne qui a une tumeur cérébrale c'est barbare ?
Guérir n'est pas barbare

Castrer les criminels sexuels ?

Publié : sam. 05 févr. 2011, 9:26
par archi
PaxetBonum a écrit :Il n'y a rien de barbare, cela peut se faire chirurgicalement dans les règles de l'art
Je ne trouve pas ça barbare, mais j'ai effectivement déjà entendu dire que c'était inefficace, pour la raison mentionnée par philémon. C'est dommage, ça serait une solution simple...

In Xto,
archi.

Castration chimique

Publié : sam. 05 févr. 2011, 11:40
par PaxetBonum
Pourtant on pratique une castration chimique : suppression hormonale médicamenteuse simulant une castration définitive.
J'ai même eu le témoignage récent d'un cas de castration qui a parfaitement rétabli l'équilibre du patient.
Je crois que les réticences sont bien moins médicales que 'éthiques'.