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Re: L’homme préhistorique a-t-il existé ?

Publié : mer. 27 août 2025, 7:17
par cmoi
Xavi a écrit : jeu. 21 août 2025, 11:55Dès lors que c’est une imagination intellectuelle, Telehoq peut tout imaginer, mais comment pourrait-on admirer et louer le Créateur dans ce qui ne serait qu’un être dégradé et corrompu jusque dans ses lois et toutes ses apparences ? Cette question demeure.
Cette question est résolue depuis longtemps !
Trinité a écrit : ven. 22 août 2025, 20:10
Gaudens a écrit : ven. 22 août 2025, 14:46
Reste à mes yeux cette troublante question d'un cosmos bouleversé par la faute humaine et pas seulement "dans les douleurs de l'enfantement"(lecture théologique) parce qu'en expansion (lecture scientifique).
Bonjour Gaudens,

Troublante question !
Tout à fait!
Cette question porte là encore sur un point résolu par l’Ecriture sainte et que Xavi résume ici ainsi :
Car, si on peut imaginer librement, comme pour le soleil, une création d’Adam et Ève dans un temps passé avec un jardin d’Eden et un péché originel, la résurgence de l’humanité qu’il faudrait imaginer dans le temps présent plonge la foi dans une impasse par rapport à la foi biblique et à l’enseignement de l’Église.
Mais sur l’autre fil dont il a rappelé l’existence , comme un membre l’interrogeait ainsi dessus :
Laurent L. a écrit : dim. 07 févr. 2010, 0:10 Comment interprétez-vous alors ces versets de la Genèse :
Gn 2,7. Le Seigneur Dieu forma donc l'homme du limon de la terre; Il souffla sur son visage un souffle de vie, et l'homme devint vivant et animé.
Gn 2,8. Or le Seigneur Dieu avait planté dès le commencement un jardin délicieux, dans lequel Il mit l'homme qu'il avait formé. [...]
Gn 2,15. Le Seigneur Dieu prit donc l'homme, et le mit dans le paradis de délices, afin qu'il le cultivât et qu'il le gardât.
:?:
Il semble en effet que Dieu ait créé l'homme à un endroit (le "limon de la terre" ne pourrait-il pas aussi signifier la planète Terre ?) pour l'en retirer et le placer dans l'Eden, "planté dès le commencement". Dès lors, ne pourrait-on pas considérer que l'Eden est un lieu céleste, un ciel intermédiaire entre la Terre et le Paradis ?
Xavi aura répondu :
Xavi a écrit : dim. 07 févr. 2010, 11:54 Il me semble que tout indique que ce jardin est une réalité bien présente à l’endroit où le premier homme a été créé, mais aussi qu’il s’agit d’une réalité spirituelle.
Autrement dit il n’aura pas répondu ! Et ce membre ne l’aura pas relancé (comme Téléhoc ici), ce que je comprends

Pourtant, à la première question « ne pourrait-il pas ? » il y a l’obligation de répondre par oui ou par non, « il pourrait ». De plus, plus loin dans le texte sacré (Genèse 3 : 23-24) il y a bien encore un autre déplacement de mentionné.


Mais à qui bon mentionner avec vous le texte sacré ?
Quand Téléhoq parle de l’enseignement de l’Eglise, vous vous montrez sceptique, lequel pourtant s’appuie sur Genèse (3 : 17) et il a fallu l’intervention de Xavi pour que vous admettiez qu’il y a bien eu corruption !
Bref, vous avez plusieurs wagons de retard…

Toujours est-il que la conséquence de la non-réponse, c’est qu’elle va probablement l’inciter (et ses autres posts le confirmeront) à chercher partout sur la terre où a pu se trouver l’Eden, et ceci dans l’espoir secret d’y trouver un signe, pas par pure nostalgie, tout en sachant qu’il n’en trouvera pas puisqu’il s’agit selon lui-même d’une réalité spirituelle. Comme le désir a tendance à vouloir être satisfait, et qu’il ne s’agit que d’une réalité spirituelle, il devient possible d’en trouver et cela deviendra une source frelatée d’erreur possible.

Re: L’homme préhistorique a-t-il existé ?

Publié : mer. 27 août 2025, 12:17
par Xavi
Bonjour Cmoi,

Je me réjouis de vous voir revenir dans ce fil malgré la vivacité de vos sentiments contraires.

J’espère que vous parviendrez à surmonter la tentation de juger les actes et pensées de votre interlocuteur pour vous concentrer sur les difficultés bien réelles qui sont en cause.

Elles me semblent toujours concerner la difficulté de comprendre ensemble les réalités corporelles et spirituelles là où elles sont simultanément présentes. Ces réalités coexistent mais les réalités corporelles visibles par tous ne laissent pas apparaître les réalités spirituelles si celui qui regarde ne porte pas sur elles un regard spirituel mais seulement corporel.

Cela concerne la création d’Adam et Ève autant que le jardin d’Eden. Cela concerne l’être nouveau qui a été créé en Adam et Ève.

Cet être nouveau, selon l’Église, a une nature unique corporelle et spirituelle à nulle autre pareille dans la création.

Il est clair que c’est la réalité spirituelle qui fait ici la différence car l’être nouveau est une âme spirituelle (bien que conçue par et avec un corps).

Je pense que la création de cet être nouveau corporel et spirituel s’est produite au milieu d'hominidés qui étaient d’autres créatures qui leur étaient corporellement (et seulement corporellement) semblables mais ayant une nature corporelle précaire comme les autres êtres terrestres vivants. Vous pensez qu’il n’y avait pas de tels semblables.

La meilleure image reste celle que nous a proposée Dieu lui-même en Jésus de Nazareth.

Il y a deux mille ans, ceux qui voyaient Jésus physiquement ne voyaient qu’un homme semblable à de nombreux autres. Nous connaissons la question de Jésus : pour vous qui suis-je ? Nous savons aujourd’hui que, malgré les apparences corporelles, c’est Dieu lui-même qui était présent. Seul, aujourd’hui encore, un regard spirituel peut le discerner. Et, dans l’Eucharistie où les apparences corporelles sont réduites à un peu de pain, ce regard spirituel nous permet encore de voir Dieu lui-même qui se donne à nous.

Il y a environ six mille ans, ceux qui voyaient Adam physiquement ne voyaient aussi qu’un homme semblable à de nombreux autres. Et pourtant, lui seul parmi ses semblables corporels était une âme spirituelle créée directement par Dieu, mais seul un regard spirituel pouvait le discerner. C’est sur ce point difficile que vous exprimez votre désaccord.

Le chrétien est, par sa nature, capable d’un double regard : un regard corporel certes mais aussi, en outre et dans l’observation des mêmes réalités corporelles, un regard spirituel.

Ne pensez pas que j’ai en moi la moindre pensée dénigrante pour ceux qui, comme vous, essaient de comprendre mais ne parviennent pas à y trouver une réponse à leurs objections multiples et persistantes.

Il faut accepter, et c’est heureux, que, dans un dialogue, des divergences puissent subsister sans aucun discrédit pour l’un ou l’autre.

Ce n’est pas parce que je constate que vous n’êtes pas d’accord que je pense que vous êtes mal informé, pas assez intelligent ou mauvais.

Vous êtes, et vous l’avez montré par vos messages, solidement informé des réalités en cause, intelligent et de bonne volonté.

Mais, si nous voulons avancer, ne perdez pas votre énergie et votre concentration par des jugements de votre interlocuteur.

Chaque jugement contre moi que vous prononcez me condamne à juste titre (cela ne veut pas dire que c’est vrai, mais seulement que le mal dénoncé est vraiment un mal) et vous faites bien, évidemment, d’exprimer votre rejet.

Si vous jugez que moi ou un autre vous propose une « doctrine » ou une « théorie » qui n’est pas celle de l’Église, c’est un mal, une hérésie que vous faites bien de rejeter et je ne peux que confirmer votre rejet. Mais, qu’est-ce qui vous permet de juger ainsi votre frère dans la foi ?

Si vous jugez que je suis un « gourou » (mais où donc serait ma secte dans l’anonymat d’un forum ?), vous faites bien de rejeter une telle fausse autorité dans l’enseignement qui est de l’autorité de l’Église et je ne peux que confirmer votre rejet. Mais, qu’est-ce qui vous permet de juger ainsi votre frère dans la foi ?

Si vous jugez que je vous prends pour un « idiot », un tel manque de respect et de charité me disqualifie dans une recherche de la vérité. Mais, qu’est-ce qui vous permet de juger ainsi votre frère dans la foi ?

Si vous jugez que je suis de « mauvaise foi », vous prétendez ainsi que je prêche volontairement le faux à la place du vrai. Mais, qu’est-ce qui vous permet de juger ainsi votre frère dans la foi ?

Si vous jugez que j’utilise un « langage codé presque sectaire », vous me jugez gnostique et donc en opposition à la foi de l’Église, et vous faites bien de rejeter un tel langage pour vous en tenir au langage de l’Église et au sens que l’Église donne aux mots qu’elle utilise. Mais, qu’est-ce qui vous permet de juger ainsi votre frère dans la foi ?

Si vous jugez que je ne souhaite pas « connaître » ce qui n’est pas ce qui me semble être vrai, vous jugez que, contrairement à vous, je ne cherche pas la vérité à l’écoute des opinions différentes mais seulement la défense d’idées personnelles. Mais, qu’est-ce qui vous permet de juger ainsi votre frère dans la foi ?

De tels jugements ne font rien avancer. Pire, ils détournent de la confrontation difficile aux incompréhensions qui demeurent.

Parfois, il faut seulement prendre un peu de recul et il reste à chacun la possibilité de persévérer dans ses efforts pour essayer de mieux comprendre le point de vue de l’autre et de mieux expliquer le sien.

À cet égard, chaque réflexion nouvelle exprimée avec des mots différents en donne l’occasion.

cmoi a écrit : mer. 27 août 2025, 7:17
Laurent L. a écrit : dim. 07 févr. 2010, 0:10 ne pourrait-on pas considérer que l'Eden est un lieu céleste, un ciel intermédiaire entre la Terre et le Paradis ?
Xavi a écrit : dim. 07 févr. 2010, 11:54 Il me semble que tout indique que ce jardin est une réalité bien présente à l’endroit où le premier homme a été créé, mais aussi qu’il s’agit d’une réalité spirituelle.
Autrement dit il n’aura pas répondu !
Ainsi, vous considérez comme une absence de réponse ce qui est pourtant ma réponse quant à la réalité du jardin d’Eden.

Vous savez que j’insiste sur la création, parmi tous les êtres précaires de la création corporelle, d’un être nouveau corporel et spirituel.

Le corporel, d’une part, observable physiquement ou scientifiquement, et le spirituel, d’autre part, qui est au-delà des observations corporelles, nous introduisent dans deux réalités : celle de la terre et celle des cieux.

Puisqu’Adam et Ève ont existé dans la réalité concrète de l’histoire, ils ont nécessairement vécu à un endroit de notre planète terre actuelle. Le jardin d’Eden a une réalité corporelle certaine.

Mais, parce que l’être nouveau créé est corporel et spirituel, le jardin d’Eden a aussi une réalité spirituelle.

L’un n’exclut pas l’autre. Au contraire, la nature unique d’Adam et Ève corporelle et spirituelle implique leur pleine participation tant à la réalité corporelle qu’à la réalité spirituelle.

En quoi n’ai-je pas répondu ?

cmoi a écrit : mer. 27 août 2025, 7:17 Pourtant, à la première question « ne pourrait-il pas ? » il y a l’obligation de répondre par oui ou par non, « il pourrait ».
La réponse est oui, bien sûr, mais dire que l’Eden est « un lieu céleste, un ciel intermédiaire entre la Terre et le Paradis » est un point de vue spirituel sur la réalité spirituelle.

Cette réalité spirituelle coexistait avec la réalité corporelle. C’était en effet comme un « ciel intermédiaire » entre la Terre (la réalité corporelle) et le Paradis (la réalité spirituelle des cieux de Dieu).

Donc, l’un n’exclut pas l’autre. Bien au contraire, leur coexistence est présente du fait même de la nature corporelle et spirituelle de l’être nouveau créé.

cmoi a écrit : mer. 27 août 2025, 7:17 Toujours est-il que la conséquence de la non-réponse, c’est qu’elle va probablement l’inciter (et ses autres posts le confirmeront) à chercher partout sur la terre où a pu se trouver l’Eden, et ceci dans l’espoir secret d’y trouver un signe, pas par pure nostalgie, tout en sachant qu’il n’en trouvera pas puisqu’il s’agit selon lui-même d’une réalité spirituelle. Comme le désir a tendance à vouloir être satisfait, et qu’il ne s’agit que d’une réalité spirituelle, il devient possible d’en trouver et cela deviendra une source frelatée d’erreur possible.
Mais où donc et comment parvenez-vous à lire dans mes propos, en ce qui concerne l’Eden, « qu’il ne s’agit que d’une réalité spirituelle » alors que je ne cesse d’écrire l’inverse ?

Spirituel et corporel supposent clairement que l’endroit corporel peut parfaitement être cherché, voire trouvé.

Le texte biblique le situe d’ailleurs très précisément à la jonction de quatre fleuves qui semble toujours bien repérable au sud-est de l’Irak (dans l’antique pays de Sumer) et qui se nomme aujourd’hui Al Qurnah où un arbre de la connaissance (probablement replanté à titre de mémorial à plusieurs reprises) est abondamment visité.

Re: L’homme préhistorique a-t-il existé ?

Publié : jeu. 28 août 2025, 4:45
par cmoi
Bonjour Xavi,

j'espérais avoir plutôt une réponse de par exemple Gaudens et qui vous aurait à terme démontré que les adeptes de votre doctrine 'en ont pas l'image que vous en avez, mais tant pis...
Xavi a écrit : mer. 27 août 2025, 12:17 Je pense que la création de cet être nouveau corporel et spirituel s’est produite au milieu d'hominidés qui étaient d’autres créatures qui leur étaient corporellement (et seulement corporellement) semblables mais ayant une nature corporelle précaire comme les autres êtres terrestres vivants. Vous pensez qu’il n’y avait pas de tels semblables.
C’est en effet un résumé possible, or ce qui importe n’est pas ce que nous pensons l’un et l’autre. Je vais donc aller plus loin : (merci de me signaler si désaccord sur l’une de ces affirmations et lesquelles)
  • vous pensez ce que vous pensez pour vous efforcer de mettre en accord la théorie de l’évolution avec la Genèse.
    Pour cela, vous repartez de cette doctrine telle que vous la concevez, et essayez d’ajuster la Genèse à celle-ci par une interprétation possible.
    La façon dont vous la concevez veut qu’à partir du big bang, et donc de la table de Mendeleïev ( éléments premiers en leurs états solides, liquides ou gazeux, en tenant compte des possibilités atomiques) surgisse l’âme et la substance végétale, puis animale, puis humaine à commencer par l’apparition de la cellule procaryote, par exemple : si on peut constater de quoi bâtir une théorie de l’évolution, on ne l’explique pas vraiment et chaque étape supposée de celle-ci sans ce qu’on appelle Dieu est-elle possible ? Nul n’ a pu remplacer Dieu pour le « supprimer » de l’évolution, d’où la foi de bien des savants.
    Ceci sans autre intervention extérieure, sinon ce que vous appelez l’immanence Divine mais que par exemple l’ADN entre autres pourrait remplacer, sauf pour les « sauts » qualitatifs et dans ce cas, ce n’est plus de l’immanence, c’est le récit des 6 premiers jours de la création qui en rendent toujours le mieux compte !
Je suppose que ce qui ressemblerait à un miracle ou à de la magie ne fait pas partie de ce que vous attribueriez à l’immanence divine, qui en l’occurrence n’intervient que dans/pour/par le principe de vie que Dieu a donné à chaque chose en accord avec ce qu’elle est, principe qui mènerait l’évolution et aurait été coordonné et planifié par Lui au départ mais qui prend des formes si différentes.

A ce stade je suis déjà sceptique. Trinité a reconnu d’ailleurs que cette « réussite » de l’évolution n’était pas prouvée (je ne dis pas constatée) et que je sache jamais encore reproduite pour l’accès au règne animal, je me demande même s’il l’est pour le règne végétal, et pour ce qui concerne l’homme, vous n’admettez une intervention divine extérieure que pour la partie spirituelle de l’homme.

Sans aller plus avant, de mon côté :
  • Je doute non seulement de la présence viable de ces hominidés (pour autant qu’ils ne soient pas des hommes ni des animaux), mais de celle des animaux, et de celle des plantes, sans qu’une intervention extérieure de Dieu ait eu lieu !
    A partir de là, je ne vois même pas la nécessité d’aller plus loin dans une démarche comme la vôtre, puisqu’elle repose sur des postulats qui ne sont pas encore prouvés. Et je m’étonne que vous affirmiez qu’il n’y a pas d’autre solution et qu’elle est d’ores et déjà en accord avec l’enseignement de l’Eglise.
    Mais à titre d’hypothèse, je suis prêt à écouter, évidemment, sauf que vous avez beau vous défendre de vous écarter de l’enseignement de l’Eglise, vous lui faites dire « en plus » ce qu’elle ne dit pas et que la science elle-même ne dit pas encore, en disant vous qu’elle est d’accord avec vous (ce qui n’est pas la même chose que vous d’être en accord avec elle, car cela vous autoriserait d’en rajouter).
Qu’elle ne veuille plus se mettre en porte à faux comme dans l’affaire Galilée est une évidence qui la conduit désormais à effectuer des concessions provisoires, mais sans rien de définitif. Et elle se réserve le moment venu de contrevenir à des déductions qui seraient hasardeuses, qu’elles soient ou non en contradiction avec la Genèse.

Je ne refuse pas pour autant la théorie de l’évolution, mais à supposer qu’elle parvienne jusqu’à prouver la possibilité de se suffire « sans intervention divine externe » pour produire jusqu’à un animal et donc un hominidé, j’estime que pour la création de l’homme, et afin d’être en accord avec la Genèse et la dignité de l’homme, cette étape de l’hominidé (à moins que ce ne soit qu’une « glaise prête à l’emploi », déjà quasiment chair que Dieu va finaliser, et qui a bien dû exister à un moment si la théorie de l’évolution a du vrai ! ) n’est pas nécessaire et que Dieu a pu, de même qu’il y a plusieurs espèces animales, en choisir une avant qu’elle ne soit aboutie et finalisée, autonome et libre, à travers un couple (ou éventuellement plusieurs) d’adultes (car je ne vois pas comment les premiers de notre espèce auraient pu survivre si surgis enfants, idem pour les hominidés et les animaux) auquel il aura ajouté ce « souffle de vie propre à l’homme » et qui constitue la seconde étape de sa création ((Genèse, 2 : 7) décrivant bien 2 étapes que l’on peut séparer).
Non seulement il l’a pu, mais pourquoi aurait-il sinon attendu ?! Cela évite tous les « pièges » que vous avez dû ou cru déjouer ou surmonter que sont la bestialité, la cohabitation (combien d’années avant que la femme surgisse de l’homme (la femelle pour l’hominidé souche) dans une dynamique d’évolution qui ne passe pas par une reproduction sexuée ?), la transmission du péché, la dignité de la personne, etc.

Si je pense ainsi c’est par respect pour ce que nous connaissons de ce qui nous est présenté comme étant le bien, que donc la création n’a pu que respecter. Idée dont vous semblez partager la justesse, mais pour blâmer l’inceste et non la zoophilie en acte, soit la bestialité.
C’est là il me semble le point clé de notre frottement. Vous ne vous satisferiez pas de l’inceste qu’elle suppose pour condamner une alternative, que je me dirais « bon, nous n’avons pas les mêmes valeurs » et je laisserai tomber l’affaire. Mais comment ayant ce réflexe et cette valeur, pouvez-vous admettre une autre alternative qui suppose la bestialité sans déformer la réalité ? Vous n’avez fait pour vous en expliquer aucun des efforts que j’ai déployés pour lever l’anathème sur l’inceste dans le cas de nos premiers parents… Donc vous imposez arbitrairement un nouveau schéma de valeur auquel je ne peux souscrire sans y être obligé par la science.


Comme pour ma part je ne pars pas de la science (cette démarche a été blâmée par humani generis) mais de la Révélation, je bloque sur des réalités contraires que vous essayez d’arranger par des interprétations et des mots, et je me suis efforcé de vous montrer pourquoi ce n’était pas le cas concernant l’inceste.

Vous avez réclamé une preuve que c’est bien l’enseignement de l’Eglise, mais elle est évidente : Abraham avait épousé la fille de son père, dans un contexte où ce n’était pas obligé et déjà tabou, et pourtant Dieu l’a choisi pour père des croyants -et il a choisi pour ancêtre le fruit de l’union incestueuse entre Thamar et Juda, qui déclara celle-ci « plus juste que lui ». Si les pères n’ont pas cru devoir l’argumenter, sinon pour justifier occasionnellement l’inceste de Abraham, c’est que cela relevait de l’évidence (de la dispense des premières générations telle que je l’ai présentée) qu’il y en aura eu – même dans votre scénario c’est quasiment inévitable, ce qui n’en fait pas une raison pour en snober d’autres !
De plus, le fruit d’un inceste est naturellement un homme, pas dans le cas d’un acte de bestialité.

Je comprends que vous cherchiez des arguments pour défendre votre thèse, mais quand par exemple vous citez Genèse (2 : 24) dans une traduction revisitée par vos soins pour exclure la possibilité de l’inceste, et que par ailleurs vous insistez pour justifier l’acte bestial sur le fait que l’hominidé précédant Adam ou Eve n’en était pas un parent mais un géniteur (ou équivalent, comme « pas un ancêtre »), vous me donnez sur un plateau de quoi vous contredire : s’il ne s’agit pas d’un parent mais d’un géniteur, cela est proscrit par votre citation bien plus que comment vous vous en servez contre l’inceste !
Toutefois je ne me sers pas de tels arguments qui me semblent bien trop « faibles »… Un autre exemple éloquent de ce genre pour l’illustrer, et montrer que j’ai vraiment réfléchi à votre thèse : l’Adam, en tant qu’homme, aurait eu l’autorité sur ses parents, ce qui ne colle pas. C’est sans doute là que l’idée de Jésus devient pour vous une demi-objection -car du moins, en tant qu’homme il était bien « soumis » et nul ne le savait vraiment Dieu (quoique peut-être sauf ses parents, lesquels étant dotés d’esprit étaient en mesure de le comprendre et gérer, sans parler de Dieu qui le savait dès avant sa conception et l’aura voulu tel). Grande solitude pour Adam ! Y réfléchir casse toutes les projections que l’on a pu faire sur lui, sa vie, ses relations, etc. et en ce sens c’est utile mais très perturbant, difficile d’être certain de tout imaginer correctement, c’est entrer dans une réalité très différente et nouvelle.

Si pour défendre votre hypothèse ou thèse vous ne vous rebutez pas devant un acte de bestialité, quel que soit l’habillage symbolique ou sémantique dont vous le revêtez pour cela, comment pouvez-vous vous rebuter devant un acte incestueux rendu nécessaire par les circonstances ? Cela franchement me dépasse mais s’explique si vous êtes entré dans cette nouvelle réalité avec le désir a priori de la rendre vraie et défendre !

Et puisque vous admettez qu’il ait fallu une intervention divine, pourquoi la limiter ou la restreindre, attendre plusieurs générations d’hominidés, etc. sans compter tout ce que le récit nous propose et que je vous ai rappelé, qui nous montre qu’alors, la présence de Dieu était fort différente de celle d’aujourd’hui et rend cela tout à fait compatible et normal – sur quoi a rebondi un nouvel intervenant.

Je conçois bien qu’entrés dans cette nouvelle réalité, certains arguments tombent, mais pour moi cela ressemble à ceux qui ne voient plus le mal dans le péché quand ils cèdent au penchant de la concupiscence et il y a danger, et je cherche (non pour blâmer nécessairement, mais comprendre) comment vous avez pu entrer dans cette réalité et vous convaincre de son adéquation avec un plan divin de création.
Or je pense que’ nous ne sommes malgré tout pas capables de le faire avec certitude et que cela suppose un pari, qui finit par s’effacer de la conscience. Le bouleversement que celle-ci subit en vaut-il la peine et le temps que cela demande à y réfléchir ? Pas sans une nécessité qui à mon sens n’existe pas encore…

Or vous n’avez me semble-t-il répondu à aucun de ces arguments (sinon sur l’inceste en ne voulant pas les retenir), cherchant seulement à ce que soit comprise votre idée. Comprenez qu’elle ne puisse pas tenir qu’à des mots qui la présenteraient sous un jour favorable.

Si beaucoup de Pères de l’Eglise ont préféré voir des anges dans « les fils de Dieu » au chapitre 6, c’est évidemment pour éviter la signification d’un acte de bestialité, ce que d’autres comme Valtorta évitent en disant que cela ne concernait que les descendants de Caïn, pourtant l’ange n’a pas de sperme et cela avait quelque chose d’absurde ! (A cette époque, les extraterrestres n’étaient pas même une hypothèse pour offrir une interprétation sensée, or elle s’accorderait avec Genèse 3 :23 si Adam et Eve auront eu des enfants avant le péché originel !)

J’ai l’impression que vous faites un peu comme eux : vous ne voulez pas voir ce qu’il y a d’éventuellement ’invraisemblable dans votre scénario, si on le prend du point de vue de la Révélation, parce que vous voulez défendre une thèse scientifique au cas où elle s’avérerait exacte – eux, c’était pour éviter le péché dans le plan divin de la création.
Or je parie que quand elle le sera, elle sera différente de ce que vous en avez extrapolé.

Si je n’ai pas besoin de vos tentatives (louables en soi) pour l’habiller de décence théologique, c’est que tant qu’elle ne sera pas décente scientifiquement, je préfère garder sur elle certains voiles que plus tard avoir à les remettre ou les déplacer. Et toutes ces tentatives ne valent à mes yeux que pour autant qu’elles portent sur précisément ce qui pose problème, non le reste.
Xavi a écrit : mer. 27 août 2025, 12:17 La meilleure image reste celle que nous a proposée Dieu lui-même en Jésus de Nazareth.
Je vous ai déjà répondu que non, je vais donc en donner un autre argument : parce que Dieu seul a le pouvoir qui était le sien de procéder ainsi de façon extrinsèque, ce pouvoir n’existe pas pour les humains ou les animaux qui ne peuvent que pro-créer, à savoir se reproduire -eux seuls. Et il s’en est servi dans un cas unique et pour une mission unique.

J’attire votre attention sur le fait que la science a bien essayé mais n’est jamais parvenue à rendre fécond un coït entre un homme et un singe. Ce pourquoi le fruit en fut appelé « chimère » par les anciens. Et je m’étonne que vous postuliez sans plus de raison que le fruit serait un humain et non un animal -serait-il un hominidé.
De plus, Jésus est à la fois Dieu (Dieu !)) et homme, ce qui invalide toute comparaison.
Une union entre un enfant d’Adam né avant le péché et un enfant d’Adam né après est plus envisageable - et le péché aurait été transmis à l’enfant car par l’inférieur !

Accessoirement, avez-vous remarqué que Noé aura connu (ou pu connaître chacun de…) toutes les générations humaines sauf celle d’Adam, que le déluge seul a provoqué la mort par exemple de Mathusalem, que la diminution de la durée de vie s’applique après le déluge bien que décidée avant, Noé y échappant, Dieu n’a pas été pressé de réaliser son châtiment… ! (Et Noé aura été contemporain du père d’Abraham…)

Il y a une accumulation de beaucoup de suppositions qui ne sont que des suppositions, dans votre thèse, mais qui toutes lui sont « nécessaires » !
Pas tout à fait toutes, en fait, car je crois que vous considérez les âges indiqués d’avant le déluge comme représentant des « lignées », ce qui n’a rien de nécessaire en soi mis qui est pour nous plus confortable intellectuellement.
Xavi a écrit : mer. 27 août 2025, 12:17 De tels jugements ne font rien avancer. Pire, ils détournent de la confrontation difficile aux incompréhensions qui demeurent.
Outre ce qui relève d’un discernement ce n’était pas de ma part des jugements mais des impressions polluantes qu’il me semblait devoir dire pour que vous puissiez en tenir compte. Si vous pensez que cela en étaient je m’en excuse. Je réagissais par rapport à une apparence que je ressens encore.
J’avais ressenti votre mal être et reconnu votre bonne foi dans votre dernière réponse, même si elle m’a stupéfié. Ce qui explique en partie mon silence depuis – outre que je voulais laisser un nouvel intervenant aller au bout de sa pensée.
Pour aller au bout de notre « explication », la façon dont il vous a d’ailleurs « repris » dès son second post montre de votre part un travers qui serait sans doute égal au mien et qui est bien réel. Les concessions doivent être réciproques !
Xavi a écrit : mer. 27 août 2025, 12:17 Parfois, il faut seulement prendre un peu de recul et il reste à chacun la possibilité de persévérer dans ses efforts pour essayer de mieux comprendre le point de vue de l’autre et de mieux expliquer le sien
.
Tout à fait d’accord. Mais est-ce seulement une question de point de vue ? Nous devons nous ajuster avec une Révélation qui ne laisse pas le choix à une libre interprétation, du moins y met-elle une limite.
Xavi a écrit : mer. 27 août 2025, 12:17 À cet égard, chaque réflexion nouvelle exprimée avec des mots différents en donne l’occasion.
Oui. Et comme le sujet n’est pas éclairci, il reviendra « sur le tapis », et c’est pourquoi je me suis dit qu’il était vain de le reporter encore. Ala différence près que ce sujet vous passionne, moi pas, et que nos motivations ne sont pas les mêmes ce qui explique votre plus grande « sensibilité ».
Xavi a écrit : mer. 27 août 2025, 12:17 En quoi n’ai-je pas répondu ?
La question, citant la Genèse, était la suivante et contenait 2 parties
Il semble en effet que Dieu ait créé l'homme à un endroit (le "limon de la terre" ne pourrait-il pas aussi signifier la planète Terre ?) pour l'en retirer et le placer dans l'Eden, "planté dès le commencement". Dès lors, ne pourrait-on pas considérer que l'Eden est un lieu céleste, un ciel intermédiaire entre la Terre et le Paradis ?
Vous avez en effet répondu à la seconde partie.
A la première vous répondez aujourd’hui oui, mais cela ne m’avait pas semblé évident par votre « tout indique » car vous sembliez défendre un Eden qui se trouverait tout physique qu’il soit dans une sorte de halo spirituel.
je réponds aussi oui tout en conservant une réserve dans le sens où l’on pourrait comprendre* que ce que fit le Seigneur au verset 7 est la manière dont il mit l’homme qu’il avait formé et que donc le jardin délicieux est le lieu où se trouve ce limon ; mais à cela il y a un empêchement, c’est le temps du verbe « avait formé» qui désigne un temps antérieur - mais pas antérieur à la création du jardin à cause de la mention « au commencement »*. Si ce dernier point permet de penser que l’homme a pu être créé dans ce jardin, cette possibilité qui seule expliquerait et justifierait votre « tout indique » tel que je l’avais compris, n’était qu’une possibilité or que le texte récuse d’une façon certes détournée en ne respectant pas dans sa chronologie l’ordre de création, mais certaine.
Car tout indique et dès une première lecture que le lieu où se trouve le limon de la terre n’est pas le même que celui où se trouve le jardin délicieux qui lui serait le même que celui du paradis de délices, lequel aurait donc été créé avant l’homme en prévision d’un déplacement de l’homme et pour lui.
*Je m’appuie sur la traduction qui avait été donnée, il y en a d’autres mais ce que cela induit ne remet pas en question le sens général qui dépend du temps du verbe formé au verset 8 (si d’ailleurs le jardin a été créé après et non « au commencement », c’est encore plus vrai).

Cela ne porte pas à conséquence si vous pensez comme il me le semble désormais que tout se passe sur la planète terre, mais on peut voir les choses autrement et considérer ces lieux comme appartenant ou représentant des planètes différentes – car il n’y a pas de lieu interdit sur Terre, pas par des chérubins. Comment expliquez-vous cette absence ?
Je vais donc placer ici votre propos et ma réponse à ce sujet :
Xavi a écrit : mer. 27 août 2025, 12:17 Le texte biblique le situe d’ailleurs très précisément à la jonction de quatre fleuves qui semble toujours bien repérable au sud-est de l’Irak (dans l’antique pays de Sumer) et qui se nomme aujourd’hui Al Qurnah où un arbre de la connaissance (probablement replanté à titre de mémorial à plusieurs reprises) est abondamment visité.
Vous voulez parler de Genèse (2 : 10614) je suppose ?
Le problème c’est Gen (3 : 23) qui dit que l’homme en fut chassé « pour cultiver le sol d’où il avait été tiré »et que des chérubins en gardent l’entrée. Si quelqu’un les avait rencontrés, même sans les voir, juste pour ressentir l’interdiction, cela se saurait !
Croyez-vous vraiment qu’il faut prendre au pied de la lettre ce passage avec les fleuves ? Croyez-vous vraiment que cet Eden fut à cet endroit précis, et comment expliquez-vous alors qu’il ne ressemble en rien aujoutrd’hui à un Eden !?
Quid alors de l’arbre de vie et du risque d’en goûter les fruits ?
Vous le dites vous-même : le spirituel a un fondement physique !
Or cette localisation peut n’avoir été là que pour que soit pris en compte la réalité du récit, mais elle peut être aussi symbolique – pour représenter une réalité certes physique, notamment pour les contemporains du texte. Et la « terre » dans le texte peut être plus que notre planète Terre ! On peut aussi imaginer un lieu très physique mais devenu invisible, dans un « monde parallèle »…


A la seconde question, à laquelle vous sembliez clairement répondre oui par la suite, je répondrais que l’idée d’un lieu intermédiaire est une pure spéculation, à moins d’en faire une réalité spirituelle et ce qui explique votre réponse, mais c’est alors entrer dans l’abstraction et oublier le côté très concret du récit.
Dieu étant à l’origine de la matière, tout lieu matériel peut être vu comme spirituel, mais cela devient bien trop excessif et un risque de ne lui donner ensuite et pour cela qu’une réalité spirituelle que la matière aurait pour unique fonction de représenter, et sans laquelle elle devient quasiment virtuelle.
Ce qui va entrer en contradiction avec une recherche, mais être résolu par des affirmations qui porteront sur ce monde virtuel. Ce qui est oublié tient à une conséquence : le sens du mot intermédiaire qui a déformé une simple différence en lui donnant une dimension qui déjà n’était plus matérielle mais spirituelle. Autrement dit, il y a des chances que la spiritualité aille à être recherchée en dehors de la matière ou malgré elle, alors qu’il conviendrait de la rechercher dedans, du moins d’en tenir davantage compte.

Il semble à vous lire à présent que sur cela nous soyons d’accord, pardonnez-moi si je ne l’avais pas compris ainsi en lisant votre réponse d’alors. Mais cela ne veut toujours pas dire que tout cela concerne notre terre actuelle. Il n’est nulle part écrit que cet Eden aura été transformé, sans quoi pourquoi l’homme en aurait été déplacé ?
On peut penser que c’est plutôt l’endroit où il va être mis, qui produira épines et chardons, etc. d’où il devra tirer sa subsistance en le cultivant « à la sueur de son front » etc.

Tout cela n’est pas neutre par rapport aux animaux. Votre hypothèse fait très clairement le choix de leur création avant l’homme, la Genèse sur ce point se mettant elle-même en opposition. Mais surtout, les animaux furent créés dociles et soumis à l’homme. Ce n’est qu’après le péché que cela a changé et que certains au moins nous devinrent hostiles. Donc est-ce avec les mêmes animaux que nous vivons à présent sur Terre, qui auraient « migré » avec nous ? Ou ceux de l’Eden y sont-ils restés ? Serions-nous venus sur terre y « bousculer tout » ?

Comprenez que plutôt que de « fonctionner par devinette », ce qui est à mon sens cause de frictions, me renvoyant sur des fils où vous auriez déjà tout dit, je préférerais que vous exposiez votre thèse de façon simple et résumée, puis répondiez aux objections formulées qui ne sont en rien des jugements mais peuvent en devenir si vous les rejetez sans leur prêter d’intérêt.
Elles sont basiques et fort simples… Or votre présentation me semble laisser entendre que toute autre conception que la vôtre serait erronée, ce qui n’est pas une situation de départ très souhaitable à moins que ce soit effectivement celle de l’Eglise, ce que tantôt vous laissez entendre et tantôt admettez que non car ce ne serait qu’une hypothèse (‘or l’Eglise n’en a pas, elle fait droit à celles de la science sans les corroborer tant que ce ne sont pas des vérités certaines). La concordance de votre thèse avec l’Eglise ne peut être arbitrairement affirmée et si l’Eglise n’en a pas condamné toutes les autres, c’est qu’elle n’a pas encore la sienne ! Tout ce que vous pourriez écrire et qui correspond à ce que dit l’Eglise, vous défend vous, mais que je n’attaque pas (en tout cas pas comme cela et si vous en avez l’impression je le regrette), mais ne défend pas votre thèse quand cela ne la met pas en jeu directement, mais juste comment vous l’habillez.

Simplement affirmer « ce n’est pas de la bestialité » ou « ce n’est pas mal » ne suffit pas, il faut que ce soit Dieu qui le dise, et pour cela il y a l’Ecriture Sainte. Or le début du chapitre 6 de la Genèse, à supposer qu’il y soit question de bestialité, ne permet pas d’en déduire à lui tout seul de façon certaine ni que c’est bien, ni que c’est mal. Le reste du pentateuque donne à penser que si c’est de la bestialité, ou si cela ne correspond pas à ce que doit être une union sexuelle humaine, c’est mal. Reste à identifier ce que suppose votre thèse comme n’entrant pas dans les critères qui définissent cet acte comme un péché ou telle union comme concevable. Il semble que vous préfériez laisser cela à l’arbitraire de chacun.

Ma "critique" est simple : je ne crois pas que l’on puisse défendre une thèse supposant la bestialité sans qu’au préalable la science en ait prouvé la nécessité impérieuse, ce qui n’est pas le cas. Mais je ne vous oblige pas d’en faire cas, pourvu que vous ayez compris mon objection, et je n’y reviendrai pas, ses raisons. Même si vous croyez devoir convaincre en plus d’autre personnes de sa « viabilité spirituelle », je resterai silencieux mais n’en penserai pas moins autrement. Mais dans le cadre d’une discussion sur le sujet, je ne peux adhérer si vous ne réfutez pas d’abord mes objections de façon objective. D’autant qu’il est possible et permis d’envisager les choses autrement.
Pour le reste, de façon très subjective, je trouve (c’est un aveu) votre style littéraire très beau mais plein de confusion amphibologique par rapport à mon entendement, et je ne parviens pas à comprendre pourquoi. Souvent, si je crois le comprendre dès que j’en dis la chose, vous la transformez autrement. Vous insistez sur ce qui me paraît être des évidences et quasiment hors sujet, ne dites rien sur ce dont j’attends l’explication.
Mais ce n’est pas grave, ce n’est pour moi qu’un sujet encore et pour le moment très secondaire par rapport à la foi. Et comme je n’ai aucune intention de vous blesser, le mieux est peut-être d’éviter le sujet entre nous. Il y en a tant d’autres !

Re: L’homme préhistorique a-t-il existé ?

Publié : jeu. 28 août 2025, 13:58
par Xavi
Bonjour Cmoi,
cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 j'espérais avoir plutôt une réponse de par exemple Gaudens et qui vous aurait à terme démontré que les adeptes de votre doctrine...
Vos propos sont dénigrants et injurieux dans ce forum où chacun cherche à comprendre la doctrine de l’Église et où personne ne devient « adepte » simplement parce qu’il rejoint en partie telle ou telle explication proposée par un autre et où les propositions et réflexions ne deviennent pas une « doctrine » d’un « gourou » du seul fait de leur expression et des arguments présentés.

cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 merci de me signaler si désaccord sur l’une de ces affirmations et lesquelles
vous pensez ce que vous pensez pour vous efforcer de mettre en accord la théorie de l’évolution avec la Genèse. Pour cela, vous repartez de cette doctrine telle que vous la concevez
Non. Parce qu’il n’y a pas « une » théorie de l’évolution. Ni pour la science, ni pour l’Église.

Il y a seulement des observations sur des évolutions observées dans l’histoire et sur le fonctionnement du vivant tel qu’il demeure aujourd’hui.

Je cherche certes des explications qui maintiennent en harmonie l’enseignement de la foi et les acquis de la science reconnus par l’Église avec toutes les nuances et réserves nécessaires par rapport aux nombreuses incertitudes qui demeurent.

cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 La façon dont vous la concevez veut qu’à partir du big bang, et donc de la table de Mendeleïev ( éléments premiers en leurs états solides, liquides ou gazeux, en tenant compte des possibilités atomiques) surgisse l’âme et la substance végétale, puis animale, puis humaine à commencer par l’apparition de la cellule procaryote, par exemple : si on peut constater de quoi bâtir une théorie de l’évolution, on ne l’explique pas vraiment et chaque étape supposée de celle-ci sans ce qu’on appelle Dieu est-elle possible ?
Ce n’est pas ma façon de concevoir l’histoire de la création. Dieu a créé toutes choses et est intervenu autant que nécessaire, mais il a aussi créé toutes les lois qui font que les choses et les êtres ont pu se succéder pour apparaître dans l’histoire.

cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 Ceci sans autre intervention extérieure, sinon ce que vous appelez l’immanence Divine mais que par exemple l’ADN entre autres pourrait remplacer
Ici encore, vous m’imputez, une fois de plus, des propos qui ne sont pas les miens et je n’ai utilisé le mot immanence qu’à la suite d’une comparaison que vous avez faite avec la transcendance.

Le propre de la création c’est évidemment une intervention divine « extérieure » et personne ne peut prétendre connaître avec précision et dans quelles limites comment Dieu en a fait usage concrètement durant les six jours du récit biblique.

L’Adn ne remplace pas Dieu ou son immanence.

cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 A ce stade je suis déjà sceptique. Trinité a reconnu d’ailleurs que cette « réussite » de l’évolution n’était pas prouvée (je ne dis pas constatée) et que je sache jamais encore reproduite pour l’accès au règne animal, je me demande même s’il l’est pour le règne végétal
Mais, bien sûr ! La science elle-même ne prétend pas cela.

Ce sont des résumés fantaisistes qui font croire qu’une plante devient un animal, puis qu’un singe serait devenu un homme.

Ce que la science considère c’est que le corps actuel des humains (comme celui de tous les autres êtres terrestres) procède d’une histoire singulière au cours de laquelle ce corps a progressivement évolué, mais il s’agit toujours d’une évolution au sein d’une lignée spécifique d’une espèce (dont les individus peuvent s’inter-féconder).

Cette lignée spécifique du corps humain n’est pas celle du singe ou du pommier et, pour la science comme pour la Bible, l’homme commence à être façonné dès les origines, puis tout au long d'une histoire où s'observe d'autres lignées pour chacune des plantes ou chacun des animaux.

Pour les détails, ni la science, ni l’Église ne peuvent aller beaucoup plus loin.

cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 pour ce qui concerne l’homme, vous n’admettez une intervention divine extérieure que pour la partie spirituelle de l’homme.
Je n’ai jamais avancé une telle restriction. Qui peut prétendre connaître les modalités de l’action divine. Dieu a créé le ciel et la terre.

Rien ne permet d’affirmer qu’il n’y aurait eu « une intervention divine extérieure » « que » pour la partie spirituelle de l’homme, alors qu'au contraire, il est écrit qu'il a façonné l'adam.

En m’attribuant sans cesse des affirmations qui ne sont pas les miennes pour les contester (à juste titre), vous bloquez votre propre compréhension du point de vue de l’autre. Cherchez en quoi nous pouvons être d’accord au lieu de construire une prétendue « doctrine » attribuée à votre interlocuteur alors même que vous en voyez vous-même la fausseté.

cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 Sans aller plus avant, de mon côté :
Je doute non seulement de la présence viable de ces hominidés (pour autant qu’ils ne soient pas des hommes ni des animaux), mais de celle des animaux, et de celle des plantes, sans qu’une intervention extérieure de Dieu ait eu lieu !
Vous avez bien raison, mais vous avez tort de m’attribuer une pensée différente qui crée une fausse difficulté.

Pourquoi voudriez-vous que je mette en doute les innombrables interventions extérieures de Dieu dans l’histoire alors que d’innombrables miracles en restent des signes manifestes ?

Mais, Dieu agit aussi selon les règles de la nature physique qu’il a Lui-même créée, y compris toutes celles que la science peut observer tout au long de l’histoire de l’homme et de la nature.

cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 A partir de là, je ne vois même pas la nécessité d’aller plus loin dans une démarche comme la vôtre, puisqu’elle repose sur des postulats qui ne sont pas encore prouvés.
Non. Mes explications ne se fondent pas sur des postulats non prouvés.

cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 Et je m’étonne que vous affirmiez qu’il n’y a pas d’autre solution et qu’elle est d’ores et déjà en accord avec l’enseignement de l’Eglise.
Je n’affirme pas qu’il n’y a pas d’autre solution.

Je dis seulement que, dans ma recherche pour comprendre la foi catholique, « je » (moi, un petit individu sans aucune autorité) ne « vois » pas d’autre explication qui respecte tant les enseignements anciens de l’Église que les acquis de la science admis par ses enseignements les plus récents.

Et, sauf preuve contraire, il me semble en effet (à moi, simple fidèle de l’Église sans autorité) que les explications que je développe sont « en accord avec l’enseignement de l’Église ». Mais, la critique reste ouverte.

cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 vous avez beau vous défendre de vous écarter de l’enseignement de l’Eglise, vous lui faites dire « en plus » ce qu’elle ne dit pas et que la science elle-même ne dit pas encore, en disant vous qu’elle est d’accord avec vous (ce qui n’est pas la même chose que vous d’être en accord avec elle, car cela vous autoriserait d’en rajouter).
Par la force des choses, lorsque nous cherchons à comprendre la foi par rapport à des connaissances nouvelles de notre époque dans un forum, c’est nécessairement pour essayer d’expliciter plus concrètement les enseignements de l’Église.

Toute réflexion, toute catéchèse, tout enseignement actuel dans les facultés de théologie ou ailleurs propose toujours un regard qui « dit « en plus » ce que l’Église ne dit pas » dans ses mots déjà prononcés.

À chacun de vérifier la concordance et l’accord que chacun recherche.

Pour le surplus, je ne m’avance en rien dans les questions scientifiques et je n’ajoute strictement rien à ce que la science dit aujourd’hui. Toutes ses réserves, nuances et incertitudes doivent évidemment être respectées.

cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 Je ne refuse pas pour autant la théorie de l’évolution, mais à supposer qu’elle parvienne jusqu’à prouver la possibilité de se suffire « sans intervention divine externe »
Une fois encore, il n’y a pas « une » théorie de l’évolution et rien ne permet de déduire des processus évolutifs observés que tout se serait produit « sans intervention divine externe ».

L’un n’exclut pas l’autre.

cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 j’estime que pour la création de l’homme, et afin d’être en accord avec la Genèse et la dignité de l’homme, cette étape de l’hominidé (à moins que ce ne soit qu’une « glaise prête à l’emploi », déjà quasiment chair que Dieu va finaliser, et qui a bien dû exister à un moment si la théorie de l’évolution a du vrai ! ) n’est pas nécessaire et que Dieu a pu, de même qu’il y a plusieurs espèces animales, en choisir une avant qu’elle ne soit aboutie et finalisée, autonome et libre, à travers un couple (ou éventuellement plusieurs) d’adultes (car je ne vois pas comment les premiers de notre espèce auraient pu survivre si surgis enfants, idem pour les hominidés et les animaux) auquel il aura ajouté ce « souffle de vie propre à l’homme » et qui constitue la seconde étape de sa création ((Genèse, 2 : 7) décrivant bien 2 étapes que l’on peut séparer).
Non seulement il l’a pu, mais pourquoi aurait-il sinon attendu ?!
Vous voici soudainement dans une nouvelle proposition d’explication.

L’homme étant le but de toute la création, il me semble exclu d’imaginer un tel scénario où ce serait seulement à un stade avancé de la création que Dieu aurait fait un choix parmi les espèces animales.

Le scénario d’un hominidé auquel Dieu aurait rajouté un souffle de vie me semble incompatible avec la nature unique corporelle et spirituelle indivisible de l’humain créé.

Il me semble que le souffle de vie qui a rendu l’homme vivant n’a pu intervenir qu’à sa conception physique pour qu’il soit créé « corporel et spirituel » indissociablement.

cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 Idée dont vous semblez partager la justesse, mais pour blâmer l’inceste et non la zoophilie en acte, soit la bestialité.
C’est là il me semble le point clé de notre frottement. Vous ne vous satisferiez pas de l’inceste qu’elle suppose pour condamner une alternative, que je me dirais « bon, nous n’avons pas les mêmes valeurs » et je laisserai tomber l’affaire…
je bloque sur des réalités contraires que vous essayez d’arranger par des interprétations et des mots, et je me suis efforcé de vous montrer pourquoi ce n’était pas le cas concernant l’inceste.
Contrairement à ce que vous répétez à de multiples reprises, la question de l’inceste est marginale dans ma réflexion et ne m’intéresse guère.

Je n’exclus rien à cet égard et on peut penser que l’inceste a pu être une pratique répandue. Je n’en sais rien et il ne me semble pas utile de revenir sur vos très longs développements à ce sujet.

Si Adam et Ève ne sont pas entourés d’hominidés de la même espèce biologique inter-fécondables, alors il faut nécessairement les imaginer seuls au monde de leur espèce et placés sur terre par une intervention divine sans lien génétique avec le biologique préexistant.

Dans ce cas, seules des relations incestueuses peuvent prolonger cette nouvelle espèce, mais, pour ma part, je ne me situe pas dans cette approche qui manque de base tant biblique que scientifique.

cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 Donc vous imposez arbitrairement un nouveau schéma de valeur auquel je ne peux souscrire sans y être obligé par la science.
Non. Pour quoi et en quoi est-ce que j’impose quoi que ce soit en développant des réflexions ? Et quoi serait-ce « arbitrairement » ? En quoi serait un schéma de « valeur ».

Le fait de présenter et d’expliquer un point de vue et, le cas échéant, de le défendre contre des critiques, ne constitue qu’une démarche normale dans un forum.

cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 Comme pour ma part je ne pars pas de la science
Moi non plus.

cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 vous ne voulez pas voir ce qu’il y a d’éventuellement invraisemblable dans votre scénario, si on le prend du point de vue de la Révélation, parce que vous voulez défendre une thèse scientifique
Pourquoi persistez-vous à accuser l’autre d’un positionnement qui n’est pas le sien ?

Malgré nos divergences, nous cherchons à comprendre fidèlement l’enseignement de l’Église.

cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45
Xavi a écrit : mer. 27 août 2025, 12:17 La meilleure image reste celle que nous a proposée Dieu lui-même en Jésus de Nazareth.
Je vous ai déjà répondu que non, je vais donc en donner un autre argument : parce que Dieu seul a le pouvoir qui était le sien de procéder ainsi de façon extrinsèque, ce pouvoir n’existe pas pour les humains ou les animaux... Et il s’en est servi dans un cas unique et pour une mission unique.
Rien ne vous permet de limiter ainsi le pouvoir de Dieu.

Ce qu’il a fait pour faire advenir le nouvel Adam, il a pu le faire de manière similaire pour le premier Adam.

cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 De plus, Jésus est à la fois Dieu (Dieu !) et homme, ce qui invalide toute comparaison.
Bien au contraire, puisque le premier Adam est à la fois une âme spirituelle créée et hominidé tout comme Jésus est à la fois Dieu et hominidé (un homme est un hominidé).

cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 Il y a une accumulation de beaucoup de suppositions qui ne sont que des suppositions, dans votre thèse, mais qui toutes lui sont « nécessaires » !
C’est une accusation globale gratuite.

Il n’y a pas de suppositions incertaines dans les éléments essentiels de ce que j’essaie de vous expliquer.

cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 tout se passe sur la planète terre, mais on peut voir les choses autrement et considérer ces lieux comme appartenant ou représentant des planètes différentes – car il n’y a pas de lieu interdit sur Terre, pas par des chérubins. Comment expliquez-vous cette absence ?
Je vais donc placer ici votre propos et ma réponse à ce sujet :
Xavi a écrit : mer. 27 août 2025, 12:17 Le texte biblique le situe d’ailleurs très précisément à la jonction de quatre fleuves qui semble toujours bien repérable au sud-est de l’Irak (dans l’antique pays de Sumer) et qui se nomme aujourd’hui Al Qurnah où un arbre de la connaissance (probablement replanté à titre de mémorial à plusieurs reprises) est abondamment visité.
Croyez-vous vraiment qu’il faut prendre au pied de la lettre ce passage avec les fleuves ? Croyez-vous vraiment que cet Eden fut à cet endroit précis, et comment expliquez-vous alors qu’il ne ressemble en rien aujourd’hui à un Eden !?
Que l’auteur biblique désigne un endroit concret laisse entièrement ouvertes les possibles significations symboliques plutôt que historiques, mais il me semble que ces questions sont trop hors sujet ici.

À titre personnel, je pense que c’est bien l’endroit concret où Adam et Ève ont vécu dans le jardin d’Eden, mais la question est ouverte. Je vous renvoie à mon ouvrage pour les détails.

cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 Or cette localisation peut n’avoir été là que pour que soit pris en compte la réalité du récit, mais elle peut être aussi symbolique – pour représenter une réalité certes physique, notamment pour les contemporains du texte. Et la « terre » dans le texte peut être plus que notre planète Terre ! On peut aussi imaginer un lieu très physique mais devenu invisible, dans un « monde parallèle »…
En effet.

cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 Tout cela n’est pas neutre par rapport aux animaux. Votre hypothèse fait très clairement le choix de leur création avant l’homme
Non.

Dieu a commencé à façonner l’humain (l’adam) dès les origines.

cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 les animaux furent créés dociles et soumis à l’homme. Ce n’est qu’après le péché que cela a changé et que certains au moins nous devinrent hostiles. Donc est-ce avec les mêmes animaux que nous vivons à présent sur Terre ?
Ce ne sont pas les animaux qui ont changé et ce sont toujours les mêmes, mais l’humain à qui tout était soumis dans une vie en harmonie avec Dieu a perdu le contrôle harmonieux de la création par l’effet du péché qui a rompu sa communion avec Dieu.

Mais, ici encore, on s’éloigne trop du sujet de ce fil

cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 je préférerais que vous exposiez votre thèse de façon simple et résumée, puis répondiez aux objections formulées qui ne sont en rien des jugements mais peuvent en devenir si vous les rejetez sans leur prêter d’intérêt.
J’essaie d’exposer mes explications de manière aussi simple et résumée que possible et de répondre à toute objection présentée auquel je prête toujours un maximum d’intérêt.

cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 votre présentation me semble laisser entendre que toute autre conception que la vôtre serait erronée
C’est votre impression subjective que vous pouvez certes ressentir mais vous en déduisez à tort un a priori.

Ce n’est pas parce qu’on soutient une opinion et qu’on critique de manière argumentée une opinion contraire qu’il faut en déduire un a priori.

Il est évident que si je suis en désaccord sur un point c’est en pensant que l’avis en cause est erroné. Mais, je peux me tromper de diverses manières.

Re: L’homme préhistorique a-t-il existé ?

Publié : jeu. 28 août 2025, 20:34
par Trinité
Plus je lis vos réponses à c moi , plus je trouve votre thèse limpide cher Xavi .

Re: L’homme préhistorique a-t-il existé ?

Publié : ven. 29 août 2025, 6:33
par cmoi
Xavi a écrit : jeu. 28 août 2025, 13:58 Vos propos sont dénigrants et injurieux dans ce forum où chacun cherche à comprendre la doctrine de l’Église et où personne ne devient « adepte » simplement parce qu’il rejoint en partie telle ou telle explication proposée par un autre et où les propositions et réflexions ne deviennent pas une « doctrine » d’un « gourou » du seul fait de leur expression et des arguments présentés.
Ah oui, et quand Gaudens écrit que je ne fais que me répéter, ce n’était pas dans ce cas une injure ? (Lequel s’injurie bien assez lui-même en ignorant une des bases du catéchisme sur le péché originel, à savoir la corruption du monde, quand on sait tout son bagage c’est à croire que quelque chose lui a fait perdre sa mémoire !)
D’ailleurs si je me répétais, c’est que je n’avais pas de réponse, et ici encore concernant la bestialité, pas un mot, ce qui était pourtant le point essentiel que je remettais encore en avant en évitant tous les mots blessants.

Pourtant cet acte était puni de mort du temps de l’inquisition est toujours fortement condamné et pas que par l’Eglise. Il mérite mieux que « çà ne me choque pas » car il est le pivot de tout le reste de votre propos. Qu’importe le nom à lui donner, mais lisez Trinité Gaudens et d’autres, et vous verrez que « doctrine » n’a rien d’exagéré, lisez-vous vous-même quand vous critiquez le livre d’un évêque, vous défendez bien une position face à la sienne (beaucoup plus ouverte à des alternatives dont la vôtre, ce qui suffit pour que vous le critiquiez sévèrement).
Votre réaction montre que soudain, vous n’assumez pas, ce qui signifie quelque chose de contraire.

La doctrine de l’Eglise (vous n’avez que cela à la plume, mais elle n’a jamais prétendu quoi que ce soit qui laisse entendre l’usage de la bestialité par nos premiers parents, vous le dites bien vous-même : il y a plusieurs doctrines de l’évolution. Or depuis le temps que je vous interroge ici, vous auriez pu au moins indiquer quelle est celle que vous adoptez pour vôtre, or pas même ici, vous vous contentez de dire qu’il y en a plusieurs et comme cela, vous pourrez vous contenter de répondre aux questions et de vous ajuster, ce qui est bien plus facile.

Car en effet, vous n’en avez pas. Vous n’avez (mais je me trompe peut-être) jamais écrit un vrai livre pour l’exposer, ce que j’avais téléchargé il y a longtemps dans une version antérieure où vous disiez l’exposer, était une reprise d’échanges sur ce forum où vous vous serviez des propos des uns et des autres (dont les miens, et que vous détourniez de leur sens) pour exposer votre pensée et vos idées, ce qui est bien plus facile. L’auriez-vous sinon exposée que si vous la maîtrisiez, vous n’auriez pas besoin d’elle pour l’exposer de façon adaptée à chacun, au lieu d ‘attende des questions ou d’y renvoyer.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que grâce à mes propos qui ne sont pas toujours des questions, mais en soulèvent de vraies, un membre trouve « plus limpide » votre doctrine. C’est qu’elles ne sont pas si bêtes et effacent notamment des ambiguïtés fort présentes !
Moi aussi j’ai trouvé la même chose que Trinité.
Mais pourquoi faut-il vous le tirer du nez ? Cela vous permet de répondre quand cela vous arrange que « ce n’est pas votre propos, mais notre interprétation », mais surtout de manipuler les nôtres à votre gré et sans en avoir l’air, de vous les approprier au besoin.
Une bonne partie pourtant de ce que vous écrivez est souvent « passe partout » ou du blabla.
J’en reprend que le début pour exemple :
Non. Parce qu’il n’y a pas « une » théorie de l’évolution. Ni pour la science, ni pour l’Église.
Ce n’est pas ma façon de concevoir l’histoire de la création. Dieu a créé toutes choses et est intervenu autant que nécessaire, mais il a aussi créé toutes les lois qui font que les choses et les êtres ont pu se succéder pour apparaître dans l’histoire.
Le propre de la création c’est évidemment une intervention divine « extérieure » et personne ne peut prétendre connaître avec précision et dans quelles limites comment Dieu en a fait usage concrètement durant les six jours du récit biblique
Ce que la science considère c’est que le corps actuel des humains (comme celui de tous les autres êtres terrestres) procède d’une histoire singulière au cours de laquelle ce corps a progressivement évolué, mais il s’agit toujours d’une évolution au sein d’une lignée spécifique d’une espèce (dont les individus peuvent s’inter-féconder.
Cette lignée spécifique du corps humain n’est pas celle du singe ou du pommier et, pour la science comme pour la Bible, l’homme commence à être façonné dès les origines, puis tout au long d'une histoire où s'observe d'autres lignées pour chacune des plantes ou chacun des animaux.).
Pour les détails, ni la science, ni l’Église ne peuvent aller beaucoup plus loin.
Vous allez pourtant jusqu’à dire que la lignée de l’homme a commencé par appartenir à un hominidé qui n’est qu’un nom pour désigner un animal appartenant à cette lignée, et vous permettre des subtilités de langage pour maintenir leurs dignités respectives, ce qui montre bien que cela pose ce problème mais ne le résout en rien, ni ne répond à mes questions qui restent en effet les mêmes dites autrement : si au début est intervenu Dieu, ainsi qu’au moment de l’apparition de l’homme, pourquoi Dieu n’aurait -il pas banni ces questions en faisant dès le début un homme et non un hominidé, pourquoi s’y serait-il en quelque sorte pris « à deux fois » !
C’est bien là ce que vous dites et qui appartient à une théorie de l’évolution qui est « la vôtre », ou celle à laquelle vous adhérez (pour éviter que vous bottiez en touche en jouant sur les possibilités du langage) et si Dieu condamne la bestialité, pourquoi aurait-il créé sa merveille du monde visible selon un scénario qui la suppose alors que c’était évitable ? Et à défaut que ce scénario soit certain, comment un chrétien peut-il l‘envisager tel Bayard, « sans crainte ni reproche » ?
Ici où vous me répondez encore "n’avoir jamais dit" vous dites quelque chose qui renforce ces questions miennes et que l’absence de cette précision expliquait et justifiait largement:
Je n’ai jamais avancé une telle restriction. Qui peut prétendre connaître les modalités de l’action divine. Dieu a créé le ciel et la terre. Rien ne permet d’affirmer qu’il n’y aurait eu « une intervention divine extérieure » « que » pour la partie spirituelle de l’homme, alors qu'au contraire, il est écrit qu'il a façonné l'adam.
Car à partir du moment où vous pensez cela, pourquoi encore une fois Dieu n’a-t-il pas tout fait en une fois dès le départ ? Or vous osez écrire ensuite
En m’attribuant sans cesse des affirmations qui ne sont pas les miennes pour les contester (à juste titre), vous bloquez votre propre compréhension du point de vue de l’autre. Cherchez en quoi nous pouvons être d’accord au lieu de construire une prétendue « doctrine » attribuée à votre interlocuteur alors même que vous en voyez vous-même la fausseté.
Car c’est précisément ce que je fais que vous me recommandez de faire, et qui permet d‘avoir cette réponse et d’autres que Trinité juge éclairante. N’est-ce pas là poncifier à la manière d’un gourou ? Ma supposition contraire était normale de la part de quelqu’un qui cherche à comprendre pourquoi vous en êtes venu à penser que la bestialité était inévitable alors que c’est horrible l’envisager.
Vous ou ceux qui pensent comme vous se sont-ils jamais mis dans la peau d’un enfant dont l’un des parents serait un hominidé pour en éprouver le sort ? A moins de voir notre ancêtre à l’image de certains films, se battant pour la possession du feu et grognant, s’il le voit comme la Genèse nous le présente, parlant et intelligent dès le début, exprimant ses émotions, etc. est-ce vraiment possible !
Non, je ne bloquer pas ma compréhension de l’autre mais vous si. La mienne est au contraire trop ouverte et polie, et vous en abusez !
Vous avez bien raison, mais vous avez tort de m’attribuer une pensée différente qui crée une fausse difficulté.
Je ne vois pas là une fausse difficulté, mais une difficulté que vous ne résolvez pas !
Non. Mes explications ne se fondent pas sur des postulats non prouvés.
Ah bon. Vous avez des preuves que l’humanité s’est construite à partir de tels rapports sexuels ?
Je n’affirme pas qu’il n’y a pas d’autre solution.
Je ne vais pas vous citer pour ne pas vous confondre, mais dans ce cas, pourquoi en choisissez une si manifestement contraire à l’enseignement de l’Eglise sur le péché ?
Je dis seulement que, dans ma recherche pour comprendre la foi catholique, « je » (moi, un petit individu sans aucune autorité) ne « vois » pas d’autre explication qui respecte tant les enseignements anciens de l’Église que les acquis de la science admis par ses enseignements les plus récents.
Affirmation gratuite. Tout baptisé a autant d’autorité qu’un autre et vous le savez parfaitement bien, c’est même une des grandeurs de notre religion que d’avoir des charismes, cependant en quoi ce sujet comme vous le traitez vous aide à « comprendre la foi catholique », et en quoi en respectez-vous l’enseignement quand moi je vous affirme le contraire eu égard à la bestialité ? J’avais raison de dire que le dialogue n’est pas possible, sinon qu’il vous rend service en vous permettant de glaner des idées nouvelles qui pourraient vous servir.
Et, sauf preuve contraire, il me semble en effet (à moi, simple fidèle de l’Église sans autorité) que les explications que je développe sont « en accord avec l’enseignement de l’Église ». Mais, la critique reste ouverte.
Cette répétition ridicule là encore dit le contraire de ce qu’elle cherche à dire, et non, la critique avec vous n’est pas ouverte puisque vous ne répondez pas sur ce qui est le cœur du sujet et retoquez la moindre allusion à l’injure faite à Dieu d’avoir une telle idée sans pour autant en avoir démontré l’inanité
Par la force des choses, lorsque nous cherchons à comprendre la foi par rapport à des connaissances nouvelles de notre époque dans un forum, c’est nécessairement pour essayer d’expliciter plus concrètement les enseignements de l’Église. Toute réflexion, toute catéchèse, tout enseignement actuel dans les facultés de théologie ou ailleurs propose toujours un regard qui « dit « en plus » ce que l’Église ne dit pas » dans ses mots déjà prononcés. À chacun de vérifier la concordance et l’accord que chacun recherche.
Oui, et c’est ce que je fais, et j’objecte et vous ne répondez pas à l’objection, vous préférez répondre là où vous auriez « un enseignement à donner » sans savoir si réellement j’en aurais besoin, mais cela vous conforte dans un rôle et une image.
Pour le surplus, je ne m’avance en rien dans les questions scientifiques et je n’ajoute strictement rien à ce que la science dit aujourd’hui. Toutes ses réserves, nuances et incertitudes doivent évidemment être respectées.
Une fois encore, il n’y a pas « une » théorie de l’évolution et rien ne permet de déduire des processus évolutifs observés que tout se serait produit « sans intervention divine externe ».
Et donc ? Dans votre « proposition » (au bout d’un moment, je n’aurai plus de mot pour m’exprimer, vous les aurez tous supprimés…) quelle est la part divine, quand et pour faire quoi ? Peu importe évidemment ici la date, mais le moment dans le processus où Dieu est intervenu ?
Il est si simple et si facile de deviner sur quoi il y a nécessité que vous vous exprimiez, mais vous ne le faites pas - et il ne s(‘agit pas d’un surplus. Aurais-je tort de supposer que pour vous Dieu n’est intervenu qu’au moment de l’apparition de l’homme, parce que s’il était intervenu avant au moment de l’apparition de l’hominidé il aurait pu directement faire un homme ?
Si je ne suis pas plus bête qu’un autre, alors vraiment pourquoi rendez-vous stupide notre échange ? Pour pouvoir me remettre à ma place une énième fois au nom d’une incompréhension qui n’est due qu’à vous et à mes efforts pour vous comprendre comme le plus en accord possible avec l’Eglise… ! Mais ce n’est pas en répétant que si et que oui, et en tenant de beaux discours passe partout et hors sujet que vous y parviendrez.
L’un n’exclut pas l’autre.
Avec cela on peut tout dire et défendre !
Vous voici soudainement dans une nouvelle proposition d’explication.
Reliez nos échanges et vous verrez qu’elle n’a rien de nouvelle, que j’avance simplement pas à pas pour autant que cela me soit permis, je ne formule ici que la façon dont j’ai depuis longtemps résolu les objections que je vous ai opposé. Et la façon dont vous le comprenez pour le coup n’a rien à voir avec ce que j’écris, car où avez-vous lu de quoi me répondre avec pertinence que
L’homme étant le but de toute la création, il me semble exclu d’imaginer un tel scénario où ce serait seulement à un stade avancé de la création que Dieu aurait fait un choix parmi les espèces animales.
Je me réfère à la chronologie de la Genèse et à rien d ‘autre, et sans référence à un hominidé qui à mes yeux n’a jamais existé (c’est pour moi un concept de la science en attendant qu’elle sache si c’est un homme ou un animal, je l’ai déjà écrit) mais dont j’ai repris la terminologie croyant vous être agréable, pour nommer ce qui a pu être la glaise dont Dieu s’est servie pour faire l’homme, et qui aurait été dans un état certain mais ignoré déjà préparée pour cet usage par l’évolution (cela pour vous faire plaisir), mais cela n’a rien à voir avec un choix parmi les espèces animales, vous êtes là dans votre scénario et n’en sortez pas. Du coup vos autres remarques tombent aussi à l’eau qui « éclairent » peut-être votre pensée (Trinité le dit) ce qui montre bien qu’elle a été peu claire sur « votre scénario » jusqu’ici. Tant mieux si j’ai permis cela, mais je n’ai pas cet embarras dans la façon dont le vois les choses, ni cela de la bestialité puisque je l’exclus par principe de foi dès le départ !
Contrairement à ce que vous répétez à de multiples reprises, la question de l’inceste est marginale dans ma réflexion et ne m’intéresse guère. Je n’exclus rien à cet égard et on peut penser que l’inceste a pu être une pratique répandue. Je n’en sais rien et il ne me semble pas utile de revenir sur vos très longs développements à ce sujet. Si Adam et Ève ne sont pas entourés d’hominidés de la même espèce biologique inter-fécondables, alors il faut nécessairement les imaginer seuls au monde de leur espèce et placés sur terre par une intervention divine sans lien génétique avec le biologique préexistant. Dans ce cas, seules des relations incestueuses peuvent prolonger cette nouvelle espèce, mais, pour ma part, je ne me situe pas dans cette approche qui manque de base tant biblique que scientifique.
Trop facile ! Vous aviez reconnu qu’il faudrait envisager l’inceste dans d’autre alternative que la vôtre et que par prétérition cela expliquait votre choix. Vous m’aviez demandé (et l’avez répété) de justifier du point de vue de la foi la possibilité de l’inceste d’une certaine façon qui devait vous être la plus convaincante et je l’ai fait. Maintenant, vous prétendez que c’était inutile : trop facile ! Comme je le disais plus haut, c’est donc que cela pourra au moins vous être utile à l’avenir… mais passons. Où voyez-vous que cela manque de base biblique et scientifique, surtout en comparaison d’une thèse prônant la bestialité.
Biblique ? Je vous écoute… !
Scientifique ? Je vous écoute… !
Pourquoi vous faire prier, vu l’importance que l’accorde au sujet ? Parce que vous n‘en accordez sans doute aucune à ma personne, sinon pour lui faire des reproches, mais préférez rester concentré sur votre approche…
Non. Pour quoi et en quoi est-ce que j’impose quoi que ce soit en développant des réflexions ? Et quoi serait-ce « arbitrairement » ? En quoi serait un schéma de « valeur ».
En prétendant que vous êtes en accord avec l’enseignement de l’Eglise alors que vous défendez la nécessité de la bestialité, vous êtres bien dans un schéma de valeur opposé et en refusant de l’argumenter vraiment c’est bien arbitraire. Faut-il vraiment vous le dire ?
cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 Comme pour ma part je ne pars pas de la science
Moi non plus.
Dans ce cas vous auriez dû exclure la bestialité et comme j’avais encore des scrupules à devoir tant insister dessus, vous me les enlevez.
Pourquoi persistez-vous à accuser l’autre d’un positionnement qui n’est pas le sien ?
Ma seule « accusation » porte sur la bestialité, et si je persiste c’est que vous ne répondez pas. C’était au départ une simple demande d’explication, mais votre silence l’a envenimée contre mon gré.
Malgré nos divergences, nous cherchons à comprendre fidèlement l’enseignement de l’Église.
Je finis par m’en poser obligatoirement la question vous concernant ,mais merci de m’accorder cette préoccupation en dépit de vos propres accusations et déductions.
Sur cette affirmation vôtre ;
Xavi a écrit : jeu. 21 août 2025, 11:55Dès lors que c’est une imagination intellectuelle, Telehoq peut tout imaginer, mais comment pourrait-on admirer et louer le Créateur dans ce qui ne serait qu’un être dégradé et corrompu jusque dans ses lois et toutes ses apparences ? Cette question demeure.
avez-vous compris votre erreur ou préférez-vous (on retrouve l’attitude du gourou, ce qui ne veut pas dire que vous en soyez un, rassurez-vous) ne pas l’entendre ? L’humilité et la simplicité auraient voulu que vous m’en teniez averti, à moins que le sujet d’un seul coup vous indiffère…
cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 Je vous ai déjà répondu que non, je vais donc en donner un autre argument : parce que Dieu seul a le pouvoir qui était le sien de procéder ainsi de façon extrinsèque, ce pouvoir n’existe pas pour les humains ou les animaux... Et il s’en est servi dans un cas unique et pour une mission unique.
Rien ne vous permet de limiter ainsi le pouvoir de Dieu. Ce qu’il a fait pour faire advenir le nouvel Adam, il a pu le faire de manière similaire pour le premier Adam.
Je ne le limite en rien. Le premier Adam n’est pas Dieu. C’est pourtant simple ! Et la Révélation ici-bas est close selon l’Eglise, donc inutile d’imaginer une autre « incarnation » Ce qui invalide totalement votre remarque suivante :
cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 De plus, Jésus est à la fois Dieu (Dieu !) et homme, ce qui invalide toute comparaison.
Bien au contraire, puisque le premier Adam est à la fois une âme spirituelle créée et hominidé tout comme Jésus est à la fois Dieu et hominidé (un homme est un hominidé).
Je ne sache pas et d’autres de vos propos y compris dans ce même post disent le contraire (« Rien ne permet d’affirmer qu’il n’y aurait eu « une intervention divine extérieure » « que » pour la partie spirituelle de l’homme, alors qu'au contraire, il est écrit qu'il a façonné l'adam »)., que l’homme est aussi un hominidé à part entière. Faut-il le préciser : en dépit de ce que nous avons en commun avec lui !
Comparer l’union hypostatique en Jésus qui l’a fait pleinement homme et pleinement Dieu, à notre ressemblance avec l’animal, cela ne vous choque pas ! C’est à se demander ce que vous avez compris de ce dogme !
cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 Il y a une accumulation de beaucoup de suppositions qui ne sont que des suppositions, dans votre thèse, mais qui toutes lui sont « nécessaires » !
C’est une accusation globale gratuite. Rien ne permet d’affirmer qu’il n’y aurait eu « une intervention divine extérieure » « que » pour la partie spirituelle de l’homme, alors qu'au contraire, il est écrit qu'il a façonné l'adam. Il n’y a pas de suppositions incertaines dans les éléments essentiels de ce que j’essaie de vous expliquer.
Concernant la bestialité, si. Sinon vous n’auriez pas tort. Je pensais à toutes les suppositions qui vous ont conduit à l’admettre, car je reste sur l’idée charitable que vous avez dû le faire à contre cœur.
cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 Tout cela n’est pas neutre par rapport aux animaux. Votre hypothèse fait très clairement le choix de leur création avant l’homme
Non.
Et l’hominidé ?
Dieu a commencé à façonner l’humain (l’adam) dès les origines.
Trop flou. La genèse elle-même est plus précise et ne le situe pas à l’origine, mais à la fin de la création. Or si vous attendez le stade de l’hominidé pour ensuite en situer le moment, vous n’êtes plus à l’origine. A moins que pour vous, la « façon » de l’’hominidé soit déjà celle de l’homme, mais dans ce cas c’est du etcetera et tout est déjà dès l’origine et cela perd de son sens d’en dire quelque chose de tel.
cmoi a écrit : jeu. 28 août 2025, 4:45 les animaux furent créés dociles et soumis à l’homme. Ce n’est qu’après le péché que cela a changé et que certains au moins nous devinrent hostiles. Donc est-ce avec les mêmes animaux que nous vivons à présent sur Terre ?
Ce ne sont pas les animaux qui ont changé et ce sont toujours les mêmes, mais l’humain à qui tout était soumis dans une vie en harmonie avec Dieu a perdu le contrôle harmonieux de la création par l’effet du péché qui a rompu sa communion avec Dieu.
Bien dit et bien repris.
J’essaie d’exposer mes explications de manière aussi simple et résumée que possible et de répondre à toute objection présentée auquel je prête toujours un maximum d’intérêt.
Alors qu’attendez-vous concernant la bestialité !?

Jésus lui s’en souvient de notre sujet et quand il dit que nous ne pouvons changer à volonté la couleur de nos cheveux ou nous grandir, il ne fait pas que de l’humour, il nous rappelle Dieu remettant Job à sa place !
Il ne manque pas non plus de nous dire « qu’il ne peut pas tout nous dire », que lui seul sait ce qu’il en est d’où il vient, et s'il nous promet l’Esprit qui devrait changer cela, il n’empêche qu’il nous a promis que nous ferions de plus grands miracles que Lui et où sont-ils, même de plus petits ?
Alors renforçons d’abord notre foi, faisons des miracles (pour ceux qui pas encore) et nous verrons ensuite !
Même si cela vous semblera hors sujet, ce rappel rassemblera des esprits. Pourquoi vous laisserais-je être le seul à en faire !

Re: L’homme préhistorique a-t-il existé ?

Publié : ven. 29 août 2025, 11:29
par Xavi
Bonjour Cmoi,

cmoi a écrit : ven. 29 août 2025, 6:33 quand Gaudens écrit que je ne fais que me répéter, ce n’était pas dans ce cas une injure ?
Non.

cmoi a écrit : ven. 29 août 2025, 6:33 quand vous critiquez le livre d’un évêque, vous défendez bien une position face à la sienne (beaucoup plus ouverte à des alternatives dont la vôtre, ce qui suffit pour que vous le critiquiez sévèrement).
Votre réaction montre que soudain, vous n’assumez pas, ce qui signifie quelque chose de contraire.
Exprimer une critique, même sévère, est irréprochable, normal et utile à chacun au sein de l’Église et c'est une manière d'assumer une position contraire ou différente.

cmoi a écrit : ven. 29 août 2025, 6:33 il y a plusieurs doctrines de l’évolution... vous vous contentez de dire qu’il y en a plusieurs
Oui, pourquoi voudriez-vous que je prétende trancher des questions scientifiques qui m’échappent largement ? Je me limite à en retenir les acquis que l’enseignement de l’Église me semble retenir lui-même.

cmoi a écrit : ven. 29 août 2025, 6:33 Vous n’avez (mais je me trompe peut-être) jamais écrit un vrai livre pour l’exposer, ce que j’avais téléchargé il y a longtemps dans une version antérieure où vous disiez l’exposer, était une reprise d’échanges sur ce forum
En effet, mais ce n’était qu’un document préparatoire et vous avez désormais un « vrai » livre en ligne dans une version du 4 mai 2024 :
https://www.cite-catholique.org/viewtopic.php?t=20369

cmoi a écrit : ven. 29 août 2025, 6:33 Vous allez pourtant jusqu’à dire que la lignée de l’homme a commencé par appartenir à un hominidé
Commencé ? Je n’ai jamais écrit cela.

cmoi a écrit : ven. 29 août 2025, 6:33 pourquoi Dieu n’aurait-il pas banni ces questions en faisant dès le début un homme et non un hominidé, pourquoi s’y serait-il en quelque sorte pris « à deux fois » !...
pourquoi encore une fois Dieu n’a-t-il pas tout fait en une fois dès le départ ?...
quelle est la part divine, quand et pour faire quoi ? Peu importe évidemment ici la date, mais le moment dans le processus où Dieu est intervenu ?
Vos questions s’adressent à Dieu car nous ne pouvons y réfléchir que dans les limites de l’enseignement de l’Église et de nos connaissances selon la Révélation.

Pour le surplus, je ne vais pas répondre davantage aux multiples propos souvent dénigrants que vous développez et qui ne font pas avancer la discussion concrète sur ce fil. Ce serait trop long et sans réel intérêt.

Mais, je relève néanmoins quelques traits.

cmoi a écrit : ven. 29 août 2025, 6:33 Tout baptisé a autant d’autorité qu’un autre et vous le savez parfaitement bien…
en quoi en respectez-vous l’enseignement quand moi je vous affirme le contraire eu égard à la bestialité ?
Je vous ai largement répondu.

Vous affirmez le contraire « eu égard à la bestialité ». C’est votre pensée. Vous la répétez de multiples manières. Elle a autant d’autorité a priori que celle de tout autre baptisé. Je vous ai exprimé et argumenté mon désaccord. Vous avez dit et répété vos critiques et votre impression de ne pas trouver les réponses attendues. Dommage que vous y ajoutez tant d’attaques personnelles, mais elles expriment vos sentiments intérieurs.

C’est ensemble que nous formons l’Église au sein de laquelle de tels désaccords sont normaux et humains. C’est ensemble que nous continuons à nous tourner vers l’enseignement du Magistère qui fait autorité pour tous.

cmoi a écrit : ven. 29 août 2025, 6:33
Xavi a écrit :Dieu a commencé à façonner l’humain (l’adam) dès les origines.
Trop flou. La genèse elle-même est plus précise et ne le situe pas à l’origine, mais à la fin de la création.
« aucun buisson n’était encore sur la terre, aucune herbe n’avait poussé, parce que le Seigneur Dieu n’avait pas encore fait pleuvoir sur la terre, et il n’y avait pas d’homme pour travailler le sol. Mais une source montait de la terre et irriguait toute la surface du sol. Alors le Seigneur Dieu modela l’homme avec la poussière tirée du sol » (Gn 2, 5-7)

Re: L’homme préhistorique a-t-il existé ?

Publié : sam. 30 août 2025, 6:37
par cmoi
Xavi a écrit : ven. 29 août 2025, 11:29 Exprimer une critique, même sévère, est irréprochable, normal et utile à chacun au sein de l’Église et c'est une manière d'assumer une position contraire ou différente.
Alors acceptez la réciproque car nous avons tous nos défauts.
Oui, pourquoi voudriez-vous que je prétende trancher des questions scientifiques qui m’échappent largement ? Je me limite à en retenir les acquis que l’enseignement de l’Église me semble retenir lui-même. .
Dans ce cas précis, lesquels ? Pourquoi ne les dites-vous pas ? Est-ce du mépris ?
Commencé ? Je n’ai jamais écrit cela. .
Encore un chipotage. C’était nécessairement antérieur et je ne disais rien d‘autre. Le plaisir de reprendre pour reprendre n’est pas sain.
Vos questions s’adressent à Dieu car nous ne pouvons y réfléchir que dans les limites de l’enseignement de l’Église et de nos connaissances selon la Révélation.
Précisément, seulement vous y répondez à Sa place (ce qui ne peut être que spéculatif) et à sa place (ce qui suppose le respect de certains critères objectifs).
Pour le surplus, je ne vais pas répondre davantage aux multiples propos souvent dénigrants que vous développez et qui ne font pas avancer la discussion concrète sur ce fil. Ce serait trop long et sans réel intérêt.
J’en fais et vous en faites tout autant, c’est inévitable sur un tel sujet et c’est déjà en cela une raison pour l’éviter au lieu de l’approfondir sans fondement. La prophétie concerne l’avenir, pas le passé qui doit être certain pour appartenir d’une façon ou d’une autre à la Parole.
Trinité ne pense pas comme vous: il trouve que j'ai fait avancer la compréhension de vous-même et il est pourtant en votre faveur - ou en faveur de vos idées sur le sujet !
Je vous ai largement répondu.
Non, car des jugements de valeur ne sont pas des arguments.
Dommage que vous y ajoutez tant d’attaques personnelles, mais elles expriment vos sentiments intérieurs.
Je viens de vous expliquer pourquoi elles sont inévitables, car vos arguments si tant est qu’il y en ait eu pour défendre la bestialité sont purement intuitifs et d’ordre sensible, nullement religieux. Chacun a ses défauts et si vous ne cultiviez pas autant l’ambiguïté et le non-dit, ce qui explique que ceux que vous convainquez en oublient certaines vérités premières, cela ne serait pas nécessaire.
C’est ensemble que nous formons l’Église au sein de laquelle de tels désaccords sont normaux et humains. C’est ensemble que nous continuons à nous tourner vers l’enseignement du Magistère qui fait autorité pour tous.
Ce n’est pas en rappelant sans cesse ce genre de banalités que vous donnerez plus de légitimité à votre propre participation à l’autorité.
Xavi a écrit : ven. 29 août 2025, 11:29
cmoi a écrit : ven. 29 août 2025, 6:33 Trop flou. La genèse elle-même est plus précise et ne le situe pas à l’origine, mais à la fin de la création.
« aucun buisson n’était encore sur la terre, aucune herbe n’avait poussé, parce que le Seigneur Dieu n’avait pas encore fait pleuvoir sur la terre, et il n’y avait pas d’homme pour travailler le sol. Mais une source montait de la terre et irriguait toute la surface du sol. Alors le Seigneur Dieu modela l’homme avec la poussière tirée du sol » (Gn 2, 5-7)
Spécieux. Il suffit de replacer ce texte dans celui de la chronologie des 7 jours pour s’apercevoir que la création de l’homme est la dernière œuvre, de la création et qui en est ainsi le couronnement, avant celle du repos divin qui est aussi contemplation.

Sans quoi, la pousse de l'herbe de mon jardin cette nuit fait aussi partie de l'oeuvre de la création et on arrive à dire des bêtises - parfois cela fait du bien, on se marre ensemble et on repart avec plus d'énergie. Mais d'autres fois cela peut déprimer.
Ce n'est pas moi qui ne fait pas avancer le sujet, mais vous par de pareilles diversions.
Nous sommes d'accord sur un point : ce sujet n'avance pas, alors si vous ne voulez pas le traiter de façon plus franche, ce qui est manifeste, arrétons-le là. De fait, le différent le plus clair et profond tient à une idée très intime de qui est Dieu, et sortirait (pour autant qu'elle n'en dise rien... ) du périmètre de la doctrine de l'Eglise.

Ma conviction profonde, qui est que si la sodomie (qui est un péché bien moindre que la bestialité...) a été si sévèrement sanctionnée par Dieu dans la Genèse, ce n'est pas pour des prunes. Mais il en est pour défendre l'homosexualité, (comme un certain père Mathieu, influenceur de haut vol, le fit en citant tous les textes et la vie de saints, qui est depuis devenu guide spirituel car défroqué de son plein gré) comme compatible avec le dessein divin qui nous appelle à Sa perfection. Alors... que chacun "taille sa route" et Dieu retrouvera les siens !

Re: L’homme préhistorique a-t-il existé ?

Publié : sam. 30 août 2025, 11:18
par Xavi
Bonjour Cmoi,

cmoi a écrit : sam. 30 août 2025, 6:37 Trinité ne pense pas comme vous: il trouve que j'ai fait avancer la compréhension de vous-même
Il a raison et je vous l’ai écrit.

cmoi a écrit : sam. 30 août 2025, 6:37
Xavi a écrit : ven. 29 août 2025, 11:29 Je me limite à en retenir les acquis que l’enseignement de l’Église me semble retenir lui-même. .
Dans ce cas précis, lesquels ? Pourquoi ne les dites-vous pas ?
Les acquis de la science que je retiens ici :

Il y a des processus évolutifs dans la nature depuis des milliards d’années et les êtres se reproduisent avec des transformations et des mutations qui se transmettent dans des mesures diverses aux générations suivantes.

Dans ces processus évolutifs, la science observe la présence d’organismes vivants de plus en plus complexes parmi lesquels, notamment, des primates puis des australopithèques et diverses espèces d’hominidés.

L’homo sapiens actuel, présent sur la terre depuis environ cent cinquante mille ans, provient de processus évolutifs de l’une ou plusieurs de ces espèces d’hominidés qui vivaient il y a des centaines de milliers et des millions d’années.

Notre corps n’est pas le résultat d’une opération extraterrestre qui aurait façonné d’un coup la poussière du sol en corps humain sans passer par les processus évolutifs de la nature et ce corps provient de l’espèce des homos sapiens observée il y a cent mille ans.

Ici se limitent quasiment les acquis de la science auxquels je me réfère sans qu’il soit nécessaire d’entrer dans des discussions secondaires ou incertaines.

L’enseignement de l’Église qui me semble retenir ces acquis :

Dans un discours du 27 octobre 2014 à l’Académie pontificale des sciences, le Pape François a enseigné que « Quand nous lisons dans la Genèse, le récit de la création nous risquons d’imaginer que Dieu a été un magicien, avec une baguette magique en mesure de faire toutes les choses. Mais il n’en est pas ainsi. Il a créé les êtres et les a laissés se développer selon les lois internes qu’Il a données à chacun, pour qu’ils se développent et pour qu’ils parviennent à leur plénitude. Il a donné l’autonomie aux êtres de l’univers en même temps qu’il les a assurés de sa présence permanente, donnant existence à chaque réalité. Et ainsi la création est allée de l’avant pendant des siècles et des siècles, des millénaires et des millénaires jusqu’à devenir celle que nous connaissons aujourd’hui, précisément parce que Dieu n’est pas un démiurge ou un magicien, mais le Créateur qui donne l’existence à toutes les créatures. »

Avec l’encyclique Laudato si’ du 24 mai 2015, et, notamment son chapitre intitulé « L’évangile de la création » le Pape François nous enseigne de manière précise les grands axes de la création que la foi de l’Église peut retenir aujourd’hui en l’état actuel des connaissances scientifiques autant que théologiques.

Le pape François confirme que l’être humain suppose « des processus évolutifs » (Ls, n° 81), mais il implique « une nouveauté qui n’est pas complètement explicable par l’évolution … La nouveauté qualitative qui implique le surgissement d’un être personnel dans l’univers matériel suppose une action directe de Dieu, un appel particulier à la vie et à la relation d’un Tu avec un autre tu. » (Ls, n° 81)

Le pape François reprend à son prédécesseur, le pape Benoît XVI une affirmation concrète fondamentale : « le livre de la nature est unique et indivisible » (Benoît XVI, Caritas in veritate, n° 51, cité par Ls, n° 6) et, reprenant une expression du patriarche Bartholomée, il nous présente la création de Dieu comme un « vêtement sans coutures » (Ls, n° 9).

La nature est, pour nous, « comme une mère, belle, qui nous accueille à bras ouverts » (Ls, n° 1) car « nous sommes poussière (cf. Gn 2, 7). Notre propre corps est constitué d’éléments de la planète » (id., n° 2)

« Il n’est pas superflu d’insister sur le fait que tout est lié. Le temps et l’espace ne sont pas indépendants l’un de l’autre, et même les atomes ou les particules sous-atomiques ne peuvent être considérés séparément. Tout comme les différentes composantes de la planète – physiques, chimiques et biologiques – sont reliées entre elles, de même les espèces vivantes constituent un réseau que nous n’avons pas encore fini d’identifier et de comprendre. Une bonne partie de notre information génétique est partagée par beaucoup d’êtres vivants. » (id. n° 138)

« Cela nous empêche de concevoir la nature comme séparée de nous ou comme un simple cadre de notre vie. Nous sommes inclus en elle, nous en sommes une partie, et nous sommes enchevêtrés avec elle. » (id. n° 139)

Il me semble que cet enseignement peut se résumer en quatre affirmations :
1. Les humains font partie de la nature.
2. Cette nature est indivisible.
3. Le corps naturel des humains provient de processus évolutifs.
4. La création de l’âme spirituelle immortelle des humains est une intervention surnaturelle de Dieu.

Il me semble que cela permet d’en déduire que le corps humain ne provient pas d’un acte magique extra-terrestre, mais de la nature et de ses lois. Par contre, la création de l’âme spirituelle est une intervention surnaturelle de Dieu dans l’histoire.

Pour davantage de détails, vous pouvez vous référer au fil ouvert dans ce forum à ce sujet intitulé « Laudato si, l’aube d’une théologie de la création » :
https://www.cite-catholique.org/viewtop ... to#p337284

En réponse à la question de ce fil, il peut donc être répondu que l’homme préhistorique a existé en ce sens que des ancêtres biologiques du corps humain ont existé dans un lointain passé, mais que la seule observation d’hominidés ayant vécu il y a un million ou cent mille ans ne suffit pas pour prouver la création de l’âme spirituelle immortelle et que c’est cette création surnaturelle par Dieu qui est le commencement de l’histoire de l’humanité, à un moment dans le cours de l’histoire générale du monde.

Re: L’homme préhistorique a-t-il existé ?

Publié : sam. 30 août 2025, 12:30
par cmoi
Bonjour Xavi,

je n'ai pu vous lire qu'en grande diagonale car je dois partir sous peu et je vais être bien occupé, mais je voulais vous remercier de vous être recentré sur le coeur du sujet et d'avoir laissé tomber les à côtés.
Dans ce contexte, nous pourrons continuer à échanger si bien sûr vous le souhaitez.
Même quand il s'agit de choses "sensibles", j'estime qu'il doit être possible d'en discuter en toute transparence et vérité et sans pour autant être d'accord.

Re: L’homme préhistorique a-t-il existé ?

Publié : dim. 31 août 2025, 10:44
par Perlum Pimpum
Bonjour,

cmoi a écrit : sam. 16 août 2025, 9:07
Perlum Pimpum a écrit : ven. 15 août 2025, 13:52 Un peu de scolastique ne fera de mal à personne. :)
Il serait appréciable que vous ajoutiez à chacune de vos affirmations une option en commentaire, entre ces 3-là :
1 C’est l’avis unanime des scolastiques et il n’est plus discutable.
2 C’est mon avis personnel et c’est donc un avis scolastique puisque j‘en suis un !
3 C’est l’avis scolastique majoritaire mais il peut être discuté..
Qui fréquente la scolastique s'amusera d'un « avis unanime des scolastiques », franchement introuvable. sauf relativement aux énoncés de foi divine et catholique et à certains rationnels ayant valeur de premiers principes ou de conclusions immédiatement déduites. Ceci dit, reprenons.

1. Il ne suffit pas d’être colloqué dans le taxon « homo- » des paléo-anthropologues pour être un homme. Laisser aux paléo-anthropologues le soin de dire qui est humain, c’est postuler sans droit ni cause la véracité de leur classification taxonomique.
Ceci résume la conclusion du post.

2. Que les individus d'espèces animales supérieures (quoiqu’inférieures à l’homme) jouissent des facultés sensibles de mémorisation, d’imagination (à preuve leurs rêves), et d’estimative (leur permettant d’apprécier et d’anticiper les situations en lesquels ils se trouvent), d'évidence oui.

3. Que certaines espèces sensibles aient une estimative (faculté d’ordre sensible, infra-intellectuelle) si développée que leurs individus soient capables d’atteindre à des notions empiriques (infra-intellectuelles), par lesquelles puisse se déployer une intentionnalité infra-intellectuelle, Aristote, fin observateur du règne animal, l’enseignait déjà.
C'est admis des aristotéliciens, et requis par l'expérience des espèces animales sensibles.

4. Qu’il ne suffit donc pas qu’un primate use d’outils (attestant qu’il poursuit une finalité) pour que ce primate soit un homme.
C'est induit de ce qui précède.

5. Que n’est homme que le primate capable de rationalité. L’homme est un animal rationnel. Xavi est un mammifère, du genre des primates, possédant la rationalité comme différence spécifique (à admettre, ce qui est douteux, que l'homme déchu de l'état de nature intègre puisse savoir les différences spécifiques des espèces animales : il se pourrait qu'il ne s'agisse là que d'une différence descriptive d'une des espèces primates, l'humaine, la distinguant d'autres espèces de primates sans être pourtant la différence spécifique de l'homme).
Que l'homme soit un animal rationnel, c'est sa définition commune. Que cet animal soit un primate, c'est un fait. Qu'on puisse douter que l'intellect humain, en son état infralapsaire, puisse atteindre à la différence spécifique d'une espèce animale, déjà ceci qu'hors l'espèce humaine, les différences spécifiques des autres espèces sont introuvées. N'est pas remis en doute que l'espèce humaine soit rationnelle, mais qu'elle soit la seule espèce animale à l'être. Ceux admettant une pluralité d'espèces humaines, « homme » devenant un genre commun (le genre homo de la paléoanthropologie), sont obligés de l'affirmer. Ceux qui, à raison du dogme de foi, n'affirment qu'une unique espèce humaine, peuvent aussi affirmer douter cette espèce animale être la seule rationnelle, pour n'avoir pas à postuler ce que notre ignorance des richesses de l'univers incommensuré oblige à laisser en suspens.

6. Que l’homme n’apparaisse qu’avec l’écriture, non. Ou serait-ce que les analphabètes ne soient pas des hommes ? Peu importe que l’homme s’exprime par des signes vocaux ou scripturaires : l’important est qu’il exprime sa rationalité par des paroles, paroles dont les phonèmes des pré-humains sont et ne sont que l’avant-goût. On pourrait dire la même chose des expressions artistiques des pré-humains, s’il s’en trouve, car représentations sensibles de notions pouvant n’être qu’empiriques, elles ne peuvent suffire à prouver leurs auteurs être des hommes,
C'est d'évidence.

7. Que Dieu ait créé l’homme, primate rationnel, à partir de primates irrationnels dotés d’une très forte estimative, pourquoi pas : la proximité des adn donne à le penser.

8. Qu’en cette perspective la matière simiesque ait dû préalablement être suffisamment disposée, aux termes de millénaires d’évolution, à la réception d’une nouvelle forme substantielle, immatérielle et intellective, pour qu’en cette trans-formation (substitution d’une forme substantielle humaine à une forme substantielle pré-humaine) ce singe devint un homme, singe dont le corps peut être envisagé comme la matière dont Adam fut tiré, pourquoi pas.
Ce n'est qu'une interprétation de la glaise dont Adam fut formé, interprétation semblant requise pour assimiler théologiquement les progrès de la paléo-anthropologie génétique, et pouvant utiliser à son bénéfice la thèse scolastique thomasienne de l'information de toute matière suffisamment disposée à sa forme.

9. Que l’adn humain soit une quantification de la matière, opérée, quant à l’adn spécifique, par la forme substantielle, oui. Restant discuté de savoir si cette quantification s’opère, ou par la forme substantielle immatérielle dans sa fonction de forme de corporéité, ou plus vraisemblablement par une forme antécédente, d’ordre matériel, éduite de l’union du spermatozoïde et de l’ovule, forme matérielle ensuite subsumée par la forme immatérielle infusée par Dieu ; subsomption par quoi s’opère en l’homme l’unité de sa forme substantielle, solennellement définie au Concile Œcuménique de Vienne.
L'unité de la forme substantielle humaine est une vérité de foi définie : l'individu humain n'a qu'une forme substantielle. Mais la nature de cette unité est débattue. Les scolastiques thomistes affirment qu'elle est une unité pure et simple. Les scolastiques franciscains affirment une pluralité de formes substantielles en l'homme, pluralité qu'ils réduisent à l'unité par intégration ou subsomption.

10. Que des individus d’espèces distinctes puissent s’interféconder, c’est patent. Que rien n’obstacle donc que des descendants du couple humain originel aient pu se croiser à des représentant d’espèces pré-humaines ayant une très forte proximité génétique à l’espèce humaine. Que rien n’obstacle que le fruit de ces unions de l’homme à la guenon et de la femme au singe fut suffisamment génétiquement bien disposé pour recevoir de Dieu l’infusion de l’âme humaine, et ainsi être humain malgré sa fâcheuse bâtardise…
cmoi a écrit : sam. 16 août 2025, 9:07Vous vous exprimez là d’un point de vue technique qui semble exclure la morale, exclure la question de savoir si oui ou non Dieu fera ce qu’il peut « techniquement faire ».
Cela ne vous choque pas qu’à chaque fois, Dieu doive intervenir miraculeusement et comme en catimini ?
Moi si. Outre la question de la zoophilie, parce que ce ne serait pas en conformité avec la splendeur de Dieu d’agir en catimini, Je ne pense pas qu’à Luc (12 : 3) par exemple, car en dépit des recommandations de Jésus faites parfois aux miraculés de se taire, dans tout l’AT, Dieu (Jésus fera pareil) aime que l’on reconnaisse ses actions (Mer rouge, Jericho, etc.) et s’en souvienne, les célèbre, et en particulier quand il s’agit d’un sujet qui comme ici engage son honneur, cela me semble requis. Sans parler de l’état de confusion qui en aurait résulté, des viols, etc.
D'abord, il est de foi que l'âme humaine, intellective donc immatérielle, est directement infusée par Dieu. Dieu intervient donc en toute génération humaine. Et pourtant, nul ne voit cette infusion, qui n'est connue que des théologiens, qui philosophant la déduisent, et que de ceux des fidèles instruits des enseignements du magistère (ici la condamnation magistérielle du traducianisme). Ensuite, à suivre votre raisonnement « moral », Dieu serait indécent d'infuser une âme humaine en un embryon issu d'un viol. « Ô homme, toi plutôt, qui es-tu pour contester avec Dieu ? » (Rm. IX, 20). Enfin, outre la thèse scolastique (que je ne sais pas contestée) qu'une matière suffisamment bien disposée à une nouvelle forme la reçoit, ceci qu'à défaut de l'appliquer aux cas prévus en 10., la thèse monogéniste, indissociable du dogme du péché originel (sauf à le réinterpréter en excluant l'idée d'une Chute), est ruinée (et avec elle le dogme).

11. Que ce qui nous est présenté comme la preuve indiscutable du polygénisme, le fait de l’émergence de différents groupes prétendus humains en de nombreux secteurs de la planète, ne prouve donc strictement rien, rien n’empêchant de penser ces divers groupes n’être que simiesques avant d’avoir été fécondés par quelques représentants de la lignée monogéniste. La découverte de « l’Ève mitochondriale » va d’ailleurs dans ce sens, étant aujourd’hui démontré que tous les individus humains de la planète ont une même ancêtre commune, sans que soit nécessaire de conclure cette aïeule être la toute première femme, l’Ève biblique, l’Ève mitochondriale pouvant n’être qu’une de ses filles.

12. Que si doit se trouver dans les fossiles préhistoriques la trace de deux groupes humains dotés d'adn spécifiquement distincts, reste à l'expliquer par une mutation à partir d'une souche adn humaine commune. En définitive, à admettre que l'unité de la forme substantielle d'un individu humain n'est une unité que par subsomption (cf. 9.), le critère quantitatif retenu par les paléo-anthropologues perd énormément de sa pertinence. Car l'adn spécifique, celui propre aux individus d'une espèce donnée, n'est pas si spécifique que cela, à admettre qu'il puisse muter d'une descendance à l'autre jusqu'à les faire paraitre spécifiquement distinctes alors qu'humaines et enracinées comme humaines dans un lignage ancestral commun.
Ici encore, il s'agit d'écarter les conclusions de la paléo-anthropologie, qui prétend dire quoi est l'homme, alors que ce dire n'est pas de sa compétence. Elle est fondée à traiter des étapes conduisant à l'homme, mais dire quoi est l'homme, c'est au dessus de ses compétences. Bref, en l'état présent des connaissances, la science n'a pas démontré la fausseté du dogme tel que communément entendu.

Re: L’homme préhistorique a-t-il existé ?

Publié : dim. 31 août 2025, 19:36
par cmoi
Perlum Pimpum a écrit : dim. 31 août 2025, 10:44 Ensuite, à suivre votre raisonnement « moral », Dieu serait indécent d'infuser une âme humaine en un embryon issu d'un viol. Bonjour,
J’avais bien pensé que Xavi me donnerait cet argument, mais ce sera vous. La différence c’est que dans le cas d’un viol, il y a bien 2 humains et on sait qu’il y a bien « une matière suffisamment bien disposée pour recevoir une nouvelle forme », tandis que dans le cas d’un hominidé avec un humain, ce n’est encore qu’une spéculation et cela ne dit pas si la forme sera celle d’un humain ou d’un hominidé. Vous avez une idée sur la question ?
Perlum Pimpum a écrit : dim. 31 août 2025, 10:44 Bref, en l'état présent des connaissances, la science n'a pas démontré la fausseté du dogme tel que communément entendu.
C'est pourquoi aller plus vite ou plus loin qu'elle me semble dangereux et manquer de prudence.

Re: L’homme préhistorique a-t-il existé ?

Publié : dim. 31 août 2025, 19:47
par cmoi
re-Bonsoir Xavi,

j'ai commencé à vous lire, 20 pages, et j'aurai 3 remarques:
  • votre style est un peu différent de celui qui vous est habituel sur le forum.
    Dans la façon dont vous exposez les choses au départ, on retrouve trop déjà la façon dont vous développerez votre idée par la suite, vous "vendez trop la mèche". Ce n'est pas très grave, mais cela se retrouve amplifié dans vos post et me gênait, je l'ai plusieurs fois exprimé de façons différentes, or ici en apparait le côté anodin qui m'en donne une explication anodine.
    Votre présentation me semble marquée par la façon dont le sujet s'est imposé à vous dans votre histoire. Or cela fait déjà au moins 50 ans que par exemple, dans les milieux spécialisés, les textes ayant inspiré la Genèse étaient connus et référencés, étudiés.
Sinon, le mieux est que je continue cette lecture, ce qui va me prendre du temps car j'ai d'autres fers au feu...

En ce qui concerne vos rappels de la doctrine actuelle de l'Eglise, j'ai l'impression que vous me prêtez un obscurantisme et une ignorance qui ne sont pas les miens.
Alors je vais faire court : le point sur lequel je pourrais être en désaccord avec elle (et qui ne va pas aussi loin que vous) c'est que pour elle, afin de faire la part des choses avec les anciens travers, Il ne s'agit pas de débattre des mécanismes de l'apparition de l'Homme, mais de s'opposer à ce que ces mécanismes définissent la façon dont l'Homme est considéré.
En cela je vais "plus loin", car j'estime que la vérité (et donc la science) ne peut pas donner de l'homme une définition qui contredise l'enseignement de l'Eglise et que par conséquent, là où la science n'est pas certaine, il convient de privilégier des scénarios spéculatifs qui nous paraissent mieux correspondre à la dignité de la personne, etc.
Cela est pour moi tellement évident que je ne pensais pas avoir à le préciser.
D'où mes dernières questions sur l'autre fil, que je vous avais déjà posé mais qui ciblent mieux pourquoi je vous les posais, et pourquoi je ne comprenais pas que vous n'y répondiez pas, préférant revenir sur des points pour moi sans importance ni consistance, sinon de terminologies, où il n'y avait pas de vrai désaccord.

Re: L’homme préhistorique a-t-il existé ?

Publié : ven. 05 sept. 2025, 10:06
par Olivier JC
Bonjour Xavi,

J'ai pris le temps de relire, voire lire, vos interventions sur le sujet, m'efforçant de comprendre au plus juste la thèse que vous défendez.

Si j'ai bien compris, vous postulez que Dieu aurait créé les êtres vivants en faisant surgir une espèce d'une autre la précédant, jusqu'à faire surgir une espèce que, pour respecter les convention scientifiques, on appellera Homo Sapiens. Puis, pour deux individus de cette espèce, l'un mâle et l'autre femelle, au lieu d'infuser lors de leur conception une âme animale, Il leur a infusé une âme 'humaine' afin d'en faire l'Image de Lui-même.

En d'autres termes, le saut qualitatif au terme duquel Adam et Eve sont appelés à l'existence ne s'inscrit pas dans le cadre d'une évolution interspécifique mais d'une évolution intraspécifique (d'ordre métaphysique et non biologique).

Ma compréhension est-elle correcte ?

+

Re: L’homme préhistorique a-t-il existé ?

Publié : ven. 05 sept. 2025, 10:55
par Xavi
Bonjour Olivier JC,

Merci pour votre effort de synthèse qui demande cependant une exactitude dans les mots pour éviter au maximum les incompréhensions.
Olivier JC a écrit : ven. 05 sept. 2025, 10:06 vous postulez que Dieu aurait créé les êtres vivants en faisant surgir une espèce d'une autre la précédant
Non, je n’ai jamais écrit cela car une espèce ne peut jamais en faire surgir une autre.

Dans chaque lignée historique, c’est toujours la même espèce qui continue même si des modifications se produisent, et qu’après un million d’années ou même parfois après des périodes beaucoup plus courtes, les êtres de la même espèce peuvent apparaître très différents de ceux qui vivaient un million d’années auparavant.

Pour rappel, le mot « espèce » regroupe tous les individus susceptibles de se reproduire entre eux.

Olivier JC a écrit : ven. 05 sept. 2025, 10:06 jusqu'à faire surgir une espèce que, pour respecter les convention scientifiques, on appellera Homo Sapiens. Puis, pour deux individus de cette espèce, l'un mâle et l'autre femelle, au lieu d'infuser lors de leur conception une âme animale, Il leur a infusé une âme 'humaine' afin d'en faire l'Image de Lui-même.
D’accord.

Olivier JC a écrit : ven. 05 sept. 2025, 10:06 En d'autres termes, le saut qualitatif au terme duquel Adam et Eve sont appelés à l'existence ne s'inscrit pas dans le cadre d'une évolution interspécifique mais d'une évolution intraspécifique (d'ordre métaphysique et non biologique).
Ici, il est important de rappeler que c’est bien uniquement dans l’ordre biologique que l’évolution interspécifique a été écartée et qu’il faut considérer que le corps physique des humains ne provient que d’une évolution intraspécifique.

Mais, comme vous le relevez et même s’il a pu avoir des effets physiques dans l’ordre biologique, le saut qualitatif de la création d’Adam et Ève s’inscrit dans l’ordre métaphysique.