Or, le 2 novembre 1789, en France, l’Assemblée Nationale devait déclarer les biens du clergé biens nationaux et les mettre en vente ce qui constituait le sacrilège suprême aux yeux de l’Église. Puis le 12 juillet 1790, devait être décrété la constitution civile du clergé, obligeant les ecclésiastiques à prêter serment à la constitution. Le clergé jureur ou constitutionnel devait accepter. Le clergé réfractaire ou insermenté devait refuser.
« A l’origine, la Révolution française ne formule aucun grief contre le Saint-Siège. Pie VI, 248e pape (1775-1799), a pris garde de ne pas se montrer critique vis-à-vis de la France. Mais les informations dont dispose Rome sont confuses et tardives. Ce qui explique que le pontife ne réagisse pas lorsque la dîme et les privilèges ecclésiastiques sont abolis dans la nuit du 4 août 1789 et les biens de l’Église mis à la disposition de la nation le 2 novembre de la même année. Puis l’assemblée vote la Constitution civile du clergé le 12 juillet 1790, faisant des évêques et des curés des fonctionnaires élus par les fidèles. Le pape écrit alors à Louis XVI pour lui demander de ne pas approuver ce vote. Hélas, la lettre arrive le lendemain de la signature du roi!Deux événements vont ensuite envenimer la situation : les prêtres sont obligés de prêter serment de fidélité à la nouvelle loi, puis Avignon est annexé. Exaspéré, Pie VI condamne la Constitution civile du clergé le 10 mars 1791 et rejette les principes de liberté et d’égalité de la Révolution. Il déclenche, ce faisant, une véritable guerre religieuse. Les prêtres réfractaires sont persécutés. Les relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège sont rompues deux mois plus tard. Très vite, le catholicisme apparaît comme la principale force contre-révolutionnaire. Les États pontificaux sont envahis par les troupes de Bonaparte et, au Traité de Tolentino (1797), Pie VI doit renoncer à une bonne part de ses territoires. La République romaine est proclamée l’année suivante. Arrêté, Pie VI est transféré en France où il meurt en 1799. La papauté est brisée, la Révolution française triomphe.
Aujourd’hui encore, l’humiliation de Pie VII, 249e pape ( 1800-1823), est tangible sur le gigantesque tableau du peintre David. Le 2 décembre1804, lors du sacre de Napoléon, le pontife est relégué au rang de figurant. Pas moins de cinq mois de négociations avaient pourtant été nécessaires pour le convaincre de venir. Bonaparte, en nouveau Charlemagne, tenait à reproduire l’union du trône et de l’autel. Une fois en France, l’accueil triomphal du peuple rassura le pontife. Mais le jour venu, dans Notre-Dame-de-Paris tendue de draperies de pourpre parsemées d’abeilles d’or, la mascarade est flagrante. Au milieu d’un faste extraordinaire, Pie VII doit attendre l’empereur pendant plus de deux heures. Puis, après les onctions saintes, alors qu’il s’apprête à lui poser la couronne sur le front, Napoléon s’en empare et se la pose lui-même sur la tête… Le Saint-Siège ne tirera aucun bénéfice politique de ce sacre. Une nouvelle lutte entre le Sacerdoce et l’empire ne tarde pas à s’engager.
Ainsi, comme on le voit, les honorables Canadiens dits Français, ont chanté deux Te Deum ( du cantique Te Deum laudamus « nous te louons Dieu » ), pas un, mais deux, Te Deum, pour rendre grâce à Dieu d’avoir donné la victoire à Nelson et lui avoir permis d’anéantir la flotte française, commandée par l’amiral Villeneuve, à Aboukir, le 1er août 1798.
Et moi qui pensais que la mère patrie nous avait abandonnés.
À propos du joual québécois, c'est parce qu'on a garder plus le parler de l'époque. Notre français international vient surtout de l'apparition de l'imprimerie et de l'élaboration du dictionnaire qui suivi, au point de faire une fixation sur l'orthographe.
Mais j'avoue qu'on a un côté bourru et habitant





