Peccator a écrit :jamais la science ne trouvera de preuve certaine du moment du passage du pré-humain à l'homme
L’âme immortelle étant spirituelle, en chercher ou en espérer une preuve scientifique certaine est absurde comme l’écrit Raistlin.
Ignotus rappelle de manière pertinente qu’elle ne peut être plus ou moins immortelle et Raistlin relève cette évidence qu’elle ne peut pas être le fruit d'une évolution de la matière.
Peccator a écrit :la science … a des éléments attestant que ce passage a eu lieu : les rites funéraires, dont on a des traces archéologiques
Attention ! Le développement du cerveau et des capacités intellectuelles ou affectives du cerveau peut être étudié sans limite par la science et manipulé par des substances chimiques ou des interventions matérielles.
La capacité d’un cerveau de pouvoir atteindre des niveaux élevés d’abstraction et de pouvoir concevoir ou espérer une vie après la mort ainsi que l’existence de dieux ou même d’un Dieu unique reste une caractéristique terrestre.
Les capacités cérébrales les plus élevées ont pu résulter d’une évolution et de mutations au cours de l’histoire pendant des milliards d’années. Il est certain que ces progrès du cerveau, quels qu’ils soient, n’ont jamais pu créer de l’immortalité.
Le fait qu’une créature soit hyper intelligente ne peut en rien aboutir à acquérir l’immortalité. L’absurdité d’une création immortelle par une évolution terrestre, relevée avec justesse par Raistlin, ne s’applique pas qu’aux membres du corps mais aussi à notre cerveau, à notre système neurologique et à toutes nos capacités terrestres, y compris notre capacité religieuse naturelle dont la présence chez les hominidés est très ancienne comme l’ont observée les travaux sur l’homo religiosus du cardinal Julien Ries dont le pape Benoît XVI a confirmé la pertinence en élevant ce théologien peu connu au cardinalat.
Attention : un homo religiosus n’est pas, du seul fait de sa capacité intellectuelle religieuse, capable de communion éternelle avec Dieu. Adam et Eve ne sont pas nécessairement les premiers homo religiosus, mais les premiers homo capax Dei, les premières créatures immortelles capables de partager l’amour et la vie de Dieu.
Il me semble donc que les rites funéraires constatés dans la préhistoire ne sont pas davantage pertinents que les autres critères terrestres observables par la science pour prouver que le passage du pré-humain à l’humain avec une âme immortelle a eu lieu.
Peccator a écrit :Le jour où on me montrera des animaux ayant des rites funéraires, je réviserai mon opinion
N’est-ce pas trop tranché ? Pourquoi croire que les pré-humains sont des animaux ? Il y a entre eux une différence essentielle, énorme : les pré-humains font partie de la création de l’humain, ils sont des créatures par lesquelles Dieu a façonné le corps des humains, le propre corps de son Fils Unique, y compris son cerveau intellectuel et affectif.
L’humain ne descend pas du singe et il me semble que les liens entre les animaux existant actuellement et les multiples branches des hominidés de la préhistoire, aujourd’hui éteintes, sauf notre humanité, restent incertains.
La ressemblance et les similitudes évidentes du corps des animaux et du corps des humains n’implique pas nécessairement un ancêtre animal unique commun. Dans les fonds lointains du passé de l’histoire, outre les actes créateurs distincts de Dieu, de mêmes causes ont pu produire des réalités corporelles semblables sans qu’il faille nécessairement un ancêtre animal commun.
Toute la prudence intelligente de Raistlin me semble justifiée à cet égard.
Peccator a écrit :l'homme a une caractéristique unique dans la création : son rapport à la transcendance, qui est le tout premier pas du long chemin du retour à Dieu.
La transcendance est en effet unique à l’homme. Elle nous dit que « plus est en nous ». Elle se réfère à notre « esprit », à ce quelque chose qui est au-delà de toute science, au-delà du cerveau. Ce « quelque chose » qui nous permet de connaître et de partager une réalité au-delà de celle que notre petit cerveau nous permet de connaître.
Les rites funéraires ne prouvent pas une telle transcendance, mais seulement une capacité cérébrale d’imaginer et d’espérer une survie quelconque.