Je voulais savoir ce que vous pensiez de la "division" du calendrier en propre du temps et en propre des saints.
Je m'explique : si j'ai bien compris le fonctionnement de l'ancien missel, il n'y a pas de propre du temps et de propre des saints. Il y a, en gros, les messes du dimanches, et le reste de la semaine est constituée par les fêtes des saints (plus fériés, jeudi après les cendres etc.).
Avec le "nouveau" missel semble apparaitre (je dis semble car étant parfaitement novice en liturgie je suis certainement en train de dire des bêtises) un propre du temps et un propre des saints qui fonctionne ainsi : le calendrier est intégralement recouvert par le propre du temps, et les fêtes des saints viennent, en fonction de leur priorité (fêtes, solennités, mémoires obligatoires ...), recouvrir intégralement ou partiellement le propre du temps (oraisons, lectures etc.).
Il semble donc que le missel Paul VI systématise les phénomènes de recouvrement ( "accidentels", si je puis dire dans le missel Pie V) en créant un propre du temps.
Que pensez-vous de ce propre du temps ? Je veux dire : quel est selon vous sa signification, ses grandeurs, ses avantages, ses désavantages etc.
J'aime le missel en sa forme actuelle (excepté l'actuelle traduction française...), je l'aime vraiment, et j'avoue le préférer largement à son ancienne forme en de nombreux points. Seulement, en ce qui concerne ce "propre du temps", je suis dubitatif.
D'un côté il me parait rendre plus cohérent le missel dans sa structure ... théorique (le terme ne plait guère) : Il y a tout un "temps" stable et complet pour toute l'année, et vient s'y superposer les fêtes, solennités etc. en fonction de leur priorité.
De l'autre, il me semble complexifier le missel dans son utilisation pratique et dans sa réception.
Utilisation pratique (le moins problématique) : Il faut jongler entre le propre du temps et le sanctoral, mais avouons qu'il y a plus difficile en matière de livre liturgique !
Réception : je n'arrive pas à me défaire de l'idée d'un "double" calendrier dans la forme actuelle du missel. Les fêtes d'un côté et les temps (Pascal, ordinaire etc.) de l'autre. Là où dans l'ancienne forme le calendrier apparait plus monolithique, et donc plus facile à se représenter.
N'hésitez pas à me reprendre si je dis de grosses bêtises (et même de petites). Ne disposant du bagage conceptuel me permettant de saisir pleinement les structures et les significations des différentes formes du missel, et me permettant d'en parler avec aisance, je crains de ne pas faciliter la bonne compréhension de mes interrogations. N'hésitez donc pas à me répondre en employant des termes techniques et précis afin que je puisse structurer plus facilement dans mon esprit les problèmes que je soulève.
Merci

