Peut-être qu'Il est là aussi, le Seigneur..christiane.coffy a écrit : Je suis, en effet, dérangée par les uns ou les autres
Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2008-2009)
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Re: Une foi à déplacer les montagnes
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etienne lorant
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Les deux pains
Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,41-51.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi a la vie éternelle.
Moi, je suis le pain de la vie.
Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ;
mais ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas.
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. »
Jésus ne dit pas "Celui qui croit en moi aura la vie éternelle", mais il emploie l'indicatif présent. Le pain est de deux natures: l'hostie, de part la transsubstantation, et la Parole qui est dans la Bible. Si je manque une Eucharistie, je communie à la Parole. C'est ce que je fais aujourd'hui, même si j'ai communié de l'autre manière ce matin. Aujourd'hui, les deux communions m'ont été bien utiles, car après la très belle réunion "comme en famille" hier, le fait de me retrouver seul le lendemain m'a fichu un grand coup de "blues"... que je combats comme une tentation.
En disant, "Le pain que je donnerai, c'est ma chair", Jésus va provoquer un petit séisme qui va faire fuir beaucoup de ceux qui l'avaient suivi jusque-là. Mais en étant volontairement "cru", le Seigneur utilise encore cette méthode afin que l'on se souvienne de cet épisode après la Résurrection.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi a la vie éternelle.
Moi, je suis le pain de la vie.
Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ;
mais ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas.
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. »
Jésus ne dit pas "Celui qui croit en moi aura la vie éternelle", mais il emploie l'indicatif présent. Le pain est de deux natures: l'hostie, de part la transsubstantation, et la Parole qui est dans la Bible. Si je manque une Eucharistie, je communie à la Parole. C'est ce que je fais aujourd'hui, même si j'ai communié de l'autre manière ce matin. Aujourd'hui, les deux communions m'ont été bien utiles, car après la très belle réunion "comme en famille" hier, le fait de me retrouver seul le lendemain m'a fichu un grand coup de "blues"... que je combats comme une tentation.
En disant, "Le pain que je donnerai, c'est ma chair", Jésus va provoquer un petit séisme qui va faire fuir beaucoup de ceux qui l'avaient suivi jusque-là. Mais en étant volontairement "cru", le Seigneur utilise encore cette méthode afin que l'on se souvienne de cet épisode après la Résurrection.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Le martyre de saint Laurent
Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 12,24-26.
Quelques jours avant la Pâque, Jésus disait à ses disciples: "Amen, amen, je vous le dits: si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit.
Celui qui aime sa vie la perd ; celui qui s'en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle.
Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera.
C'était la fête de saint Laurent, diacre et martyr, romain devenu chrétien, et qui a toujours été très populaire. Une fois de plus, je suis arrivé à cette Eucharistie assez déprimé (car j'ai dû couper mon régime pour satisfaire à une obligation mondaine, et me voilà de nouveau malade.) Mais, peu avant la Consécration, la Joie m'a envahi. Je ne sais pourquoi le prêtre âgé qui célèbre, lui qui omet souvent le Credo, nous l'a fait récité. Il y a eu une belle unité de voix dans l'assemblée et c'est à ce moment que la Joie m'a envahi. Voilà, on peut être gêné du ventre et avoir la Joie. En moi-même, j'ai murmuré : comme je suis bien ici, à suivre la messe avec les autres ! Nous étions une dizaine - un 10 août à 8h du matin, c'est bien !
Je me suis encore demandé comment tous ces martyrs raisonnaient, ils semblent surmonter si facilement l'instinct de survie, la peur de souffrir... Ne traversent-ils donc aucune forme d'agonie, ou bien ont-ils été intérieurement "préparés" de longue date ?
J'ai trouvé ce récit de saint Ambroise:
Lorsque saint Laurent a vu que l'on conduisait l'évêque Sixte au martyre, il s'est mis à pleurer. Ce n'était pas la souffrance de son évêque qui lui arrachait des larmes, mais le fait qu'il parte au martyre sans lui. C'est pourquoi il s'est mis à l'interpeller en ces termes : « Où vas-tu, Père, sans ton fils ? Vers quoi te hâtes-tu, prêtre saint, sans ton diacre ? Tu avais pourtant l'habitude de ne jamais offrir le sacrifice sans ministre !... Fais donc la preuve que tu as choisi un bon diacre : celui à qui tu as commis le ministère du sang du Seigneur, celui avec lequel tu partages les sacrements, refuserais-tu de communier avec lui dans le sacrifice du sang ? »...
Le pape Sixte a répondu à Laurent : « Je ne t'oublie pas, mon fils, ni ne t'abandonne. Mais je te laisse des combats plus grands à soutenir. Je suis vieux et je ne peux soutenir qu'une lutte légère. Quant à toi, tu es jeune et il te reste un triomphe bien plus glorieux à obtenir contre le tyran. Tu viendras bientôt. Sèche tes larmes. Dans trois jours, tu me suivras... »
Trois jours après, Laurent est arrêté. On lui demande d'amener les biens et les trésors de l'Eglise. Il promet d'obéir. Le lendemain, il revient avec des pauvres. On lui demande où étaient ces trésors qu'il devait amener. Il a montré les pauvres en disant : « Voilà les trésors de l'Église. Quels trésors meilleurs aurait le Christ, que ceux dont il a dit : ' Ce que vous aurez fait à l'un de ces petits, c'est à moi que vous l'avez fait ' » (Mt 25,40) ? Laurent a montré ces trésors-là et a été vainqueur car le persécuteur n'a eu aucune envie de les lui ôter. Mais dans sa rage, il l'a fait brûler vif.
Quelques jours avant la Pâque, Jésus disait à ses disciples: "Amen, amen, je vous le dits: si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit.
Celui qui aime sa vie la perd ; celui qui s'en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle.
Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera.
C'était la fête de saint Laurent, diacre et martyr, romain devenu chrétien, et qui a toujours été très populaire. Une fois de plus, je suis arrivé à cette Eucharistie assez déprimé (car j'ai dû couper mon régime pour satisfaire à une obligation mondaine, et me voilà de nouveau malade.) Mais, peu avant la Consécration, la Joie m'a envahi. Je ne sais pourquoi le prêtre âgé qui célèbre, lui qui omet souvent le Credo, nous l'a fait récité. Il y a eu une belle unité de voix dans l'assemblée et c'est à ce moment que la Joie m'a envahi. Voilà, on peut être gêné du ventre et avoir la Joie. En moi-même, j'ai murmuré : comme je suis bien ici, à suivre la messe avec les autres ! Nous étions une dizaine - un 10 août à 8h du matin, c'est bien !
Je me suis encore demandé comment tous ces martyrs raisonnaient, ils semblent surmonter si facilement l'instinct de survie, la peur de souffrir... Ne traversent-ils donc aucune forme d'agonie, ou bien ont-ils été intérieurement "préparés" de longue date ?
J'ai trouvé ce récit de saint Ambroise:
Lorsque saint Laurent a vu que l'on conduisait l'évêque Sixte au martyre, il s'est mis à pleurer. Ce n'était pas la souffrance de son évêque qui lui arrachait des larmes, mais le fait qu'il parte au martyre sans lui. C'est pourquoi il s'est mis à l'interpeller en ces termes : « Où vas-tu, Père, sans ton fils ? Vers quoi te hâtes-tu, prêtre saint, sans ton diacre ? Tu avais pourtant l'habitude de ne jamais offrir le sacrifice sans ministre !... Fais donc la preuve que tu as choisi un bon diacre : celui à qui tu as commis le ministère du sang du Seigneur, celui avec lequel tu partages les sacrements, refuserais-tu de communier avec lui dans le sacrifice du sang ? »...
Le pape Sixte a répondu à Laurent : « Je ne t'oublie pas, mon fils, ni ne t'abandonne. Mais je te laisse des combats plus grands à soutenir. Je suis vieux et je ne peux soutenir qu'une lutte légère. Quant à toi, tu es jeune et il te reste un triomphe bien plus glorieux à obtenir contre le tyran. Tu viendras bientôt. Sèche tes larmes. Dans trois jours, tu me suivras... »
Trois jours après, Laurent est arrêté. On lui demande d'amener les biens et les trésors de l'Eglise. Il promet d'obéir. Le lendemain, il revient avec des pauvres. On lui demande où étaient ces trésors qu'il devait amener. Il a montré les pauvres en disant : « Voilà les trésors de l'Église. Quels trésors meilleurs aurait le Christ, que ceux dont il a dit : ' Ce que vous aurez fait à l'un de ces petits, c'est à moi que vous l'avez fait ' » (Mt 25,40) ? Laurent a montré ces trésors-là et a été vainqueur car le persécuteur n'a eu aucune envie de les lui ôter. Mais dans sa rage, il l'a fait brûler vif.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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La grande place des petits
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,1-5.10.12-14.
Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux ? » Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d'eux,
et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, c'est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux. Et celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c'est moi qu'il accueille. Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.
Que pensez-vous de ceci ? Si un homme possède cent brebis et que l'une d'entre elles s'égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ? Et, s'il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu.
La deuxième partie du texte, qui raconte l'histoire de la brebis perdue, montre bien que "ces petits" ne sont pas uniquement des enfants, mais tous ceux qui sont "comme" ces enfants. Et donc, en plaçant un enfant au milieu d'eux, Jésus à montré aux disciples que celui d'entre eux qui reçoit la parole avec l'esprit d'enfance, celui-là est précieux devant Dieu. Il est même précieux au point que les 99 brebis devront attendre sur l'alpage, jusqu'à ce que celle qui s'est égarée ait été retrouvée. Cela me rappelle l'histoire du fils prodigue: le fils cadet était un jeune fou, il a voulu partir à l'aventure, tout tenter, tout réussir... mais il a tout perdu; le fils aîné n'a pas le même problème, lui qui sert son père avec la main à la couture du pantalon. Dans la pratique, les deux enfants ont blessé leur père, parce qu'aucun des deux n'a compris l'amour de compassion qui anime leur père. L'un travaille pour mériter ce qui lui revient de droit, tandis que l'autre est partir sans songer une seconde à la souffrance de chaque jour qu'il allait causer. Mais le festin, il est d'abord pour le fils cadet - même si n'a pas l'air juste, parce que ce père peut pardonner et manifester ainsi la splendeur de son Amour.
J'ai trouvé ce commentaire sur le site de l'Evangile au Quotidien - et comme j'appartiens à la congrégation ND de la Miséricorde divine, je la retranscris ici, évidemment :
Ils ont déjà recommencé, les jours gris quotidiens. Les instants solennels de mes voeux perpétuels sont passés, mais cette grande grâce de Dieu demeure en mon âme. Je sens que je suis tout à Dieu, je sais que je suis son enfant, je sens que je suis tout entière propriété de Dieu. J'expérimente cela même de façon physique et sensible. Je suis parfaitement tranquille en tout, car je sais que c'est l'affaire de l'Epoux de penser à moi. Je me suis complètement oubliée moi-même.
Ma confiance dans son Coeur très miséricordieux est sans bornes. Je lui suis continuellement unie. Je vois que c'est comme si Jésus ne pouvait pas être heureux sans moi, ni moi sans lui. Je comprends bien cependant qu'étant Dieu il est heureux en lui-même, et que pour son bonheur il n'a besoin d'absolument aucune créature, mais sa bonté le contraint à se donner à sa créature -- et cela avec une inconcevable générosité.
A nous de retrouver l'esprit d'enfance... je n'essaierai pas par moi-même, car c'est comme pour la Joie, il faut demander, c'est tout !
Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux ? » Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d'eux,
et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, c'est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux. Et celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c'est moi qu'il accueille. Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.
Que pensez-vous de ceci ? Si un homme possède cent brebis et que l'une d'entre elles s'égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ? Et, s'il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu.
La deuxième partie du texte, qui raconte l'histoire de la brebis perdue, montre bien que "ces petits" ne sont pas uniquement des enfants, mais tous ceux qui sont "comme" ces enfants. Et donc, en plaçant un enfant au milieu d'eux, Jésus à montré aux disciples que celui d'entre eux qui reçoit la parole avec l'esprit d'enfance, celui-là est précieux devant Dieu. Il est même précieux au point que les 99 brebis devront attendre sur l'alpage, jusqu'à ce que celle qui s'est égarée ait été retrouvée. Cela me rappelle l'histoire du fils prodigue: le fils cadet était un jeune fou, il a voulu partir à l'aventure, tout tenter, tout réussir... mais il a tout perdu; le fils aîné n'a pas le même problème, lui qui sert son père avec la main à la couture du pantalon. Dans la pratique, les deux enfants ont blessé leur père, parce qu'aucun des deux n'a compris l'amour de compassion qui anime leur père. L'un travaille pour mériter ce qui lui revient de droit, tandis que l'autre est partir sans songer une seconde à la souffrance de chaque jour qu'il allait causer. Mais le festin, il est d'abord pour le fils cadet - même si n'a pas l'air juste, parce que ce père peut pardonner et manifester ainsi la splendeur de son Amour.
J'ai trouvé ce commentaire sur le site de l'Evangile au Quotidien - et comme j'appartiens à la congrégation ND de la Miséricorde divine, je la retranscris ici, évidemment :
Ils ont déjà recommencé, les jours gris quotidiens. Les instants solennels de mes voeux perpétuels sont passés, mais cette grande grâce de Dieu demeure en mon âme. Je sens que je suis tout à Dieu, je sais que je suis son enfant, je sens que je suis tout entière propriété de Dieu. J'expérimente cela même de façon physique et sensible. Je suis parfaitement tranquille en tout, car je sais que c'est l'affaire de l'Epoux de penser à moi. Je me suis complètement oubliée moi-même.
Ma confiance dans son Coeur très miséricordieux est sans bornes. Je lui suis continuellement unie. Je vois que c'est comme si Jésus ne pouvait pas être heureux sans moi, ni moi sans lui. Je comprends bien cependant qu'étant Dieu il est heureux en lui-même, et que pour son bonheur il n'a besoin d'absolument aucune créature, mais sa bonté le contraint à se donner à sa créature -- et cela avec une inconcevable générosité.
A nous de retrouver l'esprit d'enfance... je n'essaierai pas par moi-même, car c'est comme pour la Joie, il faut demander, c'est tout !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
L'intercession pour les pécheurs
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,15-20.
Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S'il t.écoute, tu auras gagné ton frère.
S'il ne t'écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes afin que toute l'affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins.
S'il refuse de les écouter, dis-le à la communauté de l'Église ; s'il refuse encore d'écouter l'Église, considère-le comme un païen et un publicain.
Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel.
Encore une fois, je vous le dis : si deux d'entre vous sur la terre se mettent d'accord pour demander quelque chose, ils l'obtiendront de mon Père qui est aux cieux.
Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux. »
C'est étrange, je viens de lire un fil sur le forum, qui concerne l'athéisme, et l'Evangile du jour met en avant les fautes non reconnues, non confessées. Or, nous sommes tous pécheurs et les athées - ou devenus athées courent un grand danger pour le salut de leur âme. J'ai une amie proche, qui avait quitté l'Eglise et qui y est revenue. Mais elle retournée à la communion sans s'être confessée depuis vingt ans !
J'ai entendu ses parents insister pour qu'elle passe par le sacrement, mais elle esquive le sujet, et ne m'écoute pas non plus (elle fait celle qui n'entend pas). Evidemment, il n'est pas si évident de faire une bonne confession, mais il est au moins telle ou telle faute qui nous sont restées inscrites dans notre conscience et que nous pouvons avouer. A côté de ces difficiles retours aux règles, il y a le manque de prêtres, qui fait que de nombreux vieillards (dont mon propre père) sont décédés sans en avoir bénéficié. Mon père a reçu le sacrement des malades deux ans avant son décès. Cette situation me paraît sombre.
Mais dans les trois derniers verserts de l'Evangile, Jésus dit clairement que "si deux d'entre vous sur la terre se mettent d'accord pour demander quelque chose, ils l'obtiendront de mon Père qui est aux cieux" Et j'en déduis que la prière commune en faveur des pécheurs, en même temps que l'offrande de nos peines, sont d'un grand poids pour obtenir la miséricorde de Dieu.
Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S'il t.écoute, tu auras gagné ton frère.
S'il ne t'écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes afin que toute l'affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins.
S'il refuse de les écouter, dis-le à la communauté de l'Église ; s'il refuse encore d'écouter l'Église, considère-le comme un païen et un publicain.
Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel.
Encore une fois, je vous le dis : si deux d'entre vous sur la terre se mettent d'accord pour demander quelque chose, ils l'obtiendront de mon Père qui est aux cieux.
Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux. »
C'est étrange, je viens de lire un fil sur le forum, qui concerne l'athéisme, et l'Evangile du jour met en avant les fautes non reconnues, non confessées. Or, nous sommes tous pécheurs et les athées - ou devenus athées courent un grand danger pour le salut de leur âme. J'ai une amie proche, qui avait quitté l'Eglise et qui y est revenue. Mais elle retournée à la communion sans s'être confessée depuis vingt ans !
J'ai entendu ses parents insister pour qu'elle passe par le sacrement, mais elle esquive le sujet, et ne m'écoute pas non plus (elle fait celle qui n'entend pas). Evidemment, il n'est pas si évident de faire une bonne confession, mais il est au moins telle ou telle faute qui nous sont restées inscrites dans notre conscience et que nous pouvons avouer. A côté de ces difficiles retours aux règles, il y a le manque de prêtres, qui fait que de nombreux vieillards (dont mon propre père) sont décédés sans en avoir bénéficié. Mon père a reçu le sacrement des malades deux ans avant son décès. Cette situation me paraît sombre.
Mais dans les trois derniers verserts de l'Evangile, Jésus dit clairement que "si deux d'entre vous sur la terre se mettent d'accord pour demander quelque chose, ils l'obtiendront de mon Père qui est aux cieux" Et j'en déduis que la prière commune en faveur des pécheurs, en même temps que l'offrande de nos peines, sont d'un grand poids pour obtenir la miséricorde de Dieu.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Le pardon des offenses
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,21-35.19,1.
Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu'à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois.
En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent).
Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout. '
Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant : 'Rembourse ta dette ! '
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai. '
Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait remboursé.
Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : 'Serviteur mauvais ! je t'avais remis toute cette dette parce que tu m'avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi ? '
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé.
C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son coeur. »
Jésus acheva ainsi son discours, puis il s'éloigna de la Galilée et se rendit en Judée, au-delà du Jourdain.
On remarque tout de suite la formidable disproportion entre la somme due par l’un (soixante millions de pièces d’argent pour l’un, et à peine cent pour l’autre). C’est pour dire combien le Père est prêt à pardonner ! Ainsi, lorsque Pierre pose la question à Jésus, du nombre de pardons qu’il doit accorder, Jésus étend ce nombre à l’infini : soixante-dix fois sept fois, pas moins !
Mais est-ce possible, dans la pratique ? Il y a encore dix ans, j’aurais eu des doutes. Mais à présent, connaissant ma fragilité, sachant que je retombe dans un péché ou l’autre si facilement, c’est beaucoup plus facile. Dans l’exercice de ma profession, le concurrent qui m’a causé le plus de tort, car il se n’hésitait pas sur les moyens employés, m’a encore jouer un « tour de cochon » il y a à peine cinq ans. Je m’en suis sorti très rapidement, et lui, en novembre de la même année fit un malaise dans son magasin, un après-midi, puis fut hospitalisé et mourut un an plus tard. Tout ce qu’il m’a fait subir comme contretemps, je lui ai pardonné facilement, car entre-temps, j’avais réalisé que le pire qu’il m’a fait au cours des quinze dernières années, m’avait en fait « vacciné » contre l’orgueil de l’argent et du pouvoir – qui m’avait tenté moi aussi. A présent, les années passent, je songe beaucoup plus souvent au Royaume des Cieux en voyant tout ce qui se fait sur la terre et dans le monde, et tout ce qui s’y défait aussi. Que de vanités ! « Vanité des vanités, tout n’est que vanités ! » Cependant, l’Eglise est toujours là et j’ai obtenu ce matin même, le sacrement de réconciliation.
Le pardon des offenses, je crois qu’il s’acquiert d’autant plus simplement que l’on se voit mieux tel qu’on est, avec la grâce de Dieu.
Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu'à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois.
En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent).
Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout. '
Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant : 'Rembourse ta dette ! '
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai. '
Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait remboursé.
Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : 'Serviteur mauvais ! je t'avais remis toute cette dette parce que tu m'avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi ? '
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé.
C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son coeur. »
Jésus acheva ainsi son discours, puis il s'éloigna de la Galilée et se rendit en Judée, au-delà du Jourdain.
On remarque tout de suite la formidable disproportion entre la somme due par l’un (soixante millions de pièces d’argent pour l’un, et à peine cent pour l’autre). C’est pour dire combien le Père est prêt à pardonner ! Ainsi, lorsque Pierre pose la question à Jésus, du nombre de pardons qu’il doit accorder, Jésus étend ce nombre à l’infini : soixante-dix fois sept fois, pas moins !
Mais est-ce possible, dans la pratique ? Il y a encore dix ans, j’aurais eu des doutes. Mais à présent, connaissant ma fragilité, sachant que je retombe dans un péché ou l’autre si facilement, c’est beaucoup plus facile. Dans l’exercice de ma profession, le concurrent qui m’a causé le plus de tort, car il se n’hésitait pas sur les moyens employés, m’a encore jouer un « tour de cochon » il y a à peine cinq ans. Je m’en suis sorti très rapidement, et lui, en novembre de la même année fit un malaise dans son magasin, un après-midi, puis fut hospitalisé et mourut un an plus tard. Tout ce qu’il m’a fait subir comme contretemps, je lui ai pardonné facilement, car entre-temps, j’avais réalisé que le pire qu’il m’a fait au cours des quinze dernières années, m’avait en fait « vacciné » contre l’orgueil de l’argent et du pouvoir – qui m’avait tenté moi aussi. A présent, les années passent, je songe beaucoup plus souvent au Royaume des Cieux en voyant tout ce qui se fait sur la terre et dans le monde, et tout ce qui s’y défait aussi. Que de vanités ! « Vanité des vanités, tout n’est que vanités ! » Cependant, l’Eglise est toujours là et j’ai obtenu ce matin même, le sacrement de réconciliation.
Le pardon des offenses, je crois qu’il s’acquiert d’autant plus simplement que l’on se voit mieux tel qu’on est, avec la grâce de Dieu.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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A propos du pardon (suite)
Comme suite à mon bref commentaire au sujet du pardon réitéré, je me suis souvenu du Psaume qui dit:
"Voici le méchant en travail de l'iniquité: il a conçu le malheur ,et il enfante le mensonge.
il ouvre une fosse, il la creuse, et il tombe dans l'abîme qu'il préparait.
Son iniquité retombe sur sa tête, et sa violence redescend sur son front."
J'y vois une réponse à la nécessité pour l'homme de foi de pardonner. Car pardonner, cela commence par ne pas rendre le coup reçu. Si l'on se fait justice, alors on retourne la justice contre soi. Mais le Seigneur a compté jusqu'au moindre cheveu de notre tête. Ce que dit le Psalmiste, il m'a fallu du temps pour le comprendre, jusqu'au jour où un Syndic inique, pour cacher une malversation, est venu couper la chaudière qui me tenait un peu à l'abri l'hiver.
Cela n'était encore rien à mes yeux, mais il a fait exprès de venir sur moi pour me narguer en disant:
"Il va faire froid ici, l'hiver !". Et je lui ai rétorqué aussitôt, de cette façon étrange qui m'échappe littéralement: "C'est une chose de couper le chauffage de quelqu'un, monsieur B., mais parce qu'en plus vous vous moquez, cela ne vous portera pas chance". Il m'a demandé: "Qu'est-ce qui vous permet de dire une chose pareille ?" Et j'ai répondu: "A cause d'un proverbe: Qui creuse un trou pour son frère tombe dedans"... Il est reparti en bougonnant et l'année suivante, il a été contraint de démissioner pour une autre affaire.
On peut donc pardonner à son frère pour lui éviter que sa propre méchanceté lui retombe dessus. N'est-ce pas le message contenu dans la parole de Jésus adressée à ceux qui veulent lapider la femme adultère: "Celui parmi vous qui est pur et sans péché, que celui-là lui jette la première pierre". Ainsi, si nous savons pardonner à nos frères, nous nous montrerons miséricordieux comme est miséricordieux notre père céleste.
"Voici le méchant en travail de l'iniquité: il a conçu le malheur ,et il enfante le mensonge.
il ouvre une fosse, il la creuse, et il tombe dans l'abîme qu'il préparait.
Son iniquité retombe sur sa tête, et sa violence redescend sur son front."
J'y vois une réponse à la nécessité pour l'homme de foi de pardonner. Car pardonner, cela commence par ne pas rendre le coup reçu. Si l'on se fait justice, alors on retourne la justice contre soi. Mais le Seigneur a compté jusqu'au moindre cheveu de notre tête. Ce que dit le Psalmiste, il m'a fallu du temps pour le comprendre, jusqu'au jour où un Syndic inique, pour cacher une malversation, est venu couper la chaudière qui me tenait un peu à l'abri l'hiver.
Cela n'était encore rien à mes yeux, mais il a fait exprès de venir sur moi pour me narguer en disant:
"Il va faire froid ici, l'hiver !". Et je lui ai rétorqué aussitôt, de cette façon étrange qui m'échappe littéralement: "C'est une chose de couper le chauffage de quelqu'un, monsieur B., mais parce qu'en plus vous vous moquez, cela ne vous portera pas chance". Il m'a demandé: "Qu'est-ce qui vous permet de dire une chose pareille ?" Et j'ai répondu: "A cause d'un proverbe: Qui creuse un trou pour son frère tombe dedans"... Il est reparti en bougonnant et l'année suivante, il a été contraint de démissioner pour une autre affaire.
On peut donc pardonner à son frère pour lui éviter que sa propre méchanceté lui retombe dessus. N'est-ce pas le message contenu dans la parole de Jésus adressée à ceux qui veulent lapider la femme adultère: "Celui parmi vous qui est pur et sans péché, que celui-là lui jette la première pierre". Ainsi, si nous savons pardonner à nos frères, nous nous montrerons miséricordieux comme est miséricordieux notre père céleste.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Le mariage est indissoluble
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 19,3-12.
Des pharisiens s'approchèrent de lui pour le mettre à l'épreuve ; ils lui demandèrent : « Est-il permis de renvoyer sa femme pour n'importe quel motif ? » Il répondit : « N'avez-vous pas lu l'Écriture ? Au commencement, le Créateur les fit homme et femme,
et il leur dit : 'Voilà pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un. 'A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul. Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ! »
Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d'un acte de divorce avant la séparation ? » Jésus leur répond : « C'est en raison de votre endurcissement que Moïse vous a concédé de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n'en était pas ainsi. Or je vous le dis : si quelqu'un renvoie sa femme - sauf en cas d'union illégitime - pour en épouser une autre, il est adultère. »
Ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l'homme par rapport à sa femme, il n'y a pas intérêt à se marier. »
Il leur répondit : « Ce n'est pas tout le monde qui peut comprendre cette parole, mais ceux à qui Dieu l'a révélée. Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du Royaume des cieux. Celui qui peut comprendre, qu'il comprenne ! »
Quand j'entends les histoires de couples décomposés et puis recomposés, et dans certains cas, la violence voire la haine dans le coeur des enfants qui considèrent leur père ou leur mère comme des traîtres... je me félicite d'avoir choisi le célibat après un ultime échec de relation amoureuse à 36 ans !
Pourtant je connais des couples qui sont demeurés unis depuis vingt ans - avec des problèmes certes, mais unis pour le meilleur et pour le pire, et qui continuent.
Quant aux prêtres qui se marient, ou qui sont en concubinage et militent, ils ne sont pas forcément mieux en couple que tout un chacun - et finalement, le précepte de Dieu, qu'en reste-t-il ? Je fais partie de ceux qui ont choisi de rester célibataire à cause du Royaume des cieux. Ma dernière fiancée ne me supportait pas quand j'avais l'air absent et que je me rendais à l'église ("Toi et tes états d'âme !)... Et finalement, je lui ai dit que : "Mon coeur est déjà pris"... En cette occasion elle m'a fait connaître un trait de caractère... qu'elle m'avait toujours bien caché jusque-là !!!
De toute façon, c'est ainsi. Désormais, je ne saurais plus me "diviser", j'ai un engagement envers le Seigneur que je sens inscrit en moi. Du coup, bien sûr, moi qui ne suis qu'un laïc, je me pose des questions sur la profondeur de l'engagement de certains religieux... il faut dire que l'expérience de la conversion n'est pas quelque chose qu'on puisse mettre de côté facilement !
Des pharisiens s'approchèrent de lui pour le mettre à l'épreuve ; ils lui demandèrent : « Est-il permis de renvoyer sa femme pour n'importe quel motif ? » Il répondit : « N'avez-vous pas lu l'Écriture ? Au commencement, le Créateur les fit homme et femme,
et il leur dit : 'Voilà pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un. 'A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul. Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ! »
Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d'un acte de divorce avant la séparation ? » Jésus leur répond : « C'est en raison de votre endurcissement que Moïse vous a concédé de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n'en était pas ainsi. Or je vous le dis : si quelqu'un renvoie sa femme - sauf en cas d'union illégitime - pour en épouser une autre, il est adultère. »
Ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l'homme par rapport à sa femme, il n'y a pas intérêt à se marier. »
Il leur répondit : « Ce n'est pas tout le monde qui peut comprendre cette parole, mais ceux à qui Dieu l'a révélée. Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du Royaume des cieux. Celui qui peut comprendre, qu'il comprenne ! »
Quand j'entends les histoires de couples décomposés et puis recomposés, et dans certains cas, la violence voire la haine dans le coeur des enfants qui considèrent leur père ou leur mère comme des traîtres... je me félicite d'avoir choisi le célibat après un ultime échec de relation amoureuse à 36 ans !
Pourtant je connais des couples qui sont demeurés unis depuis vingt ans - avec des problèmes certes, mais unis pour le meilleur et pour le pire, et qui continuent.
Quant aux prêtres qui se marient, ou qui sont en concubinage et militent, ils ne sont pas forcément mieux en couple que tout un chacun - et finalement, le précepte de Dieu, qu'en reste-t-il ? Je fais partie de ceux qui ont choisi de rester célibataire à cause du Royaume des cieux. Ma dernière fiancée ne me supportait pas quand j'avais l'air absent et que je me rendais à l'église ("Toi et tes états d'âme !)... Et finalement, je lui ai dit que : "Mon coeur est déjà pris"... En cette occasion elle m'a fait connaître un trait de caractère... qu'elle m'avait toujours bien caché jusque-là !!!
De toute façon, c'est ainsi. Désormais, je ne saurais plus me "diviser", j'ai un engagement envers le Seigneur que je sens inscrit en moi. Du coup, bien sûr, moi qui ne suis qu'un laïc, je me pose des questions sur la profondeur de l'engagement de certains religieux... il faut dire que l'expérience de la conversion n'est pas quelque chose qu'on puisse mettre de côté facilement !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: Le mariage est indissoluble
bonjour Etienne Lorant,
le fait d'avoir entendu les histoires de couples décomposés et recomposés avec toutes leurs tristes litanies vous renforce donc dans le juste sentiment que vous avez ( peut être) échappé à une situation qui malheureusement est devenue banale. La société déliquescente dans laquelle nous évoluons en est la cause, elle est le résultat d'un monde qui veut se passer de Dieu ou alors revu et corrigé. Il me vient à l'esprit que le choix que vous avez fait, vous a été inspiré par le Seigneur et que c'est pour cette raison qu'Il a permis que vos tentatives amoureuses ne débouchent que sur des échecs. Ah ! quand le plan de Dieu doit se réaliser ! vous avez été docile à ce que le Seigneur a voulu vous façonner ainsi.
Je suis mariée depuis 32 ans pour le meilleur et pour le pire, et c'est dans le pire que nous avons vu que nous nous aimions. Votre engagement pour le Seigneur passe peut être par Internet, songez à toutes ces personnes qui vous lisent et à qui vous apportez en docile instrument le meilleur.
L'engagement de certains religieux? dites vous. Pour moi ils sont victimes de la pression sociale. Songez à leur solitude quand ils se retirent dans leur presbytère, là ils affrontent toute leur faible humanité. Au séminaire, on n'apprend pas à gerer une telle solitude.
Je me rappelle un prêtre dépressif qui levait le coude sur la divine bouteille à se demander s'il ne célébrait pas Bacchus, mais qui faisait des homélies absolument inoubliables. Je me rappelle cet autre qui, pour ne pas affronter la solitude, vivait chez cette femme en frère et soeur, les paroissiens médisants avaient oublié l'époque où le curé avait une bonne.
Je me dis que la conversion dure toute la vie; grâce suprême du Seigneur, afin que sa créature ne s'installe pas dans la tentation d'être " enfin casé ". Cela amène une réflexion : le prêtre, berger du troupeau, n'a t'il pas aussi droit à cette conversion tout au long de sa vie ?
le fait d'avoir entendu les histoires de couples décomposés et recomposés avec toutes leurs tristes litanies vous renforce donc dans le juste sentiment que vous avez ( peut être) échappé à une situation qui malheureusement est devenue banale. La société déliquescente dans laquelle nous évoluons en est la cause, elle est le résultat d'un monde qui veut se passer de Dieu ou alors revu et corrigé. Il me vient à l'esprit que le choix que vous avez fait, vous a été inspiré par le Seigneur et que c'est pour cette raison qu'Il a permis que vos tentatives amoureuses ne débouchent que sur des échecs. Ah ! quand le plan de Dieu doit se réaliser ! vous avez été docile à ce que le Seigneur a voulu vous façonner ainsi.
Je suis mariée depuis 32 ans pour le meilleur et pour le pire, et c'est dans le pire que nous avons vu que nous nous aimions. Votre engagement pour le Seigneur passe peut être par Internet, songez à toutes ces personnes qui vous lisent et à qui vous apportez en docile instrument le meilleur.
L'engagement de certains religieux? dites vous. Pour moi ils sont victimes de la pression sociale. Songez à leur solitude quand ils se retirent dans leur presbytère, là ils affrontent toute leur faible humanité. Au séminaire, on n'apprend pas à gerer une telle solitude.
Je me rappelle un prêtre dépressif qui levait le coude sur la divine bouteille à se demander s'il ne célébrait pas Bacchus, mais qui faisait des homélies absolument inoubliables. Je me rappelle cet autre qui, pour ne pas affronter la solitude, vivait chez cette femme en frère et soeur, les paroissiens médisants avaient oublié l'époque où le curé avait une bonne.
Je me dis que la conversion dure toute la vie; grâce suprême du Seigneur, afin que sa créature ne s'installe pas dans la tentation d'être " enfin casé ". Cela amène une réflexion : le prêtre, berger du troupeau, n'a t'il pas aussi droit à cette conversion tout au long de sa vie ?
Pourquoi chercher Dieu sur une multitude de chemins, alors qu'il suffit de rester là, et de Lui faire toute la place.
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Le mariage est indissoluble
Ma propre tante, qui fut d'abord enseignante, catéchumène puis sacristine héberge le curé âgé de son village, qui a dit sa messe jusqu'au moment ou son Evêque l'a remplacé. La cure a dû être libérée Il est rapidement devenu impotent et à présent grabataire. La Loi en vigueur a fait d'eux des cohabitants, et donc leur pension à tous deux ont été réduites. Leurs relations était hors de tout soupçon, mais évidemment, les rumeurs (complètement stupides, mais terribles) ont circulé en partant, hélas, du parvis de l'église.
La solitude des prêtres est terrible, je le sais, car la plupart du temps à cause même des moeurs modernes, ils subissent des pressions de toutes sortes. Et certains sont riv aux entre eux et ne s'accueillent pas l'un l'autre. Néanmoins, la règle reste la règle. Mieux: la grâce demeure la grâce. Pour moi, qui ai mangé seul chez moi ce midi, un petit morceau de viande avec des carottes cuites (contre la diarrhée), je combats la dépression qui s'installe petit à petit. Aujourd'hui, veille du 15 août, ma mère au hôme, mes deux soeurs je ne sais où en vacances, il me semble que je vais devenir prière à force de prier. Je connais des hommes de mon âge qui ont pris un chien - qui les oblige à se promener. J'ai rencontré une dame qui a des chats: parce que "les bêtes sont bien meilleurs que les humains". J'ai parfois eu envie de m'offrir un canari. Mais jusqu'à présent je résiste, car la grâce c'est que la solitude est habitée. Même déprimé, je la sens. Je peux souffrir, et puis je me retrouve à la messe, et le temps de la messe, la Joie ne me quitte pas. Non, je ne veux pas de dérivatifs. Mon coeur, ma vie, mon âme sont dans les mains de mon Dieu...
Merci pour votre intervention !
La solitude des prêtres est terrible, je le sais, car la plupart du temps à cause même des moeurs modernes, ils subissent des pressions de toutes sortes. Et certains sont riv aux entre eux et ne s'accueillent pas l'un l'autre. Néanmoins, la règle reste la règle. Mieux: la grâce demeure la grâce. Pour moi, qui ai mangé seul chez moi ce midi, un petit morceau de viande avec des carottes cuites (contre la diarrhée), je combats la dépression qui s'installe petit à petit. Aujourd'hui, veille du 15 août, ma mère au hôme, mes deux soeurs je ne sais où en vacances, il me semble que je vais devenir prière à force de prier. Je connais des hommes de mon âge qui ont pris un chien - qui les oblige à se promener. J'ai rencontré une dame qui a des chats: parce que "les bêtes sont bien meilleurs que les humains". J'ai parfois eu envie de m'offrir un canari. Mais jusqu'à présent je résiste, car la grâce c'est que la solitude est habitée. Même déprimé, je la sens. Je peux souffrir, et puis je me retrouve à la messe, et le temps de la messe, la Joie ne me quitte pas. Non, je ne veux pas de dérivatifs. Mon coeur, ma vie, mon âme sont dans les mains de mon Dieu...
Merci pour votre intervention !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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cedric-ferdinand
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- Inscription : mar. 11 août 2009, 15:46
Re: Le mariage est indissoluble
Bonjour à tous.
Juste pour ajouter qu'il y a un dégré de posséssion de l'esprit-saint qui ne connait pas la solitude.L'amour fou de Dieu ne cohabite pas avec celui de l'homme et de sa femme.
Etienne Lorant,je ne peux que vous soutenir dans mes prières.N'oubliez pas,le Saint-Esprit ne se mesure pas.Avec lui la solitude n'est pas un soucis.Bien à vous!
Juste pour ajouter qu'il y a un dégré de posséssion de l'esprit-saint qui ne connait pas la solitude.L'amour fou de Dieu ne cohabite pas avec celui de l'homme et de sa femme.
Etienne Lorant,je ne peux que vous soutenir dans mes prières.N'oubliez pas,le Saint-Esprit ne se mesure pas.Avec lui la solitude n'est pas un soucis.Bien à vous!
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Le mariage est indissoluble
Merci Cédric-Ferdinand, Vos prières me feront du bien. Les choses sont assez claires dans mon esprit: j'attends mon secours du Seigneur, n'est-ce pas Lui qui dois prendre soin de moi ? Je citais sainte Faustine l'autre jour:
"Ils ont déjà recommencé, les jours gris quotidiens. Les instants solennels de mes voeux perpétuels sont passés, mais cette grande grâce de Dieu demeure en mon âme. Je sens que je suis tout à Dieu, je sais que je suis son enfant, je sens que je suis tout entière propriété de Dieu. J'expérimente cela même de façon physique et sensible. Je suis parfaitement tranquille en tout, car je sais que c'est l'affaire de l'Epoux de penser à moi. Je me suis complètement oubliée moi-même.
Ma confiance dans son Coeur très miséricordieux est sans bornes. Je lui suis continuellement unie. Je vois que c'est comme si Jésus ne pouvait pas être heureux sans moi, ni moi sans lui. Je comprends bien cependant qu'étant Dieu il est heureux en lui-même, et que pour son bonheur il n'a besoin d'absolument aucune créature, mais sa bonté le contraint à se donner à sa créature -- et cela avec une inconcevable générosité."
Evidemment, je suis loin d'une sainte Faustine, mais au fond de moi, tout de même, mon âme est tranquille.
"Ils ont déjà recommencé, les jours gris quotidiens. Les instants solennels de mes voeux perpétuels sont passés, mais cette grande grâce de Dieu demeure en mon âme. Je sens que je suis tout à Dieu, je sais que je suis son enfant, je sens que je suis tout entière propriété de Dieu. J'expérimente cela même de façon physique et sensible. Je suis parfaitement tranquille en tout, car je sais que c'est l'affaire de l'Epoux de penser à moi. Je me suis complètement oubliée moi-même.
Ma confiance dans son Coeur très miséricordieux est sans bornes. Je lui suis continuellement unie. Je vois que c'est comme si Jésus ne pouvait pas être heureux sans moi, ni moi sans lui. Je comprends bien cependant qu'étant Dieu il est heureux en lui-même, et que pour son bonheur il n'a besoin d'absolument aucune créature, mais sa bonté le contraint à se donner à sa créature -- et cela avec une inconcevable générosité."
Evidemment, je suis loin d'une sainte Faustine, mais au fond de moi, tout de même, mon âme est tranquille.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: Le mariage est indissoluble
Mais alors, quelle est cette langueur qui pénètre votre coeur, Etienne Lorant ?
Pourquoi chercher Dieu sur une multitude de chemins, alors qu'il suffit de rester là, et de Lui faire toute la place.
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Le Pain de Vie
Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 6, 51-58)
51i Après avoir nourri la foule avec cinq pains et deux poissons, Jésus disait : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. »
52 Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
53 Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous.
54 Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
55 En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
56 Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui.
57 De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi.
58 Tel est le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
Ce qui saute aux yeux, c'est que les versets 51 et 58 encadrent des répétitions volontairement crues et comme martelées: "si nous ne mangez pas ma chair... si vous ne buvez pas mon sang... ma chair est la vraie nourriture, mon sang est la vraie boisson... celui qui mange ma chair, etc." Pourquoi le Christ parle-t-il ainsi ? A mon avis, pour que ces paroles, dures à entendre, tous s'en souviennent quand, après la résurrection, les disciples commenceront de les rassembler pour l'Eucharistie. Comme la Parole est de tous les temps, celle-ci s'adressse aujourd'hui à ceux qui cherchent.
Le cap de la compréhension est difficile à franchir, car Jésus va beaucoup plus loin que les prophètes ou que les "amoureux de la sagesse": il annonce carrément qu'Il va donner sa propre vie pour que les autres l'aient aussi. Avant ma conversion, ce texte demeurait obscur: je voulais bien croire à l'existence de Dieu, mais je butais sur l'idée que le Christ puisse m'aimer , simple individu parmi des milliards d'hommes. Il n'est pas possible d'aimer tous les hommes, de toutes les générations, et d'un amour individualisé... à ce niveau-là, çà coinçait fort. Je ne m'y attendais pas, mais le Seigneur fut assez bon pour m'apparaître quelques instants sur la Croix, me regarder et Il semblait me dire: je donne ma vie parce que je ne supporte plus que tu sois malheureux. Sur le moment, dernière objection: "Non, l'amour ne peut aller jusque là !" Pratiquement, c'est l'argument des auditeurs de Jésus: "Comment cet homme peut-il nous donner sa chair à manger ?"
L'homme a tendance à "réduire" Dieu à ses propres dimensions - des dimensions humaines. Si nous refusons de faire un pas hors de notre univers, hors de nous-mêmes, c'est comme si nous traversions le désert avec seulement du sable et des dunes à perte de vue, alors que sur notre droite comme sur notre gauche, s'étendent des oasis, des lacs, de l'ombre et tous les fruits de la terre.
Dieu est le souverain Bien !
51i Après avoir nourri la foule avec cinq pains et deux poissons, Jésus disait : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. »
52 Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
53 Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous.
54 Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
55 En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
56 Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui.
57 De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi.
58 Tel est le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
Ce qui saute aux yeux, c'est que les versets 51 et 58 encadrent des répétitions volontairement crues et comme martelées: "si nous ne mangez pas ma chair... si vous ne buvez pas mon sang... ma chair est la vraie nourriture, mon sang est la vraie boisson... celui qui mange ma chair, etc." Pourquoi le Christ parle-t-il ainsi ? A mon avis, pour que ces paroles, dures à entendre, tous s'en souviennent quand, après la résurrection, les disciples commenceront de les rassembler pour l'Eucharistie. Comme la Parole est de tous les temps, celle-ci s'adressse aujourd'hui à ceux qui cherchent.
Le cap de la compréhension est difficile à franchir, car Jésus va beaucoup plus loin que les prophètes ou que les "amoureux de la sagesse": il annonce carrément qu'Il va donner sa propre vie pour que les autres l'aient aussi. Avant ma conversion, ce texte demeurait obscur: je voulais bien croire à l'existence de Dieu, mais je butais sur l'idée que le Christ puisse m'aimer , simple individu parmi des milliards d'hommes. Il n'est pas possible d'aimer tous les hommes, de toutes les générations, et d'un amour individualisé... à ce niveau-là, çà coinçait fort. Je ne m'y attendais pas, mais le Seigneur fut assez bon pour m'apparaître quelques instants sur la Croix, me regarder et Il semblait me dire: je donne ma vie parce que je ne supporte plus que tu sois malheureux. Sur le moment, dernière objection: "Non, l'amour ne peut aller jusque là !" Pratiquement, c'est l'argument des auditeurs de Jésus: "Comment cet homme peut-il nous donner sa chair à manger ?"
L'homme a tendance à "réduire" Dieu à ses propres dimensions - des dimensions humaines. Si nous refusons de faire un pas hors de notre univers, hors de nous-mêmes, c'est comme si nous traversions le désert avec seulement du sable et des dunes à perte de vue, alors que sur notre droite comme sur notre gauche, s'étendent des oasis, des lacs, de l'ombre et tous les fruits de la terre.
Dieu est le souverain Bien !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Le jeune homme riche
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 19,16-22.
« Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. »
A ces mots, le jeune homme s'en alla tout triste, car il avait de grands biens.
Le jeune homme riche est-il blâmé, est-il perdu pour le Royaume ? Non. S'il poursuit avec sincérité dans l'observance des commandements, dont celui d'aimer son prochain comme soi-même, il sera sauvé. Mais le Seigneur (dans un autre Evangile, il est indiqué qu'Il le regarda et l'aima) lui a proposé la perfection, l'abandon total, tout de suite, à l'instant. Chose qu'Il avait également proposé à Matthieu, le publicain, à sa table de collecteur d'impôts et Matthieu, lui, avait suivi immédiatement: car il est difficile de résister à un regard du Seigneur posé sur soi... Mais il y a tout de même une différence entre Matthieu et ce jeune homme: Matthieu avait de l'argent aussi, mais il était regardé par tous comme un homme mauvais, un traître et un voleur. Pas le jeune homme - celui-ci n'est pas seulement comblé de biens terrestres, il a également reçu une bonne éducation (ce qui se devine dans sa salutation) et c'est un homme délicat, attaché à ses acquits, à sa manière d'être. Alors, il suffit d'un instant d'hésitation, et c'est trop tard...
Ses grands biens l'ont retenu, parce que lui les considérait comme faisant partie intégrante de sa personne. C'est un peu fort de parler comme cela ? Je ne le crois pas: il y a parmi nous des gens "biens nés sous tous rapports". Ils ont l'intelligence, la beauté, ils ont de la prestance en public, ils sont rarement malades, ils ont toujours eu de l'argent, ils n'ont pas de perversions cachées... Cependant, quelle vision de l'existence ont-ils ? Je dirais qu'ils sont modérés. Leur seule manque, c'est d'avoir une passion. Une préférence. Un but, un idéal. A la vérité, ils ont reçu de tous les biens en abondance - et pour suivre Jésus, il faut au moins pouvoir reconnaître que l'on a besoin d'être secouru.
On n'entendra plus parler de ce jeune homme dans l'Evangile, mais rien ne dit qu'une fois rentré en lui-même, il ne se sera pas livré à un long débat intérieur. Je le vois bien revenir vers les disciples après la Passion pour leur offrir son aide. Il ne faut pas oublier saint François d'Assise, qui était lui aussi un jeune homme riche, et qui dû se battre pour pouvoir tout quitter et suivre le Christ...
« Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. »
A ces mots, le jeune homme s'en alla tout triste, car il avait de grands biens.
Le jeune homme riche est-il blâmé, est-il perdu pour le Royaume ? Non. S'il poursuit avec sincérité dans l'observance des commandements, dont celui d'aimer son prochain comme soi-même, il sera sauvé. Mais le Seigneur (dans un autre Evangile, il est indiqué qu'Il le regarda et l'aima) lui a proposé la perfection, l'abandon total, tout de suite, à l'instant. Chose qu'Il avait également proposé à Matthieu, le publicain, à sa table de collecteur d'impôts et Matthieu, lui, avait suivi immédiatement: car il est difficile de résister à un regard du Seigneur posé sur soi... Mais il y a tout de même une différence entre Matthieu et ce jeune homme: Matthieu avait de l'argent aussi, mais il était regardé par tous comme un homme mauvais, un traître et un voleur. Pas le jeune homme - celui-ci n'est pas seulement comblé de biens terrestres, il a également reçu une bonne éducation (ce qui se devine dans sa salutation) et c'est un homme délicat, attaché à ses acquits, à sa manière d'être. Alors, il suffit d'un instant d'hésitation, et c'est trop tard...
Ses grands biens l'ont retenu, parce que lui les considérait comme faisant partie intégrante de sa personne. C'est un peu fort de parler comme cela ? Je ne le crois pas: il y a parmi nous des gens "biens nés sous tous rapports". Ils ont l'intelligence, la beauté, ils ont de la prestance en public, ils sont rarement malades, ils ont toujours eu de l'argent, ils n'ont pas de perversions cachées... Cependant, quelle vision de l'existence ont-ils ? Je dirais qu'ils sont modérés. Leur seule manque, c'est d'avoir une passion. Une préférence. Un but, un idéal. A la vérité, ils ont reçu de tous les biens en abondance - et pour suivre Jésus, il faut au moins pouvoir reconnaître que l'on a besoin d'être secouru.
On n'entendra plus parler de ce jeune homme dans l'Evangile, mais rien ne dit qu'une fois rentré en lui-même, il ne se sera pas livré à un long débat intérieur. Je le vois bien revenir vers les disciples après la Passion pour leur offrir son aide. Il ne faut pas oublier saint François d'Assise, qui était lui aussi un jeune homme riche, et qui dû se battre pour pouvoir tout quitter et suivre le Christ...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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