Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2008-2009)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
Règles du forum
Forum de partage de méditations chrétiennes
Avatar de l’utilisateur
boisvert
Quæstor
Quæstor
Messages : 211
Inscription : lun. 20 juil. 2009, 9:56

Fête de Marie-Madeleine

Message non lu par boisvert »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,1-2.11-18.

Jésus lui demande : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le gardien, elle lui répond : « Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre. »
Jésus lui dit alors : « Marie ! » Elle se tourne vers lui et lui dit : « Rabbouni ! » ce qui veut dire : « Maître » dans la langue des Juifs. Jésus reprend : « Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples : « J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit. »

Comme l'amour de Marie-Madeleine est récompensé ! Jésus lui dit carrément: "Laisse-moi aller, tes larmes et tes cris m'empêchent de monter vers mon Père !" Ce serait merveilleux de pouvoir prier comme Marie-Madeleine. Mais par quoi n'est-elle pas passée avant d'arriver là ! Il est tout à fait remarquable de songer que c'est bien elle, la très grande pécheresse, à qui Jésus avait tant pardonné, qui Lui manifeste plus d'amour que tous les autres. C'est d'ailleurs ce que le Seigneur avait fait remarquer dans l'entourage. Mais il faudrait relire tout ce passage:

"Jésus dit à Simon: un créancier avait deux débiteurs: l'un devait cinq cents deniers, et l'autre cinquante. Comme ils n'avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l'aimera le plus? Simon répondit: Celui, je pense, auquel il a le plus remis. Jésus lui dit: Tu as bien jugé. Puis, se tournant vers la femme, il dit à Simon: Vois-tu cette femme? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m'as point donné d'eau pour laver mes pieds; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux. Tu ne m'as point donné de baiser; mais elle, depuis que je suis entré, elle n'a point cessé de me baiser les pieds. Tu n'as point versé d'huile sur ma tête; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds. C'est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés: car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu. (...) Jésus dit à la femme : "Ta foi t'a sauvée, va en paix" (Luc 7 : 36-50)

Il est important de lire le dernier verset, car c'est toujours la foi qui sauve, mais ceci dit, Jésus dit se montre très sensible aux coeurs reconnaissants qui l'honorent d'une louange perpétuelle. Comme je voudrais mieux adorer !
Avatar de l’utilisateur
boisvert
Quæstor
Quæstor
Messages : 211
Inscription : lun. 20 juil. 2009, 9:56

Le Seigneur a le sens de la mesure !

Message non lu par boisvert »

Il semblerait que je me sois "mêlé" les pinceaux dans les Evangiles de ces deux derniers jours... voilà que je prends de l'avance ? Oh non, Seigneur, pas trop vite !

J'ai donc choisi un texte qui m'a interpellé

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 6, 36-)
36i Jésus disait à la foule: "Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
37 Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.
38 Donnez, et vous recevrez : une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre tablier ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. »

Pour un homme qui donne à son prochain, la mesure dont il s'est servi sera toujours un peu courte, et cependant, même ainsi, il aura difficile d'arracher son aumône à la dureté de son coeur. Néanmoins, à la fin, il recevra plus que ce qu'il a donné lui-même. Pourquoi?

Parce ce n'est pas le prochain - celui qui a reçu l'aumône, qui rendra le bienfait, mais c'est le Père ! C'est une mesure de générosité. Celui qui voit dans le secret a vu la peine que s'est donnée le bienfaiteur, Il a vu son débat intérieur, Il a vu l'obole de la pauvre veuve: elle est ridicule comparée à toutes les autres, mais c'est elle qui a déposé le plus, car elle a mis "tout son nécessaire". Il lui sera donc rendu plus qu'à tous les autres. Le texte dit aussi que cette mesure sera "bien pleine, tassée, débordante", ce qui montre bien la largesse du Seigneur.
Avatar de l’utilisateur
boisvert
Quæstor
Quæstor
Messages : 211
Inscription : lun. 20 juil. 2009, 9:56

Jésus, la lumière de la vie

Message non lu par boisvert »

Jn 8:12- De nouveau Jésus leur adressa la parole et dit : " Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie. "

Il est la lumière du monde. Il l'est depuis l'Alpha et jusqu'à l'Omega. Il était la lumière du monde avant de s'incarner en Jésus et Il sera la lumière du monde après la Résurrection. Il est la lumière qui éclaire tout homme venant dans le monde, et Il pleut l'éclairer car Il n'est pas du monde. Le monde est plongé dans les ténèbres, mais quiconque regarde vers Lui est en marche vers la Vie, car sa Parole éclaire tant la route que chaque pas sur la route. "Suis-moi", dit le Seigneur. Oui, Jésus, j'ai confiance en Toi !
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13130
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Apôtres d'hier et d'aujourd'hui

Message non lu par etienne lorant »

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,7-15.
Mais ce trésor, nous, les Apôtres, nous le portons en nous comme dans des poteries sans valeur ; ainsi, on voit bien que cette puissance extraordinaire ne vient pas de nous, mais de Dieu.
A tout moment, nous subissons l'épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés ; nous sommes désorientés, mais non pas désemparés ; nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés ; terrassés, mais non pas anéantis. Partout et toujours, nous subissons dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre corps. En effet, nous, les vivants, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre existence mortelle. Ainsi la mort fait son oeuvre en nous, et la vie en vous.

L'Écriture dit : J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé. Et nous, les Apôtres, animés de cette même foi, nous croyons, nous aussi, et c'est pourquoi nous parlons. Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus, et il nous placera près de lui avec vous.
Et tout ce qui nous arrive, c'est pour vous, afin que la grâce plus abondante, en vous rendant plus nombreux, fasse monter une immense action de grâce pour la gloire de Dieu.

Aujourd'hui, je cite la première lecture, car en l'entendant, je me suis souvenu de notre amie Anne T., la désormais célèbre mais toujours discrète Mater Civitatis sur ce forum. Elle a en effet choisi un extrait de cette lecture comme "signature" sous son avatar.

L'apôtre Jacques, fêté aujourd'hui, n'a pas attendu longtemps pour "boire à la coupe" de Jésus, puisqu'il fut décapité sur ordre d'Hérode, selon ce que le prêtre nous a dit ce matin. A la demande de la mère de Jacques et de Jean, Jésus avait répondu que celui qui veut être grand soit votre serviteur, et celui qui veut être le premier, qu'il soit votre esclave. C'est ce que dit aussi l'apôtre Paul sous une forme différente, mais qui met en relief la difficulté de la vie d'apôtres. Ils sont toujours en chemin, toujours exposés aux dangers des routes, mais aussi aux sévices auxquels ont recours leurs contradicteurs. Ils doivent fuir souvent. L'allusion aux poteries sans valeur, me fait songer également aux diverses maladies que l'on peut attraper en voyageant comme ils le faisaient. La faim, la soif, le soleil, les tempêtes, les cailloux, la fatigue, la nécessité d'effectuer divers travaux pour n'être à charge de personne, voilà une existence bien rude !

Mais quel rapport avec nous ? Notre existence n'est-elle pas meilleure que la leur ? Eh bien oui et non. Nous avons de tout en abondance, mais nous manquons souvent du feu qui les poussait en avant. Nous avons la foi, mais nous vivons une époque qui admet toutes sortes idées en les traitant sur le même plan, ce qui ne nous procure un désagréable sentiment d'être vains. Nous ne craignons ni la faim, ni la soif, mais nous n'avons que rarement une table pour partager (j'en sais quelque chose, puisque aujourd'hui, je prendrai à midi mon cent-vingtième repas solitaire). Et il y a des peines intérieures que la foi seule permet de supporter. Ainsi, aujourd'hui comme du temps des premiers apôtres, beaucoup d'entre nous, et souvent les plus âgés, vivent dans un monde qui ne leur ressemble plus, qui n'a été conçu ni pour eux, ni pour les pauvres, ni pour les faibles. Regardez sur les trottoirs, vous les verrez passer - et vous détournerez la tête, mais faîtes-leur la faveur d'une prière !

Que le Seigneur nous donne ses grâces afin que nous vivions de l'amour vivifiant qui permet d'avancer, d'aimer, de partager, de grandir dans la foi, et afin que la Vie soit manifestée autour de nous.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13130
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Jamais homme n'a parlé comme cet homme...

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jean, chapitre 7, versets 45 à 53

45 Voyant revenir les gardes qu'ils avaient envoyés arrêter Jésus, les chefs des prêtres et les pharisiens leur demandèrent : « Pourquoi ne l'avez-vous pas ramené ? »
46 Les gardes répondirent : « Jamais un homme n'a parlé comme cet homme ! »
47 Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ?
48 Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ?
49 Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! »
50 Parmi les pharisiens, il y avait Nicodème, qui était allé précédemment trouver Jésus ; il leur dit :
51 « Est-ce que notre Loi permet de condamner un homme sans l'entendre d'abord pour savoir ce qu'il a fait ? »
52 Ils lui répondirent : « Alors, toi aussi, tu es de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! »
53 Puis ils rentrèrent chacun chez soi.

De ce long texte, il ne faudrait retenir que le dernier verset : "Ils rentrèrent chacun chez soi". J'entends: chacun est resté sur ses positions. Le chez-soi peut très bien être le confort d'une idée qui nous rassure, quand bien même nous nous doutons qu'elle est fausse. Mais telle est la force de nos chaînes: elles donnent du poids à notre chair. En définitive, dans ce passage, les plus libres des hommes présents, ce sont les gardes, revenus bredouille. Je les imagine comme tous les soldats du monde: on obéit et on ne pose pas de question. Mais ici, ils avouent d'eux-mêmes qu'ils n'ont aucune excuse, tout ce qu'ils trouvent à dire c'est que jamais un homme n'a parlé comme Jésus. Cela me touche beaucoup. En quelque sorte, ces gardes sont très proches du bandit qui sera crucifié avec Jésus, mais qui se repentira au dernier moment. "Jésus, souviens-toi de moi lorsque tu seras dans ton Royaume !" A un moment donné, j'aspire comme eux à me laisser emporter par la parole de feu de Jésus, et qu'elle consume toutes mes fautes en disant: Amour !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13130
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

La pierre philosophale

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,47-53.
« C'est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l'ancien. »

Quelle étrange parole ! Voici un scribe, celui qui lit, interprète et écrit, devenu disciple et qui désormais tire de tout ce qu'il a lu et écrit "du neuf et de l'ancien". Et puis, en y réfléchissant, cela me paraît écrit juste pour moi ! Car avant d'être converti, je cherchais dans tous les sens, rien ne m'était indifférent. J'avais été fasciné de découvrir qu'au début la science faisait partie intégrante de la philosophie, et que les sages grecs avaient estimés que ce savoir pouvait être dangereux et devait être réservé à des initiés. Cette idée m'est restée : on n'aborde pas les mystères de la nature sans conscience ni respect, et d'ailleurs c'est devenu une tirade célèbre de Rabelais: "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme". Je me souviens également de l'édifice que nous nous proposions de réaliser de nos vies: la plupart du temps, il s'agissait d'une tour à la vue imprenable, mais aussi d'une construction ne permettant guère aux voyageur d'y pénétrer - était-ce une tour d'ivoire, une forteresse ou bien une prison ?

Pour qui cherche en toute sincérité, et en s'y appliquant, c'est à dire en n'ayant pas gardé d'a priori, de présupposés, l'Evangile apportera la Vérité. On tirera du neuf et de l'ancien, on évaluera, on rejettera une chose, on en gardera une autre, ce sera comme un puzzle de mille pièces, dont telle et telle pièce seront tour à tour délaissées puis reprises, car chacune à sa place. La pièce noire d'un flanc de montagne fait ressortir l'éclat du soleil sur le glacier. Je me souviens que Bossuet, dans un sermon sur la Providence, l'avait décrite comme une toile composées de dizaines de milliers de tâches de couleurs qui n'ont à première vue aucun rapport les unes avec les autres. Mais il suffit de prendre du recul pour découvrir peu à peu, avec quel ébahissement, l'oeuvre accomplie par Dieu là où beaucoup ne voient - et ne veulent voir que multiples coïncidences.

Si je désirais convaincre quelqu'un, non de croire, mais de ne pas rejetter ma foi, je prendrais du neuf et de l'ancien. Je rapprocherais certains textes de saint Paul de mes lectures concernant le retour en Israël de millions de Juifs ayant survécu à l'holocauste. Je rapprocherais certaines théories sur la vitesse de la lumière de l'expérience de "l'instant-qui-dure" que j'ai traversée le jour où j'ai cessé de fumer. Je prendrai aussi bien un passage de ce roman fantastique où les miroirs racontent tout ce qu'ils ont vu depuis leur fabrication, et ce schéma fascinant du plus court chemin entre deux points, qui est ligne droite sur le papier, et courbe dans l'espace.

Et je citerai bien sûr mon Roi, Seigneur de la Parile, par qui tout fût créé et je le citerai, car au bout de ma compréhension, je suis comme les gardes qui n'ont pas d'excuses et qui disent simplement: "Jamais homme n'a parlé comme cet homme". Et je serai, comme Pilate, fasciné par la réponse que Jésus donne de son statut de roi: "Je suis roi. Je suis né et venu dans le monde pour témoigner de la vérité. Quiconque cherche la vérité entend ma voix"... Je crois d'ailleurs que dans tout ce que j'ai déjà pu tirer des textes de l'Evangile, depuis le temps où j'ai commencé jusqu'à ce jour, je n'ai jamais fait, avec une fascination toujours renouvelée, que tire de mon trésor du neuf et de l'ancien.

L'Evangile, voilà la pierre philosophale !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13130
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Jésus est à Nazareth

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,54-58.

Jésus alla dans son pays, et il enseignait les gens dans leurs synagogue, de telle manière qu'ils étaient frappés d'étonnement et disaient: "D'où lui viennent cette sagesse et ces miracles?
N'est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et ses soeurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d'où lui vient tout cela ? »
Et ils étaient profondément choqués à cause de lui. Jésus leur dit : « Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison. »
Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.

Cette petite phrase : "Alors, d'où lui vient tout cela ?" nous en dit long sur l'attitude d'effacement de Jésus à Nazareth durant les trente ans sa "vie cachée". Ce qui me rappelle le mot d'un enfant (où ai-je lu cela ?) qui disait, en voyant l'hostie: "C'est Jésus caché !". Donc, Jésus, considéré comme adulte dès l'âge de douze ans, n'a plus rien dit depuis l'épisode dans lequel Joseph et Marie l'avaient retrouvé dans le temple de Jérusalem et où il leur avait répondu: "Je me dois aux affaires de mon Père".

Pendant encore 18 ans, il n'a rien dit. Lui, la Lumière, il s'est l'ombre des ombres vivant à Nazareth - et notamment des siens, puisque ceux qui se scandalisent à son propos l'appellent "le fils du charpentier", tandis qu'ils savent citer Jacques, Joseph, Simon et Jude. Je me souviens avoir écrit que les trente ans de la vie cachée sont comme les pages laissées blanches dans l'Evangile pour nous permettre à chacun d'y écrire notre propre vie de chrétien. Aujourd'hui, j'y vois autre chose - ce qui est de mon point de vue est tout à fait normal: la Parole se renouvelle de jour en jour.

Bref, aujourd'hui, sur base du même texte, je déduis Jésus présent, en ce dernier jour de juillet 2009, à nos côtés. C'est "Jésus caché", qui est pleinement Christ - Celui qui est, qui était et qui vient. Nous ne Le voyons pas, certes, mais il est là. Il y a quelque temps, en répondant au téléphone un soir, à ma tante qui me demandait si je supporte mieux la solitude, j'ai répondu que "Oui, je me sens proche de Charles de Foucauld, qui avait choisi de disparaître à Nazareth...." Mais Jésus était bien à Nazareth, comme il est chez moi et chez vous en ce moment.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13130
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Qui gagne sa vie et qui la perd ?

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 14,1-12.

Lorsque arriva l'anniversaire d'Hérode, la fille d'Hérodiade dansa devant tout le monde, et elle plut à Hérode.
Aussi s'engagea-t-il par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait.
Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. »
Le roi fut contrarié, mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner.
Il envoya décapiter Jean dans la prison.
La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l'apporta à sa mère.

Quelle fin sordide pour Jean, de finir décapité dans un cachot, pour que sa tête soit présentée en cadeau - sur un plat !, à une jeune fille déjà complètement pervertie... Mais je pense à Didier, qu'on a isolé dans un mouroir pour malades mentaux, et qui ne comprend pas ce qui lui arrive. Et je pense encore à mon père, qui mourut entre la chaise sur laquel on l'asseyait pour le petit déjeuner, et le lit où il passait ses journées. Il n'y avait que deux infirmières par chambre et elles n'avaient dix minutes pour changer les lits et nourrir deux vieillards... quant aux "enfants zombies" des pays pauvres...

Ce n'est donc pas la qualité de la mort qui fait le saint - mais très certainement le fait qu'il ait donné sa vie, et l'on peut bien dire que Jean a plusieurs fois donné sa vie, d'abord au désert, ensuite en préparant le peuple à la venue du Messie, enfin en tenant tête à Hérode qui avait épousé la femme de son frère. Dans le film "Jésus de Nazareth", il y a une scène très belle, très forte, au cours de laquelle Jean, en criant plutôt qu'en parlant, déclare à Hérode: "Je ne crains pas les foudres de ton pouvoir terrestre, mais si je ne t'avertis pas maintenant, Dieu me demandera compte de ta vie !" C'est bien la vie qui compte, c'est bien pour la vie de ses frères que Jean a donné la sienne.

Je prie donc le Seigneur de m'aider à bien donner la mienne aussi. A présent, je peux témoigner sans gêne que la meilleure partie de mon existence, jusqu'à ce jour, fut celle où j'eus le plus difficile pour assister mes parents âgés. J'ai été celui qui disait non, puis qui se reprenait et y allait. Les couses, la vaisselle, les papiers, la banque, les explications difficiles, la grimpée des escaliers derrière le père pour le rattraper s'il perdait l'équilibre, etc. Ce fut la plus belle partie de ma vie parce que, m'a dit un jour un Dominicain, "la grâce, c'est cela: accomplir une chose incontestablement bonne, mais qu'on ne saurait accomplir sans son secours."

A présent que j'ai recouvré ma pleine liberté, comme j'ai difficile d'en vivre ! Je peux faire tout ce qui me plaît mais c'est comme s'il y avait des pièges à chaque coin de rue: car le piège, le plus souvent, c'est quand tout est trop facile, simple, lorsqu'il n'y a qu'à laisser aller. Je reconnais ainsi que la loi du Seigneur est juste: ou bien l'on sert son prochain, tant bien que mal, ou bien l'on perd sa vie. "Sois libre et fais ta vie", disent les conseilleurs du monde - sauf qu'il y a toujours un maître à servir et le plus tyrannique est dans le miroir.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Avatar de l’utilisateur
coeurderoy
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 5771
Inscription : sam. 31 mai 2008, 19:02
Localisation : Entre Loire et Garonne

Re: Qui gagne sa vie et qui la perd ?

Message non lu par coeurderoy »

Merci à tous deux pour vos témoignages : que Dieu vous bénisse ! "per angusta ad augusta !"
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"

Saint Bernard de Clairvaux
Avatar de l’utilisateur
antioche
Barbarus
Barbarus

Re: Qui gagne sa vie et qui la perd ?

Message non lu par antioche »

Papillon et Etienne,

Merci pour vos témoignages qui m'ont conforté, ré conforté.

Pour vivre, moi aussi, depuis trois ans, une situation d'accompagnement au quotidien, dans le même appartement, d'une personne trés âgée, je sais et je comprends.

Parfois j'imagine "ma liberté" après, lorsque la disparition sera apassée par là !!!

Quelle horreur ! Je risque d'être "emprisonné" car à nouveau "libre" (Etienne comprendra ce que je veux dire !!).

Paix en nos coeurs.
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13130
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Re: Qui gagne sa vie et qui la perd ?

Message non lu par etienne lorant »

La photo de mon père qui a été retenue pour le faire-part de décès, remonte à des années, quand il avait encore "bon pied bon oeil". Mais moi, j'en ai gardé une, qui date de l'année 2007, car ce que je vois de lui, ce que j'en ressens aujourd'hui, c'est le courage et la force d'âme qui transparaissaient en dépit même de sa maigreur et de sa souffrance, quelque chose de Vivant que cette photo ne sait pas rendre... Comment dire autrement: sur cette photo, je devine son âme plus que son humanité. Et voilà. Lorsque vous aurez passé les moments les plus difficiles auprès de ceux qui vous sont chers, vous deviendrez plus que des familiers, par la chair et le sang, mais c'est comme si la même foi avait fait de vous des familiers par l'Esprit. Il y aujourd'hui de mon père en moi, j'ai hérité de lui quelque chose qui est purement surnaturel, mais dont je ne suis pas parvenu à faire le détail. Il est de toute façon présent à ma vie, c'est évident pour moi !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13130
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Le renoncement

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 16,24-28.
Jésus disait à ses disciples: "Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera.
Quel avantage en effet un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s'il le paye de sa vie ? Et quelle somme pourra-t-il verser en échange de sa vie ?

Renoncer à soi-même, prendre sa croix et suivre Jésus. Il ne faut pas croire, comme je l'ai cru pourtant moi-même, qu'il s'agisse du jour au lendemain, de faire comme saint François d'Assise - de se faire pauvre jusqu'à ne porter qu'un vêtement de toile et mendier sa nourriture. Certes, il y a des âmes d'exception, appelées à vivre ainsi. Je songe à saint Benoît-Labre, qui ne put trouver sa place dans aucun ordre religieux et devint errant. Mais renoncer à soi, c'est un travail quotidien tout aussi exigeant. Il m'a fallu très longtemps avant que je me rende compte que je posais sur mes proches des fardeaux inutiles en me plaignant de tout et de rien. Devenir l'homme qu'on n'a jamais vu se plaindre, ah, oui, c'est un bon programme !

Quant à la croix qu'il faut porter, inutile de la chercher : l'existence humaine est une croix dès que l'on s'efforce de la vivre en chrétien. Et si vous êtes bien aimés de Dieu, la croix que vous porterez changera de forme assez souvent, car elle est pédagogique (pour ma part, je n'ai pas connu d'épreuve qui n'ai servi à corriger ou à évangéliser quelque chose en moi). C'est comme la maladie supportée, qui renforce le système immunitaire.

Il y a surtout qu'il faut aimer Jésus plus que sa propre vie. Cela paraît une exigence exorbitante, mais en fait, c'est l'unique façon de la sauver. Avec l'âge, on comprend de plus en plus à quel point la préférence accordée à Jésus est utile, bonne, source de paix intérieure et de joie, parfois au milieu de grandes souffrances. Du reste, dans les deux derniers versets, Jésus parle d'évidence, il n'est que de le répéter:

"Quel avantage en effet un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s'il le paye de sa vie ? Et quelle somme pourra-t-il verser en échange de sa vie ?"

La vie hors de Jésus se perd de toute façon, la vie en Jésus est la seule qui s'enrichisse sans discontuner.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13130
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

On n'échappe pas à Dieu

Message non lu par etienne lorant »

139.9 Si je prends les ailes de l'aurore, Et que j'aille habiter à l'extrémité de la mer,
Là aussi ta main me conduira, Et ta droite me saisira.

Paradoxe que ce Dieu dont beaucoup disent qu'Il n'existe pas, et cependant, lorsqu'on L'a rencontré - il suffit d'un instant, Le voici qui est partout.

Un jour que j'étais en classe de Grec, le professeur nous a lu une traduction de l'Antigone de Sophocle, tragédien mort en 405 avant Jésus-Christ. Et moi qui ne suivais ce cours que d'une oreille distraite, tout à coup, une citation m'a frappé. C'est ce que répond Antigone à son père - car elle ne veut pas qu'on lui trouve une excuse pour avoir accompli un acte sacré d'amour fraternel:

- "Je ne suis pas née pour haïr, dit-elle, je suis née pour aimer"

et après cette réponse et son refus de se compromettre, fut-ce pour sauver sa vie, elle sera condamnée à être emmurée vivante...

Ce que j'ai ressenti à ce moment-là, moi qui n'avais plus voulu entendre parler de religion et de Dieu après avoir pourtant servi la messe, c'est un très grand étonnement. Je me demandais comment il était possible qu'une telle parole, qui semblait tirée d'un Evangile, pouvait se retrouver dans un texte écrit près de cinq cents avant la venue du Christ.

En quelques sorte, moi aussi, j'avais pris les ailes de l'aurore pour aller me tenir à l'extrémité de la mer - un peu comme le prophète Jonas, qui avait fui "jusqu'au bout du monde", mais en réalité, j'y avais mystérieusement été conduit et mon incroyance volontaire se trouvait malmenée. Car la petite phrase d'Antigone, face au tyran, son attitude droite, simple, son rappel de l'amour comme sens de la vie, tout cela me rappelait l'Evangile. Ainsi, à peine avais-je quitté l'Eglise que le Père me recherchait déjà...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13130
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Une foi à déplacer des montagnes

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 17,14-20.
Jésus l'interpella vivement, le démon sortit de lui et à l'heure même l'enfant fut guéri.
Alors les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier : « Pour quelle raison est-ce que nous, nous n'avons pas pu l'expulser ? »
Jésus leur répond : « C'est parce que vous avez trop peu de foi. Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : 'Transporte-toi d'ici jusque là-bas', et elle se transportera ; rien ne vous sera impossible. »

Cet épisode se déroule peu après la transfiguration. Quels que soient les signes dont Jésus fait bénéficier les siens, leur foi est encore trop petite. Cela me pose une vraie question: de quelle qualité est ma foi ? Je me souviens qu'au moment où j'ai appris le petit rosaire de la Miséricorde (*) transmis par sainte Faustine, je l'ai prié plusieurs fois sans me rendre compte que j'oubliais chaque fois la petite oraison finale : "Jésus, j'ai confiance en Toi !" Puis, j'ai réalisé que dire à mon Seigneur ces petits mots, cela m'occasionnait une forme de gêne, d'obstacle. Je pouvais dire facilement: "Mon Dieu, j'ai foi en Vous !", mais la confiance est quelque chose de plus engageant encore, du moins sur le plan humain. Et je me suis mis à me battre contre mon cette découverte affreuse: ma foi avait du mal de franchir le cap de la confiance !

Mais alors, quand donc aurais-je cette foi, aussi petite qu'un grain de moutarde, qui vient à bout de l'obstacle d'une montagne ? Je livre tout ceci et, pourtant, je suis à peu près certain d'avoir une foi plus grande que je le pense. Je veux dire: ma foi est tout de même là, elle est comme la paire de lunettes qui me permet de voir clair, je les oublie quand je les porte. Si je n'avais pas la foi, je ne me serais pas levé ce matin; si je n'avais pas la foi, je ne concevrai aucun projet; si je n'avais pas la foi, je ne me sentirais pas concerné par les problèmes que je découvre un peu partout et les demandes de prières que je trouve sur ce forum; et si je n'avais pas la foi, je ne participerais pas à la vie de l'Eglise ! Etc.

Le Seigneur fera grandir ma foi car je lui en confie le soin...

http://spiritualite-chretienne.com/prie ... pelet.html
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
christiane
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1029
Inscription : sam. 13 déc. 2008, 18:43

Re: Une foi à déplacer les montagnes

Message non lu par christiane »

Etienne, cela fait plus d'une semaine que moi aussi, je me demande ce que vaut ma foi.

Je suis tellement occupée dans tous les sens que je ne me tourne plus aussi souvent vers le Seigneur. Je suis, en effet, dérangée par les uns ou les autres, chaque fois que j'écoute mon chapelet ou que je lis une revue chrétienne.

Par contre, j'ose souvent Lui dire : "Seigneur, j'ai confiance en toi". Je Lui dis ces mots avec une foi presque aveugle, je me remets totalement à Lui. Cela vient tout seul.

Vivement que le mois d'août se termine, car, avec la rentrée, mon rythme ne sera plus effréné. J'aurai, de nouveau, de longs coeur à coeur avec le Seigneur dans le calme de ma solitude retrouvée.

Christiane
Répondre

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Google [Bot] et 1 invité