
Encore une fois, cette « manifestation » de prime abord festive mais présentant bien vite une allure pornographique, instrumentalisait la lutte contre « l’homophobie » pour distiller un message bien compris. Car, derrière la vulgarité manifeste des différents cortèges, il y a des messages à consonance politique qui ne manqueront d’être portés sur le terrain médiatico-électoral.
Le message ? L’égalité des droits. Comprendre : le droit à l’adoption, le droit à l’homoparentalité, première des revendications portées par la Gaypride 2008. On notera, d’ailleurs, dans le cortège, la présence d’un groupe de gens affublés d’un tee-shirt orné de l’inscription « parent homo » et portant dans leurs bras de jeunes bébés.
Le « mariage » homosexuel est une autre revendication scandée par les manifestants. Au fond : l’égalité complète entre les « hétéros » et les « homos » mais aussi pour les « trans, » les transsexuels qui, au milieu du cortège, fustigeaient le diagnostic porté par les psychiatres (et l’OMS) à leur encontre : « ce n’est pas à un psychiatre de me dire qui je suis » était-il écrit sur le panneau porté par un (une ?) manifestant(e). La revendication ici est plus simple : le droit à être considéré comme « normal » (non pas par la loi, la cour européenne des droits de l’Homme ayant depuis longtemps réglé cette question, mais par les psychiatres qu’il s’agirait de faire taire… « la Révolution n’a pas besoin de savants... »)
Enfin, et pour bien rappeler combien l’extrême gauche noyaute les associations gaies et lesbiennes, on remarque au sein du défilé, de manière sporadique, des allusions pour la défense des immigrés clandestins, contre les lois « racistes » ou « xénophobes. »
Le tout est couronné par un anticléricalisme ambiant, l’Eglise catholique est tournée en dérision par des manifestants déguisés de manière obscène en bonnes sœurs (la touche pornographique en plus) ou en prêtres catholiques.
Les adversaires des revendications portées par les manifestants, et bien qu’ils ne fussent présents, était brocardés d’homophobes, de « lesbophobes » ou de « transphobes »… l’adversaire n’est jamais celui qui a des raisons pragmatiques de s’opposer à leur « ligne politique » mais celui qui a peur d’eux et, par conséquent, leur veut du mal. Il est impressionnant de voir combien ces ligues communautaires ont su détruire le débat politique par la diabolisation et la réduction de l’opposition à des critères purement psychologiques.

Cette Gaypride 2009 est une piqûre de rappel : il s’agit de prendre conscience combien l’opinion publique s’est détachée de la morale classique pour s’attacher aux principes d’une société libérale libertaire où « il est interdit d’interdire » et où il faut « jouir sans entraves. »
Pourtant, il n’y a aucune allusion au bien commun. La France, l’Europe et même le monde sont complètement ignorés (sauf lorsqu’il s’agit de brandir –sottement- le portrait d’Obama.) Le fait que leurs revendications ne concernent que des intérêts communautaires qui vont à l’encontre de l’intérêt général (défense de la famille traditionnelle comme pilier central de la socialisation, intérêts et droits de l’enfant contre le droit à l’enfant…)

Quant à la manifestation elle-même, elle revendique l’égalité de tous, la lutte les discriminations… mais elle est elle-même sa propre contradiction : quand autant d’homosexuels ou de « gay friendly » (ou, en tous cas, revendiqués comme tels) jouent les « folles » dans les rues, présentent ouvertement ce rassemblement comme un exutoire temporaire à toutes les débauches ou la promotion de tous les vices, cela ne propage aucun message sain, cela enferme les homosexuels dans cette image communautaire dégradante qui finira, tôt ou tard, par se retourner contre eux.
Et ce jour là, l’écrasante majorité des homosexuels, qui n’a rien à voir avec tous ces bourgeois libertaires de la gaypride qui ne les représentent pas, paieront les pots cassés de cette génération qui a tout raté.[/i]
Article de Stéphane Piolenc.
Cordialement,

