Pneumatis a écrit :
Il semble que les apôtres du Christ aient été mariés, comme certains l'ont peut-être déjà dit, mais la tradition semble indiquer qu'ils aient abandonné la vie conjugale pour suivre totalement le Christ.
Je suis très surpris de cette affirmation.
Le Christ aurait appelé des hommes mariés qui auraient abandonné leur vie conjugale pour le suivre ?
Je sais qu'il demande à chacun de tout abandonner pour le suivre, mais de là à abandonner femme et enfants, j'ai peine à le croire.
L'Eglise nous en décourage même.
Pour vous donner une idée, la légende dorée de Jacques de Voragine semble faire de Sainte Pétronille la fille de Saint Pierre. Je ne sais pas exactement ce qu'il en est dans la Tradition de l'Eglise (elle est au moins considérée comme sa fille spirituelle).
Par contre quand je parle d'abandonner la vie conjugale, je ne parle pas nécessairement d'abandonner femme et enfant, mais d'abandonner la "vie conjugale" (relation charnelle et rôle de Père de famille). On voit par ailleurs comment Saint Paul parle du mariage :
A ceux qui sont seuls et aux veuves, je déclare qu'il est bon pour eux de rester comme je suis. Mais s'ils ne peuvent pas se maîtriser, qu'ils se marient, car mieux vaut se marier que brûler de désir. (1 Cor 14, 8-9)
Mais dans le même chapitre, au verset 17, il dit aussi : Pourtant, chacun doit continuer à vivre dans la situation que le Seigneur lui a donnée en partage, et où il était quand Dieu l'a appelé. C'est la règle que j'impose dans toutes les Églises.
Il n'est donc pas question de répudier sa femme si on est déjà marié quand on est appelé au sacerdoce, par exemple. Mais la tradition a toujours demandé à ses prêtres, me semble-t-il (faudra retrouver les textes qui vont bien), de ne plus avoir de relation charnelle. Pour finir de vous répondre AdoramusTe, je citerai Jésus :
« Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et soeurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. (Luc 14, 26).
Site : http://www.pneumatis.net/
Auteur : Notre Père, cet inconnu, éd. Grégoriennes, 2013
Pneumatis a écrit :
Par contre quand je parle d'abandonner la vie conjugale, je ne parle pas nécessairement d'abandonner femme et enfant, mais d'abandonner la "vie conjugale" (relation charnelle et rôle de Père de famille). On voit par ailleurs comment Saint Paul parle du mariage :
Entendu, mais il reste qu'il faut subvenir aux besoins de sa famille. Or Pierre a tout laissé en plan pour suivre Jésus, me semble t-il.
Il n'est donc pas question de répudier sa femme si on est déjà marié quand on est appelé au sacerdoce, par exemple. Mais la tradition a toujours demandé à ses prêtres, me semble-t-il (faudra retrouver les textes qui vont bien), de ne plus avoir de relation charnelle. Pour finir de vous répondre AdoramusTe, je citerai Jésus :
Oui, mais là, vous déviez sur le cas général. Ce sont les Apotres qui nous intéressaient et votre affirmation sur la vie conjugale de Pierre.
« Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et soeurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. (Luc 14, 26).
Facile :-) Mais il ne faut pas avoir d'interprétation fondamentaliste de cette citation.
Encore une fois, c'est l'Eglise qui nous guide ici.
@Le Bon Seb : vous avez tout à fait raison de me reprendre, il m'arrive encore d'utiliser le terme "chasteté" dans le sens où il est compris dans le langage populaire. Mais là je voulais insister sur le côté "pur", au risque d'entretenir cette confusion. Mais vous l'avez compris, c'est bien l'abstinence qui était sous-entendu ici comme vecteur de chasteté, dans le cas du rôle in persona christi. Maintenant, je vais fouiller et trouver plus de sources sur tout ça parce que là j'ai juste balancer les trucs vite fait, surtout en vue d'orienter la question moins sur le mariage que sur la relation charnelle qui me semble être beaucoup plus au coeur du problème.
@AdoramusTe : je ne proposais pas une démonstration, ni des "affirmations", mais juste des pistes de réflexion. Ce n'est pas moi qui ai écrit "La légende dorée" de Jacques de Voragine Après, j'adhère totalement à vos remarques : encore une fois je ne prétendais pas clore la question, mais au contraire l'ouvrir à une autre approche.
Bonne nuit à tous.
Site : http://www.pneumatis.net/
Auteur : Notre Père, cet inconnu, éd. Grégoriennes, 2013