Qu'est-ce qui prouve que tu serais restée seule sans qu'un garçon finisse par t'aimer ? Il y a des quantités de personnes qui doutent de trouver quelqu'un qui puisse les aimer, et qui ne sont pas pour autant homosexuelles, et un jour elles finissent par trouver.
On dirait que tu présentes les choses d'une façon assez "économique", comme si le "marché" des partenaires possibles était plus ouvert d'un côté que de l'autre, comme si l'homosexualité avait été comme une assurance de trouver quelqu'un ou plutôt une moins grande probabilité de "finir seule". En tout cas c'est l'impression que ton explication me donne.
ben, qu'un garçon m'aime, je dis pas que c'est pas possible, ça m'est déjà arrivé. Ce dont je doute moi, c'est que MOI je ne puisse pas l'aimer. Bien sur, je ne peux pas présumer de l'avenir, j'ai vu une fille parfaitement hétéro tomber amoureuse d'une fille (et qui est depuis un an avec elle ^^), pourquoi pas l'inverse ? Mais disons que je ne suis nullement attirée par les garçon. Je les aime beaucoup...en tant qu'amis.
Ensuite, je me garderais bien de voir les autres comme uniquement des "copines" (pour les filles) potentielles

, je préfère les voir comme amies potentielles :roll:
Enfin, ce n'est pas que l'homosexualité offre une plus grande assurance de trouver quelqu'un (c'est presque l'inverse, vu le pourcentage d'homo), encore que
dans mon cas. Explication : pour trouver quelqu'un, il faut être aimer...mais aussi aimer, et je n'ai aimée que des filles jusque là.
Il est très loin d'être évident que ces choses, un "esprit d'homme", un "esprit de femme" existent réellement. La part de notre vie psychique qui est le plus sexuée est justement celle qui dépend le plus du corps : émotions, passions, imagination, tempérament... Un corps de femme déterminant une vie psychique de femme, dans cette partie là du psychisme. Mais pour ce qui est de l'esprit, il n'y a aucune différence entre hommes et femmes, qui ont les mêmes capacités intellectuelles, spirituelles, morales, volontaires... comme l'ambition, le désir de réussir et d'être heureux, la soif de pouvoir, l'égoïsme, la générosité, etc.
Leur sexe à leur naissance est celui qui leur est donné, Dieu ne s'est pas trompé. La sexualité est un don de Dieu...c'est un don qu'ils refusent. Refus d'eux-mêmes et refus de Dieu...c'est profondément souffrant pour eux...et pour Dieu...
Ben, pour la question tran, je vous demandais votre avis, mais perso, comme je me vois bien comme une fille dans ma tête et dans mon corps, je ne sais pas trop quoi dire, je n'ai jamais connu cela et je n'ai pas une bonne connaissance sur ce sujet, a part qu'en étant de leur sexe (à la naissance), ils en souffrent. Mais bon, moi aussi j'écris (bon c'est pas du Proust :P ) sur des relation hétérosexuelles (les deux en fait), et quand je parle du héros masculin je ne pense pas à un garçon absolument, mais simplement à une personne que j'aimerais.
Je ne vois pas bien en quoi dire que l'homosexualité est une blessure qui s'enracine dans le refus de l'altérité serait un argument d'autorité qui bloque la réflexion...au contraire, je crois que cela ouvre une nouvelle perspective de dialogue et de compréhension. Encore faut-il comprendre de quoi il s'agit lorsqu'on parle d'altérité...
Bien, admettons. De quoi parlez vous quand vous parler d'altérité ?
Parce que, que voulez vous que je vous dise ? Comme je le disais plus haut, moi, les garçons, je les refuse pas, c'est simplement que je ne me sens pas attirée par eux. Un "refus d'altérité", je trouve ce terme un peu....violent.
À mon humble avis, c'est plus que moins déterminé...si on s'en tient au niveau somatique. Il s'agit de regarder le sexe de l'enfant pour voir clairement la détermination sexuelle naturelle !
pas si évident : il ya une zone de plaisir un peu après l'anus.
Mais si on parle au niveau psychique (quoique pas encore au stade de développement personnel, l'enfant étant encore en fusion avec la mère), je crois, comme le dit Charles, que l'être féminin est féminin et l'être masculin est masculin dans tout son psychisme. Savez-vous qu'une personne qui a reçu une information négative quant à son identité sexuelle (même à l'époque intra-utérine) peut enregistrer dans son subconscient et développer un refus d'être ce qu'elle est ? Par exemple, une maman qui désire un garçon et fait sentir sa déception, fusse au moment de la naissance alors que l'enfant ne comprend pas les paroles, l'enfant reçoit cette information et elle est inscrite au fond de lui ? Beaucoup d'études tendent à reconnaître ces blessures transmises dès le sein maternel et au-delà (pensons aux ouvrages de Nelly Astelli Hildalgo et de Simone Pacot).
Non, j'avoue je ne savais pas. Mais dans ce cas, pourquoi être homosexuelle et pas trans ? Parce que si on rejette son sexe, on devrait vouloir devenir l'autre non ?
Ce n'est pas forcément l'absence du père ni sa violence qui conduit l'enfant à devenir homosexuel. Le texte le dit bien. C'est un des scénario le plus répété mais ce n'est pas forcément la seule explication. Il parle également de la relation à la mère...il faut oser aller voir au fond, faire anamnèse et demander la Lumière de l'Esprit Saint (si on est chrétien), si possible se faire accompagner par les personnes compétentes, pour pouvoir mettre le doigt sur les lieux où nous nous sommes installés, soit par rapport au complexe d'oedipe, soit dans une peur de l'autre, soit dans un refus d'aller plus loin, etc.
Ben là, je vois pas pourquoi je le suis. J'ai eu une enfance normale je pense, j'ai rien vécu quelqu'un chose de spécifiquement différend de mes deux soeurs, qui sont hétéro.
Je vais vous faire une confidence personnelle pour exprimer mon point de vue concernant cette "réelle paix" avec soi-même avec pour exemple le phénomène de "déversion" : Avant de vivre ma grande conversion, j'ai été athée durant de longues années, non seulement athée mais en bras de fer contre Dieu, j'avais tout rejeté...la foi de mon enfance. L’indifférence est devenue un jour révolte contre Dieu et phénomène de "déversion" (contraire de conversion) : c’est un moment qui arrive subitement qui nous fait rejeter Dieu et tout ce qui va avec et dont on ressent une pseudo-libération et un bien-être incroyable. C’est un moment très fort et vraiment libérateur – c’est ce qu’on croit au moment où cela se passe – mais hélas, c’est à peu près le même phénomène que lorsque Saint-Jean dit de Judas : « il sortit et il faisait nuit » (Jean 13:30). Sur le coup, on se croit libre mais alors commence le combat du Seigneur pour nous ramener à la vie (combat dans lequel vous vous trouverez sûrement en venant sur un site catholique...). La Bonne Nouvelle est qu'Il a gagné dans mon cas...Il a gagné mon coeur.
Ben, j'ai connu l'inverse : des gens qui disaient qu'ils se sentaient vraiment bien quand ils étaient dans l'Eglise catholique, mais qu'après ils ont perdu la foi et qu'ils ont, pour eux, "ouvert les yeux" sur l'Eglise. A ce niveau là, on peut tout renverser, parce que ça dépend des personnes.
Entendre dire ne vaut pas grand chose scientifiquement...on a des preuves de cette statistique gratuite ?
j'avoue que je serais bien incapable d'apporter des preuves, c'est du bouche à bouche et donc, peut fiable (d'ou le "j'ai entendu dire"). Cepdendant, je n'ai jamais vu non plus de statistique comme quoi les hétéro étaient plus stables (surtout de nos jours, avec 1 divorce sur 2). Et puis, j'ai l'exemple de mon amie dont j'ai raconter l'histoire plus haut, qui me dit que si, on peut rester longtemps avec la même personne et être homo (j'avais lu d'autre témoignage du style, mais là c'est quelqu'un que je connais personnellement).
Êtes-vous honnête avec vous même de vous convaincre que si vous avez senti de la culpabilité, c'est à cause de la société (qui loin de présenter le modèle de l'hétérosexualité exclusivement dans nos médias, dans nos écoles, nous présente toutes les formes de pratiques de la sexualité comme acceptables, un choix parmi les autres qui se valent) ? Cette culpabilité avait peut-être quelque chose à vous dire...de ne pas franchir le pas...mais au contraire, la société vous dira, alors que vous êtes en questionnement : suis ton instinct, tant que tu es vrai avec toi-même, tant que tu vis ce que tu as a vivre...même si cela conduit dans un chemin de mort...
Ben écouter, j'ai pas fait faire ma psychanalise là dessus, mais quand j'ai tenté d'en parler avec ma mere, j'ai eu droit à "ce serait un échec d'avoir un enfant homo" (elle n'était pas encore au courant), "c'est une maladie psychique", "j'ai rien contre eux mais c'est pas normal", enfin bref, ça m'a pas aidé (même si je lui reproche rien, c'est aussi son éducation). Et puis au college, les garçons s'amusent à imiter les "tantouse", pareil ça aide pas. Depuis, la culpabilité a disparue, donc j'en ai déduie que la cause était tout cela. Maintenant, il est difficile d'apporter des preuves.
Le passage ne parlait pas de vous personnellement...il peint un portrait général. Si la violence habite mon coeur...êtes-vous dans une illusion sur vous-même de ne pas voir que cette violence habite le vôtre ? "Pauvre homme que je suis, dit saint Paul, je fais le mal que je ne veux pas faire et le bien que je veux faire et qui est à ma portée je ne le fais pas !"
Lol, bien sur que je sais que je peux être violente, comme tout le monde ! Tout le monde a une part de noir en lui, c'est normal. Ce que je voulais dire, c'est que je ne le suis pas plus qu'un autre.
Comme le dit l'article, il serait sureprenant de trouver le mot "homosexuel" dans la Bible puisqu'il aurait été inventé au XIXe siècle. L'homosexualité existe depuis la nuit des temps mais pas le terme. La Bible parle en effet d'effeminés (j'imagine pour saint Paul qu'il s'agissait des hommes païens de son époque...c'est pourquoi il ne mentionne peut-être pas la femme homosexuelle quoique la Lettre de saint Paul aux Romains en fait explicitement mention, parlant "des femmes qui ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature"). Je vous invite à lire l'Épitre de saint Paul aux Romains, chapitre 1, 2 et 3 (si vous possédez une Bible ou un Nouveau Testament) où l'apôtre, avec un zèle fraternel, met en garde contre le péché des nations païennes en faisant mention explicitement de l'homosexualité et dont les propos sont criant d'actualité dans notre société néo-païenne.
Ok ok. Par contre, j'ai entendu à plusieurs reprise que la bible n'avait pas été bien traduite, pouvant induire des erreurs d'interpretation (pas forcement dans ce passage, de toutes façons j'y crois pas

). Et là, même Werber cite une difference (que je n'ai plus en tete, mais que vous retrouverez dans ses bouquins)
shadow a écrit:
Ah bon ? Ben, j'ai entendu dire que les personnes "retombaient" à un moment ou à un autre.
Et Jésus est tombé par trois fois pour les relever de ces chutes...s'ils Le laissaient les relever par sa toute-puissance recréatrice...dans l'espérance que rien n'est jamais perdu ou trop loin pour le Bon Berger. Le chemin est ardu...on ne se le cachera pas...mais rien n'est impossible à Dieu et à quiconque croit.
Lol, ben du coup ça m'exclut, vu que j'y crois pas

Enfin, Dieu je veux bien y croire moi, mais l'Eglise, non. Je suis pas athée, plutot agnostique (j'avoue mon ignorance concernant les religions).
La solitude n'est pas si pire que cela...et puis on n'est jamais seule...jamais plus. À condition d'avoir en Jésus un ami...un frère...un Sauveur et Libérateur.
Il y a des choses que Jésus ne peut pas remplacer, et je ne parle pas de sexualité. La solitude, je l'ai connu, et moi je l'ai très mal vécu. Quand à Jésus, je n'y crois plus.
PS : Au sujet de ton pseudo, de qui penses-tu être l'ombre ?
Je n'étais pas l'ombre de quelqu'un, mais l'ombre de moi même à l'époque :unsure: Mais j'ai garder ce pseudo parce que je l'aime bien, et que, sans me focaliser dessus, je ne veux pas oublier le passé.