Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2008-2009)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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Bisdent
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Re: Dimanche - Solennité du Corps et du Sang du Christ

Message non lu par Bisdent »

Bonjour,

En ce qui me concerne, plus que la messe, c'est vraiment la procession qui est pour moi le plus beau moment de la journée, le jour de la Fête-Dieu : le dais, les chants, les pétales de fleurs lancés par les petites filles, les reposoirs, l'élan et la ferveur de la communauté ! Seigneur, que c'est beau !
Bisdent

Je maintiendrai l'honneur, la foy, la loi de Dieu, du Roy, de mes amis et moy.
etienne lorant
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Se retirer pour trouver Dieu

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 6, 1-6.16-18)
01i Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d’agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.

L'humilité est indispensable pour trouver grâce auprès de Dieu, que ce soit pour l'aumône, le jeûne ou la prière. Il y a dans cette déclaration une sorte de dévoilement de l'agir du Père. Ainsi, lorsque Dieu crée, Il se retire de sa création, Il s'efface derrière elle. Et lorsque Jésus multiplie les pains pour la foule, il s'enfuit ensuite, afin de ne pas être proclamé roi; et lorsqu'il guérit un malade, il le prie instamment de n'en parler à personne.

Pour rencontrer Dieu, il faut donc se retirer, il faut accepter de s'effacer. C'est ce retrait de soi qui plaît à Dieu et, pour moi, je comprends bien l'utilité de certaines épreuves qui nous sont proposées afin de nous engager à nous "retirer" de nous-mêmes et de nos bonnes oeuvres. Nous finirons par découvrir ainsi que la volonté du Père est ce souverain Bien, qui dépasse tous les biens, et qui doit faire le premier objet de notre attention et de nos plus vifs désirs. Ce déplacement, du premier plan vers l'arrière plan, c'est l'humilité. Il rend possible le déplacement inverse, qui s'effectue dans l'invisible: celui qui était dernier se retrouve premier, et celui qui était premier se retrouve dernier.

Tout cela me donne une image dynamique de l'amour divin: comme ces vagues de l'océan qui s'enroulent sur elles-mêmes plusieurs fois avant de s'épancher sur le sable. Et l'on dirait que la dernière vague reprend en elle-même toutes les autres qui l'ont précédées, mais c'est c'elle aussi qui avance le plus loin sur la plage... puissent donc nos retraits du monde nous permettre d'avancer plus loin dans la vie de l'Amour !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Se retirer pour trouver Dieu

Message non lu par etienne lorant »

Ayant trouvé ce passage de "Sagesse d'un pauvre" d'Eloi Leclerc, cité par Coeur de Roy dans un "post" de ce jour, je le reproduis ici, car il me semble correspondre parfaitement à ce que je cherchais à exprimer: voir en toutes choses que la volonté de Dieu est toujours ce qui peut nous arriver de meilleur.

"Il faut simplement ne rien garder de soi-même. Tout balayer. Même cette perception aiguë de notre détresse. Faire place nette. Accepter d'être pauvre. Renoncer à tout ce qui est pesant, même au poids de nos fautes. Ne plus voir que la gloire du Seigneur et s'en laisser irradier. Dieu est, cela suffit. Le coeur devient alors léger. Il ne se sent plus lui-même, comme l'alouette enivrée d'espace et d'azur. Il a abandonné tout souci, toute inquiétude. Son désir de perfection s'est changé en un simple et pur vouloir de Dieu.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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L'enseignement du Notre Père, une occasion pour aujourd'hui

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,7-15.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait: "Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens: ils s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés.
Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié.
Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmes à ceux qui nous devaient.
Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi.
Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes.

L'Evangile d'aujourd'hui est une occasion pour nous de mettre en pratique ce que dit Jésus dans l'Evangile d'hier. Nous tenons une chance de plaire à Dieu en tentant quelque chose qui nous fera aimer comme Lui aime. Quelque chose à faire "dans le secret", c'est-à-dire que cela restera entre nous et Lui. Pour moi, j'ai songé que j'irai mettre un cierge dans une chapelle aux intentions d'une personne qui ne m'aime pas et qui est en mesure de me causer beaucoup de souffrance (et qui l'a déjà fait, en réalité). J'ai cité ce geste-là, même s'il en est d'autres, parce que c'est le plus "facile". On peut n'éprouver aucun goût pour accomplir ce petit geste, mais l'important n'est pas de le faire avec coeur, de le faire avec joie, mais il suffit de le faire en déclarant notre amour au Père.

Du moins faut-il essayer. Les deux derniers versets sont tout à fait clairs: "Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes." : il dit que nos fautes sont placées sur le même plan que les méchancetés, du mépris ou de l'indifférence des autres envers nous.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: L'enseignement du Notre Père, une occasion pour aujourd'hui

Message non lu par christiane »

Oh, j'espère de tout coeur, Etienne, que la personne qui ne t'aime pas oubliera tous ses griefs injustes !

Je prierai un chapelet pour toi, à 20 H 30 pour que ce jeudi te soit particulièrement clément.

Bien amicalement,

Christiane
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Re: L'enseignement du Notre Père, une occasion pour aujourd'

Message non lu par etienne lorant »

christiane.coffy a écrit :Oh, j'espère de tout coeur, Etienne, que la personne qui ne t'aime pas oubliera tous ses griefs injustes !
Chère Christiane,

Ce n'est pas tant qu'elle ne m'aime pas, mais c'est ma soeur cadette. Le tort que j'ai eu, c'est de lui avoir appris à conduire, puis à manier un traitement de texte, et de lui avoir servi d'écrivain public lorsqu'elle cherchait un emploi. A présent qu'elle est nommée à l'Etat, Geneviève ne me connaît plus et, en janvier dernier, me voyant malade, elle m'a suggéré de me placer dans un home... Ce qui est pénible, c'est la mort complète de l'esprit de famille, ça, cela me fait mal au-delà de ce que je puis dire.

Etienne
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: L'enseignement du Notre Père, une occasion pour aujourd'hui

Message non lu par etienne lorant »

Cette occasion d'aujourd'hui, de regarder vers le Père en lui disant: "Que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite...", m'a misl e coeur en fête. Je ne sais pas trop comment, mais je me sens heureux simplement, comme je ne l'avais pas été depuis longtemps. Comme je l'ai dit, mon ordinateur est tombé en panne jeudi passé et, depuis, j'ai couru après les solutions. Ce que j'écris aujourd'hui, c'est sur un portable de la marque "MSI" : ma tour en réparation n'a même pas été ouverte à ce jour ! Mais comme je ne savais pas me passer d'écrire sur le forum, j'ai donc travaillé à partir d'un cybercafé jusqu'au jour d'aujourd'hui.

Mon lien avec internet est beaucoup plus important chez moi que pour la plupart des membres de ce forum. Je le dis parce que je ne m'en étais pas rendu compte avant d'en être privé.

A présent je suis donc vraiment devenu un "pécheur impénitent", si j'ose dire... sauf qu'ici est aussi mon labeur, mon vrai travail, avec l'espérance qu'un jour, peut-être, je rencontrerai les autres Tribuns, ainsi que les aedilis qui entrent, et maître Christophe lui-même. J'ai bien lu l'origine du forum, mais j'ai le sentiment que le principal maître d'oeuvre ne s'est guère mis en valeur, je me trompe ?

Nous avons cette chère Anne, qui nous regarde depuis tout-là-haut et à qui nous demandons : Anne, ma chère Anne, ne vois-tu rien venir (depuis Pohénégamook) ? Mais, soit dit en passant (chut, ne le répétez pas), c'est elle qui m'a trouvé un des "Journal "de Julien Green, et quand le facteur me l'a remis, je peux dire que j'en suis resté complètement ahuri:

<: <: <: <: <: !!!!

Depuis lors, j'ai appris que ledit Journal provenait (du moins à ce que j'ai compris) d'une collègue à moi qui tient commerce à "Trois-Rivières"... Bon, le Québec est vraiment un beau pays pour les francophones, le problème c'est que c'est une vie dans un congélateur, bien sûr. (Il paraît que Marguerite Yourcenar s'est retirée à Saint-Pierre et Miquelon pour écrire tranquillement... çà m'a presque dégoûté d'écrire !)

Mais attention, il y a encore une membre de ce forum (c'est "sym" - hello Sylvie !) ! qui vit plus au Nord qu'Anne - elle touche presque le plafond du Nord: c'est à Bagotteville, une base militaire sur la rive nord du Saint-Laurent ! Lorsqu'il fait bon là-bas, je sais du moins que la température est remontée de moins 36 à moins 30 ! C'est fou comme j'ai envie d'inviter ces personnes (que j'imagine congelées !!!) et leur famille, à venir passer une quinzaine... à Avignon, ou à visiter Toulouse, ou encore la Camargue... ne serait-ce que venir à Lourdes, çà les réchaufferait un peu ! (Du reste, du point de vue de la foi, ils auraient beaucoup à nous apporter en "calories" !)

Bref, je me réjouis et je suis content que la francophonie - et aussi la foi des francophones, s'étale ainsi sur la mappemonde... depuis Butare où je suis né jusqu'à ces lointaines contrées dont Bernard Clavel a fait des romans exotiques.

Que la volonté du Père soit faite aussi bien au nord comme au sud !
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Anne
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Re: L'enseignement du Notre Père, une occasion pour aujourd'hui

Message non lu par Anne »

etienne lorant a écrit : Nous avons cette chère Anne, qui nous regarde depuis tout-là-haut et à qui nous demandons : Anne, ma chère Anne, ne vois-tu rien venir (depuis Pohénégamook) ? Mais, soit dit en passant (chut, ne le répétez pas), c'est elle qui m'a trouvé un des "Journal "de Julien Green, et quand le facteur me l'a remis, je peux dire que j'en suis resté complètement ahuri:

<: <: <: <: <: !!!!
:-D :-D :-D
Ce qui m'a été bien rendu par la réception d'un autre livre qui m'a donné beaucoup à réfléchir!
Depuis lors, j'ai appris que ledit Journal provenait (du moins à ce que j'ai compris) d'une collègue à moi qui tient commerce à "Trois-Rivières"...

Rivière-du-Loup, en fait... Il y a beaucoup de rivières, ici, alors c'est facile de confondre! :oui:
Bon, le Québec est vraiment un beau pays pour les francophones, le problème c'est que c'est une vie dans un congélateur, bien sûr.
Lorsque nous avons un été, c'est plaisant! Nous avons eu un joli 30 degrés aujourd'hui! :D
Et puis, nous aimons toujours exagérer un peu, ça doit nous venir de nos ancêtres... ;)
Mais attention, il y a encore une membre de ce forum (c'est "sym" - hello Sylvie !) ! qui vit plus au Nord qu'Anne - elle touche presque le plafond du Nord: c'est à Bagotteville
Bagotte! :ciao: Allô, Sylvie!
une base militaire sur la rive nord du Saint-Laurent ! Lorsqu'il fait bon là-bas, je sais du moins que la température est remontée de moins 36 à moins 30 ! C'est fou comme j'ai envie d'inviter ces personnes (que j'imagine congelées !!!) et leur famille, à venir passer une quinzaine... à Avignon, ou à visiter Toulouse, ou encore la Camargue... ne serait-ce que venir à Lourdes, çà les réchaufferait un peu ! (Du reste, du point de vue de la foi, ils auraient beaucoup à nous apporter en "calories" !)
C'est une idée!
:dance:
Bref, je me réjouis et je suis content que la francophonie - et aussi la foi des francophones, s'étale ainsi sur la mappemonde...
Et c'est notre fête le 24 prochain, à la Saint-Jean-Baptiste!
:qc:
Que la volonté du Père soit faite aussi bien au nord comme au sud !
Amen!
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
2 Co 4, 8-10
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Aujourd'hui, à 15 heures...

Message non lu par etienne lorant »

Solennité du Coeur Sacré de Jésus
Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 19, 31-37)
31i Jésus venait de mourir. Comme c’était le vendredi, il ne fallait pas laisser des corps en croix durant le sabbat (d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque). Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes.
32 Des soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis du deuxième des condamnés que l'on avait crucifiés avec Jésus.
33 Quand ils arrivèrent à celui-ci, voyant qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes,
34 mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau.
35 Celui qui a vu rend témoignage, afin que vous croyiez vous aussi. (Son témoignage est véridique et le Seigneur sait qu'il dit vrai.)
36 Tout cela est arrivé afin que cette parole de l'Écriture s'accomplisse : Aucun de ses os ne sera brisé.
37 Et un autre passage dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu'ils ont transpercé.

Dès les premiers siècles, c'est du rapprochement du verset 34 et d'un autre passage de Jean qu'est née l'image du Coeur du Christ blessé, qui dispense l'Esprit à ceux qui veulent s'y abreuver. La plaie du côté d'où s'écoulent le sang et l'eau - signes de vitalité et de fécondité - s'ouvre sur la purification et la rédemption de l'homme. Jean rapporte en effet, au chapitre 19 de son Evangile: C’était le jour solennel où se terminait la fête des Tentes. Jésus, debout dans le temple de Jérusalem, s’écria : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, celui qui croit en moi ! Comme dit l'Écriture : Des fleuves d'eau vive jailliront de son coeur. » En disant cela, il parlait de l'Esprit Saint, l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en Jésus. En effet, l'Esprit Saint n'avait pas encore été donné, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié par le Père."

Pour de nombreux fidèles qui suivent le message de sainte Faustine, l'heure à laquelle le coeur de Jésus a été frappé par la lance, est devenu elle-même "L'heure de la Miséricorde". Je cite encore ce passage du Petit Journal: «Chaque fois que tu entendras l’horloge sonner trois heures, immerge-toi tout entière en ma miséricorde en l’adorant et en la glorifiant; fais appel à sa toute-puissance pour le monde entier et particulièrement pour les pauvres pécheurs, car à ce moment elle est grande ouverte à toutes les âmes. " (Petit Journal, 1572)

Ce coup de lance qui frappe le coeur de Jésus alors qu'il est déjà mort, je me souviens qu'il m'est apparu, tout au début, comme une horreur de plus. A quoi pouvait bien servir ce dernier geste de cruauté gratuite ? Je ne comprenais pas bien, même si je savais que c'était le désir même de Jésus que tout s'accomplisse pour lui "selon les Ecritures". Comme il arrive souvent, ma compréhension ne s'est ouverte que petit à petit au mystère: car en perçant le corps, on dévoile le coeur et le coeur percé fait jaillir pour nous comme une fontaine de miséricorde.

La découverte de l'image de Jésus misércordieux, qui fait partie intégrante de la dévotion à la Miséricorde divine, m'a permis d'aboutir dans ma réflexion de manière très positive. En effet, sur cette image, il ne reste plus rien du corps du Christ si maltraité, mais c'est d'un corps glorieux qu'il s'agit. Et le sang et l'eau ont été figurés, de par la volonté même de Jésus, par un double rayon très apaisant.
A 15 heures, donc, spécialement aujourd'hui vendredi, je cesserai donc quelques minutes mon activité, quelle qu'elle soit. En même temps, j'avoue que je n'ai pas toujours été fidèle à cette pratique et je m'en repents. D'autant qu'il suffit, pour y être fidèle et ne pas l'oublier, de brancher une alarme sur le GSM, c'est aussi simple que çà !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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20 juin - Mémoire du Coeur immaculé de Marie

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,41-51.
Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume. Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent. Pensant qu'il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher. C'est au bout de trois jours qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C'est chez mon Père que je dois être. »
Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait. Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son coeur tous ces événements.

En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! »

Je crois qu'il s'agit de la plus longue déclaration faite d'une seule traite par Marie dans tout l'Evangile ...et la souffrance y est présente. Quelle destinée que celle de Marie ! Lorsque je me promène dans mon quartier, je passe régulièrement devant une chapelle dédiée à "Notre-Dame des Sept Douleurs". Je sais que le chiffre sept représente en réalité un "nombre incalculable", mais j'ai désiré savoir si, parmi cette multitude, les exégètes avaient priviligié sept douleurs particulières que dût endurer Marie avant de devenir "Mère de l'Eglise". J'ai trouvé celles-ci:

-La prophétie de Simeon sur Jésus (Lc, 2, 34-35)
-La fuite de la Sainte Famille en l'Égypte (Mat, 2, 13-21)
-La disparition de Jésus pendant trois jours au temple(Lc, 2, 41-51)
-La rencontre de Marie et Jésus sur la via dolorosa (Lc, 23, 27-31)
-Marie contemplant la souffrance et le décès de Jésus sur la Croix (Jn, 19, 25-27)
-Marie accueille son fils mort dans ses bras lors de la déposition de Croix
-Marie abandonne le corps de son fils lors de la mise au tombeau.

Mais j'en découvre nombre d'autres: certaines calomnies à Nazareth au moment de son ariage "précipité" avec Joseph, le massacre des innocents (comment une mère ne souffritait-elle pas que la naissance de son enfant soit à l'origine d'une telle barbarie ?...), l'épisode où Jésus revient de Capharnaüm à Nazareth et risque de se faire lapider par des voisins de toujours, son inquiétude le long des routes lorsqu'elle voit Jésus "presser de toute part", etc. Ce sont des choses auxquelles on ne pense pas souvent, mais qui sont bien réelles et peuvent nous inspirer l'acceptation de nombreuses difficultés au quotidien. Et puis, quoi, Marie me fait songer à ma propre mère. Déjà toute courbée, elle traînait tardivement le soir, de la cuisine au salon, de la vaisselle à la couture, en se plaignant qu'il était déjà 23 heures et qu'elle n'avait pas encore fini. Ma mère prie son chapelet, bien sûr. Dans la maison de repos, elle et sa voisine s'échangent même des intentions de prière ! Je crois qu'il y a un peu de Marie chez toutes les mères, même chez celles qui n'ont jamais fait qu'entendre parler de Marie - ou de voir l'une ou l'autre statue à l'enfant Jésus. Ce n'est pas seulement le fait d'avoir donné un homme au monde (selon la formule même de Jésus), mais il y a cette attention constante, toujours teintée d'une forme d'inquiétude, de vigilance soutenue...
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Le bon usage du nom de Jésus

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 7,21-29.

Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Il ne suffit pas de me dire : 'Seigneur, Seigneur !', pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. Ce jour-là, beaucoup me diront : 'Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ? ' Alors je leur déclarerai : 'Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal ! '

Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est abattue sur cette maison ; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison ; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été complet. »

Jésus acheva ainsi son discours. Les foules étaient frappées par son enseignement,
car il les instruisait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes.

Le premier paragraphe nous montre des âmes qui, dans le nom de Jésus, beaucoup auront enseigné, beaucoup auront été prophètes (pour cela, oui, il y en a un grand nombre !), beaucoup auront chassé des démons - ce qui se pratique en différentes formes d'ésotérisme, et beaucoup auront été jusqu'à accomplir de nombreux miracles. Et, si l'on tient compte de ce que dit saint Paul dans son épître, cela n'a rien de surprenant. En employant le nom de Jésus, tout est possible, puisque: "Dieu l'a souverainement élevé , et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. (Philippiens 2 : 9 - 11)

Mais c'est toujours le Père qui vient en premier ! Jésus-Christ est Seigneur... à la gloire de Dieu le Père! Dans tout ce qu'a fait Jésus - et continue de faire dans nos vies, il accomplit la volonté de Dieu : "Jn 8:29- Celui qui m'a envoyé est avec moi ; il ne m'a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui plaît." Et c'est encore plus clair en Jean 5,19: Le Fils ne peut rien faire de lui-même, mais seulement ce qu'il voit faire au Père ; car ce que fait le Père, le Fils le fait pareillement ». De sorte qu'il n'est permis d'employer le nom de Jésus qu'afin d'accomplir la volonté du Père. Mais beaucoup d'hommes se servent et se serviront encore du nom de Jésus, ayant découvert sa puissance, à des fins personnelles. Et quelles qu'aient été durant leur vie les bonnes oeuvres accomplies, si ces oeuvres ne venaient pas de Dieu, elles ne peuvent qu'avoir fait obstacle à sa volonté. (Et voilà pourquoi il est si important de suivre la ligne officielle de l'Eglise !)

Dans le second paragraphe, Jésus renvoie chacun de ses auditeurs à l'enseignement qu'Il a donné. Ses paroles sont sûres et c'est sur elles qu'il faut s'appuyer. Au bilan, c'est chacun qui devra rendre compte de la manière dont son édifice intérieur aura tenu bon dans les épreuves de l'existence. Toute notre attention doit se focaliser dans la façon dont nous vivons l'Evangile au jour le jour. Celui qui agit ainsi est un homme prévoyant, qu'un temps de difficultés ne laissera pas démuni, ni même sa propre fin.

Jésus parle avec autorité, non pas comme les scribes: il n'a pas besoin de lire un texte, d'appuyer son discours de références de textes, il parle et chaque mot qui sort de sa bouche est merveille !...

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Post Scriptum
Comme je suis étonné et ravi (et ce n'est pas la première fois !) de voir que mon commentaire sur un "petit pain biblique", pioché hier, que j'avais intitulé "Le nom de Jésus"... devait si bien me servir pour le partage d'aujourd'hui ! Loué soit Dieu !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Guérison d'un lépreux

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,1-4.
Lorsque Jésus descendit de la montagne, de grandes foules se mirent à le suivre.
Et voici qu'un lépreux s'approcha, se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. »
Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Aussitôt il fut purifié de sa lèpre.
Jésus lui dit : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne l'offrande que Moïse a prescrite dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. »

Cet Evangile est très court, la guérison du lépreux intervient sans dialogue préalable entre Jésus et lui. Mon idée, c'est que tout ce qu'il y avait à dire, l'a été par signes. Et ce sont tous des signes de foi et de vérité. Le lépreux est venu au devant de Jésus, bravant certainement une foule hostile et craintive. Ce ne fut certainement pas facile, et il aura été tenté de renoncer en plusieurs occasions. Comme le dit bien Simone Weil, car un homme qui a rencontré le malheur, ne serait-ce qu'une fois dans sa vie, en garde des séquelles psychologiques qui l'incitent à y replonger. Sa démarche en elle-même est signe de sa foi. Parvenu devant Jésus, il se prosterne, car il a reconnu le Seigneur sans lui avoir posé la moindre question - comme le font les démons, qui sont obligés de se soumettre immédiatement. Mais chez lui, c'est un signe de grande humilité. Enfin, il y a cette demande qui n'est pas interrogative, mais affirmative: "Si tu le veux, tu peux me purifier": c'est déjà un modèle de foi que l'on retrouvera chez le centurion romain : "Dis seulement une parole et mon serviteur se remettra".

La guérison d'un lépreux est pour Israël un témoignage de ce que "les temps sont accomplis". Mais l'élite d'Israël est-elle prête à voir, également, dans la guérison d'un lépreux, ce qui est évident à nos yeux : qu'il est possible d'être purifié aussi, par les mêmes gestes et la même demande, d'être délivrés de tous nos péchés ?
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
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Re: Guérison d'un lépreux

Message non lu par etienne lorant »

"Je briserai le joug qui pèse sur ta nuque et je romprai tes chaînes" (Jr 30:

Le petit pain biblique pioché parle des mêmes choses que l'Evangile, ce qui cause ma joie. En effet, je vois dans le joug brisé, la délivrance de la maladie, et dans les chaînes rompues, la délivrance de l'esclavage du péché. Tout cela correspond parfaitement à l'inspiration qui m'est venue... Loué soit le Seigneur !

Voici également, à propos de cet Evangile, un commentaire de Benoît XVI cité aujourd'hui par "L'Evangile au Quotiden", et que j'ai trouvé intéressant:

« Je le veux, sois purifié »

Comme l'agir, la souffrance [sous toutes ses formes] fait aussi partie de l'existence humaine. Elle découle, d'une part, de notre finitude et, de l'autre, de la somme de fautes qui, au cours de l'histoire, s'est accumulée et qui encore aujourd'hui grandit sans cesse.

Il faut certainement faire tout ce qui est possible pour atténuer la souffrance : empêcher, dans la mesure où cela est possible, la souffrance des innocents ; calmer les douleurs ; aider à surmonter les souffrances psychiques. Autant de devoirs aussi bien de la justice que de l'amour qui rentrent dans les exigences fondamentales de l'existence chrétienne et de toute vie vraiment humaine. Dans la lutte contre la douleur physique, on a réussi à faire de grands progrès, mais la souffrance des innocents et aussi les souffrances psychiques ont plutôt augmenté au cours des dernières décennies.

Oui, nous devons tout faire pour surmonter la souffrance, mais l'éliminer complètement du monde n'est pas dans nos possibilités humaines -- simplement parce que nous ne pouvons pas nous extraire de notre finitude et parce qu'aucun de nous n'est en mesure d'éliminer le pouvoir du mal, de la faute, qui -- nous le voyons -- est continuellement source de souffrance. Dieu seul pourrait le réaliser : seul un Dieu qui entre personnellement dans l'histoire en se faisant homme et qui y souffre. Nous savons que ce Dieu existe et donc que ce pouvoir qui « enlève le péché du monde » (Jn 1,29) est présent dans le monde. Par la foi dans l'existence de ce pouvoir, l'espérance de la guérison du monde est apparue dans l'histoire.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Fée Violine
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Re: Guérison d'un lépreux

Message non lu par Fée Violine »

Méditation d'Aristide:
Loué soit Jésus Christ!!!!!!!! A jamais !!!!!!! 26/06/2009

Matthieu 8, 1-4

« Lorsque Jésus descendit de la montagne, de grandes foules se mirent à le suivre ».
Imaginez un peu les personnes qui suivaient Jésus pour l’écouter parler et le voir faire des miracles. Est-ce que de nos jours nous suivons le Christ ainsi comme ces grandes foules ?
Ensuite un lépreux s’approcha, se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu veux tu peux me purifier ».
Ce lépreux a fait un geste très humble, en se prosternant. Voilà comment nous devons demander à Jésus de nous aider. Dans sa demande il a été direct car il était sûr que Jésus peut le purifier car la lèpre était en ce temps une maladie impure. Pourquoi cette certitude de la part du lépreux, c’est simplement qu’il a la foi en Jésus Christ qu’il peut le rendre pur en lui demandant " Si tu veux tu peux me rendre pur".
Et que dit Jésus : « Je le veux, sois purifié, aussitôt il fut purifié de sa lèpre ».
Le Christ peut nous exaucer à condition que nous croyions en lui comme ce lépreux a fait. Seule notre foi peut nous sauver. Ne doutons jamais de la puissance du Christ. Car le doute nous fait perdre notre foi en lui et nous éloigne de plus de la vie éternelle. Quand le Christ fait un miracle dans notre vie, c’est pour que nous rendions témoignage à nos frères et sœurs pour faire grandir leur foi en lui. Notre foi doit nous assurer que le Christ nous écoute et nous exaucera pour qu’ensemble nous lui rendions gloire.

Demandons à l’Esprit Saint de nous aider à être sûr par notre foi que le Christ va nous guérir de nos diverses maladies physiques, morales et spirituelles.
etienne lorant
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Fête du coeur immaculé de Marie

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,46-47.48-49.50.53.54-55.
Marie rendit grâce au Seigneur en disant : « Mon âme exalte le Seigneur,
mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur.
Il s'est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !
Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.
Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à jamais. »

Le prêtre nous a lu aujourd'hui l'épisode de Jésus perdu au temple, que j'avais déjà entendu au cours de cette semaine, il me semble. Mais sur l'Evangile au quotdien j'ai trouvé le Magnificat. Je me souviens un peu du commentaire qu'en avait laissé Lanza del Vasto. Il s'était beaucoup attardé sur ce pouvoir donné à l'âme "d'exalter" son Seigneur. Ce qui me frappe de mon côter, c'est que les verbes "exalter" et exulter" n'ont qu'une seule lettre qui diffère...

Dans mon dictionnaire : on trouve une plus nette différence: exalter, c'est élever très haut par des louanges, tandis qu'exulter: c'est être pris d'un sentiment d'extrême félicité "mêlée d'excitation"... Cela me permet de saisir un peu le double mouvement qui s'accomplit en Marie, mouvement d'échange : sa louange monte vers le Ciel, et du Ciel elle recueille une très grande joie. Evidemment, cela m'a rappelé le jour de ma conversion ! Sauf que ma louange était muette, car je suis passé d'abord par un immense étonnement, bien avant de me mettre à la louange. Quant à l'exultation, pour çà, oui, tout à fait: c'est une joie comme un feu, qui semble devoir consumer tout l'être. L'esprit s'ouvre hors des frontières que la raison lui avait fixée. Les mots qui sont dans l'Evangile deviennent aussitôt "la Parole", et un immense travail (je songe au "travail" de l'accouchement) commence dans la conscience de celui qui reçoit: que de découvertes d'un seul coup !

Saint Ambroise, dans son Commentaire du Magnificat a laissé cette prhase surprenante: « Si, selon la chair, la mère du Christ est unique, selon la foi, toutes les âmes engendrent le Christ; chacune, en effet, accueille en elle le Verbe de Dieu ». Ainsi, le saint Docteur nous invite à faire en sorte que dans notre âme et dans notre vie, le Seigneur trouve une demeure. Nous ne devons pas seulement le porter dans le cœur, mais nous devons l'apporter au monde, afin que nous aussi nous puissions engendrer le Christ pour notre temps, dans notre vie quotidienne, dans nos rapports avec autrui. Je constate encore que tout ce qui est réellement important se déroule, comme dans la vie de Marie, sans faire le moindre bruit "dans le monde"...

(Dans mon journal, Michaël Jackson, dans la liturgie du jour, le Magnificat !)
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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