. Mais d'où sort ce mythe des "listes" de l'Église, de "ne plus compter sur les listes de l'église", ou de "ne plus grossir les chiffres annonçant le nombre de catholiques" ?
Lorsque des statistiques donnent le nombre de catholiques de part le monde, il ne s'agit pas de donner le nombre de bébés baptisés 20 ans auparavant ! Puisque justement on ne sait pas s'ils sont encore ou non baptisés !
Donc cet argument à la "débaptisation" n'a pas de sens.
Demander le "débaptême" pour "ne pas être comptabilisé" relève de la légende urbaine.
. Comme on l'a bien expliqué plus haut (et comme Michel Onfray lui-même le fait remarquer - miracle, je découvre qu'il lui est arrivé au moins une fois d'écrire ou de dire une chose sensée, logique et cohérente

),
demander à se faire "débaptiser" parce qu'on refuse ce sacrement, revient à admettre que l'on croit à ce sacrement, donc que l'on croit que le fait de verser de l'eau bénite sur notre front de bébé a une action concrète et réelle sur nous.
Donc là c'est contradictoire avec le fait de se dire athée.
. Le concept même de "débaptême" n'a pas de sens, on l'a déjà expliqué plus haut :
un baptême, du point de vue de ceux qui le pratiquent et y croient, c'est comme un médicament, comme un vaccin. Donc, demander à être "débaptiser", c'est comme demander, 20 ans plus tard, à être "dévacciné DT-polio" : ça n'a aucun sens.
. Comme quelqu'un l'a justement noté, le baptême, physiquement, n'ajoute ni ne retranche rien ; il n'est pas une mutilation, ni une contrainte. On ne voit donc pas bien en quoi il contraint l'enfant : si plus tard il refuse de croire, le fait d'être baptisé ne s'oppose pas physiquement à sa volonté.
Prenons un exemple imaginaire, vu que c'est surtout le mot "église catholique" qui affole les compteurs et fait perdre tout sens critique, visiblement :
imaginons que vous veniez, originellement, d'une tribu lointaine dont un rite consisterait à, disons, apposer un peu de cendres refroidies sur le front du nouveau-né en prononçant certaines paroles pour faire fuir les mauvais esprits ;
mettons que, sans pour autant insulter cette croyance ni ses adeptes ni les membres de la tribu de vos parents,
vous ayez abandonné cette croyance.
Bien.
Est-ce que ça vous gênerait beaucoup, dans votre vie de tous les jours, de savoir qu'on vous a versé 3 grains de cendre froide sur le front lorsque vous aviez 5 mois, et que votre nom secret de totem est inscrit quelque part à l'encre de champignons écrasés sur une vieille écorce de bouleau séchée ?
Voilà.
Demander son débaptême, c'est :
. soit admettre qu'on est, en fait, croyant.
. soit avouer qu'on n'a rien compris à la religion, qu'on n'y connait rien et qu'on gobe un peu tout ce qui passe ("l'église va utiliser ton nom pour sa propagande, c'est comme facebook, une fois que t'es inscrit ils peuvent vendre leur listing à des agences de pub !"
