Ouaaaaaaaah ! En revisitant ce forum après une revigorante randonnée dans la campagne anglaise, je n’attendais pas forcément des

saluant mes derniers articles, ni même des

, mais là je suis bon pour la :hang:
Quel est mon crime ? D’oser croire que si un homme ou une femme disent ‘oui’, ça veut dire ‘oui’ ; et s’ils disent ‘non’, ben, ça veut dire ‘non’.
Les individus dangereux dans le monde ne sont-ils pas ceux qui prétendent ignorer ce qu’est un consentement ? Ils n’entendent pas ‘non’. Ils trouvent à ce ‘non’ des réserves : "en réalité, elle aime ça" ; "il est vieux, ne tenez pas compte de ce qu’il dit" ; "nous savons mieux que vous ce qui est bon pour vous"…
Je regarde les décisions des gens et je veux croire qu’ils ne sont pas moins adultes et capables de jugement que moi. Ils votent, et je n’en tiendrais pas compte parce qu’ils seraient ‘manipulés’ ? Elle veut se marier, et je l’interdirais parce qu’elle ‘ne sait pas ce qu’elle fait’ ? Ils sont délinquants, mais seraient irresponsables (et pourtant, quelle sordide histoire les a amenés à cette délinquance) ?
Nos faiblesses, nos névroses, nos mesquineries, nos peurs de l’avenir, nos confiances mal placées sont tapies derrière toutes nos décisions, mais ce sont NOS décisions. Et ce ne serait pas notre vie si quelqu'un la menait à notre place. Et si nous la confions en Christ, c’est encore notre décision, Lui n’en voudrait pas si elle ne Lui était pas librement donnée.
Comment ne pas faire la différence, Charles, entre des prisonniers de guerre et de pauvres masos qui peuvent dire ‘pouce’ et retrouver leur pantoufles le soir avec un derrière endolori ; entre les détenus d’Abu Ghraib et des gens qui se donnent
mutuellement du plaisir, si vulgaire, dépravée, condamnable, que soit cette forme de plaisir ?
Et à l’extrême, s’il existait quelques fous pour se livrer
volontairement à des combats de gladiateurs, ils seraient bien moins à plaindre que les malheureux conscrits envoyés à la mort
contre leur consentement, et les promoteurs de ces combats de gladiateurs seraient bien moins coupables moralement que ceux de ces fauteurs de guerre, qui, dispensés de demander le consentement de leurs soldats, ont pu les faire massacrer par millions.
Bien sûr, certaines gens laissés libres vont plonger dans l’ombre. Au moins, un temps, car il y a des repêchages. Le Père le sait bien, Lui qui nous a voulus libres. Il a pris ce risque — et je suis convaincu qu’Il nous demande de le prendre avec Lui. Car si le consentement n’est pas à la base de toutes nos relations sociales, alors nous sommes entièrement aux mains des Pharisiens imposant le quelconque ordre moral du moment.
Il est deux fonctions qu’un Etat ne peut pas remplir : nous protéger de lui-même et nous protéger de nous-mêmes. La vigilance constante doit nous garder du premier risque, la seconde fonction doit lui être ôtée. Car sans conversion, tant que le vice est dans les cœurs, la censure et la répression n’engendrent que l’hypocrisie, la clandestinité, la corruption et les profits obscènes de l’illégalité. Ce serait vrai de la pornographie comme ce l’est déjà de la drogue.
Voilà. J’ai dit mon opinion sur le sujet. J’irai me faire pendre sur d’autres fils.
Christian