Paly a écrit :Quelle solution proposeriez vous pour pallier à cela ?
Cette question rejoint et à la fois élargit la notion de droit humain. Pour que des millions de femmes ne se retrouvent pas à se faire Hara Kiri dans un garage, il faudrait donc que la sexualité des hommes et des femmes soit envisagée autrement, puisque les bébés, ou les
accidents viennent de cet acte-là, l'acte sexuel, ou plus exactement l'acte procréateur.
Pour que la sexualité soit envisagée autrement, il faudrait reconstruire une autre éducation de chaque citoyen, et que chacun se sente responsable du regard qu'il construit sur les personnes qu'il rencontre; les hommes sur les femmes et les enfants qu'ils risquent de semer, les femmes sur les hommes et les enfants qu'elles risquent de porter. Y a du boulot...
Et l'avortement est la solution de facilité par excellence: rapide, efficace, gratuite, légale[*]. Si entre deux maux l'homme ne sait pas toujours choisir le moindre, entre deux efforts, pas de souci, l'homme sait faire son choix. Si l'avortement existe, c'est parce que les hommes sont irresponsables, et parce que c'est une solution facile. Si la solution la plus facile avait été de se débarrasser des bébés autrement, c'est cela que l'homme aurait fait.
Pour pallier aux millions de femmes qui se retrouvent en détresse, il faut travailler avec toutes les jeunes filles en amont, les éduquer au refus, à la dignité, leur élargir l'horizon, et idem avec les garçons. Le problème de la sexualité, fécondatrice, ne peut se réduire à un simple acte médical, et il est imbriqué avec d'autres problématiques de la société; la consommation, la mode, les moeurs, les idées, etc... Ce que je veux dire, c'est que la société se construit des milliers d'actes posés chaque jour par chaque citoyen, et chaque acte aura son lot de conséquences.
[*]et meurtrière, silencieuse.