Réciter le chapelet "pour les nuls"
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Re: Chapelet "pour les nuls"
Merci pour ces expériences, conseils et connaissances qui me permettent de voir cette récitation du chapelet sous un angle différent.
Le chapelet
A quoi sert un chapelet ? Beaucoup disent que ça sert a rien et que rien ne vaut une prière du cœur.
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Invité
- Barbarus

Re: Le chapelet
Le chapelet peut être une prière du coeur où comme Marie vous repassez dans votre coeur la vie, la mort et la resurrection du Seigneur et vous présentez au Seigneur ce qu'il y a de joies, de peines, de relations qui habitent votre coeur.
- olive
- Quæstor

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Re: Le chapelet
Bonjour,
Le chapelet est très très très important , La Sainte Vierge demande de le réciter dans TOUT les lieux d'apparitions . A Fatima Elle dit : Je sauverais le monde par le rosaire .
La prière du coeur ne doit pas empêcher de dire le chapelet, la fidélité au chapelet est primordiale . La prière du coeur est un don de Dieu, la prière du coeur ne jailli que dans un coeur qui déjà prie le chapelet dans l'obéissance à la Sainte Vierge et est fidèle .
La petite Thérèse disait un jour : je préférerai la mortification à la récitation du chapelet mais elle est restée fidèle dans le combat, par la Foi elle a su persévérer . Toute personne qui dit le chapelet est forcément attaquée, car la chaîne qui enchaînera le Démon à la fin des temps est aussi le chapelet .
Qui n'aime pas le Chapelet ? le démon .
Dire : je pratique la prière du coeur je n'ai pas besoin du chapelet est de l'orgueil qui ne vient pas de Dieu . Les saint disent le chapelet .
Bien-sûr cette prière est un prière vocale, mais il est bon de l'accompagner de méditation . Si vous dites : je mène un vie contemplative, je n'ai pas besoin du chapelet , cela ne viens pas Dieu . ( sauf obéissance à son père spirituel )
Voila cher frère bien-aimé,
Votre petite soeur Olive .
Le chapelet est très très très important , La Sainte Vierge demande de le réciter dans TOUT les lieux d'apparitions . A Fatima Elle dit : Je sauverais le monde par le rosaire .
La prière du coeur ne doit pas empêcher de dire le chapelet, la fidélité au chapelet est primordiale . La prière du coeur est un don de Dieu, la prière du coeur ne jailli que dans un coeur qui déjà prie le chapelet dans l'obéissance à la Sainte Vierge et est fidèle .
La petite Thérèse disait un jour : je préférerai la mortification à la récitation du chapelet mais elle est restée fidèle dans le combat, par la Foi elle a su persévérer . Toute personne qui dit le chapelet est forcément attaquée, car la chaîne qui enchaînera le Démon à la fin des temps est aussi le chapelet .
Qui n'aime pas le Chapelet ? le démon .
Dire : je pratique la prière du coeur je n'ai pas besoin du chapelet est de l'orgueil qui ne vient pas de Dieu . Les saint disent le chapelet .
Bien-sûr cette prière est un prière vocale, mais il est bon de l'accompagner de méditation . Si vous dites : je mène un vie contemplative, je n'ai pas besoin du chapelet , cela ne viens pas Dieu . ( sauf obéissance à son père spirituel )
Voila cher frère bien-aimé,
Votre petite soeur Olive .
" Crois à ce que Dieu mumure à ton coeur " Benoît 16
" Tout ce qu'Il vous dira, faites-le " Jean, 2, 5
Re: Le chapelet
En effet la prière du chapelet peut sembler très mécanique, mais cette répétition fait naître une méditation des mystères, profonde et continuellement alimentée !
Dernière modification par Harfang le mer. 13 mai 2009, 11:32, modifié 1 fois.
†
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Re: Le chapelet
Cher Fabien,
Le chapelet, en tant que tel, n'est qu'un objet.
C'est ce qu'on fait de l'objet qui peut être intéressant...
Peut-être devriez-vous l'essayer...?
Car c'est un peu difficile d'expliquer à quoi sert le chapelet, ni ce qu'on ressent en le priant... De plus, il nécessite un certain état d'esprit, une certaine pratique.
En fait, je ne crois pas qu'on puisse parler d'utilité, voyez-vous...
À quoi ça sert de parler à sa mère? À quoi ça sert, de méditer? À quoi ça sert, finalement, de prier?
Peut-être que le chapelet ne sert à rien, finalement...

Le chapelet, en tant que tel, n'est qu'un objet.
C'est ce qu'on fait de l'objet qui peut être intéressant...
Peut-être devriez-vous l'essayer...?
Car c'est un peu difficile d'expliquer à quoi sert le chapelet, ni ce qu'on ressent en le priant... De plus, il nécessite un certain état d'esprit, une certaine pratique.
En fait, je ne crois pas qu'on puisse parler d'utilité, voyez-vous...
À quoi ça sert de parler à sa mère? À quoi ça sert, de méditer? À quoi ça sert, finalement, de prier?
Peut-être que le chapelet ne sert à rien, finalement...
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
Re: Le chapelet
Vous me dites que l'on prie Marie, mais dans la Bible (je sais plus où) il est marqué qu'il faut s'adresser directement à notre Père le Seigneur. Peut-être que je me trompe, si tel est le cas je serais désolé. Mais je vais quand même essayer le chapelet
Que Dieu vous bénisse
Que Dieu vous bénisse
Re: Le chapelet
Bonjour Fabien,
Au passage, l'intercession des autres (anges ou saints) est explicitement mentionnée dans la Bible : oui, c'est être fidèle aux Ecritures que de demander à quelqu'un d'intercéder pour nous. Et c'est ce que nous faisons en priant les saints qui ne sont pas morts mais vivants dans le Christ.
Bien à vous,
Mais l'un n'empêche pas l'autre. En outre, on ne s'adresse pas à Marie comme on s'adresse au Seigneur : Marie n'est pas une déesse ! Ce n'est qu'une créature, mais la plus belle des créatures, celle qui préfigure ce que nous serons un jour. En elle, nous admirons les merveilles de Dieu. Elle est la Reine de saints et à ce titre, nous lui demandons d'intercéder pour nous, de prier pour nous, comme vous demandriez à une amie, à une mère, de prier pour vous le Seigneur.fabien a écrit :Vous me dites que l'on prie Marie, mais dans la Bible (je sais plus où) il est marqué qu'il faut s'adresser directement à notre Père le Seigneur.
Au passage, l'intercession des autres (anges ou saints) est explicitement mentionnée dans la Bible : oui, c'est être fidèle aux Ecritures que de demander à quelqu'un d'intercéder pour nous. Et c'est ce que nous faisons en priant les saints qui ne sont pas morts mais vivants dans le Christ.
Bien à vous,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
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Re: Le chapelet
Ce matin, le chapelet m'a tenu éveillé dans la paix, avec un grand bonheur, depuis 5h30 du matin jusqu'au moment où je me suis levé.Touriste a écrit :Le chapelet peut être une prière du coeur où comme Marie vous repassez dans votre coeur la vie, la mort et la resurrection du Seigneur et vous présentez au Seigneur ce qu'il y a de joies, de peines, de relations qui habitent votre coeur.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Le chapelet
je commence tout juste la priere au chapelet...je tente d'en faire tout les jour...soit un rosaire ou un autre "chapelet"
j'aime beaucoup cette methode,je pense que il faut se laisser aller, et ne pas trop se poser de question!
selon moi, mon avis de novice en tout..en pratique religieuse et en chapelet...le chapelet m'aide à "poser" mes priere..il me guide...c'est un sorte de lien,on est pas seul quand on pri avec un chapelet dans les mains personellement j'y arrive bien mieu avec , peut etre que cet objet aussi s'imbibe de toute nos priere nos demande, notre foi grandissante (enfin pour mon cas!).....j'etait vraiment pressée d'avoir le mien, quand j'ai decidé de me faire baptisé et de pratiquer la religion, j'ai decouvert le rosaire j'ai été seduite de suite par cette priere, comme une revelation!!!...j'ai ressenti le besoin de la vivre de la faire, et j'ai eu un peu de mal à comencer un debut de vrai pratique religieuse avant de recevoir mon chapelet, que j'ai attendu avec impatience,quand j'ai eu mon chapelet dans les mains j'ai eu l'impression enfin de vraiment commencer ma route, de passer la premiere et demarrer pour de bon..tout doucement mais surement!
alors pourquoi??!!
ça??
tout ce que je sais c'est que j'adore faire mon petit chapelet quotidien,
apres j'ai lu des temoignage de personne qui n'aime aps du tout le chapelet, le prier...ne se retrouve pas dans cete pratique mais elle font plein d'autre chose pour vivre leur foi..donc...
bises
-
Invité
- Barbarus

Re: Le chapelet
Pour vous donner du courage je n'hésite pas à vous copier un passage des" Récits d'un pèlerin russe"
.....Pendant une semaine, je m'exerçai dans la solitude de mon jardin à l'étude de la prière intérieure, en suivant exactement les conseils du starets. Au début tout semblait aller bien. Puis, je ressentis une grande lourdeur, de la paresse, de l'ennui, un sommeil insurmontable et les pensées s'abattirent sur moi comme les nuages. J'allai chez le starets plein de chagrin et lui exposait mon état. Il me reçut avec bonté et me dit:
- Frère bien aimé, c'est la lutte que mène contre toi le monde obscur, car il n'est rien qu'il ne redoute tant que la prière du coeur. Il essaye de te gêner et de te donner le dégoût pour la prière. Mais l'ennemi n'agit que selon la volonté et la permission de Dieu, dans la mesure où cela nous est nécessaire. Il faut sans doute que ton humilité soit encore mise à l'épreuve....................................
Tu sais que la raison de tout homme est dans sa poitrine... A cette raison enlève donc toute pensée et donne lui le " Seigneur Jésus Christ, ayez pitié de nous" Efforce-toi de remplacer par cette invocation intérieure toute autre pensée et à la longue cela t'ouvrira sûrement le seuil de ton coeur..................
Voici un rosaire avec lequel tu pourras faire au début trois mille oraisons par jours. Debout, assis, couché ou en marchant, dis sans cesse, Seigneur Jésus Christ, ayez pitié de moi! Doucement et sans hâte. Et récite exactement trois mille oraisons par jour sans en ajouter ou retrancher aucune. C'est ainsi que tu parviendras à l'activité perpétuelle du coeur.
Je reçu avec joie ces paroles du starets et m'en retournai chez moi. Je me mis à faire exactement et fidèlement ce qu'il m'avait enseigné. Pendant deux jours, j'y eux quelque difficulté, puis cela devint si facile que lorsque je disais la prière, je sentais comme un besoin de la reprendre et elle coulait avec facilité et légèreté sans rien de la contrainte du début.
Je racontai cela au starets, qui m'ordonna de réciter six mille oraisons par jour et me dit:
Sois sans trouble et efforce-toi seulement de t'en tenir au nombre d'oraisons qui t'es prescrit: Dieu te fera miséricorde.
Pendant toute une semaine, je demeurai dans ma cabane solitaire à réciter chaque jour mes six mille oraisons sans me soucier de rien autre et sans avoir à lutter contre les pensées; j'essayais seulement d'observer exactement le commandement du starets. Qu'arriva-t-il? Je m"habituais si bien à la prière que, si je m'arrêtais un cours instant, je sentais un vide comme si j'avais perdu quelque chose; dès que je reprenais ma prière, j'étais de nouveau léger et heureux. Si je rencontrai quelqu'un, je n'avais plus envie de parler, je désirais seulement être dans la solitude et réciter la prière; tellement je m'y trouvais habitué au bout d'une semaine.
Le starets qui ne m'avait pas vu depuis dix jours vint lui même prendre de mes nouvelles. Je lui expliquai ce qui m'arrivai. Après m'avoir écouté, il me dit:
-Te voila habitué à la prière. Vois-tu, il faut maintenant garder l'habitude et la fortifier: ne perd pas de temps et, avec l'aide de Dieu, prends la résolution de réciter douze mille oraisons par jour; demeure dans la solitude , couche-toi un peu plus tard et viens me voir deux fois par mois.
Je me conformai aux ordres du starets et le premier jour, c'est à peine si je parvins à réciter douze mille oraisons que j'achevai tard dans la soirée. Le lendemain je le fis plus facilement et avec plaisir. Je ressentis d'abord de la fatigue, une sorte de durcissement de la langue et une raideur dans les mâchoires, mais sans rien de désagréablement, ensuite j'ai eu légèrement mal au palais, puis au pouce de la main gauche qui égrenait le rosaire, tandis que mon bras s'échauffait jusqu'au coude, ce qui produisit une sensation délicieuse. Et cela ne faisait que m'inciter à réciter encore mieux la prière. Ainsi pendant cinq jours j'exécutai fidèlement les douze mille oraisons et en même temps que l'habitude, je reçus l'agrément et le goût de la prière.
Un matin de bonne heure, je fus comme réveillé par la prière. Je commençais à dire mes oraisons du matin, mais ma langue s'y embarrassait et je n'avais d'autre désir que de réciter la prière de Jésus. Dès que je m'y fus mis je devins tout heureux, mes lèvres remuaient sans effort. Je passai toute la journée dans la joie. J'étais comme retranché de tout et me sentais d'un autre monde. Je terminais sans difficulté mes douze mille oraisons avant la fin du jour. J'aurais beaucoup voulu continuer, mais je n'osais dépasser le chiffre indiqué par le starets. Les jours suivants, je continuai d'invoquer le nom de Jésus Christ avec facilité et sans jamais me lasser.
J'allais voir le starets et lui racontai tout cela en détail. Lorsque j'eus fini, il me dit:
-Dieu t'a donné le désir de prier et la possibilité de le faire sans peine. C'est là un effet naturel produit par l'exercice et l'application constante, de même une machine dont on lance peu à peu le volant continue ensuite de tourner d'elle-même, mais pour qu'elle reste en mouvement, il faut la graisser et lui donner parfois un nouvel élan. Tu vois maintenant de quelles facultés merveilleuses le Dieu ami des hommes a doué notre nature sensible elle-même; et tu as connu les sensations extraordinaires qui peuvent naître même dans l'âme pécheresse dans la nature impure que n'illumine pas encore la grâce. Mais quel degré de perfection, de joie et de ravissement n'atteint pas l'homme lorsque le Seigneur le veut bien lui révéler la prière spirituelle spontanée et purifier son âme de ses passions. C'est un état inexprimable et la révélation de ce mystère est un avant goût de la douceur céleste. C'est le don que reçoivent ceux qui cherchent le Seigneur dans la simplicité d'un coeur débordant d'amour!
Désormais je te permets de récité autant d'oraisons que tu le veux, essaie de consacrer tout le temps de la veille à la prière et invoque le nom de Jésus sans plus compter, t'en remettant humblement à la volonté de Dieu, et espérant en son secours; il ne t'abandonnera pas et dirigera ta route.
Obéissant à cette règle, je passais tout l'été à réciter sans cesse la prière de Jésus et je fus tout à fait tranquille. Durant mon sommeil, je rêvais parfois que je récitais la prière. Et, pendant la journée, lorsque qu'il m'arrivais de rencontrer des gens, ils me semblaient aussi aimables que s'ils avaient été de ma famille. Mais je ne restais pas avec eux. Les pensées s'étaient apaisées et je ne vivais qu'avec la prière; je commençais à incliner mon esprit à l'écouter et parfois mon coeur ressentait de lui-même comme une chaleur et une grande joie. Lorsqu'il m'arrivait d'entrer dans une église, le long service de la solitude me paraissait court et ne me lassait plus comme auparavant. La cabane solitaire me semblait un palais splendide et je ne savais comment remercier Dieu de m'avoir envoyé, à moi pauvre pécheur, un starets à l'enseignement si bienfaisant.
.....Pendant une semaine, je m'exerçai dans la solitude de mon jardin à l'étude de la prière intérieure, en suivant exactement les conseils du starets. Au début tout semblait aller bien. Puis, je ressentis une grande lourdeur, de la paresse, de l'ennui, un sommeil insurmontable et les pensées s'abattirent sur moi comme les nuages. J'allai chez le starets plein de chagrin et lui exposait mon état. Il me reçut avec bonté et me dit:
- Frère bien aimé, c'est la lutte que mène contre toi le monde obscur, car il n'est rien qu'il ne redoute tant que la prière du coeur. Il essaye de te gêner et de te donner le dégoût pour la prière. Mais l'ennemi n'agit que selon la volonté et la permission de Dieu, dans la mesure où cela nous est nécessaire. Il faut sans doute que ton humilité soit encore mise à l'épreuve....................................
Tu sais que la raison de tout homme est dans sa poitrine... A cette raison enlève donc toute pensée et donne lui le " Seigneur Jésus Christ, ayez pitié de nous" Efforce-toi de remplacer par cette invocation intérieure toute autre pensée et à la longue cela t'ouvrira sûrement le seuil de ton coeur..................
Voici un rosaire avec lequel tu pourras faire au début trois mille oraisons par jours. Debout, assis, couché ou en marchant, dis sans cesse, Seigneur Jésus Christ, ayez pitié de moi! Doucement et sans hâte. Et récite exactement trois mille oraisons par jour sans en ajouter ou retrancher aucune. C'est ainsi que tu parviendras à l'activité perpétuelle du coeur.
Je reçu avec joie ces paroles du starets et m'en retournai chez moi. Je me mis à faire exactement et fidèlement ce qu'il m'avait enseigné. Pendant deux jours, j'y eux quelque difficulté, puis cela devint si facile que lorsque je disais la prière, je sentais comme un besoin de la reprendre et elle coulait avec facilité et légèreté sans rien de la contrainte du début.
Je racontai cela au starets, qui m'ordonna de réciter six mille oraisons par jour et me dit:
Sois sans trouble et efforce-toi seulement de t'en tenir au nombre d'oraisons qui t'es prescrit: Dieu te fera miséricorde.
Pendant toute une semaine, je demeurai dans ma cabane solitaire à réciter chaque jour mes six mille oraisons sans me soucier de rien autre et sans avoir à lutter contre les pensées; j'essayais seulement d'observer exactement le commandement du starets. Qu'arriva-t-il? Je m"habituais si bien à la prière que, si je m'arrêtais un cours instant, je sentais un vide comme si j'avais perdu quelque chose; dès que je reprenais ma prière, j'étais de nouveau léger et heureux. Si je rencontrai quelqu'un, je n'avais plus envie de parler, je désirais seulement être dans la solitude et réciter la prière; tellement je m'y trouvais habitué au bout d'une semaine.
Le starets qui ne m'avait pas vu depuis dix jours vint lui même prendre de mes nouvelles. Je lui expliquai ce qui m'arrivai. Après m'avoir écouté, il me dit:
-Te voila habitué à la prière. Vois-tu, il faut maintenant garder l'habitude et la fortifier: ne perd pas de temps et, avec l'aide de Dieu, prends la résolution de réciter douze mille oraisons par jour; demeure dans la solitude , couche-toi un peu plus tard et viens me voir deux fois par mois.
Je me conformai aux ordres du starets et le premier jour, c'est à peine si je parvins à réciter douze mille oraisons que j'achevai tard dans la soirée. Le lendemain je le fis plus facilement et avec plaisir. Je ressentis d'abord de la fatigue, une sorte de durcissement de la langue et une raideur dans les mâchoires, mais sans rien de désagréablement, ensuite j'ai eu légèrement mal au palais, puis au pouce de la main gauche qui égrenait le rosaire, tandis que mon bras s'échauffait jusqu'au coude, ce qui produisit une sensation délicieuse. Et cela ne faisait que m'inciter à réciter encore mieux la prière. Ainsi pendant cinq jours j'exécutai fidèlement les douze mille oraisons et en même temps que l'habitude, je reçus l'agrément et le goût de la prière.
Un matin de bonne heure, je fus comme réveillé par la prière. Je commençais à dire mes oraisons du matin, mais ma langue s'y embarrassait et je n'avais d'autre désir que de réciter la prière de Jésus. Dès que je m'y fus mis je devins tout heureux, mes lèvres remuaient sans effort. Je passai toute la journée dans la joie. J'étais comme retranché de tout et me sentais d'un autre monde. Je terminais sans difficulté mes douze mille oraisons avant la fin du jour. J'aurais beaucoup voulu continuer, mais je n'osais dépasser le chiffre indiqué par le starets. Les jours suivants, je continuai d'invoquer le nom de Jésus Christ avec facilité et sans jamais me lasser.
J'allais voir le starets et lui racontai tout cela en détail. Lorsque j'eus fini, il me dit:
-Dieu t'a donné le désir de prier et la possibilité de le faire sans peine. C'est là un effet naturel produit par l'exercice et l'application constante, de même une machine dont on lance peu à peu le volant continue ensuite de tourner d'elle-même, mais pour qu'elle reste en mouvement, il faut la graisser et lui donner parfois un nouvel élan. Tu vois maintenant de quelles facultés merveilleuses le Dieu ami des hommes a doué notre nature sensible elle-même; et tu as connu les sensations extraordinaires qui peuvent naître même dans l'âme pécheresse dans la nature impure que n'illumine pas encore la grâce. Mais quel degré de perfection, de joie et de ravissement n'atteint pas l'homme lorsque le Seigneur le veut bien lui révéler la prière spirituelle spontanée et purifier son âme de ses passions. C'est un état inexprimable et la révélation de ce mystère est un avant goût de la douceur céleste. C'est le don que reçoivent ceux qui cherchent le Seigneur dans la simplicité d'un coeur débordant d'amour!
Désormais je te permets de récité autant d'oraisons que tu le veux, essaie de consacrer tout le temps de la veille à la prière et invoque le nom de Jésus sans plus compter, t'en remettant humblement à la volonté de Dieu, et espérant en son secours; il ne t'abandonnera pas et dirigera ta route.
Obéissant à cette règle, je passais tout l'été à réciter sans cesse la prière de Jésus et je fus tout à fait tranquille. Durant mon sommeil, je rêvais parfois que je récitais la prière. Et, pendant la journée, lorsque qu'il m'arrivais de rencontrer des gens, ils me semblaient aussi aimables que s'ils avaient été de ma famille. Mais je ne restais pas avec eux. Les pensées s'étaient apaisées et je ne vivais qu'avec la prière; je commençais à incliner mon esprit à l'écouter et parfois mon coeur ressentait de lui-même comme une chaleur et une grande joie. Lorsqu'il m'arrivait d'entrer dans une église, le long service de la solitude me paraissait court et ne me lassait plus comme auparavant. La cabane solitaire me semblait un palais splendide et je ne savais comment remercier Dieu de m'avoir envoyé, à moi pauvre pécheur, un starets à l'enseignement si bienfaisant.
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Re: Le chapelet
Bien sûre que vous pouvez vous adresser à votre Papa ! C'est très bon d'ailleurs .fabien a écrit :Vous me dites que l'on prie Marie, mais dans la Bible (je sais plus où) il est marqué qu'il faut s'adresser directement à notre Père le Seigneur.
Peut-être que je me trompe, si tel est le cas je serais désolé.
Mais je vais quand même essayer le chapelet
Que Dieu vous bénisse
L'un n'empêche pas l'autre ... Il faut savoir que la Très Sainte Trinité n'a JAMAIS RIEN refusé à sa Mère, Fille, et Epouse . C'est pourquoi il est bon de demander à la Sainte Vierge d'interceder pour nous .
Voyez, 2ème mystère lumineux du Rosaire, les noces de Cana . La Mère obtient le premier miracle de Jésus, alors que ce n'est pas son heure . Et quel miracle ! De l'eau changer en vin pour des noces ... On pourrait se dire que ce n'est pas très importrant . Mais elle nous aime jusque là . Elle peut faire plier la Volonté de Dieu .
Les enfants qui ont Marie pour Maitresse, rentrent dans ses secrets, et seront les plus grands Saints ! Lancez vous !
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fernwright
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Re: Le chapelet
Peut-on prier le chapelet en silence ou est-ce nécessairement vocal? Je crois que Marthe Robin le priait en silence (?) Merci de me répondre et de ma faire part de votre expérience en ce domaine.

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Re: Le chapelet
Bonjour,
------------------------------
(*) l'immaculée conception : c'est ce qui institue Marie comme modèle de créature/d'être, et non pas modèle d'accomplissement personnel, justement. Le chemin de perfection de notre nature n'est donc surtout pas un cheminement de développement personnel comme dans certaines "spiritualités" ou comme on pratiquerait un sport : à force de répéter le chapelet on deviendrait Saint... non ! C'est un abandon total à la grâce, et la méditation du chapelet est ce par quoi on offre notre pâte à Dieu pour qu'il la pétrisse, en vue de faire de nous, avec le levain des sacrements, des parfaits petits pains, comme Jésus.
Vivement qu'il nous passe au four à la fin, parce que ce sera justement là, au jour du jugement, que tout ce qui ne sera pas prêt à cuire sera laissé, que ce qui n'est pas bon sera détruit par le feu du Grand Four à Pain (non je ne fonde pas une nouvelle religion !) et qu'il ne restera finalement que ce qui est sain(t), transformé par l'Amour de Dieu en un met croustillant et délicieux !
J'ajoute, de mon expérience personnelle de la prière mariale en générale, et du rosaire en particulier, que Marie est par essence médiatrice : elle est l'archétype vivante de la nature humaine dans sa perfection (l'état adamique), qui est comme elle, matrice du Verbe. C'est là, dans cet état de nature immaculée vers lequel Jésus nous conduit pas à pas, par la rédemption, qu'on reçoit la grâce de Dieu, qu'on peut l'accueillir en nous. En cela, Marie est le modèle, déjà parfaitement accompli même avant sa naissance (*) auquel nous devons tous aspirer : de devenir de parfaites matrices du Verbe divin, en sanctifiant en nous le Saint Nom de Jésus, pour le laisser sanctifier notre chair à son tour, nous sortir du péché et que nous connaissions enfin l'assomption de Marie au ciel, écrasant au passage la tête du serpent qui nous a mis dans le trou ! Marie n'est pas appelée la nouvelle Eve pour rien.C.E.C. a écrit :2673 Dans la prière, l’Esprit Saint nous unit à la Personne du Fils Unique, en son Humanité glorifiée. C’est par elle et en elle que notre prière filiale communie dans l’Église avec la Mère de Jésus (cf. Ac 1, 14).
2674 Depuis le consentement apporté dans la foi à l’Annonciation et maintenu sans hésitation sous la croix, la maternité de Marie s’étend désormais aux frères et aux sœurs de son Fils " qui sont encore des pèlerins et qui sont en butte aux dangers et aux misères " (LG 62). Jésus, l’unique Médiateur, est le Chemin de notre prière ; Marie, sa Mère et notre Mère, lui est toute transparente : elle " montre le Chemin " (Hodoghitria), elle en est " le Signe ", selon l’iconographie traditionnelle en Orient et en Occident.
2675 C’est à partir de cette coopération singulière de Marie à l’action de l’Esprit Saint que les Églises ont développé la prière à la sainte Mère de Dieu, en la centrant sur la Personne du Christ manifestée dans ses mystères. Dans les innombrables hymnes et antiennes qui expriment cette prière, deux mouvements alternent habituellement : l’un " magnifie " le Seigneur pour les " grandes choses " qu’il a faites pour son humble servante, et par elle, pour tous les humains (cf. Lc 1, 46-55) ; l’autre confie à la Mère de Jésus les supplications et les louanges des enfants de Dieu, puisqu’elle connaît maintenant l’humanité qui en elle est épousée par le Fils de Dieu.
2676 Ce double mouvement de la prière à Marie a trouvé une expression privilégiée dans la prière de l’" Ave Maria " :
" Je vous salue, Marie (Réjouis-toi, Marie) ". La salutation de l’Ange Gabriel ouvre la prière de l’Ave. C’est Dieu lui-même qui, par l’entremise de son ange, salue Marie. Notre prière ose reprendre la salutation de Marie avec le regard que Dieu a jeté sur son humble servante (cf. Lc 1, 48) et à nous réjouir de la joie qu’Il trouve en elle (cf. So 3, 17b).
" Pleine de grâce, le Seigneur est avec toi " : Les deux paroles de la salutation de l’ange s’éclairent mutuellement. Marie est pleine de grâce parce que le Seigneur est avec elle. La grâce dont elle est comblée, c’est la présence de Celui qui est la source de toute grâce. " Réjouis-toi ... fille de Jérusalem ... le Seigneur est au milieu de toi " (So 3, 14. 17a). Marie, en qui vient habiter le Seigneur lui-même, est en personne la fille de Sion, l’arche de l’Alliance, le lieu où réside la gloire du Seigneur : elle est " la demeure de Dieu parmi les hommes " (Ap 21, 3). " Pleine de grâce ", elle est toute donnée à celui qui vient habiter en elle et qu’elle va donner au monde.
" Tu es bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de tes entrailles, est béni ". Après la salutation de l’ange, nous faisons nôtre celle d’Elisabeth. " Remplie de l’Esprit Saint " (Lc 1, 41), Elisabeth est la première dans la longue suite des générations qui déclarent Marie bienheureuse (cf. Lc 1, 48) : " Bienheureuse celle qui a cru... " (Lc 1, 45) ; Marie est " bénie entre toutes les femmes " parce qu’elle a cru en l’accomplissement de la parole du Seigneur. Abraham, par sa foi, est devenu une bénédiction pour " toutes les nations de la terre " (Gn 12, 3). Par sa foi, Marie est devenue la mère des croyants grâce à laquelle toutes les nations de la terre reçoivent Celui qui est la bénédiction même de Dieu : Jésus, le fruit bénit de tes entrailles ".
2677 " Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous... " Avec Elisabeth nous nous émerveillons : " Comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? " (Lc 1, 43). Parce qu’elle nous donne Jésus son fils, Marie est la mère de Dieu et notre mère ; nous pouvons lui confier tous nos soucis et nos demandes : elle prie pour nous comme elle a prié pour elle-même : " Qu’il me soit fait selon ta parole " (Lc 1, 38). En nous confiant à sa prière nous nous abandonnons avec elle à la volonté de Dieu : " Que ta volonté soit faite ".
" Prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort ". En demandant à Marie de prier pour nous, nous nous reconnaissons pauvres pécheurs et nous nous adressons à la " Mère de la miséricorde ", à la Toute Sainte. Nous nous remettons à elle " maintenant ", dans l’aujourd’hui de nos vies. Et notre confiance s’élargit pour lui abandonner dès maintenant, " l’heure de notre mort ". Qu’elle y soit présente comme à la mort en Croix de son Fils et qu’à l’heure de notre passage elle nous accueille comme notre mère (cf. Jn 19, 27) pour nous conduire à son Fils Jésus, en Paradis.
2678 La piété médiévale de l’Occident a développé la prière du Rosaire, en substitut populaire de la Prière des Heures. En Orient, la forme litanique de l’Acathiste et de la Paraclisis est restée plus proche de l’office choral dans les Églises byzantines, tandis que les traditions arménienne, copte et syriaque, ont préféré les hymnes et les cantiques populaires à la Mère de Dieu. Mais dans l’Ave Maria, les théotokia, les hymnes de S. Ephrem ou de S. Grégoire de Narek, la tradition de la prière est ici fondamentalement la même.
2679 Marie est l’Orante parfaite, figure de l’Église. Quand nous la prions, nous adhérons avec elle au Dessein du Père, qui envoie son Fils pour sauver tous les hommes. Comme le disciple bien-aimé, nous accueillons chez nous (cf. Jn 19, 27) la Mère de Jésus, devenue la mère de tous les vivants. Nous pouvons prier avec elle et la prier. La prière de l’Église est comme portée par la prière de Marie. Elle lui est unie dans l’espérance (cf. LG 68-69).
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(*) l'immaculée conception : c'est ce qui institue Marie comme modèle de créature/d'être, et non pas modèle d'accomplissement personnel, justement. Le chemin de perfection de notre nature n'est donc surtout pas un cheminement de développement personnel comme dans certaines "spiritualités" ou comme on pratiquerait un sport : à force de répéter le chapelet on deviendrait Saint... non ! C'est un abandon total à la grâce, et la méditation du chapelet est ce par quoi on offre notre pâte à Dieu pour qu'il la pétrisse, en vue de faire de nous, avec le levain des sacrements, des parfaits petits pains, comme Jésus.
Vivement qu'il nous passe au four à la fin, parce que ce sera justement là, au jour du jugement, que tout ce qui ne sera pas prêt à cuire sera laissé, que ce qui n'est pas bon sera détruit par le feu du Grand Four à Pain (non je ne fonde pas une nouvelle religion !) et qu'il ne restera finalement que ce qui est sain(t), transformé par l'Amour de Dieu en un met croustillant et délicieux !
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Auteur : Notre Père, cet inconnu, éd. Grégoriennes, 2013
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Re: Le chapelet
Euh, désolé, je me réponds à moi-même, juste pour ajouter un truc : on a une parabole parfaite de ça dans l'épisode du buisson ardent. Le buisson ardent qui révèle le Saint Nom est une figure de Jésus, ce paradoxe d'un arbre avec du milieu un feu qui ne le consume pas, c'est tout le paradoxe du divin qui se manifeste du milieu de la vie humaine sans la dévorer. Et ce buisson ardent est, comme il le dit à Moïse, sur une Terre (ADAMAH = nature) Sacrée, une figure de la Vierge Marie. C'est pourquoi il dit à Moïse d'ôter ses sandales d'ailleurs. Bref, nous avons là un exemple type du chemin de la prière : nous mettant à nu, pour avancer par Marie, vers Jésus et recevoir la révélation de celui qui nous délivre de la servitude du péché.Pneumatis a écrit :elle est l'archétype vivante de la nature humaine dans sa perfection (l'état adamique), qui est comme elle, matrice du Verbe. C'est là, dans cet état de nature immaculée vers lequel Jésus nous conduit pas à pas, par la rédemption, qu'on reçoit la grâce de Dieu, qu'on peut l'accueillir en nous.
Voilà, c'est tout ça pour moi Marie, celle dont je veux être digne qu'elle soit ma maman du Ciel, et qu'elle veuille bien m'enfanter au jour de ma recréation !
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