Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2008-2009)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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La question essentielle

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Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,22-30.
On célébrait à Jérusalem l'anniversaire de la dédicace du Temple. C'était l'hiver.
Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon.
Les Juifs se groupèrent autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous laisser dans le doute ? Si tu es le Messie, dis-le nous ouvertement ! »
Jésus leur répondit : « Je vous l'ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage.
Mais vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis.
Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut rien arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. »

"Combien de temps vas-tu nous laisser dans le doute ?" demandent les Juifs. Cette interrogation, je l'entends encore aujourd'hui. Certains jours, je l'entends dans les propos enflammés dirigés contre l'Église, comme si l'Église "possédait" Dieu, ou que Dieu fut le dernier mensonge à bannir de la conscience humaine, ce qui est impossible (*)

J'entends le même propos impatient de la part de ceux qui cherchent et qui sont parvenus au stade le plus douloureux de la recherche: une remise en question complète d'eux-mêmes. La résistance du Moi, de la chair, est féroce avant la conversion...

Je l'entends encore dans les blasphèmes de certains grands malades - et ce ne sont pas vraiment des blasphèmes mais des reproches et des façons de crier au secours comme le fit Job : "Pourquoi ne suis-je pas mort dès le ventre maternel, n'ai-je pas péri aussitôt après ma naissance ? Pourquoi s'est-il trouvé deux genoux pour me recevoir, deux seins pour m'allaiter ? Maintenant je serais étendu dans le calme, je dormirais d'un sommeil reposant, avec les rois et les arbitres de la terre." (Voir Job 3, 11-23)

Et Jésus continue de répondre, et sa réponse ne trouve pas le chemin de leurs cœurs, car elle se heurte au barrage de la logique, de la raison, de la nature. C'est toujours le refus de se reconsidérer soi-même : "Si vous étiez aveugles, vous seriez purs et sans péché, mais aussi longtemps que vous dîtes "nous voyons", votre péché demeure !" En effet, si un aveugle déclare qu'il voit clair, quel soin peut-on lui apporter ?

Mais il y a les brebis... Un jour, j'ai retrouvé dans une église la personne qui m'y avait reconduit moi-même - et qui par la suite avait douté. Dans la joie, je lui ai dit: "Tu vois, à un moment donné, il faut savoir s'abandonner, franchir le pas !" C'est le dernier pas qui compte, le pas dans le vide, le saut dans l'inconnu. Il suffit de si peu ! Un peu d'humilité... Jésus, du moins peut se réjouir :"Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux petits et aux simples !"

(*) S'il est possible de bannir Dieu de sa propre conscience (mais cela reste un choix tout à fait personnel), par contre il n'est pas possible de retirer la question de Dieu. Toutes les générations y passent...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Dúbida
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Re: La question essentielle

Message non lu par Dúbida »

Les Juifs se groupèrent autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous laisser dans le doute ? Si tu es le Messie, dis-le nous ouvertement ! »
Si j'avais vécu à l'époque de Jésus, au même endroit, si j'avais été un homme, et un Juif de surcroit (ça fait beaucoup de si...), je suis persuadée que j'aurais été parmi ce groupe de Juifs. D'ailleurs, plus je lis la Bible, plus je me rend compte que je suis pratiquement toujours du côté soit des sceptiques soit des pharisiens (exemple avec Jean 6:52 : " Les Juifs alors se mirent à discuter fort entre eux ; ils disaient : " Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? "). C'est inquiétant.
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Re: La question essentielle

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Dubida,

Ca y est, je l'ai fait, j'ai rapporté ma conversion de 1985 sur le forum témoignages. J'étais tout à fait comme vous avant la conversion: du côté des plus que sceptiques, je dirais !

Etienne
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Fée Violine
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Re: La question essentielle

Message non lu par Fée Violine »

Dúbida a écrit :
Les Juifs se groupèrent autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous laisser dans le doute ? Si tu es le Messie, dis-le nous ouvertement ! »
Si j'avais vécu à l'époque de Jésus, au même endroit, si j'avais été un homme, et un Juif de surcroit (ça fait beaucoup de si...), je suis persuadée que j'aurais été parmi ce groupe de Juifs. D'ailleurs, plus je lis la Bible, plus je me rend compte que je suis pratiquement toujours du côté soit des sceptiques soit des pharisiens (exemple avec Jean 6:52 : " Les Juifs alors se mirent à discuter fort entre eux ; ils disaient : " Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? "). C'est inquiétant.
Je ne trouve pas que ce soit inquiétant. C'est normal de se poser des questions ! Parmi ces juifs qui se demandaient s'il était le Messie, certainement un certain nombre ont fini par croire que oui. Mais la foi ne tombe pas toujours toute rôtie, il faut généralement un cheminement.
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La vérité est le plus petit dénominateur commun

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Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 12,44-50.
Jésus affirmait avec force: "Celui qui croit en moi, ce n'est pas en moi qu'il croit, mais en celui qui m'a envoyé; et celui qui me voit voit celui qui m'a envoyé. Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu'un entend mes paroles et n'y reste pas fidèle, moi, je ne le jugerai pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver. Celui qui me rejette et n'accueille pas mes paroles aura un juge pour le condamner. La parole que j'ai prononcée, elle le condamnera au dernier jour. Car ce que j'ai dit ne vient pas de moi : le Père lui-même, qui m'a envoyé, m'a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ; et je sais que son commandement est vie éternelle. Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père me l'a dit. »

Jésus affirme avec force qu'il n'est pas venu pour juger, mais sauver. Quand bien même quelqu'un ne veut pas croire ou n'accueille pas ses paroles, il ne jugera pas. Mais la parole qu'il a donnée, c'est elle qui jugera au dernier jour.

Ce langage n'est pas difficile à comprendre si l'on reconnaît que le Christ dit la vérité, et que la vérité ne saurait être changée. Celui qui ne veut pas croire ou accueillir la vérité, se retrouvera tout de même en situation défavorable devant elle; et celui qui rejette le Christ et n'accepte sa parole, n'y peut rien changer non plus.

Je viens de reproduire le témoignage de ma conversion, j'aurais pu l'intituler comme le roman d'Alexandre Dumas: "Vingt ans après", mais je constate que fondamentalement, rien n'a changé. De même que Jésus répond à Pilate : « Quiconque cherche la vérité entend ma voix », de même il y a toujours un Pilate parmi nous qui haussera les épaules en disant : « Qu’est-ce que la vérité ? » C’est parce que j’ai cherché la vérité plus que tout autre bien, à un moment précis de ma vie, que j’ai rencontré le Christ. La philosophe athée Simone Weil (décédée en 1943) s’est appliquée le même principe et est arrivée elle aussi au Christ. Car la vérité est bien au centre de tout. Et c’est merveilleux !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Le Christ aux multiples identités.

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 13,16-20.
Amen, amen, je vous le dis : recevoir celui que j'envoie, c'est me recevoir moi-même ; et me recevoir, c'est recevoir celui qui m'envoie. »

Le message de Jésus aux disciples révèle qu'à partir de l'Incarnation, le Christ sera toujours présent, de multiples façons, et qu'il ne faut pas chercher de signe de reconnaissance, de carte de visite, d'étiquette, de passeport. "Celui que j'envoie", ce peut-être aussi bien le prince de l'Eglse, le prêtre, le moine... que le clochard dans la rue, car le Seigneur s'est complètement identifié aux plus pauvres. Donc, qui reçoit le Pape, le prêtre ou le moine, reçoit le Christ, mais tout autant: qui donne une piécette au clochard, c'est au Christ qu'il l'a donnée. Et qui visite un malade ou un prisonnier, c'est toujours le Christ, c'est-à-dire l'envoyé de Dieu, et Dieu lui-même, qu'il a visités.

Désormais, Dieu est donc présent en tout temps parmi nous, mais c'est tout un art de vivre que de Le reconnaître: "Si vous savez cela, heureux êtes-vous, pourvu que vous le mettiez en pratique." Cela nécessite un exercice, une pratique, il faut mettre en œuvre cette parole qui deviendra béatitude pour ceux qui l'accueillent.

L'Évangile de ce jour me rassure dans le sens que les attaques contre l'Église sont toujours dirigées contre ses représentants les plus éminents - ou les plus connus. Ou contre des personnalités connues dont on a découvert qu'elles sont chrétiennes. C'est toujours ainsi que le monde s'y prend: il s'attaque à ce qui peut se voir. Et encore: on ne s'en est guère pris à Ingrid Betancourt. Après sa libération inespérée, elle était bien trop populaire, ce qui illustre bien cette autre Parole: "Si ceux-ci doivent se taire, alors les pierres crieront !"

Il ne faut guère se préoccuper des agressions du monde, mais ce qui est nécessaire, c'est d'accomplir la volonté du Père.
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Le chemin, la vérité, la vie

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Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,1-6.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Ne soyez donc pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, est-ce que je vous aurais dit : Je pars vous préparer une place ? Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi. Pour aller où je m'en vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi."

Jésus est en même temps le Chemin, la Vérité et la Vie. Et c'est bien dans cet ordre: quiconque cherche la Vérité est déjà sur le Chemin car le Père l'atttire vers le Fils; lorsqu'il a trouvé la Vérité, c'est le Christ qu'il a trouvé. Et le Christ est aussi la Vie: à ceux que le Père a attiré vers Lui, Il prépare une place dans la maison du Père, où chacun trouvera sa demeure. Tout se tient.

Je me pose la question de savoir quelle sera ma propre demeure dans la maison du Père... et en posant la question, je retrouve la joie qui m'a été donnée au bout du Chemin qui m'a mené à la Vérité. Cette Joie de la conversion qui fut pour moi en même temps révélation sur les Evangiles, force de vie renouvelée, Amour infusé pour le partage. Pourquoi ma demeure dans les cieux ne serait-elle pas à l'image de ces grâces: connaissance de Dieu, dans le fait de sonder les mystères divins; vie qui se renouvelle sans fin dans la louange, et continuité d'Amour, car ceux qui nous ont quittés ne dorment pas et nous non plus nous ne dormirons pas: "Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre", disait sainte Thérèse.
***

Le programme est bon, j'y adhère. Dès à présent, j'ai beaucoup à faire car avec la crise et mon isolement, les problèmes semblent se multiplier. Toujours de petits problèmes mais qui s'accumulent les uns aux autres. Il est assez simple de les résoudre, mais j'en ai déjà neuf en cours. Tout est à portée, mais il y a toujours le même nombre d'heures dans une journée, et je ne peux pas me permettre de fermer ma boutique. Il y a là un défi de patience à relever. Toutes ces choses me révèlent combien, qu'ils le veuillent ou non, les hommes sont solidaires, pour le meilleur ou pour le pire, vaille que vaille...
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La demande au nom de Jésus

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Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,7-14.
Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai.

En donnant aux disciples ce conseil, Jésus insiste au point de se répéter. Car bien sûr, les apôtres aussi longtemps que Jésus est avec eux, ne veulent voir que lui: ils l'aiment, ils écoutent sa parole, ils la retiennent "par coeur" (c'est bien le cas de le dire), mais c'est tout. Jusqu'au moment où ils le verront en croix et croiront que tout est perdu, ils ne chercheront pas véritablement à savoir, ni à comprendre: ne vivent-ils pas, auprès du Maître, une sorte de paradis déjà sur terre? C'est seulement après la Passion qu'ils chercheront un réconfort, une issue, un espoir dans les Paroles qui leur a confiées - mais même ainsi, ils auront besoin des apparitions de Jésus ressuscité avant de se mettre en route.

Mais pour nous, deux mille ans plus tard, qui ne pouvons suivre avec nos yeux de chair le Jésus historique, notre attitude suppose d'emblée un dépassement de la condition humaine. C'est, en quelque sorte, notre premier "réflexe spirituel": songer que Jésus est présent, car Il est présent mais invisible à nos yeux.

Dès lors, en invoquant le nom de Jésus, ce que, personnellement, je demande au Père, c'est de demeurer dans cette foi. Père éternel, au nom de ton fils Jésus-Christ notre Seigneur, je Te demande de me garder dans la foi chaque jour de ma vie, maintenant et jusqu'à ma dernière heure. Père éternel, au nom de ton Fils Jésus-Christ notre Seigneur, je Te demande de convertir et de sauver tous ceux et toutes celles que Tu m'as donné de rencontrer et d'aimer, par un souffle dont Tu as gonflé mon coeur. Amen !
***
Livre des Actes des Apôtres (Ac 3, 6-7)

Pierre lui dit : « Je n'ai pas d'or ni d'argent ; mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche. » Le prenant par la main droite, il le releva, et, à l'instant même, ses pieds et ses chevilles devinrent solides.
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Ceux qui passent et ceux qui demeurent

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Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 15, 1-

Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.

Ce mot du Seigneur"En dehors de moi, vous ne pouvez rien faire", c'est pour moi non seulement un critère de vérité, mais aussi la raison pour laquelle même une action qui me semble bonne et juste, et miséricordieuse, peut avoir été posée à tort et à travers. Je n'ai pas pu accomplir grand chose ce dimanche, car je suis à pieds: je n'ai pas pu me rendre où je voulais, quand je voulais, comme je le voulais, et cela me sera reproché.

Par contre, en réaction à ce que je n'ai pas pu faire, j'ai rendu visite à ma vieille mère dans sa maison de repos, et je l'ai persuadée de m'accompagner dans le parc. A un pas de sénateur (très lent), j'ai poussé sa chaise roulante et nous nous sommes arrêtés ici, pour regarder le chêne et ses fleurs, là pour écouter le merle siffler, et sur la fin, nous avons fait une halte. Je me suis assis sur le banc ("Tu as mis ton pantalon blanc, tu vas le salir !"), et j'ai raconté à ma mère que je ne comprends pas grand chose à l'existence, mais pourtant je sais très bien faire la différence entre le lieu où il y a du coeur, et celui où l'on fait semblant qu'il y en a.

Si nous ne demeurons pas en tout temps dans le Seigneur, nous pouvons penser accomplir beaucoup, alors que nous ne faisons que peu. Par contre, celui qui demeure dans le Seigneur, il vient et sa seule présence rétablit la paix qui était compromise. Je prie le Seigneur de demeur en Lui en tous temps !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Hommes et femmes de Dieu

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Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,21-26.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples: "Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c'est celui-là qui m'aime; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père; moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui." Jude lui demanda : « Seigneur, pour quelle raison vas-tu te manifester à nous, et non pas au monde ? » Jésus dit alors à ses disciples : « Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui. Celui qui ne m'aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. Or, la parole que vous entendez n'est pas de moi : elle est du Père, qui m'a envoyé. Je vous dis tout cela pendant que je demeure encore avec vous ; mais le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.

L'expression "homme de Dieu" n'est plus souvent employée, mais je me souviens l'avoir entendue, murmurée, entre des personnes qui participaient à une retraite. Le prêtre qui avait prêché sur le thème de l'amour trinitaire avait tant et si bien captivé ses auditeurs que "quelque chose" avait passé. Quelque chose qu'on ne savait pas exprimer dans les petits groupes de partage et dont finalement, les participants ont conclu: "Cela ne vient pas des mots du discours, mais du prêcheur: il a su nous rendre Dieu présent, c'est bien un homme de Dieu".

De mon côté, je connais des anciens prêtres en ville. Certains sont en maison de retraite et lorsque j'ai visité mon ancien curé, il m'a paru ennuyé par ma visite et ne désirait pas me parler. Sans doute un découragement passager. Par contre, le prêtre âgé qui célébrait la messe depuis quinze ans au monastère des Clarisses est toujours sur la brèche à 84 ans.
Au cours d'une des messes données dans un village voisin (après le départ des Clarisses à la retraite), on l'a vu se lever, se déplacer, s'asseoir, revenir, reprendre... après la bénédiction, il a expliqué qu'il avait "de petits problèmes cardiaques, mais qu'il ne faut pas s'en soucier". Le lendemain matin, il était là de nouveau, sérieux, imperturbable. Cette fidélité, cette constance, qui ne s'alarme même pas d'un malaise cardiaque, sont bien à mes yeux le signe que nous avons devant nous un homme de Dieu, un homme habité par le Père et le Fils. Même si je l'ai, un jour, parce qu'on l'interrogeait, répondre brièvement d'une façon qui ne m'a guère plu, pourtant je l'admire, je ne peux pas m'empêcher d'éprouver un profond respect, car je ne m'explique pas, même chez un homme solide (lui est plutôt) maigre qu'on puisse chaque jour durant plus de quinze ans, été comme hiver, quels que soient les problèmes de santé ou de circulation, réussir à tenir un tel "parcours sans faute"...

J'ai également rencontré une femme dans laquelle Dieu habite. Il n'a jamais été nécessaire
de parler - puisque la règle est le grand silence est de rigueur. Un jour que j'avais un gros problème à confier en prière au Seigneur, j'ai senti que je devais me tourner vers elle pour formuler ma demande. A ce moment, j'ai découvert que cette Sœur qui priait... en réalité n'était présente que par son corps. Celui-ci était plus figé que je peux l'écrire, mais sa personne où était-elle ? Mais plus encore, j'ai ressenti que ma demande était vraiment aspirée de mon coeur et que je n'avais pas de souci à me faire à ce sujet (ce qui s'est vérifié ensuite).

Je rapporte ces choses à cause de l'incrédulité qui s'est parfois emparée de moi devant ce passage de l'évangile de Jean. Que le Père et le Fils viennent habiter quiconque garde la Parole et y est fidèle, cela n'empêche ni les difficultés du quotidien, ni les problèmes de santé. Cependant, pour peu qu'un être soit familier du Seigneur, il n'éprouve plus les mêmes exaspérations ni les mêmes inquiétudes, car la confiance est déjà venue à bout des embûches du chemin.
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Une marche assurée et tranquille

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Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,27-31.

A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples: "C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés.

La paix que Jésus donne, ce n'est pas l'absence de conflits, ce n'est pas non plus une vie exempte de soucis, d'épreuves, de problèmes, de maladies et de malheur. Mais c'est la paix de la foi, de la Présence connue (parfois ressentie, souvent non); c'est la joie trouvée à aimer pleinement en se livrant. La paix que Jésus me donne, c'est la boussole qui a toujours indiqué le Nord, qui m'a fixé comme règle de faire chaque jour le point au soleil de midi - comme un navigateur. Et c'est, de plus en plus, la paix de la confiance. Que mon humeur change, je n'en tiens plus compte. Qu'un imprévu m'empêche de réaliser mon projet de la journée, je change d'activité. En janvier et en février, lorsque je me suis retrouvé malade et isolé, j'ai seulement dit: "Cette fois, enfin, je prends un congé, merci mon Dieu".

Finalement, cette paix, c'est un apprentissage de l'assurance tranquille, de la sérénité.
Il suffit de voir dans la première lecture comment l'apôtre Paul se relève après une lapidation et aussitôt se remet en route. Je remercie le Seigneur de m'avoir montré tant et plus d'exemples vivants de cette assurance dans la marche: qu'il s'agisse de mes parents, demeurés unis de bout en bout, des personnes que j'ai rencontrées après ma conversion, des amis qui sont venus me voir lorsque j'en avais besoin, de toutes les tâches différentes et parfois infimes, imperceptibles auxquelles le Seigneur m'a donné de me livrer. Je remercie aussi pour les témoignages de ceux qui ont laissé des traces écrites, que ce soit dans certains romans ou dans des écrits spirituels. Et quelle reconnaissance je dois encore à ceux et celles que je vois chaque jour fidèles au poste, quel que soit le temps qu'il fait, quel que soit leur âge: eux aussi connaissent la paix que Jésus donne au beau milieu du trouble du monde.
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Nous avons été choisis...

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,9-17.
Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera. Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.

"C'est moi qui vous ai choisis". Ce mot de Jésus doit nous réconforter tous et ce réconfort est bien utile, car Jésus précise dans les versets qui suivent: "Si vous apparteniez au monde,
le monde aimerait les siens. Mais vous n'appartenez pas au monde; c'est moi qui vous ai choisis et retirés du monde." Le choix de Jésus sur nous implique que nous sortions du monde, c'est-à-dire de tout ce que le monde présente aux hommes pour les distraire de la Vérité. Jésus insistera encore: le monde vous haïra. Comment vivre, dès lors ? En nous aimant les uns les autres et c'est d'ailleurs à cet amour que tous reconnaîtront que nous sommes bien de ses disciples.

Cependant, comment l'amour peut-il faire l'objet d'un commandement, d'un ordre ? N'est-ce pas le coeur qui est seul maître en cette matière ? Comment puis-je aimer l'inconnu qui est assis à mes côtés à l'église ? Mais poser la question, c'est y répondre: l'inconnu cessera d'être un anonyme pour moi lorsque je le croiserai en rue. Mais encore: comment puis-je aimer mon prochain, s'il me rebute par sa façon de s'habiller ou de parler ? Eh bien, il faudra faire un effort, c'est vrai. Je me souviens que je n'aimais pas du tout les gestes d'assistance que l'état de mon père impliquait. Lorsque je devais l'aider à sortir de son fauteuil, pour l'asseoir sur le plateau de la tribune, puis le tirer jusqu'à son lit... ce fut longtemps une corvée dont j'aspirais d'être délivré - mais aujourd'hui, je reconnais que c'était un des plus beaux signes d'amour filial qu'il m'ait été donné de prodiguer. Sur mon lieu de travail, certains de mes clients expriment leurs idées sans songer une seule seconde que leur jugement n'est pas le mien. Plus d'une fois, la confrontation a été évitée de justesse, mais ensuite, cette difficulté a été résolue quand je me suis rendu compte que la plupart n'avaient que faire de leurs propres opinions, mais qu'ils cherchaient simplement la conversation. Et en réalité, tout devient simple à partir du moment où nous détachons notre attention du "petit moi".

Je désire sincèrement quitter ce monde en devenant proche des hommes, et porter du fruit qui demeure. C'est la raison pour laquelle je prie que la volonté du Père s'accomplisse en moi, même s'il ne m'est pas permis de m'en rendre compte. La joie me suffit en tout temps. La joie, parfois je ne l'ai pas, mais la force, oui, je l'ai toujours. Dieu soit béni !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
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Le geste ouvre le coeur

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,12-17.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples: "Mon commandement, le voici: Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.

Donner sa vie ! Oui, pourquoi pas: cela ne signifie pas périr sur une croix, cela signifie d'abord s'oublier dans le service de ceux que l'on aime. Et quiconque en a fait l'expérience peut témoigner que le fait de s'oublier est un bonheur en soi.

J'ai éprouvé ce bonheur de façon tout à fait "profane" le jour où j'ai réussi une démonstration mathématique, moi qui n'ai jamais été fort en calcul. Mais comme j'ai sué d'abord ! Par contre, lorsque j'ai pu intervenir pour résoudre divers problèmes que rencontraient mes parents âgés, j'ai ressenti l'envie de tout bien faire et la joie a resplendi. Et lorsqu'un un jeune chômeur m'a mis au défi de lui écrire une lettre de motivation assez originale pour se retrouver "en haut de la liste"... non seulement j'ai eu le bonheur, mais je n'ai pas senti aucun effort. Il suffit d'essayer: s'impliquer est extrêmement gratifiant. Il y a une très grande joie qui résulte d'un geste utile et bon auquel on a consenti....

A la suite du Christ, il est possible d'aller toujours plus loin dans cet exercice de l'Amour.
A tout âge et de multiples façons. Je sais bien qu'il est écrit aussi: "Celui qui veut me suivre, qu'il prenne chaque jour sa croix et qu'il me suive". Mais cette croix, pour l'homme d'aujourd'hui, pèse de manière insupportable du fait de l'impérieuse et tyrannique du Moi. Pour l'homme du monde, il faut tellement se satisfaire afin de parvenir à une petite minute de fallacieux bonheur! Dans ce que Jésus propose, la majeure partie du poids de cette croix disparaît dans le mouvement même d'aimer.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Les persécutions servent la foi et le témoignage

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,18-21.
Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l'on a observé ma parole, on observera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de moi, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé.

En adhérant au Christ, nous avons donc l'un et l'autre: l'évangélisation et la persécution. J'ai déjà écrit qu'en ce qui me concerne, j'avais en plusieurs occasions éprouvé de la joie simplement de constater que les attaques régulières à l'encontre de ma foi avaient vérifié l'exactitude de la Parole - avec pour seul résultat que ma foi s'en était sortie encore augmentée. Mais j'ai retrouvé également cette réflexion que j'avais notée à propos de ce verset d'un Psaume: "Malheur sur malheur pour le juste, mais chaque fois le Seigneur le délivre":

- Pourquoi le Psalmiste s'exprime-t-il ainsi ? Pourquoi tous les malheurs doivent-ils s'abattre en cascade sur le juste ? Pourquoi le Seigneur semble-t-il accabler ses élus, d'autant que c'est pour les délivrer "à chaque fois" ? Dieu serait-il sadique ? Aujourd'hui, j'ai découvert un élément de réponse en découvrant ces mots du Cardinal Suhard. Il dit: "Etre témoin du Christ, ce n'est pas forcément faire de la propagande, mais c'est plutôt faire mystère, c'est vivre de telle façon que notre vie soit inexplicable si Dieu n'existait pas."
De fait, la raison d'être des épreuves n'est pas forcément de vérifier ou de fortifier la foi du croyant qui les supporte, mais elles ont aussi valeur de témoignage pour l'entourage, qui dira (comme les amis et les frères de Job) : comment peut-il persévérer ainsi, comment se fait-il qu'il ne renie pas son Dieu ? Et quand survient la délivrance, quand le Seigneur comble de biens celui qui a mis en Lui toute sa confiance, c'est un miracle aux yeux de tous, un miracle qui fait dire: "C'est sa foi, il n'a jamais douté. Si Dieu n'existait pas, sûrement (il) (elle) aurait cent fois baissé les bras et abandonné".

Dans ces malheurs qui peuvent s'abattre, je songe aux demandes de prières que je vous apparaître régulièrement concernant des dépressions. La dépression n'est pas pour moi un "malheur mineur". C'est un vrai malheur, incapacitant, lourd, qui peut plonger dans des affres qui ressemblent à des agonies. Je me suis retrouvé étendu raide pendant trois mois, ne sachant plus travailler que quelques heures... et je priais, et Dieu ne semblait pas répondre. Je Lui ai finalement composé ma propre "prière dans la dépression", que je compte reproduire également. Dieu ne semblait pas répondre, mais j'ai complètement guéri au bout des trois mois !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Fée Violine
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Re: Les persécutions servent la foi et le témoignage

Message non lu par Fée Violine »

Dans ces malheurs qui peuvent s'abattre, je songe aux demandes de prières que je vous apparaître régulièrement concernant des dépressions. La dépression n'est pas pour moi un "malheur mineur". C'est un vrai malheur, incapacitant, lourd, qui peut plonger dans des affres qui ressemblent à des agonies. Je me suis retrouvé étendu raide pendant trois mois, ne sachant plus travailler que quelques heures... et je priais, et Dieu ne semblait pas répondre. Je Lui ai finalement composé ma propre "prière dans la dépression", que je compte reproduire également. Dieu ne semblait pas répondre, mais j'ai complètement guéri au bout des trois mois !
Étienne, je suis sûre que tous les gens qui connaissent ou ont connu la dépression (et j'ai l'impression qu'il y en a beaucoup ici, y compris ceux qui n'en parlent pas. Moi aussi ça m'est arrivé) savent bien que ce n'est pas du tout un "malheur mineur"...
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