Rubrique étymologie : origine des mots de tous les jours

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fuji
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Histoire d'ancien termes

Message non lu par fuji »

Bon jour je suis un nouveau membre dans le forum.
J'ai plusieurs questions sur l'histoire des termes suivants:
1. Adjonction = latin
2. Antichrèse = grec
3. de cujus = latin
4. Emphytéose = grec
5. Tréfonds = latin
6. Warrant = anglais
J'ai eu des problems pendants les recherches organiser j'ai pas pu le trouve ses histoire j'ai besoin de vos aides dé demain,
et merci.
le bon Seb
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Re: Histoire d'ancien termes

Message non lu par le bon Seb »

Bonjour Fuji, et bienvenue à vous !

d'après le dictionnaire de l'académie française et le Littré :

adjonction :

Dictionnaire de l’Académie Française, 7ème édition (1835).
ADJONCTION
. s. f.
Jonction d'une personne à une autre. Il s'employait surtout autrefois en termes de Palais. L'adjonction de ces deux commissaires fait bien espérer de son affaire. Il faut prononcer une adjonction le commissaires.

Littré
ADJONCTION
(a-djon-ksion ; en poésie, de quatre syllabes) s. f.
1° Jonction d'une personne ou d'une chose à une autre. L'adjonction de cet homme d'affaires à la commission. L'adjonction d'une lettre à un mot. Les adjonctions à la liste électorale.
On ne jugea pas à propos d'en faire signer davantage [des pairs], pour en réserver en adjonction, SAINT-SIMON, 283, 166.
2° En termes de grammaire, sorte d'ellipse par laquelle on retranche, dans une section de phrase, un mot exprimé dans une section voisine (voy. ZEUGME).
HISTORIQUE
XIVe s.
Les mesons canoniaux que les chanoines ont à present hors du cloistre avec toutes les adjonctions, DU CANGE, adjunctiones..
Puisqu'il est ainssi que Dieux m'a tolu touz les hoirs de mon cors par mon pechié, il me convient querre et pourchacier autres filz d'ajonsion, DU CANGE, ib..
ÉTYMOLOGIE
Adjunctio, de adjungere, adjoindre.
Dictionnaire de l’Académie Française, 8ème édition (1935).
ADJONCTION
n. f.
Action d’adjoindre. L’adjonction d’une aile à un bâtiment, d’un nom à une liste.

Antichrèse :

Dictionnaire de l’Académie Française, 7ème édition (1835).
ANTICHRÈSE
. s. f.
T. de Droit. Convention par laquelle un débiteur remet en nantissement à son créancier un immeuble dont les revenus doivent servir à l'acquittement de la dette. On peut convenir aussi que les revenus se compenseront avec les intérêts de la créance. Remettre, tenir un immeuble en antichrèse.

Littré
ANTICHRÈSE
(an-ti-krê-z') s. f.
Terme de pratique. Abandon des revenus d'une propriété pour les intérêts d'un emprunt.
ÉTYMOLOGIE
Terme dérivé de deux mots grecs signifiant contre (voy. ANTI), et usage (voy. CHRIE).
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
ANTICHRÈSE. Ajoutez :
Le nantissement d'une chose mobilière s'appelle gage ; celui d'une chose immobilière s'appelle antichrèse, , Code civ. article 2072.
Dictionnaire de l’Académie Française, 8ème édition (1935).
ANTICHRÈSE
n. f.
T. de Droit
Convention par laquelle un débiteur remet en nantissement à son créancier un immeuble dont les revenus doivent servir à l’acquittement de la dette. On peut convenir aussi que les revenus se compenseront avec les intérêts de la créance.

De cujus :

ablatif de "qui" en latin, littéralement "celui duquel", l'expression latine complète est "Is de cujus successione agitur", "celui de la succession duquel il est question". L'expression a été raccourcie pour désigner le défunt en matière de droit des successions ou le donateur.

Emphytéose :


Dictionnaire de l’Académie Française, 7ème édition (1835).
EMPHYTÉOSE
. s. f.
T. de Jurispr. Bail à longues années, qui peut durer jusqu'à quatre-vingt-dix-neuf ans. Les emphytéoses sont des espèces d'aliénations, à cause de leur longue durée.

Littré
EMPHYTÉOSE
(an-fi-té-ô-z') s. f.
Terme de droit. Convention par laquelle un propriétaire cède la jouissance d'un héritage pour un temps très long, ou même à perpétuité, sous la réserve d'une redevance.
HISTORIQUE
XVIe s.
Baux d'heritages à emphyteuse et longues années sont immeubles, LOYSEL, 210.
Les procureurs ou detenteurs d'aucuns heritages tenus en emphitheote, , Nouv. coust. génér, t. III, p. 376.
ÉTYMOLOGIE
Altération de l'ancien emphyteuse, en grec, emphytéose, proprement implantation, venant de deux mots se traduisant par : en et planter, c'est-à-dire bail dans lequel on a le droit de planter et la certitude de jouir de ses plantations ; provenc. emphytheosim ; espagn. enfiteusis ; ital. enfiteusi.
Dictionnaire de l’Académie Française, 8ème édition (1935).
EMPHYTÉOSE
n. f.
T. de Jurisprudence
Sorte de bail à long terme qui peut durer jusqu’à quatre-vingt-dix-neuf ans. Les emphytéoses sont des espèces d’aliénations, à cause de leur longue durée.

Tréfonds :

Dictionnaire de l’Académie Française, 7ème édition (1835).
TRÉFONDS
. s. m.
T. de Coutume. Le fonds qui est sous le sol, et qu'on possède comme le sol même. Vendre le fonds et le tréfonds. On écrit aussi, Très-fonds.
Fig. et fam., Savoir le fonds et le tréfonds d'une affaire, La posséder parfaitement.
Littré
TRÉFONDS
(tré-fon) s. m.
1° Terme de coutume. Le fonds qui est sous le sol, et qu'on possède comme le sol même.
...Le fonds superficiel, qui ne s'use pas, et le tréfonds minéral qui n'est complétement utilisé qu'à condition d'une destruction totale, E. LAMÉ-FLEURY, Rev. des Deux-Mondes, 1er oct. 1857, p. 675.
Fig. Savoir le fonds et le tréfonds d'une affaire, la savoir parfaitement.
On y connaîtra le fonds et le tréfonds de la bonne foi des loteries, DANCOURT, Loterie, sc. 8.
2° Propriété. Le tréfonds était opposé au viager ou à l'usufruit.
HISTORIQUE
XIIIe s.
Voirs est que li treffons de l'iretage qui est de par le [la] feme, ne pot li maris vendre, BEAUMAN., XXI, 2.
XIVe s.
Lesdis religieux avoent en tout le treffons par reison de lor seignorie, DU CANGE, treffundus..
ÉTYMOLOGIE
Très , et fonds.
Dictionnaire de l’Académie Française, 8ème édition (1935).
TRÉFONDS
n. m.
T. de Coutume
Le fonds qui est sous le sol et qu’on possède comme le sol même. Vendre le fonds et le tréfonds.
Fig. et fam., Savoir le fonds et le tréfonds d’une affaire, La posséder parfaitement.

Warrant :


Littré
WARRANT
(oua-rant') s. m.
1° En Angleterre, prise de corps ; mandat d'amener ; assignation, et, en général, tout ordre écrit en vertu duquel le porteur agit par autorité.
2° Terme de commerce. Récépissé délivré aux commerçants au moment où ils font déposer des marchandises dans un dock ou entrepôt, et constatant la valeur des marchandises déposées.
ÉTYMOLOGIE
Anglet. warrant, de même radical que garantir.
Dictionnaire de l’Académie Française, 8ème édition (1935).
WARRANT
n. m.
T. de Commerce
emprunté de l’anglais. Récépissé délivré aux commerçants, lorsqu’ils déposent des marchandises dans un entrepôt, et qui constate la valeur de ces marchandises.

En espérant vous avoir été utile !

PS : Stardict est votre ami !
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Fée Violine
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Re: Histoire d'ancien termes

Message non lu par Fée Violine »

De cujus :

ablatif de "qui" en latin, littéralement "celui duquel", l'expression latine complète est "Is de cujus successione agitur", "celui de la succession duquel il est question". L'expression a été raccourcie pour désigner le défunt en matière de droit des successions ou le donateur.
Cujus est un génitif, pas un ablatif.
Is de cujus successione agitur = celui de la succession de qui il s'agit.

C'est successione qui est à l'ablatif (puisqu'il dépend de la préposition de).
tartampion32
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Re: Rubrique étymologie : origine des mots de tous les jours

Message non lu par tartampion32 »

Bonjour à tous


Je sais pas si ça a été déjà dit :

BISTROT :

Mot incontournable de la langue française ( <: ), le bistrot est le lieu de tout alcoolique qui se respecte.
Mais ce terme nous vient du fin fond de la civilisation, là où on fait de l'alcool avec n'importe quoi....j'ai nommé la Russie.

Ca date de la défaite de l'empereur Napoléon premier, quand quelques soldats russes se promenaient dans Paris.
Lorsque leurs chefs les appelaient pour monter la garde ou autre, ils se réfugiaient dans les auberges, ou ce qu'on appelle les bars.
Durant leur précipitation, ils criaient "bistra/bistro" ( j'ai demandé confirmation à une personne parlant russe, elle prononce "bistlra ) et les parisiens pensaient que c'était ainsi que "bar" ce traduisait en russe.


Bistro/a voulant dire :"vite vite !"


J'espère que ça vous aura intéressé.
A bientot. :flash:
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Gyom
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Re: Rubrique étymologie : origine des mots de tous les jours

Message non lu par Gyom »

Balade a écrit :
29. DIMANCHE

Dimanche, lui, c’est le dies dominica, c’est-à-dire, "le jour du Seigneur". D’où son
ambiguïté historique, car soit il est le jour du Seigneur, qui donc ouvre religieusement
la nouvelle semaine, soit il est, comme maintenant, le jour du repos qui la conclut.
Jour du Seigneur devenu jour du repos, c’est ce qu’on appelle sans doute une société
déchristianisée.
Le dimanche est, dans la prière eucharistique, le premier jour de la semaine.
Les premiers chrétiens ont substitué les deux jours de jeûne (lundi et jeudi) et le jour du repos (samedi), par mercredi et vendredi pour le jeûne, et par Dimanche pour le jour de repos en l'honneur de la Résurrection bien sûr. Ils souhaitaient se démarquer de l'ancienne alliance. Mais le dimanche reste le premier jour de la semaine, sauf qu'il devient aussi le huitième jour. L'imbrication du 1er et 8ième jour symbolise l'infinité du temps. En effet, le chiffre huit tel que nous l'écrivons "8" est écrit d'un trait infini sans début et sans fin ; si on le bascule à 90° il est le symbole mathématique de l'infini...
(c'est un chrétien de l'Eglise d'orient qui m'a dit cela)
L'Eglise affirme l'historicité des Evangiles (Vatican II : Dei Verbum 19)
Jésus-Christ est le Fils du Dieu vivant ; il est la Parole incarnée ; il est vrai Dieu et vrai homme, puisqu'il unit dans sa personne divine la nature humaine et la nature divine. (MSM 406)
Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; nul ne vient au Père que par moi. (Jn 14,6)
Demeurez dans ma Parole ... et la Vérité vous libérera. (Jn 8, 31-32)
Dieu n'a pas fait la mort, il ne prend pas plaisir à la perte des vivants (Sg 1, 13)
C'est par l'envie du diable que la mort est entrée dans le monde (Sg 2, 24)
Cette espèce de démon ne peut être chassée que par la prière et le jeûne (Mc 9, 29)
La mort étant venue par un homme (Adam), c'est par un homme aussi (Le Christ) que vient la résurrection. (1 Co 15, 21)
Moi, je suis le pain vivant descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement, et le pain que je donnerai, c'est ma chair pour le salut du monde (Jn 6, 51)
Le Christ est réellement présent dans le sacrifice de la messe, sous les deux espèces. (Vatican II : Sacrosanctum concilium 7)
Adorons le Seigneur qui nous a faits (PS 94/95, 6)
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Emanuel
Barbarus
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Re: Rubrique étymologie : origine des mots de tous les jours

Message non lu par Emanuel »

D'après mes sources le terme "pieds-noirs" proviendrait de la conquête de l'Algérie en 1830 qui se fit pour beaucoup à cheval, les cavaliers portant des bottes noires situées à hauteur des yeux des piétons qui ne voyaient donc que des "pieds-noirs".

Le terme "briquet" était dans la langue des "forestiers" (essarteurs, charbonniers et autres forgerons) un égaré dans la forêt qu'il fallait "briquer" (faire propre et nourrir) pour le rendre présentable. Une "brique" est aussi une pièce d'or qu'il faut refondre. Fait allusion aux rites d'initiation forestière. Dérivé de "Briche" c'est une farce ou une conversation libertine (deviser entre dames du briquet et du marquet)

Le terme "goujat" est dans la langue de Rabelais (voir son dictionnaire également Lacurne) le "garçon" d'une "gouge" ou "gerce" ou "garce"(fille).

A propos du "voyou" il pourrait y avoir un lien entre "voyou" et "voyant" les deux venant du verbe "voir". Le voyou étant un voyant la nuit (voleur ou dans l'argot parisien un "bijoutier du clair de lune").
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