> Petit Matthieu
Oh mais je ne compte pas lancer la Revolucion dé la Litourgie aujourd'hui et maintenant, les armes à la main... mais je continue à espérer une liturgie "très en latin", et très précise dans ses formulations (quelle que soit la langue), très précise, claire et vraie dans son enseignement (en langue vulgaire).
Peut-être que, justement, du fait de ne pas trop être "venu à la foi" par la liturgie, vous ne voyez pas l'intérêt de ces questions liturgiques ? Mais si, me fondant sur l'exemple de personnes venues à la foi plus par la liturgie que par le dialogue, j'affirmais que le dialogue n'est pas franchement nécessaire et que la liturgie, elle, est le plus urgent ? ça 'aurait pas de sens.
Vous voyez : il faut tout ; et donc, ne se résigner en rien, et n'accepter la médiocrité nulle part (ouah, comment ça en jette, mes phrases...

)
Je vous assure, donc, que tout cela est très important... et, sinon pour vous, du moins pour beaucoup. Et pour tous ceux-là, nous nous devons de rétablir et maintenir une belle et priante liturgie...et cela passe par le latin.
(et, oui, heu, en premier lieu pour Dieu, oui, au fait, évidemment).
(les chrétiens que j'ai pu croiser qui disent préférer les liturgies "actuelles" aux liturgies "en latin" - et qui donc déjà se plantent -, l'expliquent toujours par de mauvaises raisons et par des préjugés ;
à l'inverse, j'ai déjà croisé pas mal de "Gentils" tout à fait non catholiques, qui restaient atterrés ou moqueurs devant la liturgie-guitare-et-coloriage, et commençaient à se poser un peu plus de question face à la liturgie latin-encens...)
Quant aux décalages de génération, je ne sais pas, j'ai 25 ans, j'ai connu ET les célébrations-collerette-en-crépon (très fan quand j'avais 6 ans) ET le rite extraordinaire qui ne l'était pas encore (enfin si mais pas dans ce sens là). ET le caté version coloriages, ET le caté version méchants intégristes (et oui mais au moins leur catéchisme était valable, ah).
Or donc, il m'a bien semblé que la volonté affirmée de "liturgie plus proche des gens, plus compréhensible" aboutissait à une perte totale du sens, de la compréhension, de la vérité et de l'enseignement,
et que la volonté de préserver une liturgie en latin allait de pair avec un enseignement vrai, clair, de qualité
(et, oui, j'en ai pris conscience depuis, on peut avoir une liturgie "ordinaire" utilisant le latin à bon escient, une liturgie belle et priante, et transmettant un enseignement de qualité).
Ce qui semble logique, d'ailleurs : humainement, s'entraîner avec rigueur à la qualité et la précision dans la forme, entraîne également quoique pas systématiquement la rigueur et la précision dans le fond. C'est comme en français ou en philosophie : soigner la langue précise et développe la pensée ; une langue approximative, même au premier abord plus sympathique et abordable, ne peut pas rendre compte avec précision de la pensée, et au fur et à mesure, même, dissout la pensée.
Donc : liturgie - enseignement, "même combat", l'un ne va pas sans l'autre,
et même, l'un conditionne l'autre (si on laisse tomber la beauté de la liturgie on laisse aussi tomber la précision de l'enseignement, si on prend conscience par l'enseignement de ce que l'on doit à Dieu alors on veut pour Lui la plus belle liturgie possible).
Et, d'ailleurs, ce n'est pas en disant que le latin est réservé à une élite, que l'on va briser les erreurs et les préjugés.... pusique c'en est un.
