Communion dans la bouche ou dans la main?
- Fée Violine
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Re: Communion sur la langue ou dans la main ?
Chez moi c'est pareil.
Il n'y a pas beaucoup de gens qui communient dans la bouche, mais personne ne les regarde de travers !
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- Françoise34
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Re: Communion sur la langue
Sursum Corda a écrit : on retrouve des hosties consacrées par terre dans saint Pierre de Rome après les grandes célébrations.
Si mon âme se désole je me souviens de toi mon Dieu
Re: Communion sur la langue ou dans la main ?
Cher Marco Polo
J'ai tout de même pris la précaution d'écrire que chacun avait la liberté de répondre ou de ne pas répondre aux questions posées dans mon message précédent.
Les gestes humains ont bien une raison et, je le répète, "l'ignorance n'est pas une excuse".
Pouvons-nous revenir à la question posée par ce fil?
Amicalement.
Virgile.
Tant mieux pour vous.Marco Polo a écrit : Je ne sais pas, apparemment nous n'avons pas la même expérience.
J'ai tout de même pris la précaution d'écrire que chacun avait la liberté de répondre ou de ne pas répondre aux questions posées dans mon message précédent.
Les gestes humains ont bien une raison et, je le répète, "l'ignorance n'est pas une excuse".
Pouvons-nous revenir à la question posée par ce fil?
Amicalement.
Virgile.
Re: Communion sur la langue ou dans la main ?
Ce que dit l'Eglise au sujet de la communion. En ayant toujours à l'esprit que la pratique de la communion dans la main est autorisée par un indult et qu'elle n'est pas la pratique normale, ordinaire et traditionnelle de l'Eglise.
Exhortation Apostolique Post-synodale Sacramentum Caritatis
http://www.vatican.va/holy_father/bened ... haristique
Numéro 50:
Un autre moment de la célébration auquel il est nécessaire de faire référence concerne la distribution et la réception de la sainte Communion. Je demande à tous, en particulier aux ministres ordonnés et aux personnes qui, préparées de manière appropriée et en cas de réelle nécessité, sont autorisées à exercer le ministère de la distribution de l'Eucharistie, de faire leur possible pour que le geste, dans sa simplicité, corresponde à sa valeur de rencontre personnelle avec le Seigneur Jésus dans le Sacrement. Pour ce qui est des prescriptions pour la pratique correcte, je renvoie aux documents récemment publiés. Que toutes les communautés chrétiennes s'en tiennent fidèlement aux normes en vigueur, voyant en elles l'expression de la foi et de l'amour que tous doivent avoir pour ce sublime Sacrement. De plus, que l'on n'omette pas le temps précieux d'action de grâce après la Communion: outre l'exécution d'un chant opportun, il peut aussi être très utile de se recueillir en silence.
Les documents récemment publiés:
http://www.vatican.va/roman_curia/congr ... pitre%20IV
Instruction Redemptionis Sacramentum
sur certaines choses à observer et à éviter
concernant la très sainte Eucharistie
Chapitre IV - La Sainte Communion
2. La distribution de la Sainte Communion
- 88 - Les fidèles reçoivent normalement la Communion sacramentelle de l’Eucharistie au cours de la Messe et au moment prescrit par le rite même de la célébration, c’est-à-dire immédiatement après la Communion du prêtre célébrant. Il revient au prêtre célébrant de donner la communion, avec, le cas échéant, l'aide des autres prêtres ou des diacres; la Messe elle-même ne doit pas se poursuivre tant que la Communion des fidèles n’est pas achevée. Les ministres extraordinaires peuvent aider le prêtre célébrant, selon les normes du droit, seulement en cas de nécessité.
- 90 - «Les fidèles communient à genoux ou debout, selon ce qu’aura établi la Conférence des Évêques», avec la confirmation du Siège Apostolique. «Toutefois, quand ils communient debout, il est recommandé qu’avant de recevoir le Sacrement ils fassent le geste de respect qui lui est dû, que la Conférence des Évêques aura établi».
- 91 - Au sujet de la distribution de la sainte Communion, il faut se rappeler que «les ministres sacrés ne peuvent refuser les sacrements aux personnes qui les leur demandent opportunément, sont dûment disposées et ne sont pas empêchées par le droit de les recevoir». Ainsi, tout baptisé catholique, qui n’est pas empêché par le droit, doit être admis à recevoir la sainte Communion. Par conséquent, il n'est pas licite de refuser la sainte Communion à un fidèle, pour la simple raison, par exemple, qu'il désire recevoir l'Eucharistie à genoux ou debout.
- 92 - Tout fidèle a toujours le droit de recevoir, selon son choix, la sainte communion dans la bouche. Si un communiant désire recevoir le Sacrement dans la main, dans les régions où la Conférence des Évêques le permet, avec la confirmation du Siège Apostolique, on peut lui donner la sainte hostie. Cependant, il faut veiller attentivement dans ce cas à ce que l’hostie soit consommée aussitôt par le communiant devant le ministre, pour que personne ne s’éloigne avec les espèces eucharistiques dans la main. S’il y a un risque de profanation, la sainte Communion ne doit pas être donnée dans la main des fidèles.
- 93 - Il faut maintenir l’usage du plateau pour la Communion des fidèles, afin d’éviter que la sainte hostie, ou quelque fragment, ne tombe à terre.
- 94 - Il n’est pas permis aux fidèles de «prendre eux-mêmes la sainte hostie ou le saint calice, encore moins de se les transmettre de main en main». De plus, à ce sujet, il faut faire cesser l’abus suivant : pendant la Messe de leur mariage, il arrive que les époux se donnent réciproquement la sainte Communion.
Ce que dit le secrétaire de la Congrégation pour le Culte Divin:
Le secrétaire de la Congrégation pour le Culte Divin, Mgr Ranjith, a affirmé que la pratique de la communion dans la main a été introduite abusivement et à toute vitesse dans certains milieux de l'Eglise tout de suite après le Concile, devenant ensuite ordinaire dans toute l'Eglise. Cette pratique a contribué à favoriser un affaiblissement graduel et croissant de l'attitude de révérence envers les saintes espèces eucharistiques. Particulièrement évident, selon lui, parmi les enfants et les adolescents. De surcroît, la possibilité de recevoir l'hostie dans la main est à l'origine de graves abus que n'a jamais voulus la constitution conciliaire Sacrosanctum Concilium.
Pour le secrétaire de la Congrégation pour le Culte Divin, le manque de recueillement et le grand esprit d'insouciance posent un problème alarmant. Des communiants reviennent à leur place comme si rien d'extraordinaire ne s'était passé est inacceptable. Rappelons qu’il faut fermement croire que dans le Très Saint Sacrement de l'Eucharistie sont contenus vraiment, réellement et substantiellement le Corps et le Sang conjointement avec l'âme et la divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ, et, par conséquent, le Christ tout entier (Saint Concile de Trente).
Autre citations de Mgr Ranjith:
"Je crois que le temps est venu d'évaluer cette pratique et de la revoir, et si nécessaire, de l'abandonner".
"Maintenant, plus que jamais, il est nécessaire d’aider les fidèles à renouveler une foi vive en la présence du Christ dans les espèces eucharistiques, dans le but de renforcer la vie même de l’Eglise et de la défendre au milieu des dangereuses distorsions de la foi."
Ce que je constate et pense:
1) La question qui occupe ce fil est très remarquable de ce qui s'est passé dans les années 1970 et 1980.
Une pratique que l'on autorise pas est finalement autorisée dans certains cas. La pratique autorisée dans certain cas devient une pratique générale. La pratique normale devient exceptionnelle et le fait d'une "minorité"... la pratique normale est "interdite" par de très nombreux prêtres (diffamations, insultes, refus du sacrement, etc.). Finalement, le temps passant, on accorde "généreusement" que la pratique normale est, elle aussi, "normale"... etc.
2) La désobéissance objective et systématique de certains clercs dans l'Eglise aura permis qu'une pratique non autorisée soit autorisée contre la tradition de l'Eglise et contre le droit.
La décision de ne pas autoriser la communion dans la main a été rendue inopérante parce que la question a été renvoyée à la compétence des Conférences épiscopales.
3) Ni le Concile Vatican II, ni le Novus Ordo Missae de Paul VI ne disent que la communion doit être reçue debout et dans la main.
4) SS le Pape Benoît XVI a réintroduit à Rome la distribution de la communion sur la langue. Avant lui, SS le Pape Jean-Paul II avait exprimé son hostilité à la pratique de la communion dans la main. Paul VI n'a accordé l'autorisation de communier dans la main que par un indult.
5) Le fait de se communier soi-même debout a-t-il apporté quoi que ce soit au respect que les catholiques doivent avoir pour l'Eucharistie?
NON.
Amicalement.
Virgile.
Exhortation Apostolique Post-synodale Sacramentum Caritatis
http://www.vatican.va/holy_father/bened ... haristique
Numéro 50:
Un autre moment de la célébration auquel il est nécessaire de faire référence concerne la distribution et la réception de la sainte Communion. Je demande à tous, en particulier aux ministres ordonnés et aux personnes qui, préparées de manière appropriée et en cas de réelle nécessité, sont autorisées à exercer le ministère de la distribution de l'Eucharistie, de faire leur possible pour que le geste, dans sa simplicité, corresponde à sa valeur de rencontre personnelle avec le Seigneur Jésus dans le Sacrement. Pour ce qui est des prescriptions pour la pratique correcte, je renvoie aux documents récemment publiés. Que toutes les communautés chrétiennes s'en tiennent fidèlement aux normes en vigueur, voyant en elles l'expression de la foi et de l'amour que tous doivent avoir pour ce sublime Sacrement. De plus, que l'on n'omette pas le temps précieux d'action de grâce après la Communion: outre l'exécution d'un chant opportun, il peut aussi être très utile de se recueillir en silence.
Les documents récemment publiés:
http://www.vatican.va/roman_curia/congr ... pitre%20IV
Instruction Redemptionis Sacramentum
sur certaines choses à observer et à éviter
concernant la très sainte Eucharistie
Chapitre IV - La Sainte Communion
2. La distribution de la Sainte Communion
- 88 - Les fidèles reçoivent normalement la Communion sacramentelle de l’Eucharistie au cours de la Messe et au moment prescrit par le rite même de la célébration, c’est-à-dire immédiatement après la Communion du prêtre célébrant. Il revient au prêtre célébrant de donner la communion, avec, le cas échéant, l'aide des autres prêtres ou des diacres; la Messe elle-même ne doit pas se poursuivre tant que la Communion des fidèles n’est pas achevée. Les ministres extraordinaires peuvent aider le prêtre célébrant, selon les normes du droit, seulement en cas de nécessité.
- 90 - «Les fidèles communient à genoux ou debout, selon ce qu’aura établi la Conférence des Évêques», avec la confirmation du Siège Apostolique. «Toutefois, quand ils communient debout, il est recommandé qu’avant de recevoir le Sacrement ils fassent le geste de respect qui lui est dû, que la Conférence des Évêques aura établi».
- 91 - Au sujet de la distribution de la sainte Communion, il faut se rappeler que «les ministres sacrés ne peuvent refuser les sacrements aux personnes qui les leur demandent opportunément, sont dûment disposées et ne sont pas empêchées par le droit de les recevoir». Ainsi, tout baptisé catholique, qui n’est pas empêché par le droit, doit être admis à recevoir la sainte Communion. Par conséquent, il n'est pas licite de refuser la sainte Communion à un fidèle, pour la simple raison, par exemple, qu'il désire recevoir l'Eucharistie à genoux ou debout.
- 92 - Tout fidèle a toujours le droit de recevoir, selon son choix, la sainte communion dans la bouche. Si un communiant désire recevoir le Sacrement dans la main, dans les régions où la Conférence des Évêques le permet, avec la confirmation du Siège Apostolique, on peut lui donner la sainte hostie. Cependant, il faut veiller attentivement dans ce cas à ce que l’hostie soit consommée aussitôt par le communiant devant le ministre, pour que personne ne s’éloigne avec les espèces eucharistiques dans la main. S’il y a un risque de profanation, la sainte Communion ne doit pas être donnée dans la main des fidèles.
- 93 - Il faut maintenir l’usage du plateau pour la Communion des fidèles, afin d’éviter que la sainte hostie, ou quelque fragment, ne tombe à terre.
- 94 - Il n’est pas permis aux fidèles de «prendre eux-mêmes la sainte hostie ou le saint calice, encore moins de se les transmettre de main en main». De plus, à ce sujet, il faut faire cesser l’abus suivant : pendant la Messe de leur mariage, il arrive que les époux se donnent réciproquement la sainte Communion.
Ce que dit le secrétaire de la Congrégation pour le Culte Divin:
Le secrétaire de la Congrégation pour le Culte Divin, Mgr Ranjith, a affirmé que la pratique de la communion dans la main a été introduite abusivement et à toute vitesse dans certains milieux de l'Eglise tout de suite après le Concile, devenant ensuite ordinaire dans toute l'Eglise. Cette pratique a contribué à favoriser un affaiblissement graduel et croissant de l'attitude de révérence envers les saintes espèces eucharistiques. Particulièrement évident, selon lui, parmi les enfants et les adolescents. De surcroît, la possibilité de recevoir l'hostie dans la main est à l'origine de graves abus que n'a jamais voulus la constitution conciliaire Sacrosanctum Concilium.
Pour le secrétaire de la Congrégation pour le Culte Divin, le manque de recueillement et le grand esprit d'insouciance posent un problème alarmant. Des communiants reviennent à leur place comme si rien d'extraordinaire ne s'était passé est inacceptable. Rappelons qu’il faut fermement croire que dans le Très Saint Sacrement de l'Eucharistie sont contenus vraiment, réellement et substantiellement le Corps et le Sang conjointement avec l'âme et la divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ, et, par conséquent, le Christ tout entier (Saint Concile de Trente).
Autre citations de Mgr Ranjith:
"Je crois que le temps est venu d'évaluer cette pratique et de la revoir, et si nécessaire, de l'abandonner".
"Maintenant, plus que jamais, il est nécessaire d’aider les fidèles à renouveler une foi vive en la présence du Christ dans les espèces eucharistiques, dans le but de renforcer la vie même de l’Eglise et de la défendre au milieu des dangereuses distorsions de la foi."
Ce que je constate et pense:
1) La question qui occupe ce fil est très remarquable de ce qui s'est passé dans les années 1970 et 1980.
Une pratique que l'on autorise pas est finalement autorisée dans certains cas. La pratique autorisée dans certain cas devient une pratique générale. La pratique normale devient exceptionnelle et le fait d'une "minorité"... la pratique normale est "interdite" par de très nombreux prêtres (diffamations, insultes, refus du sacrement, etc.). Finalement, le temps passant, on accorde "généreusement" que la pratique normale est, elle aussi, "normale"... etc.
2) La désobéissance objective et systématique de certains clercs dans l'Eglise aura permis qu'une pratique non autorisée soit autorisée contre la tradition de l'Eglise et contre le droit.
La décision de ne pas autoriser la communion dans la main a été rendue inopérante parce que la question a été renvoyée à la compétence des Conférences épiscopales.
3) Ni le Concile Vatican II, ni le Novus Ordo Missae de Paul VI ne disent que la communion doit être reçue debout et dans la main.
4) SS le Pape Benoît XVI a réintroduit à Rome la distribution de la communion sur la langue. Avant lui, SS le Pape Jean-Paul II avait exprimé son hostilité à la pratique de la communion dans la main. Paul VI n'a accordé l'autorisation de communier dans la main que par un indult.
5) Le fait de se communier soi-même debout a-t-il apporté quoi que ce soit au respect que les catholiques doivent avoir pour l'Eucharistie?
NON.
Amicalement.
Virgile.
-
Marco Polo
- Censor

- Messages : 64
- Inscription : mar. 24 févr. 2009, 7:39
Re: Communion sur la langue ou dans la main ?
C'est vous qui rajoutez des phrases de ce style :Pouvons nous revenir à la question posé par ce fil
sur lesquelles je pense qu'il faut répondre !, qui sont pour moi un contre-témoignage - Je ne peux vous laisser généraliser...La question qui occupe ce fil est très remarquable de ce qui s'est passé dans les années 1970 et 1980.
Une pratique que l'on autorise pas est finalement autorisée dans certains cas. La pratique autorisée dans certain cas devient une pratique générale. La pratique normale devient exceptionnelle et le fait d'une "minorité"... la pratique normale est "interdite" par de très nombreux prêtres (diffamations, insultes, refus du sacrement, etc.). Finalement, le temps passant, on accorde "généreusement" que la pratique normale est, elle aussi, "normale"... etc.
Pour un non catholique vous avez l'air plus au courant que moi - pratiquant - de ce qui se passe dans les églises. Pour tout les non pratiquant qui lisent ce fil, je veux donner un témoignage inverse : je n'ai jamais vu se genre de choses dans les églises que je fréquente... (je ne dis pas que ça n'a jamais existé, particulièrement après 1968, un prêtre m'a témoigné des abus de certains prêtres, mais nous ne sommes plus dans ces années là - ça ne veut pas dire que tout le monde s'entend parfaitement, il n'y a qu'à voir la revue Golias !, mais ça représente très peu de catholiques - le fait d'une minorité comme vous dites... )
De plus ce que vous dites dans votre dernier post me semble respecté par nos prêtres (je n'ai jamais vu un prêtre s'assoir et laissé un laïc donné la communion).
Comme vous le dites : dans les régions où la Conférence des Évêques le permet, avec la confirmation du Siège Apostolique.
C'est le cas de la France... voir mon post sur le centre national de la liturgie - un instance voulu par nos évêques (mais êtes vous d'accord avec nos évêques ?)
Ce qui n'empêche pas d'ailleurs d'avoir une réflexion sur le sujet dont les positions de chacun sont très intéressantes et il est vrai qu'il y a beaucoup "d'atout" si je puis dire, à la communion dans la bouche.
Vous constatez aussi que Redemptionis Sacramentum fait une différence entre "recevoir la communion dans les mains" (autorisé) et "prendre eux mêmes la sainte hostie" (non autorisé)
Il est très difficile d'écrire, surtout sur un forum, pensez bien qu'il n'y a aucune animosité dans mes propos. Il me semble juste de répondre à certaines de vos critiques.
Amicalement
Re: Communion sur la langue ou dans la main ?
Cher Marco Polo,
OK, pas de problème donc!
A bientôt, sans doute, sur un autre fil.
Amicalement.
Virgile.
OK, pas de problème donc!
A bientôt, sans doute, sur un autre fil.
Amicalement.
Virgile.
-
Serge BS
- Pater civitatis

- Messages : 876
- Inscription : mer. 08 mars 2006, 6:22
- Localisation : Marseille
- Contact :
Re: Communion sur la langue ou dans la main ?
Je viens de lire : "on retrouve des hosties consacrées par terre dans saint Pierre de Rome après les grandes célébrations."
Il ne faudrait quant même pas exagérer, pousser le bouchon trop loin ! J'ai personnellement participé à de telles célébrations, et pas qu'une fois, et je n'ai jamais constaté ce fait ! Il faut un peu arrêter de citer des racontards !
Il ne faudrait quant même pas exagérer, pousser le bouchon trop loin ! J'ai personnellement participé à de telles célébrations, et pas qu'une fois, et je n'ai jamais constaté ce fait ! Il faut un peu arrêter de citer des racontards !
Re: Communion sur la langue ou dans la main ?
Tout de même, je remercie Virgile de poser, au passage, les vraies bonnes questions :
j'ai toujours trouvé étonnant que, laïcs ou évêques, ce sont ceux qui à propos de liturgie s'empressaient d'affirmer que l'ancienneté d'un rite n'est gage de rien de particulier, ou qu'il faut bien se garder d'être tourné vers le passé et de sacraliser des pratiques du seul fait de leur "vénérabilité",
qui dans le même temps s'appuyaient encore et toujours sur cette seule citation "antique" pour justifier la "communion dans la main".
Un paradoxe voire une incohérence, qui ne plaide pas franchement en faveur de leur honnêteté.
Or, comme l'a rappelé Virgile quelques messages plus haut, il me semble que la question, de toute façon, n'EST PAS : "est-ce ancien ? est-ce attesté ? comment faisaient les chrétiens au IIIe siècle ? qu'est-ce qui est le plus "tradi" ou le plus "moderne" ?" !!!
Mais simplement :
-> quelle est la signification du geste ?
-> que manifeste-t-il de la compréhension du sacrement, de sa signification et de la vénération qu'on lui porte ?
-> comment l'attitude du corps à la fois exprime la pensée mais également influe sur elle ?
-> Et, puisqu'il s'agit de l'évolution d'une pratique : qu'est-ce que la généralisation de cette pratique apporte ou a-t-elle apporté, par rapport à ce qui se faisait avant ?
(on peut aussi, oui, mais c'est une autre question et sans doute un peu trop délicate, se demander pourquoi des clercs, prêtres ou évêques, ont imposé cette pratique - imposé, oui, même si de nos jours il n'en est plus ainsi, mais il semble bien que les années 60 et 70 aient été quelque peu plus agressives sur cette question ; pour nous qui n'avons pas vécu ces blessures, ça nous laisse un peu perplexes, c'est sûr...)
(Cependant, comme le fait remarquer Marco Polo, de nos jours on peut trouver maintenant des personnes qui communient des 2 façons, dans la même église, sans animosité, et des prêtres qui acceptent les deux.
Mais il faut bien être conscient que c'est une grâce, et une évolution somme toute récente, vers plus de dignité et d'adoration envers le Saint Sacrement (et ça que ce soit sur la langue ou dans la main).
On ne peut donc que s'en réjouir, oui.
)
Or, il semble effectivement que la manière qui s'est imposée ("dans la main") n'a rien apporté (je crois) de nouveau de bon, et que ce qui a été changé par cette pratique ne l'a pas été forcément pour le bien.
Que l'on s'entende bien : il n'est pas là question de "ceux qui communient comme ça" et "ceux qui communient comme ci". Mais de ce que ces façons de faire nous apportent à nous.
Évidemment, qu'il y a bien des personnes qui, ayant appris cette seule pratique de communier dans la main, le font avec respect et dignité, de la manière qui a été précisée. Mais ne s'agit-il pas, je me demande, de personnes qui, si je puis dire, communieraient avec respect et dignité "de toute façon", c'est à dire qui semblent de toute façon plus naturellement disposées à ressentir et respecter ce mystère ?
La question de "comment communier" se pose pour tous : quelle pratique généraliser, pour faire sentir et comprendre à TOUS le sens et la profondeur de ce sacrement.
Or, par rapport à la pratique "à-genoux-sur-la-langue" permettant de "prier avec son corps", de marquer aux autres (témoignage extérieur, pour les "gentils" : qu'ils sentent qu'il y a là plus qu'un simple rituel) et à soi-même (pour se pousser à entrer dans un mystère tout de même un peu difficile à comprendre) le respect et l'adoration pour ce sacrement,
qu'a apporté la pratique la plus répandue actuellement ?
Pour les personnes dont je disais qu'elles sont de toute façon plus naturellement poussées à l'adoration et à la vénération : rien de plus, ni dans un sens, ni dans l'autre. Pour les personnes qui déjà naturellement doutent, ou ne savent pas trop, ou n'ont pas pris conscience de ce que c'est, ou ont un naturel déjà à la distraction : rien de vraiment bon.
Tout ça pour dire qu'il me semble que la question ne doit pas se poser en terme de "quelle est la pratique la plus traditionnelle", mais
"quelle est celle qui, dans le contexte et les esprits actuels, fera le plus sentir tout le mystère et la beauté qu'il y a dans ce sacrement ? qui témoignera le mieux de la présence de Dieu ? quelle est, par rapport aux pratiques précédentes, celle qui représente l'évolution la plus riche de sens, la plus profitable ?"
j'ai toujours trouvé étonnant que, laïcs ou évêques, ce sont ceux qui à propos de liturgie s'empressaient d'affirmer que l'ancienneté d'un rite n'est gage de rien de particulier, ou qu'il faut bien se garder d'être tourné vers le passé et de sacraliser des pratiques du seul fait de leur "vénérabilité",
qui dans le même temps s'appuyaient encore et toujours sur cette seule citation "antique" pour justifier la "communion dans la main".
Un paradoxe voire une incohérence, qui ne plaide pas franchement en faveur de leur honnêteté.
Or, comme l'a rappelé Virgile quelques messages plus haut, il me semble que la question, de toute façon, n'EST PAS : "est-ce ancien ? est-ce attesté ? comment faisaient les chrétiens au IIIe siècle ? qu'est-ce qui est le plus "tradi" ou le plus "moderne" ?" !!!
Mais simplement :
-> quelle est la signification du geste ?
-> que manifeste-t-il de la compréhension du sacrement, de sa signification et de la vénération qu'on lui porte ?
-> comment l'attitude du corps à la fois exprime la pensée mais également influe sur elle ?
-> Et, puisqu'il s'agit de l'évolution d'une pratique : qu'est-ce que la généralisation de cette pratique apporte ou a-t-elle apporté, par rapport à ce qui se faisait avant ?
(on peut aussi, oui, mais c'est une autre question et sans doute un peu trop délicate, se demander pourquoi des clercs, prêtres ou évêques, ont imposé cette pratique - imposé, oui, même si de nos jours il n'en est plus ainsi, mais il semble bien que les années 60 et 70 aient été quelque peu plus agressives sur cette question ; pour nous qui n'avons pas vécu ces blessures, ça nous laisse un peu perplexes, c'est sûr...)
(Cependant, comme le fait remarquer Marco Polo, de nos jours on peut trouver maintenant des personnes qui communient des 2 façons, dans la même église, sans animosité, et des prêtres qui acceptent les deux.
Mais il faut bien être conscient que c'est une grâce, et une évolution somme toute récente, vers plus de dignité et d'adoration envers le Saint Sacrement (et ça que ce soit sur la langue ou dans la main).
On ne peut donc que s'en réjouir, oui.
Or, il semble effectivement que la manière qui s'est imposée ("dans la main") n'a rien apporté (je crois) de nouveau de bon, et que ce qui a été changé par cette pratique ne l'a pas été forcément pour le bien.
Que l'on s'entende bien : il n'est pas là question de "ceux qui communient comme ça" et "ceux qui communient comme ci". Mais de ce que ces façons de faire nous apportent à nous.
Évidemment, qu'il y a bien des personnes qui, ayant appris cette seule pratique de communier dans la main, le font avec respect et dignité, de la manière qui a été précisée. Mais ne s'agit-il pas, je me demande, de personnes qui, si je puis dire, communieraient avec respect et dignité "de toute façon", c'est à dire qui semblent de toute façon plus naturellement disposées à ressentir et respecter ce mystère ?
La question de "comment communier" se pose pour tous : quelle pratique généraliser, pour faire sentir et comprendre à TOUS le sens et la profondeur de ce sacrement.
Or, par rapport à la pratique "à-genoux-sur-la-langue" permettant de "prier avec son corps", de marquer aux autres (témoignage extérieur, pour les "gentils" : qu'ils sentent qu'il y a là plus qu'un simple rituel) et à soi-même (pour se pousser à entrer dans un mystère tout de même un peu difficile à comprendre) le respect et l'adoration pour ce sacrement,
qu'a apporté la pratique la plus répandue actuellement ?
Pour les personnes dont je disais qu'elles sont de toute façon plus naturellement poussées à l'adoration et à la vénération : rien de plus, ni dans un sens, ni dans l'autre. Pour les personnes qui déjà naturellement doutent, ou ne savent pas trop, ou n'ont pas pris conscience de ce que c'est, ou ont un naturel déjà à la distraction : rien de vraiment bon.
Tout ça pour dire qu'il me semble que la question ne doit pas se poser en terme de "quelle est la pratique la plus traditionnelle", mais
"quelle est celle qui, dans le contexte et les esprits actuels, fera le plus sentir tout le mystère et la beauté qu'il y a dans ce sacrement ? qui témoignera le mieux de la présence de Dieu ? quelle est, par rapport aux pratiques précédentes, celle qui représente l'évolution la plus riche de sens, la plus profitable ?"
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
[Konrad Lorenz]
“Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.”
[Konrad Lorenz]
Extrait de L'Agression
[Konrad Lorenz]
“Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.”
[Konrad Lorenz]
Extrait de L'Agression
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etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Communion sur la langue ou dans la main ?
_Virgile a écrit : 5) Le fait de se communier soi-même debout a-t-il apporté quoi que ce soit au respect que les catholiques doivent avoir pour l'Eucharistie?
NON.
Amicalement.
Virgile.
Autre énoncé possible :
Le fait de se communier soi-même debout a-t-il retiré quoi que ce soit au respect que les catholiques doivent avoir pour l'Eucharistie?
NON.
J'ai de l'admiration pour cette jeune convertie que j'ai vue se mettre à genoux à côté de sa chaise au moment où le prêtre élevait l'hostie. Ensuite, elle a communié sur la main comme on lui avait appris. Comment juger du respect ou du non respect ? Je ne m'y risquerai certes pas !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: Communion sur la langue ou dans la main ?
Pour ma part je suis prêt à communier à genoux mais j'ai peur d'être mal vu. Je le fais déjà debout sur la langue mais je fais quand même une génuflexion avant.
Re: Communion sur la langue ou dans la main ?
Cher ti'hamo,
Je vous remercie d'avoir lu et compris mon message et de ne pas y répondre par tout et surtout par n'importe quoi.
Je tiens cependant à signaler que ces "vraies bonnes questions" ne sont pas les miennes, mais sont celles de votre Eglise...
Il est clair que ce que veut faire comprendre SS le Pape Benoît XVI, c'est que la communion dans la main doit rester ce qu'elle est: une exception.
Mgr Guido Marini, cérémoniaire du Pape, l'a fort bien expliqué l'an dernier:
"Benoît XVI veut souligner que les normes de distribution de la communion dans l'Église catholique sont toujours en vigueur. On a oublié en effet que la distribution de la sainte communion dans la main est liée à un indult une exception, pourrait-on dire, accordée par le Saint-Siège aux conférences épiscopales qui en font la demande. [...]
Recevoir l'hostie dans la bouche met en lumière la vérité de la présence réelle dans l'Eucharistie, elle aide la dévotion des fidèles et introduit plus facilement au sens du mystère. Autant d'aspects qu'il importe aujourd'hui de souligner et qu'il est urgent de retrouver [...]
Il ne s'agit pas d'une bataille entre anciens et modernes, encore moins entre préconciliaires et conciliaires. Ce genre de problématique idéologique est aujourd'hui dépassée. L'ancien et le nouveau appartiennent au même trésor liturgique de l'Église. La célébration liturgique doit être la célébration du mystère sacré, du Seigneur crucifié et ressuscité. À nous de trouver, dans le patrimoine de la liturgie, une continuité pour servir ce sens du sacré."
Ce que j'attendais, en participant à ce fil, c'était un débat centré sur les préoccupations actuelles de l'Eglise au sujet de la communion. Je pensais qu'à partir des constatations faites par les évêques eux-mêmes, que l'on peut lire dans l'Instrumentum Laboris du Synode sur L'Eucharistie et dans les textes mêmes du Synode (que certains n'ont apparemment pas lus), il me serait possible de comprendre comment les catholiques envisagent concrètement, dans leurs paroisses et dans leurs diocèses, un certain nombre de changements essentiels et importants (principalement au niveau de la catéchèse et de la liturgie).
Je pensais aussi participer à un débat approfondi sur la dimension oecuménique du problème de la communion dans la main / communion sur la langue. Car il s'agit d'un point très important dans le dialogue actuel avec l'Eglise orthodoxe.
Amicalement.
Virgile.
Enfin!ti'hamo a écrit : Tout de même, je remercie Virgile de poser, au passage, les vraies bonnes questions.
Je vous remercie d'avoir lu et compris mon message et de ne pas y répondre par tout et surtout par n'importe quoi.
Je tiens cependant à signaler que ces "vraies bonnes questions" ne sont pas les miennes, mais sont celles de votre Eglise...
Il est clair que ce que veut faire comprendre SS le Pape Benoît XVI, c'est que la communion dans la main doit rester ce qu'elle est: une exception.
Mgr Guido Marini, cérémoniaire du Pape, l'a fort bien expliqué l'an dernier:
"Benoît XVI veut souligner que les normes de distribution de la communion dans l'Église catholique sont toujours en vigueur. On a oublié en effet que la distribution de la sainte communion dans la main est liée à un indult une exception, pourrait-on dire, accordée par le Saint-Siège aux conférences épiscopales qui en font la demande. [...]
Recevoir l'hostie dans la bouche met en lumière la vérité de la présence réelle dans l'Eucharistie, elle aide la dévotion des fidèles et introduit plus facilement au sens du mystère. Autant d'aspects qu'il importe aujourd'hui de souligner et qu'il est urgent de retrouver [...]
Il ne s'agit pas d'une bataille entre anciens et modernes, encore moins entre préconciliaires et conciliaires. Ce genre de problématique idéologique est aujourd'hui dépassée. L'ancien et le nouveau appartiennent au même trésor liturgique de l'Église. La célébration liturgique doit être la célébration du mystère sacré, du Seigneur crucifié et ressuscité. À nous de trouver, dans le patrimoine de la liturgie, une continuité pour servir ce sens du sacré."
Ce que j'attendais, en participant à ce fil, c'était un débat centré sur les préoccupations actuelles de l'Eglise au sujet de la communion. Je pensais qu'à partir des constatations faites par les évêques eux-mêmes, que l'on peut lire dans l'Instrumentum Laboris du Synode sur L'Eucharistie et dans les textes mêmes du Synode (que certains n'ont apparemment pas lus), il me serait possible de comprendre comment les catholiques envisagent concrètement, dans leurs paroisses et dans leurs diocèses, un certain nombre de changements essentiels et importants (principalement au niveau de la catéchèse et de la liturgie).
Je pensais aussi participer à un débat approfondi sur la dimension oecuménique du problème de la communion dans la main / communion sur la langue. Car il s'agit d'un point très important dans le dialogue actuel avec l'Eglise orthodoxe.
Amicalement.
Virgile.
Dernière modification par Virgile le dim. 01 mars 2009, 10:40, modifié 1 fois.
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jeanbaptiste
- Pater civitatis

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Re: Communion sur la langue ou dans la main ?
Je ne crois pas que le problème se pose fondamentalement en ces termes. Il ne s'agit pas de savoir ce que nous apporte la communion "dans la bouche", mais bien de se rappeler que nous sommes devant le Seigneur et que nous allons recevoir son corps. Dans cette situation, l'agenouillement et la réception dans la bouche est le signe de soumission et de respect minimal dont nous soyons capable dans un tel cas.Tout ça pour dire qu'il me semble que la question ne doit pas se poser en terme de "quelle est la pratique la plus traditionnelle", mais
"quelle est celle qui, dans le contexte et les esprits actuels, fera le plus sentir tout le mystère et la beauté qu'il y a dans ce sacrement ? qui témoignera le mieux de la présence de Dieu ? quelle est, par rapport aux pratiques précédentes, celle qui représente l'évolution la plus riche de sens, la plus profitable ?"
Ce que vous soulevez est très important, mais il me semble que c'est précisément parce que nous avons oublié que nous sommes devant le Seigneur a qui nous devons tout, que nous avons considéré la communion '"dans la main" comme une pratique "normale".
Évidemment de nombreuses personnes très croyantes communient dans les mains. Il ne s'agit donc pas de jeter l'anathème sur des individus. Mais la liturgie est avant tout une prière commune, et sa qualité reflète la foi de la communauté. Cette généralisation de la communion par la main n'est, il me semble, dès lors qu'une preuve supplémentaire d'un problème de foi à l'échelle de la communauté.
- coeurderoy
- Pater civitatis

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- Inscription : sam. 31 mai 2008, 19:02
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Re: Communion sur la langue
Arzur a écrit :Perso, je suis très favorable à la communion sur la langue, se trouve cela plus respectueux.
Avant je communiais, comme tout le monde dans mon ancienne paroisse, dans les mains, puis je me suis converti au fait de prendre le communion dans la bouche, mes mains n'étant pas suffisamment pures pour qu'elles "servent" de tabernacle.
In Christo Rege
+ Arzur
J'ai souvent entendu cela et avais fini par m'en convaincre, mais ma bouche n'est pas plus pure que mes mains, ma langue a pourfendu mon prochain, proféré blasphèmes ou sottises, mon corps tout entier ne sera jamais assez pur pour un Dieu qui a daigné être reçu dans une étable sans doute malodorante de l'odeur du boeuf et de l'âne...
Aussi je pense arzur, que, même si ceux qui utilisent cet argument le font sans y penser, cette opinion a un petit relent...cathare !
Hyper-tradi autrefois, il me semble, à bien y regarder, qu'on peut communier sur la langue avec désinvolture, habitude comme on peut communier aussi dans la main avec respect et recueillement.
Dans ma paroisse les deux formules coexistent, je communie pour ma part dans la main sans état de conscience ; Celui qui sanctifie tout mon corps dans la communion sacramentelle, j'aime Le contempler, deux ou trois secondes, fragile, remis "entre mes mains"...
Le risque, en revanche, vu les dérives sataniques d'âmes perturbées par ce monde très enténébré, est le vol d'hosties consacrées à des fins indues....
Cordialement dans le Christ !
Aussi je pense arzur, que, même si ceux qui utilisent cet argument le font sans y penser, cette opinion a un petit relent...cathare !
Hyper-tradi autrefois, il me semble, à bien y regarder, qu'on peut communier sur la langue avec désinvolture, habitude comme on peut communier aussi dans la main avec respect et recueillement.
Dans ma paroisse les deux formules coexistent, je communie pour ma part dans la main sans état de conscience ; Celui qui sanctifie tout mon corps dans la communion sacramentelle, j'aime Le contempler, deux ou trois secondes, fragile, remis "entre mes mains"...
Le risque, en revanche, vu les dérives sataniques d'âmes perturbées par ce monde très enténébré, est le vol d'hosties consacrées à des fins indues....
Cordialement dans le Christ !
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"
Saint Bernard de Clairvaux
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Re: Communion sur la langue ou dans la main ?
Je prends à la bouche. Mais l'attitude désinvolte n'est pas toujours chez les fidèles :
Le mois dernier, un prêtre a littéralement ronchonné en voyant que je prenais à la bouche. Il ne s'y attendait pas, car ça s'est perdu dans les campagnes où je vis.
La bouche ou la main c'est un élan personnel, je crois qu'aujourd'hui ce n'est rien de plus.
Le mois dernier, un prêtre a littéralement ronchonné en voyant que je prenais à la bouche. Il ne s'y attendait pas, car ça s'est perdu dans les campagnes où je vis.
La bouche ou la main c'est un élan personnel, je crois qu'aujourd'hui ce n'est rien de plus.
- coeurderoy
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- Inscription : sam. 31 mai 2008, 19:02
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Re: Communion sur la langue ou dans la main ?
Losque les deux formules coexistent dans une paroisse, que le respect est présent dans la liturgie, l'entretien des lieux de culte, la tenue du célébrant et des enfants de choeur (j'ai cette chance...) on constate que le fond du problème n'est pas là. On distingue assez vite, me semble-t-il la Foi et le respect envers la Présence Réelle en fonction du comportement "gestuel" du prêtre et des fidèles, c'est vrai : on peut exprimer la gratitude, le respect et l'adoration en communiant aussi dans la main, tout est une question "d'attitude d'âme" me semble-t-il....Gemma a écrit :
La bouche ou la main c'est un élan personnel, je crois qu'aujourd'hui ce n'est rien de plus.
Bonne fin de semaine (ouiaikande
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