Papé Robert a écrit :La société l'a admis et règlementé.
La situation antérieure était une hypocrisie dangereuse pour certains cas...
Préférez-vous une loi absolue ? idéologique ? ou une appréciation confiée au cas par cas à des instances plus moins illégitimes ?
Cher Papé Robert :
de quelle société parlez-vous ? vous, moi, la loi scélérate qui, en France a marqué une pierre blanche dans la promotion de la liberté féminine ?
Ce qui est légal n'est pas forcément licite, la loi du grand nombre peut (même lors d'un vote démocratique) choisir un malfaiteur : la foule acclamant Barrabas plûtôt que Jésus.
Le maître de la Vie, qui s'est fait Victime nous a enseigné l'amour du prochain , du plus pauvre, du plus faible. Le cri des enfants à naître, quotidiennement massacrés, vous ne risquez guère de l'entendre.
Les Nazis avaient installés les principaux centres de mise à mort (camp dits d'extermination, Belzec, Treblinka, Sobibor) au fin fond des forêts de Pologne, loin de tout (preuve qu'ils avaient une conscience) (Auschwitz, au carrefour de voies ferroviaires est un cas à part puisque "camp mixte" : concentration ET extermination, comme Majdanek), ce dérapage historique, motivé par qui vous savez, pour vous dire que la barbarie contemporaine consiste en ceci :
Etouffer le cri des victimes en leur déniant le statut de victimes : "droit de la femme de disposer librement de son corps" Les Nazis déniaient la qualité d'êtres humains aux "Stücke" qu'ils immatriculaient et "traitaient" de façon usinière et bureaucratique.
Camoufler ce crime en le banalisant "IVG" pour avortement, c'est plus "soft".
Et là, "anecdote de mon "vécu perso". J'ai bossé 3 ans comme brancardier en bloc opératoire, le samedi matin, un gynéco procédait régulièrement à des "curetages", certains d'ordre thérapeutique, d'autres étant de vrais avortements.
Sur le tableau où l'on marque, au feutre, le matin, les heures des interventions, une infirmière avait écrit :
7h30 : I.V.G de Mme Untel , par Dr X.
aussitôt, une collègue, affolée, efface I.V.G et remplace par "curetage" neutralisme hypocrite non ?
Autre souvenir : dans l'ascenceur qui monte aux étages des chambres, je reconduis une patiente sortant de salle de réveil : premiers mots "mon bébé, je veux mon bébé !" : je regarde son dossier : "curetage" (les brancardiers ignoraient ainsi la nature de l'acte gynécologique opéré).
Dernier souvenir, des collègues infirmières, bouche pincée, frémissantes, ramassant à la cuillère des morceaux d'êtres humains en disant "dire que ce sont des bébés" (j'imagine ce qu'une femme-l'une d'elle était enceinte- pouvait ressentir...)
Voilà ce que j'appelle totalitarisme : la jeune femme (de milieu plutôt aisé) qui réclamait son enfant, par quelles pressions "sociétales" (beurk) en était-elle arrivée là ?
Nous ne sommes pas , ici, dans des idéologies abstraites "Progrès, etc" mais devant des vies humaines quotidiennement sacrifiées dans l'indifférence quasi générale.
On sait les dégâts psychologiques d'un avortement pour une femme, l'Eglise qui adore la Victime par excellence ne peut que tenter, avec ses fils de prendre la défense de toutes ces victimes, celles de la shoah, accueillies je l'espère dans le sein d'Abraham et celles que le "coton" des consciences contemporaines jette aux dépotoirs des centres hospitaliers.
Fraternellement