Je crois qu'il vous faut bien comprendre ce qui est ici en jeu. Un dogme ne se pose pas "comme ça", à la légère. Aussi c'est avec une extrême prudence qu'un dogme est posé. Il faut parfois plusieurs siècles avant qu'une doctrine bien établie, pensée par tous comme certaine soit érigée en dogme. Et cela ne touche pas tous les domaines brassés par les conciles et autres synodes. Quand un dogme est posé, on ne revient plus dessus."Étant donné le caractère pastoral du concile, celui-ci a évité de proclamer de manière extraordinaire des dogmes affectés de la note d’infaillibilité."
Ce concile n'a donc dés son origine aucun caractère obligatoire.
Il peut donc y avoir une désobéissance directe au concile.
Maintenant, ce n'est pas parce que le concile Vatican II n'a pas proclamé de dogmes infaillibles que vous êtes libres d'accepter ou non Vatican II. Non. Vous avez le droit de réfléchir Vatican II, critiquer les textes, les étudier, en discuter, mais vous n'avez pas le pouvoir de poser ces dogmes, propos etc. comme étant infaillibles ou comme étant faux. Cela revient au magistère.
Pourquoi ? Parce que le magistère ne proclame quasiment jamais de choses erronées, mais les dogmes sont longs très longs à poser car il faut non seulement que l'on soit absolument et parfaitement certains de son infaillibilité, mais aussi, et pour bien comprendre SURTOUT, être certains que sa FORMULATION soit parfaite, ne prête pas à équivoque.
De fait, les textes du Concile furent bien souvent mal interprétés car prêtant parfois à équivoques. Le travail du magistère avec l'aide de l'ensemble des chrétiens est donc d'approfondir Vatican II, et d'en dégager les imprécisions afin qu'il soit clair pour tous. C'est cela à ce moment là que les éléments de Vatican II potentiellement aptes à fournir un dogme infaillible pourront entrer dans un processus de "dogmatisation" (je ne connais pas le nom exact, j'ai choisi un terme un peu barbare).
Il en va de même pour les miracles et les saints. Nombre de vrais miracles ne sont toujours pas reconnus tels car le "test à passer" est tellement strict, sévère, que seuls quelques uns au bout d'un temps assez longs sont officiellement reconnus comme tel. Cela ne signifie pas que les autres miracles ne soient pas des miracles. Le pape lui-même bien souvent les reconnait personnellement comme tels. Mais la parole de l'Église ne peut pas se prononcer à la légère.
Voilà. On me corrigera si je n'ai décidément rien compris





